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L'art - Page 92

  • Catégories : L'art

    Amy O'Neill au Centre d'art le Lait de Castres le 16 octobre 2008

    amy_oneill_02.jpg

    Chalet Oldenhorn, fusain sur papier, 103 x 137 cm, 2005

     

    http://www.blancpain-artcontemporain.ch/artistes/amy_oneill/amy_oneill_02.htm

    Pas cette toile-là mais ce genre de toile.

    Récapitulatif de toutes mes notes sur ce voyage: http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2008/10/22/recapitulatif-de-mes-notes-sur-mon-voyage-du-16-au-19-octobr.html#comments
  • Catégories : L'art

    Jean Cocteau. 1889 - 1963. Poète, cinéaste. 10 poèmes, ou brouillons écrit…

    cocteau.jpg

    LOT 58:

    Jean Cocteau. 1889 - 1963. Poète, cinéaste.
    10 poèmes, ou brouillons écrit à l'encre noire, sur des ff. de format in-4, entre 1910 et 1912.

    Tel que :
    Art - Le Gynécée de Rouveyre : Déjà, monsieur Rouveyre sur les couvertures complaisantes d'un journal parisien persécuta d'une plume synthétique et farouche une femme célèbre et malheureuse. Cette fois, tordue en des spasmes sadiques, ouverte avec une exagération japonaise pour quelques baisé monstrueux... Au verso, Cocteau a dessiné à pleine page, un personnage, au crayon et à l'encre noire, ci-dessous.
    ... J'écoutai en pleurant quand tu disais des vers Et tu semblais debout avec tes bras ouverts Attendre ta lèvre au don d'une lèvre de fée.
    ... Moi qui tente aimer la solitude, en ces jours où l'adorable trouble est entrée dans mon coeur et dans le grand jardin, le repos sans rendez-vous fait battre encore les étranges suffocations de l'attente.

    On joint :
    3 brouillons mss. de poèmes
    2 pp. mss. comportant un monogramme et un dessin avec la phrase suivante : Quand on a la veine d'avoir votre nom, on est tenu de posséder ce monogramme
    1 p. mss. Lorsque s'ouvrit Sésame. Contes. Jean Cocteau. 1910

    L'ensemble

    Estimation : 1 200 / 1 500 €

    Vente du Mardi 14 octobre 2008

    Livres Modernes
    Kahn-Dumousset - Paris

    http://www.auction.fr/FR/vente_livres_autographes/v12273_kahn_dumousset/l1842683_jean_cocteau_1889_1963_poete_cineaste_10_poemes_ou_brouillons_ecrit_.html

  • Ingres dessinateur

    Véronique Prat
    19/09/2008 | Mise à jour : 14:32 | .

    Dessins

    Musée de la Vie romantique,

    16, rue Chaptal, 75009 Paris

    (01.55.31.95.67).

    Jusqu'au 4 janvier 2009.

     
    Ingres vécut à peu près autant en Italie qu'à Paris et ne revint dans sa ville natale, Montauban, qu'à une seule occasion. Mais il lui légua près de 4 500 dessins qui font la gloire du musée municipal. Déjà sollicitée en 2006 pour la grande rétrospective consacrée au peintre par le Louvre, l'institution a consenti au musée de la Vie romantique, installé dans l'ancien atelier d'Ary Scheffer, un nouveau prêt d'une cinquantaine d'études commentées avec sagacité par l'écrivain Catherine Lépront. Ce n'est pas la première fois que le maître de la ligne pure, pour qui le dessin « était la probité de l'art », est ainsi livré au regard des littérateurs. Un Baudelaire jugeait son « libertinage sérieux et plein de conviction », un André Pieyre de Mandiargues le comparait au Robbe-Grillet de La Maison de rendez-vous pour sa façon de statufier les modèles féminins. Mais sans doute le regard d'une femme du XXIe siècle nous permettra-t-il de découvrir un autre « monsieur Ingres ».

    http://www.lefigaro.fr/lefigaromagazine/2008/09/20/01006-20080920ARTFIG00077--ingres-dessinateur-.php

  • Catégories : L'art

    Je viens d'admirer les dessins de "Toulouse-Lautrec au cirque"

    par Edouard Julien dessin toulouse.jpgaux éditions Fernand Hazan dans la collection "Petite encyclopédie de l'art"

