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  • Catégories : Verlaine Paul

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgLes sanglots longs
    Des violons
    De l'automne
    Blessent mon coeur
    D'une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l'heure,
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m'en vais
    Au vent mauvais
    Qui m'emporte
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, "Poèmes saturniens"

     

    Cette note a été selectionnée par Lartino:

    http://www.lartino.fr/parmi-66-plus-belles-poesies-pn1124.html

  • Catégories : La poésie

    Parmi les "66 plus belles poésies" que j'ai lues

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpg

    Le bonheur

    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite.
    Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite. Il va filer.

    Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite.
    Si tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer.

    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite, cours-y vite,
    Dans l’ache et le serpolet, cours-y vite. Il va filer.

    Sur les cornes du bélier, cours-y vite, cours-y vite,
    Sur les cornes du bélier, cours-y vite. il va filer.

    Sur les flots du sourcelet, cours-y vite, cours-y vite,
    Sur les flots du sourcelet, cours-y vite Il va filer.

    De pommiers en cerisiers, cours-y vite, cours-y vite,
    De pommiers en cerisiers, cours-y vite. Il va filer.

    Saute par-dessus la haie, cours-y vite, cours-y vite,
    Saute par-dessus la haie, cours-y vite. Il a filé !

    Paul Fort,"Ballades françaises"
  • Catégories : Livre

    L'Éloge de Rien : redécouverte d'un éloge paradoxal du XVIIIe siècle(Pour Elisabeth)

    Parution

    Information publiée le jeudi 28 août 2008 par Marielle Macé (source : Etienne Rouziès)

     

    _blank

    Eloge de Rien : redécouverte d'un éloge paradoxal du XVIIIe siècle


    Présentation de Marie Lissart et Etienne Rouziès.


    Paris, Allia, 2008

    Isbn (ean13): 978-2-84485-280-9

    3€


    Présentation de l'éditeur:

    Genre littéraire particulier, initialement associé à l'oraison funèbre célébrant la vie d'une personne défunte, l'éloge n'est ici dédié à Rien. Ou bien est-il rédigé pour Rien. Déconstruction de la logique dans la lignée d'Agrippa et de Rabelais, Eloge de rien s'ouvre sur une dédicace sarcastique A Personne, petit chef-d'oeuvre d'humour noir. Publié en 1730, en plein Siècle des Lumières, il s'inscrit dans la tradition des éloges parodiques de l'Antiquité grecque – on doit à Lucien un Eloge de la mouche, à Synésios de Cyrène celui de la calvitie – et de la Renaissance, avec Erasme et son Eloge de la folie. Cependant, l'auteur pousse ici cette logique jusqu'à l'absurde, tournant en dérision les éloges académiques de son siècle, occasions de célébrer les sciences, la littérature et les arts. En ne glorifiant que le Rien, sous toutes ses formes, cet ouvrage défie le ton grave et solennel, cultive à plaisir les paradoxes. En ne chantant les louanges de Rien, l'auteur célèbre tout et Rien. Ce panégyrique pour le moins flatteur à l'adresse du vide et de l'absence offre l'occasion d'un morceau de rhétorique plaisante, avançant en creux et avec un humour implacable : Rien est la plus belle des oeuvres poétiques, car qu'est-ce qui est plus beau que l'Iliade ? Rien.

    Ces jeux de l'esprit, propices à la pointe humoristique parfois cinglante, ne dressent pas moins un saisissant éloge du néant, réflexion métaphysique digne des plus grands philosophes pessimistes. Subtil compromis entre raison et déraison, forme légère et ton sublime, cet Eloge de rien pourrait servir de modèle pour toutes énonciations de circonstances, méditation salutaire sur la vie humaine.

    L'Eloge de rien a paru anonymement, mais on sait qu'il est l'oeuvre d'un certain Louis Coquelet, né à Péronne en 1676 et mort à Paris en 1754. On lui doit également un Eloge de quelque chose dédié à quelqu'un, une Critique de la charlatanerie, un Eloge de la goutte et un autre des femmes méchantes.




     

    Responsable : Allia

     

    Url de référence :
    http://www.alliaeditions.com/Catalogueview.asp?ID=445

     

    Adresse : 16 rue Charlemagne 75004 Paris
    http://www.fabula.org/actualites/article25239.php
  • Catégories : La poésie

    William Butler Yeats,"Before the world was made"(Pour Elisabeth)

    If I make the lashes dark
    And the eyes more bright
    And the lips more scarlet,
    Or ask if all be right
    From mirror after mirror,
    No vanity’s displayed:
    I’m looking for the face I had
    Before the world was made.

    What if I look upon a man
    As though on my beloved,
    And my blood be cold the while
    And my heart unmoved ?
    Why should he think me cruel
    Or that he is betrayed ?
    I’d have him love the thing that was
    Before the world was made.

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  • Catégories : Mes poèmes

    Mon poème inédit sur ce blog:Virtuel contre réel

    "On dit que la blogosphère rime avec mystère...
    Il y a des périodes où la blogosphère connaît de biens étranges événements. Le mois d'Août fait partie de ces moments bizarres où tout est possible. On dit que pendant ce mois-là les disparitions se multiplient. Avez-vous remarqué le nombre de blogs "en vacances", "en sommeil"? Le nombre de blogs qui ferment du jour au lendemain? Et sans que leur auteur ne daigne donner de ses nouvelles... Vous cliquez sur un lien et l'hébergeur vous dit que le blog demandé n'existe pas... Personne ne s'étonne en cette période estivale et pourtant...
    Nous sommes peu nombreux à savoir la vérité à propos de ce mystère. Aujourd'hui j'ai décidé de parler, au péril de ma vie, profitant d'une défaillance dans le système de surveillance de Mystério..."

    Pour découvrir les anciens jeux Mystério
    c'est ici mais également là et aussi dans cet endroit. Et pour découvrir mes participations vous pouvez cliquer là.

    Il s'agit d'écrire un texte, un poème ou de créer un visuel (photos, dessins...) dans lequel vous racontez votre version de ce mystère. Votre participation devra être publiée sur votre blog entre le 30 Août et le 21 Septembre.
    Merci de venir me signaler ici votre participation.

    (Cette note sera republiée régulièrement jusqu'au 21 Septembre)

    Vont-ils participer? Mystère...

    Pour l'instant 16 personnes m'ont fait l'honneur de me promettre d'essayer d'envisager la possibilité de participer...si Big Brother ne les repère pas avant. Il faut dire qu'une participation à un Mystério est toujours quelque chose de dangereux car on ne brave pas impunément le Grand Frère...

    Pour l'instant 16 personnes m'ont fait l'honneur de me promettre d'essayer d'envisager la possibilité de participer...si Big Brother ne les repère pas avant. Il faut dire qu'une participation à un Mystério est toujours quelque chose de dangereux car on ne brave pas impunément le Grand Frère...
    Les 16 résistants sont : ABC, Aslé, Babeth, Béa Kimcat, Cassandrali, Cath, Catherine, Chris Tian Vidal, Elisabeth, Fab, Jenny, Laura, Mary J Dan, Moun, Rony et Vie Secrète.

    Parviendront-ils à tromper la vigilance de Mystério?

    http://enriqueta.over-blog.com/article-21731447-6.html#anchorComment

    Mon poème ci-dessous:

     

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  • Catégories : Livre

    Dans ma lecture du "Roman nègre" de Dan Franck

    lou reed.jpgp.35: Lou Reed,"Sick of you"

    I was up in the morning with the tv blarin'
    Brush my teeth sittin' watchin' the news
    All the beaches were closed the ocean was a red sea
    But there was no one there to part in two
    There was no fresh salad because there's hypos in the cabbage
    Staten island disappeared at noon
    And they say the midwest is in great distress
    And nasa blew up the moon

    The ozone layer has no ozone anymore
    And you're gonna leave me for the guy next door
    I'm sick of you
    I'm sick of you

    They arrested the mayor for an illegal favor
    Sold the empire state to japan
    And oliver north married william secord
    And gave birth to a little teheran
    And the ayatollah bought a nuclear warship
    If he dies he wants to go out in style
    And there's nothing to eat that don't carry the stink
    Of some human waste dumped in the nile

    We one thing is certainly true
    No one here knows what to do
    And i'm sick of you
    I'm sick of you

    The radio said there were 400 dead
    In some small town in arkansas
    Some whacked out trucker drove into a nuclear reactor
    And killed everybody he saw
    Now he's on morton downey and he's glowing and shining
    Doctors say this is a medical advance
    They say the bad makes the good and there's something to be learned
    In every human experience

    Well i know one thing that really is true
    This here's a zoo and the keeper ain't you
    And i'm sick of it
    I'm sick of you

    They ordained the trumps and then he got the mumps
    And died being treated at mt. sinal
    And my best friend bill died from a poison pill
    Some wired doctor prescribed for stress
    My arms and legs are shrunk the food all has lumps
    They discovered some animal no one's ever seen
    It was an inside trader eating a rubber tire
    After running over rudy giuliani

    They say the president's dead but no one can find his head
    It's been missing now for weeks
    But no one noticed it he had seemed so fit
    And i'm sick of it

    I'm sick of you
    I'm so sick of you, bye, bye, bye

    Bye, bye, bye

    Album "New York"

    http://musique.ados.fr/Lou-Reed/Sick-Of-You-t7403.html

    Pour écouter Lou Reed:

    http://www.lastfm.fr/music/Lou+Reed

    Cette note a été selectionnée par Paperblog:

    http://www.paperblog.fr/1020177/j-ecouterufus-wainwright/

    et Lartino:

    http://www.lartino.fr/lecture-roman-negre-dan-franck-pn1064.html

  • Catégories : Musique

    J'écoute:Rufus Wainwright

    rufus.jpgSon site:

    http://www.rufuswainwright.com/

    L'écouter:

    <object width="425" height="344"><param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/xR0DKOGco_o&hl=en&fs=1"></param><param name="allowFullScreen" value="true"></param><embed src="http://www.youtube.com/v/xR0DKOGco_o&hl=en&fs=1" type="application/x-shockwave-flash" allowfullscreen="true" width="425" height="344"></embed></object>

     

    Cette note a été selectionnée par Lartino:

    http://www.lartino.fr/j-ecoute-rufus-wainwright-pn1034.html

    et Paperblog:

    http://www.paperblog.fr/1020177/j-ecouterufus-wainwright/

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Le cadrage du paysage dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    O. C, II, 258, Syra : « En retournant au bateau à vapeur, j’ai joui du spectacle unique de cette ville pyramidale éclairée jusqu’à ses plus hautes maisons. C’était vraiment babylonian, comme dirait un Anglais. »

     

    O. C, II, 284, Le Caire : «  Nous voici dans une espèce de faubourg séparé par le canal des principaux quartiers de la ville ;  […] L’eau du canal est verte et quelque peu stagnante ; mais une longue suite de berceaux et de treillage festonnés de vignes et de lianes, servant d’arrière-salle aux cafés, présente un coup d’œil des plus riants, tandis que l’eau plate qui les cerne reflète avec amour les costumes bigarrés des fumeurs. Les flacons d’huile des lustres s’allument aux seuls feux du jour, […] »

     

    O. C, II, 283, Le Caire : «  D’ailleurs, qu’est-ce qu’une belle perspective, un monument, un détail curieux, sans le hasard, sans l’imprévu ? »

     

    Cadrage

    Hasard

     

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book edition sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-laura-vanel-coytte-p-1283.html

     

    Ces notes sur le cadrage du paysage (partie d'une étude plus générale sur le paysage) sont régulièrement référencées sur Google.

    Ca me réconforte de mes méventes de mon mémoire de maîtrise... car cette étude, c'est 1 an de travail, de décorticage du paysage dans "Voyage en Orient" de Nerval selon plusieurs angles de vue dont celui-ci du cadrage.

    Ce ne sont donc pas des notes sur le voyage, ni même sur le paysage ou les lieux décrits, mais l'idée que la description de ces paysages est cadrée(mots surlignés) comme des tableaux.

     

     Ces notes sont aussi souvent selectionnées par Paperblog:

     

     

     http://www.paperblog.fr/1016823/le-cadrage-du-paysage-dans-le-voyage-en-orient-de-nerval/

     

    et Lartino:

     

     

     http://www.lartino.fr/cadrage-paysage-voyage-orient-nerval-pn1025.html

     

    et Technorati:

     

     

    http://technorati.com/search/LAURA+VANEL-COYTTE?authority=a4&language=fr

     

    Je vous rappelle aussi que mon mémoire a été repertorié par le très exhaustif et sérieux site Nerval dont c'est le bicentenaire de la naissance cette année. Je lis pas mal de revues, journaux et sites littéraires; personne n'en parle.

    Depuis samedi et jusqu'au 30, se tient quand même le très sérieux colloque littéraire de Cerisy-la-Salle ... sur Nerval.

    Le programme:

     

    http://www.ccic-cerisy.asso.fr/gerarddenerval08.html

     

     Et chez moi, j'en parle presque tous les jours.

     

     

     Deux cents ans après la naissance de Nerval, la rencontre de Cerisy reposera la question de ce qu'on peut appeler la "modernité", au sens très large du terme, de Nerval et de ce qu'il peut offrir à l'intelligence du monde contemporain.

     

     http://www.ccic-cerisy.asso.fr/gerarddenerval08.html

     

    Cette note a été selectionnée par Lartino:

     

    http://www.lartino.fr/cadrage-paysage-voyage-orient-nerval-pn1025.html

  • Catégories : La poésie

    J'ai terminé:"Mes 66 plus belles poésies"

    Mes_66_bellespoesies-a7071.jpgCf. les autres notes/poésies sur ce livre:

    1.18/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/je-suis-en-train-de-lire-mes-66-plus-belles-poesies.html

    2.25/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-beaux-poemes.html

    3.26/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/19/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies1.html

    4.27/06/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies2.html

    5.11/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/19/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies.html

    6.16/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies.html

    7.17/07/2008 : http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/06/18/dans-ma-lecture-de-mes-66-plus-belles-poesies1.html

     

    On trouve dans ce livres des poètes connus, d'autres moins, des anciens, des contemporains. Certains sont  vraiment très enfantins; d'autres vraiment tout public.