    Un de ces dessins ci-contre:

    Au Cirque : cheval et singe dressés, 1899, Craie noire, crayons de couleur et crayon noir sur papier, 43.5 x 25.5 cm

    http://www.toulouselautrec.free.fr/dessins/view.php?num=037.jpg

    qui rentre parfaitement dans ma catégorie:"La représentation des bohémiens dans l'art et la littérature":

    http://www.lauravanel-coytte.com/la_representation_des_bohemiens_art_et_litterature/

     

  • Catégories : L'art

    Nous avons assisté à notre 2 e vente aux enchères d'oeuvres d'art

    ici, arabes, iraniens et internationaux à la Compagnie Marocaine des Oeuvres et Objets d'Art(CMOOA)

    VOIR LE CATALOGUE EN PDF ICI:http://www.cmooa.com/catalogues/2008-03-29.pdf

    Cf. ci-dessous, et  dans une autre note, un des tableaux de la vente...

     

    Nom : Mohannad ORABI (Né en 1977)
    Artiste syrienne
    Description :

    Self Portrait, 2007

    Technique mixte sur toile

    Signée et datée en bas à gauche

    Mixed media on canvas

    Signed and dated lower left

    170 x 160 cm

    DH 35 000 / 38 000

    US$ 4,500 / 5,000

    http://www.cmooa.com/detailouver.php?ref=70&id=1887&nom=Mohannad%20ORABI%20(Né%20en%201977)

    282164545.jpg
  • Catégories : L'art

    7 nouveaux territoires labellisés art et histoire (diaporama)

    34a98e94eb0c81a732529f9b98ded824.jpgLa ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel a attribué le label Ville ou Pays d’art et d’histoire à 7 nouveaux territoires. Objectifs : valoriser le patrimoine et sensibiliser à l’architecture. Découvrez les nouveaux sites labellisés en images.

    Christine Albanel, ministre de la Culture et de la Communication, a accordé le label Villes ou Pays d'art et d'histoire à 7 nouveaux territoires. Ces attributions ont été délivrées sur proposition du Conseil national des Villes et Pays d’art et d’histoire, présidé par Michel Clément, directeur de l’architecture et du patrimoine.

    Ont été récompensés Dijon (Côte d’or), Limoges (Haute-Vienne), Pays de Saône-Vallée (Ain), Pays Mellois (Deux-Sèvres), Pays des Vallées d’Aure et du Lauron (Hautes-Pyrénées), Pays de Lens-Liévin (Pas-de-Calais), Sartène (Corse). Une convention de partenariat durable lie désormais l’Etat et ces collectivités territoriales.

    Des actions en faveur du patrimoine
    Ainsi, avec le soutien de l’Etat, les nouveaux territoires labellisés vont devoir développer des actions en faveur du patrimoine et de l’architecture. Au programme : recrutement de personnel qualifié, opérations de sensibilisation, création d’ateliers. Mais ce n’est pas tout, un centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine va permettre à ces sites l’accueil de débats et conférences sur l’actualité de l’architecture, de l’urbanisme, du patrimoine et du paysage.
    Aujourd’hui, on totalise 131 Villes et Pays d’art et d’histoire dont 95 Villes d’art et d’histoire et 36 Pays d’art et d’histoire.

    Découvrez les 7 nouveaux territoires labellisés Ville et Pays d’art et d’histoire

    Qu’est ce que le label «Villes ou Pays d'art et d'histoire» ?

    Il est attribué par le ministère de la Culture et de la Communication à des collectivités locales qui souhaitent valoriser leur patrimoine, favoriser la création architecturale et promouvoir la qualité dans les espaces bâtis ou aménagés. Le terme de patrimoine concerne ici aussi bien l'ensemble de patrimoine bâti de la ville que les patrimoines naturels, industriels, maritimes ainsi que la mémoire des habitants. Il existe une convention intitulée «Ville d'art et d'histoire» ou «Pays d'art et d'histoire ». Elle définit des objectifs précis comme Initier le jeune public à l'architecture, au patrimoine et à l'urbanisme et comporte un volet financier.Les Villes et Pays d'art et d'histoire constituent un réseau national qui permet l'échange des expériences les plus innovantes.