    Je les aime tous mais j'en ai préféré certains que je connaissais déjà ou pas.

    Ce livre enfin est très bien illustré.

  • Catégories : Les polars

    J'ai lu:"Monestarium" d'Andra H.Japp

    monestarium.jpg

    1288, Al Iskandarïyah, Egypte. Un marchand récupère la lourde besace d'un voyageur agonisant. Il n'en percera jamais le secret et ignore qu'il vient de signer son arrêt de mort. Il est égorgé alors qu'il tente de vendre le sac à un intermédiaire, celui du comte Aimery de Mortagne. 1307, abbaye de femmes des Clairets, France. La très jeune mère abbesse des Clairets, Plaisance de Champlois, doit faire face à la fronde de son chapitre. A la tête de celle-ci, la grande prieure, Hucdeline de Valézan, protégée par son frère, monseigneur Jean, ombre trouble de Rome. Une jeune moniale, Angélique, est découverte étranglée. Sans doute parce qu'elle ressemble beaucoup à l'une de ses soeurs, Marie-Gillette d'Andremont, qui a fui l'Espagne après l'assassinat de son amant. D'autres meurtres surviennent. Se peut-il que le - ou les - meurtrier soit le même que celui de l'amant de Marie-Gillette ? Ou bien faut-il se tourner vers l'une des anciennes prostituées recueillies par l'abbaye ? Ou encore vers l'un des lépreux du comte de Mortagne que l'abbaye a été contrainte d'accueillir ? Mais quel est donc le rôle exact du comte de Mortagne, qui survient très à propos en l'abbaye ? Qu'y cherche-t-il au juste ? La mystérieuse besace que convoitent tant de personnes, dont monseigneur Jean ?

     

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  • Catégories : Balades, Des lieux

    Balade du samedi 23 août 2008:Romans-sur-Isère(Drôme)

    Romansvg.jpgRomans-sur-Isère est une commune française, située dans le département de la Drôme et la région Rhône-Alpes, au sud-est de la France.

    Romans-sur-Isère est un chef-lieu de canton situé sur la rive droite de l'Isère à 18 km au nord-est de Valence. Avec la ville voisine de Bourg-de-Péage, établie de l'autre côté de la rivière, elle forme une agglomération d'une cinquantaine de milliers d'habitants (Romanais et Péageois).

    Sommaire

    Géographie

    Romans est également située près du massif du Vercors, à vingt minutes en voiture. L'accès à Romans est facilité par l'autoroute Valence-Grenoble, gratuite entre Valence et Romans, par la gare de Valence TGV à 8 km, et par l'autoroute du soleil.

    Situées dans le sud-est de la France, dans la moyenne vallée du Rhône, Romans et sa ville sœur Bourg-de-Péage

    Très jolis ponts qui unissent les 2 villes...

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  • Catégories : Des lieux

    Visite du samedi 23 aôut 2008:Collégiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et Palais Delphinal de Saint Donat

    Ces monuments sont situés dans la commune de Saint-Donat-sur-l'Herbasse dans la Drôme des collines.

     

    Histoire

    En 732, Corbus, l'évêque de Grenoble se réfugia à Jovinzieu (l'ancien nom de la commune) lors d'une attaque de Sarrasins. Il y apporta les reliques de l'ermite Saint Donat, originaire d'Orléans et mort au début du VIème siècle. Corbus et ses successeurs firent construire un palais et une église dédiés à Saint Donat. Jovinzieu changea alors de nom pour devenir Saint-Donat. Les évêques de Grenoble se succèdent alors à Saint Donat pendant environ deux cents ans jusqu'à ce que les sarrasins se retirent. Ils confient alors Saint-Donat à des Chanoines de Saint-Augustin. Pendant plusieurs siècles, l'évêché de Grenoble et l'archevêché de Vienne vont se "disputer" Saint-Donat jusqu'à un accord au milieu du XIIIème siècle où Saint-Donat réintègre l'Archevêché. L'église fut pillée en 1562 pendant les guerres de religion et les reliques de Saint Donat disparurent à cette époque. En 1603, le prieur Jean Chosson cède ses droits aux Jésuites de Tournon qui laissent les bâtiments à l'abandon malgré les efforts de quelques chanoines. A la Révolution en 1790, le Chapitre ne comportait plus que trois chanoines fort pauvres qui quittèrent les lieux.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Coll%C3%A9giale_Saint-Pierre-et-Saint-Paul_et_Palais_Delphinal_de_Saint_Donat

    Et une jolie exposition collective de peintures au Palais Delphinal!!!...

    dont François Schneider dont voici un site:

    http://www.artactif.com/schneider-francois

    Cette note a été selectionnée par Lartino:

    http://www.lartino.fr/visite-collegiale-saint-pierre-saint-pn1028.html

  • Catégories : Verlaine Paul

    Dans ma lecture du "Roman nègre" de Dan Franck

    roman.jpgpage 41:Verlaine chanté par Léo Ferré:

    Ô triste, triste était mon âme

    Ô triste, triste était mon âme
    A cause, à cause d'une femme.

    Je ne me suis pas consolé
    Bien que mon coeur s'en soit allé,

    Bien que mon coeur, bien que mon âme
    Eussent fui loin de cette femme.

    Je ne me suis pas consolé,
    Bien que mon coeur s'en soit allé.

    Et mon coeur, mon coeur trop sensible
    Dit à mon âme : Est-il possible,

    Est-il possible, - le fût-il,
    Ce fier exil, ce triste exil ?

    Mon âme dit à mon coeur : Sais-je,
    Moi-même, que nous veut ce piège

    D'être présents bien qu'exilés
    Encore que loin en allés ?

    (Recueil : Romances sans paroles)

    http://poesie.webnet.fr/poemes/France/verlaine/18.html

  • Catégories : Les polars

    Dans ma lecture du "Sang des innocents" de Martha Grimmes

    grimmes.jpgPAGE 66:"Jury reposa sa fourchette.Il avait encore faim et envisagea de demander autre chose. Sa tasse  de café était presque pleine. Il ne lui manquait plus qu'une cigarette. Il attendait toujours de profiter des bienfaits de ne pas fumer. A en croire la propagande, les poumons s'ouvraient, le parfum des roses et des violettes devenait plus intense, le goût des bonbons à la menthe plus puissant, l'air plus clair, la pluie plus cristalline et les même les foutus champs plus élyséens. Et pourquoi pas les nuages plus cotonneux?Le seul avantage dont il pouvait témoigner était qu'il ne se tuait plus à petit feu avec la nicotine. D'accord, c'était un avantage,mais tellement abstrait!"

    page 69:"C'est Fitzgerald qui a dit ça, n'est-ce pas?Ce stade où l'on cesse de ressentir quoi que ce soit parce que nos émotions sont épuisées. "En banqueroute émotionnelle", c'est ainsi qu'il décrit ses personnages. Mais je n'y crois pas. Il reste toujours un compte sur lequel on peut puiser. Toujours.Cela dit, je ne suis pas sûr que ce soit un bien. Le desespoir vous attend toujours au tournant."

  • Catégories : Les polars

    J'ai lu:Ian Rankin, "Une dernière chance pour Rébus"

    rankincouv.jpg

    Pour avoir lancé un mug de thé à la tête de sa supérieure, John Rebus va réapprendre les règles du travail en équipe à l'Académie de police écossaise, dite 'le saloon de la dernière chance'. Il devra plancher, avec cinq autres officiers insoumis, sur le meurtre non élucidé d'un petit voyou de Glasgow. Or l'un d'eux, Gray, ainsi que Rebus, ont jadis travaillé sur ce dossier. Simple coïncidence ? Parallèlement, Siobhan Clarke, désormais sergent, enquête sur l'assassinat d'Edward Marber, un galeriste d'Edimbourg. Les deux affaires avancent en un contrepoint subtil, reliées par la figure menaçante de Big Ger Cafferty, le caïd de la côte est, avec lequel Rebus entretient de longue date des relations ambiguës. Les vieux démons de Rebus sont toujours là : l'alcool et la solitude, le mépris de la hiérarchie et quelques doutes existentiels. Un bon flic n'est-il pas obligé, parfois, de pactiser avec le diable ? Et si bien faire son boulot allait de pair avec une conscience pas toujours très nette ?

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  • Catégories : Nerval Gérard de

    Le cadrage du paysage dans le "Voyage en Orient" de Nerval

    iles-cyclades.jpgO. C, II, 249, Les Cyclades : «  A deux heures du matin le bruit de la chaîne laissant tomber l’ancre nous éveillait tous, et nous annonçait entre deux rêves que ce jour-là nous foulerions le sol de la Grèce véritable et régénérée. La vaste rade de Syra nous entourait comme un croissant. 

                Je vis ce matin dans un ravissement complet. Je voudrais m’arrêter tout à fait chez ce bon peuple hellène, au milieu de ces îles aux noms sonores, et d’où s’exhale comme un parfum du Jardin des Racines grecques. […]

    250 : « Mais c’est bien le soleil d’Orient et non le pâle soleil du lustre qui éclaire cette jolie ville de Syra, dont le premier aspect produit l’effet d’une décoration impossible. Je marche en pleine couleur locale, unique spectateur d’une scène étrange, où  le passé renaît sous l’enveloppe du présent. »

     

    251 : Syra est une « ville bizarre, bâtie en escalier, et  divisée en deux cités, l’une bordant la mer (la neuve), et l’autre (la cité vieille), couronnant la pointe d’une montagne en pain de sucre, qu’il faut gravir aux deux tiers avant d’y arriver. »

     

    CADRAGE : « nous entourait », « spectateur d’une scène étrange », « couleur locale », « bordant »

    investissement affectif : « ravissement complet »

    théâtre : « décoration impossible »

    pittoresque : « couleur locale »

     

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval" publié maintenant comme mes 2 recueils sur The book edition sous le titre "Des paysages de Baudelaire et Nerval."