    C.G

    24/01/2008

    http://www.batiactu.com/data/24012008/24012008-184234.html

  • Catégories : L'art

    Les sculpteurs vivent plus vieux que les peintres

    9575f31c8c18764af1aa8ffc898ca809.jpgYves Miserey
    21/01/2008 | Mise à jour : 23:31 |

    À l’époque d’Auguste Rodin, où il n’y avait pas d’antibiotiques, la dépense physique des sculpteurs aurait servi de rempart aux microbes (musée Rodin).

    En Europe, les artistes qui travaillent le marbre ou le fer vivent en moyenne quatre ans de plus que les artistes peintres.

    Peintre ou sculpteur ? Des artistes comme Michel-Ange ou, plus près de nous, Degas et Picasso, ont pratiqué ces deux arts avec une égale maîtrise. Le choix n'a donc rien d'exclusif mais il est pourtant fréquent. Selon une étude publiée dans une revue spécialisée dans le vieillissement (Age and Ageing, vol. 37, n° 1, janvier 2008), ce choix pourrait avoir des implications éloignées de toute considération artistique. Phillip Greenspan et deux de ses collègues de l'université de Géorgie, à Athens (États-Unis), affirment en effet que la sculpture conserve mieux que la peinture.

     

    Michel-Ange est mort à 88 ans

     

    Les trois chercheurs ont comparé la longévité de 144 sculpteurs avec celle de 262 peintres. Ils ont pris leurs références dans le Dictionnaire Larousse des peintres et l'Encyclopédie de la sculpture. Autrement dit, ils se sont intéressés aux artistes européens, du XVe siècle à la fin du XIXe siècle.

    Selon leurs calculs, la longévité moyenne des maîtres de la peinture est de 63,6 ans contre 67,4 ans pour ceux qui travaillent le marbre, la terre, le métal ou le plâtre. Du côté des peintres, il est vrai que nombre d'entre eux, parmi les plus célèbres, sont morts assez jeunes. Ainsi les Italiens Raphaël et Le Caravage sont décédés à 37 ans, tandis que Donatello et Bernin, deux sculpteurs fameux, ont soufflé leurs 80 bougies et Michel-Ange s'est éteint à 88 ans. Déjà, dans la Grèce antique, les sculpteurs Praxitèle et Polyclète étaient décédés à un âge avancé pour l'époque (71 ans).

    «C'est une observation intéressante», admet, dans la revue Nature, James Hanley, un épidémiologiste canadien pourtant réputé pour sa sévérité à l'égard de ce type d'étude. Les causes d'une telle disparité restent néanmoins énigmatiques. De tout temps, il y a eu des substances plus ou moins toxiques dans les peintures. Certes, mais les poussières de pierre et les coups de burin ne sont pas non plus inoffensifs. En 2006, la Cnam a recensé 95 cas de maladies chez les sculpteurs, tailleurs et fendeurs de pierre professionnels.

    Phillip Greenspan et ses deux collègues estiment pour leur part que c'est la dépense d'énergie physique imposée aux sculpteurs qui a constitué un rempart naturel contre les microbes, à une époque où il n'y avait pas encore d'antibiotiques.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2008/01/22/01008-20080122ARTFIG00002-les-sculpteurs-viventplus-vieux-que-les-peintres-.php

  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, Claudel Camille, L'art

    En 2008, l'art féminin aura la côte

    Éric Biétry-Rivierre
    02/01/2008 | Mise à jour : 15:40 |
    .

    Heureux concours de circonstances, les expositions consacrées aux femmes, artistes et mécènes, vont se succéder en ce début d'année. De Camille Claudel à Louise Bourgeois, en passant par Marie-Antoinette, Patti Smith et Leonor Fini, les musées semblent s'être donné le mot pour ouvrir leurs portes aux créatrices.

    Les plus beaux hommages sont involontaires et celui de l'année qui s'ouvre est un de ceux-là. À Paris comme en province, les musées semblent s'être donné le mot pour parler des femmes artistes ou esthètes. Deux mots qui supportent indifféremment tous les sexes. Cela remonte à bien avant Simone de Beauvoir, dont ont fêtera le centenaire le 9 janvier (colloque international les 9, 10 et 11 au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'École de médecine, Paris 75006).