     

     

    http://www.thebookedition.com/des-paysages-de-baudelaire-et-nerval-laura-vanel-coytte-p-1283.html

     

     

     

     

     

     

     

  • Catégories : Musique

    J'écoute:Richard Wagner

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    Orchestral music

    "Tannhaüser-Parsifal-Tristan und Isolde"

    Berliner Philarmoniker

    Claudio Abbado

  • Catégories : La peinture

    Dans me lecture des "Orientalistes. Peintres voyageurs"

    "berninger.jpgAn arab caravan above Tunis " Edmund Berninger(1843-vers 1910)

    http://fr.wrs.yahoo.com/_ylt=A0WTf2l3845Ib0MA8LVuAQx./SIG=12umrg5tr/EXP=1217414391/**http%3A//www.artnet.com/Artists/LotDetailPage.aspx%3Flot_id=06E618D5105D6FB9

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  • Catégories : Livre

    Dans ma lecture du "Journal d'Hélène Berr"

    journal.jpgpage 169:"Peut-être aussi y a t-il le sentiment que "les autres" ne vous comprennent pas à fond,qu'ils vous souillent,qu'ils vous mutilent, et qu'on se laisse avilir comme une marchandise."

    Des pages sur ses sentiments, ses émotions par rapport aux événements de la France, sa vie amoureuse(etc.): pages 43-44

    pages 53-54-55

    pages 59-60

    Je n'ai pas le temps de tout recopier; quand vous l'aurez en main, vous lirez par vous-mêmes.

    p.65: "Il y a du beau mêlé au tragique. Une espèce de resserement de la beauté au coeur de la laideur. C'est très étrange."

    p.71:"Singleness of mind[sentiment de solitude]."

    p.73-74: l'arrestation de son père, poignante...

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  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    J'ai lu et adoré:"La Touche étoile" de Benoîte Groult

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    « On est vieux dans le regard des autres bien avant de l’être dans le sien »

    Ni Dieu, ni diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète comme les Celtes le sont si souvent. Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est jurée de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde où le 'jeunisme' est érigé en valeur et ou 'vieillir est un délit'. Jusqu'au jour où...

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  • Catégories : Des lieux

    Grimpette du 17 août 2008: Château de Crussol

    Crussol_2003-11-01_010.jpg

    Le château de Crussol est un château (maintenant en ruines) construit en pierres calcaires au début du XIIe siècle sur une hauteur dominant la vallée du Rhône, juste en face de Valence. Il est situé sur la commune de Saint-Péray dans le département de l'Ardèche.

     

    Sommaire

    Situation

    Posé sur la crête de la colline de Crussol, au bord d'une falaise de plus de 200 mètres de haut, le château domine Saint-Péray à l'Ouest, Guilherand-Granges et Valence à l'Est. Le site s'étend sur 3 hectares, il comprend la Villette, un ensemble composé d'une centaine de maisons, et le château lui-même au sommet de la colline, le tout ceinturé par des remparts encore bien visibles.

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  • Catégories : La poésie

    Un entretien avec Yves Bonnefoy

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    «Nous sommes de simples étincelles»

    Par Didier Jacob

    L'un de nos plus grands poètes confie, à l'occasion de la parution de plusieurs recueils, sa dette à Jules Verne, et raconte son engouement de jeunesse pour le surréalisme. Explications

     

     
    L. Bonnefoy
    Né le 24 juin 1923 à Tours, Yves Bonnefoy est l'auteur de très nombreux ouvrages de poésie, d'essais sur la poésie et la peinture, et de traductions (notamment Shakespeare et Yeats). Il est professeur honoraire au Collège de France.

    De son bureau du Collège de France, Yves Bonnefoy règle ses affaires courantes, qui sont celles de la poésie. Des contributions (les demandes affluent du monde entier), la réédition de textes, augmentés d'une longue introduction, qui datent de la fin des années 1940 (le magnifique «Cœur-Espace»), un recueil plus récent enfin, «la Longue Chaîne de l'ancre», où, magicien sans tours ni baguette, notre discret professeur transforme en or ce qu'il décrit. Bonnefoy poète majeur? Voici pourquoi.

     

    Le Nouvel Observateur. - Pour commencer, pourquoi préférez-vous, en règle générale, répondre par écrit aux questions des journalistes?

    Yves Bonnefoy. - Parce que cela me permet de mieux dire ce que je pense. La simple conversation est trop rapide, elle incite à des idées, à des arguments que l'on a tout prêts dans l'esprit, et c'est aux dépens de ce que révélerait le temps de la réflexion. J'ai l'esprit de l'escalier, comme on dit. Et, de surcroît, je crois comme Cézanne qu'il n'est de vérité que dans la nuance.

    N. O. - Vous êtes issu d'un milieu modeste, une famille d'instituteurs, notamment. Pouvez-vous, en quelques mots, nous parler de votre père, qui semble associé, écrivez-vous dans l'introduction au «Traité du pianiste», au souvenir de Jules Verne?

    Y. Bonnefoy. - Ma mère était institutrice, fille d'un maître d'école de village, il y avait donc de son côté une certaine habitude de la chose écrite. Mais mon père était un ouvrier, ce qui lui donna, je le crains, le sentiment qu'il n'appartenait pas au même monde et fit qu'il se tint un peu en retrait de la vie familiale, et non sans tristesse. Je le voyais rentrer du travail, silencieux, il me semblait qu'il imaginait que même l'enfant que j'étais ne pourrait parler avec lui. Et c'est pour cela comme en effet je l'ai écrit récemment qu'ont tant compté pour moi «les Enfants du capitaine Grant», le magnifique roman de Jules Verne. Dans ce livre, un père manque. Il a été abandonné sur un rivage désert, aux antipodes, et ses enfants, son fils surtout, veulent le retrouver, mais c'est difficile car les messages qu'il a envoyés ont été brouillés par l'eau de la mer et sont partiellement illisibles. J'ai fait mienne cette situation, j'ai voulu retrouver ce père laissé à son silence, et comme bientôt le mien serait mort, je crois qu'une des raisons que j'ai eues d'écrire, et d'écrire comme je fais, ce fut mon désir de lui donner la parole, de faire qu'il parlerait à travers moi.

    N. O. - Vous avez grandi dans un «milieu de peu de livres», livres qui vous ont cependant tôt fait apercevoir, comme vous l'écrivez si joliment, au bord des mots, une «irisation». Pouvez-vous être plus précis? Quels livres vous ont marqué, enfant?

    Y. Bonnefoy. - Je ne me plains pas de ne pas avoir grandi dans une maison de beaucoup de livres. C'est vrai qu'il y en avait assez peu chez mes parents, en tout cas qui fussent dignes de ce nom, mais chacun d'eux avait de ce fait même la capacité de déployer librement son être de livre, au sein duquel se découvrait un second niveau dans la parole. Qu'un livre soit seul ou presque à solliciter un enfant, dans l'enfance, et ses mots s'élargiront, s'approfondiront, ils se feront les moyens de rêver à un réel autre que le nôtre ordinaire. C'est une expérience métaphysique que ne permettent pas comme telle, ils ont d'autres soucis, les grands livres de la littérature. J'ai peu lu dans l'enfance, pas une ligne de ses classiques, Alexandre Dumas, par exemple, qui est toujours inconnu de moi; et j'étais content de peu lire, d'en rester avec quelques livres brefs et modestes, que le hasard avait apportés. Peut-être puis-je penser, avec à nouveau le souvenir de mon père, que cette sorte de livre, c'était lui, dans son île là-bas, laissée audehors des cartes. Mais bientôt je lus tout de même la poésie, parce qu'elle aussi laissait pressentir un autre niveau de réalité.

     

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    N. O. - Vous publiez, dans «Traité du pianiste», plusieurs écrits anciens, d'influence surréaliste. Un texte notamment, «le Cœur-Espace», que vous avez écrit en 1945, étonne par sa flamme, sa fulgurance. Vous souvenezvous dans quelles circonstances précises vous l'avez écrit?

    Y. Bonnefoy. - Oui, c'était la fin de la guerre, la découverte de l'étendue du désastre. Il se faisait évident que le discours social à travers les siècles n'avait guère été qu'iflusionnements et mensonges; et d'autre part j'avais appris d'André Breton et de Max Ernst à mettre en question de façon radicale la réalité quotidienne. L'enthousiasme que vous dites, c'est celui de la table rase. Mais la rénovation du rapport à soi ne se fait pas aussi aisément que l'esprit la rêve, et dans ces pages, quant à moi, je vois surtout surgir des conflits, carences, drames qu'il m'avait fallu traverser dans les années antérieures. Une flamme, une fulgurance? Il est vrai que c'est exaltant d'avoir tant à faire, et aussi je venais de découvrir ce que me cachait le surréalisme, qui veut rêver plus que vivre: à savoir qu'il y a dans les mots un rythme qui peut prendre le pas sur les représentations, les bousculer, et faire apparaître du vrai, dans le désordre. Le rythme pour soulever la vague d'images, changer la vie. Le rythme, ce fut cela ma libération, dans ce «Cœur-Espace».

    N. O. - Vous aviez fréquenté les surréalistes. Qu'est-ce qui vous attirait dans ce mouvement? Vous souvenez-vous de vos rencontres avec André Breton?

    Y. Bonnefoy. - Ce qui m'attirait dans le surréalisme, c'était ce mot d'ordre rimbaldien, «changer la vie». Mais proclamer ainsi, c'est s'exposer à critique, et nombre de ceux qui vinrent au surréalisme dans ces années d'après-guerre ne pouvaient pas ne pas voir que les façons de vivre de leurs aînés restaient bien en deçà de cette grande exigence. Du mouvement auquel j'avais fait confiance, je retins la lucidité politique du Breton d'entre les deux guerres, et cet instrument, l'image qui rassemble les mots d'une façon quelquefois si neuve que nos représentations en sont désorganisées, avec émergence du réel profond, indéfait. L'image qui fait tomber les clôtures entre l'inconscient et la conscience, comme c'est tellement nécessaire et pourtant si peu souvent pratiqué aujourd'hui encore.

     

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    N. O. - Vous publiez donc, au Mercure de France, ce recueil de textes anciens. Diriez-vous que votre poésie, avec les années, s'est rapprochée de l'essentiel?

    Y. Bonnefoy. - Qu'est-ce que l'essentiel ? Rester au contact des désirs, des sentiments de l'être qui en nous se sait mortel, une simple étincelle; et, de ce fait, peut reprendre place dans la lumière. Autrement dit se porter en amont du moi, qui ne veut pas de cette sorte de connaissance. Ai-je approché de ce fond que la poésie désigne? Evidemment non. Mais je vois que dans des pages du dernier livre je ne puis m'empêcher de laisser entrer dans ma voix des êtres dont je ne sais rien, hommes et femmes. Et j'ai l'impression de passer au-dessous du plan où le moi opère ses synthèses, et se referme sur soi, c'est-à-dire sur sa chimère.

    N. O. - Vous écrivez, dans «la Longue Chaîne de l'ancre»: «L'écriture de poésie? La terre de sous nos pas mais trempée comme après l'orage, creusée par de grandes roues qui ont passé, se sont éloignées. Terre tout ornières dont de brèves lueurs remontent.» Magnifique définition, ancrée dans la terre à un degré extrême. La poésie, c'est plus terre que ciel?

    Y. Bonnefoy. - Certes! Puisque c'est un emploi des mots et que chaque mot désigne un aspect ou un élément de la terre, notre lieu. Le ciel n'est qu'un aspect de la terre. Il vaut par ces nuages qui sont par leurs grandes couleurs comme une région de la terre dans le ciel. Ou parce qu'il se reflète dans une flaque. Et il est infini mais les feuilles d'un arbre, c'est un infini de même puissance. Si j'étais un croyant, je placerais mes dieux dans l'arbre, ou le ruisseau, ou un essaim d'abeilles, comme les Grecs. Ou dans le peu d'eau d'une flaque qui s'évapore.

    N. O. - Quels sont, parmi les poètes qui n'ont jamais cessé de vous accompagner tout au long de votre vie, ceux pour lesquels vous ressentez une affection particulière?

     

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    Y. Bonnefoy. - Ce n'est pas là une question à laquelle je puisse répondre en peu de mots. Mais je relève ce mot, affection, car c'est de cela qu'il s'agit. Les poètes qui comptent, c'est d'abord de l'affection que l'on éprouve pour eux. C'est à partir d'un sentiment de cette sorte, irraisonné, que l'on éprouve le besoin de les mieux connaître et qu'alors on peut s'instruire auprès d'eux. Et on va peut-être me dire que ce n'est pas là la bonne façon d'apprécier une œuvre, parce qu'on s'attache plus à ceux qui souffrent ou qui sont faibles qu'aux forts et aux heureux, qui pourtant écrivent aussi. Mais la poésie n'est précisément pas du côté de ceux qui réussissent. La transgression qu'elle se doit d'accomplir des représentations du monde, ces voiles que nous jetons sur lui, cette transgression passe d'abord au travers de la personne du poète, et ce n'est pas sans le déchirer qu'il avoue cela ou qu'il le cache, qu'il cherche ou non le bonheur, qu'il sache ou non tirer parti de ce que le hasard de la vie propose. Qui j'aime, parmi les poètes? Je saisis l'occasion que vous m'offrez pour avancer une fois de plus le nom de Pierre-Albert Jourdan, dont des pages me bouleversent.

     

    Propos recueillis par Didier Jacob

    «La Longue Chaîne de l'ancre», par Yves Bonnefoy, Mercure de France, 170 p., 15 euros. Du même auteur chez le même éditeur, «Traité du pianiste et autres écrits anciens», 200 p., 16,50 euros. Et «le Grand Espace», Galilée, 70 p., 13 euros.