    Les Galeries nationales presque royales pour l'occasion du Grand Palais évoqueront Marie-Antoinette, son goût, ses amitiés, en 300 œuvres provenant de toute l'Europe, du 15 mars au 16 juin. Autre incomprise, Camille Claudel retrouvera son mentor et amant au musée Rodin qui lui consacre une rétrospective, du 16 avril au 20 juillet. Fille de Louis-Philippe, à la fois princesse et artiste romantique, Marie d'Orléans fut un peu de ces deux femmes. À travers un ensemble de peintures, de meubles et d'objets personnels dont des prêts consentis par ses descendants , le Louvre proposera une évocation de son salon gothique et de son univers intime (à partir du 18 avril au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu). Des dessins et sculptures, dont plusieurs sur le thème de Jeanne d'Arc, seront réunis en hommage à cette grande mécène et collectionneuse, témoin exceptionnel du goût 1830. L'événement sera complété au Musée Condé de Chantilly à partir du 9 avril par des sculptures de la princesse, conservées par son frère le duc d'Aumale et restaurées spécialement.

    La dame aux araignées géantes

     

    Autre femme d'exception, notre contemporaine Patti Smith. Du 28 mars au 8 juin, la Fondation Cartier ouvrira en grand ses portes à cette chanteuse rock, aujourd'hui assagie mais à jamais poète, auteur-compositeur souvent en tournée sur toutes les routes du monde. Elle y développera son univers iconographique, moins connu, composé de films, de dessins et de photographies. Encore plus dérangeante, Louise Bourgeois investira le Centre Pompidou à partir du 5 mars, après la Tate Gallery de Londres. La dame aux araignées géantes, de bronze ou d'acier, aujourd'hui âgée de 96 ans, devrait bénéficier là d'une rétrospective à la hauteur de sa réputation d'artiste la plus reconnue parmi les plasticiens vivants. On devrait notamment voir une large sélection de pièces conçues durant ces vingt dernières années, inédites à Paris.

    Louise Bourgeois n'a jamais fait la une du Petit Écho de la Mode, ce grand ancêtre de la presse féminine auquel la Bibliothèque Forney (1, rue du Figuier, Paris 75004) consacrera une exposition à partir du 29 janvier. Pourtant, l'hebdomadaire né en 1880 ne s'est arrêté qu'en 1983 et tirait à ses plus beaux jours, dans les années 1950, jusqu'à un million d'exemplaires. Mais la vieille dame indigne a toujours cultivé la provocation.

    En province, saluons le Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun, qui inaugurera le 8 février le salon parisien de Leonor Fini dont on fête également le centenaire. L'espace, présenté dans une scénographie de Giovanna Piraina, rappellera autant la femme que la créatrice. L'appartement de la rue de la Vrillière, où elle se plaisait à théâtraliser sa vie, recevant de nombreux visiteurs, gens du théâtre, écrivains, artistes surréalistes, sera en effet intégralement reconstitué. Plus qu'un simple décor Art nouveau, on reverra donc une véritable œuvre que la maîtresse des lieux avait composée avec le même soin qu'elle mettait dans ses tableaux. Son mobilier, ses objets d'art et ses luminaires sont signés des grands noms de l'École de Nancy, Louis Majorelle, Émile Gallé. Quant à la moquette, elle est un modèle exclusif, signé Fini.

    Dans le Nord, le musée Matisse du Cateau-Cambresis remerciera Alice Tériade, décédée le 2 février dernier. Par le métier et la passion qui l'animait avec son mari éditeur d'art, elle s'était trouvée au cœur de l'art moderne. En 2002, le musée avait reçu en donation 27 livres conçus et illustrés par Miro, Matisse et Picasso. Aujourd'hui, c'est la deuxième partie de la donation qui est léguée. Soit l'un des plus importants cadeaux jamais reçus par un musée. Il sera visible à partir du 27 janvier : il s'agit de toute la salle à manger que Matisse avait imaginée pour le couple dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec des chefs-d'œuvre peints par Picasso, Miro, Léger, Chagall, Rouault ou sculptés par Giacometti et Laurens.

  • Catégories : L'art

    Le scandale du faux Gauguin éclabousse le monde de l'art

    Valérie Duponchelle
    08/01/2008 | Mise à jour : 07:45 |
    a67b9b24cca2f9cbedd42d997effea7c.jpgThe Art Institute of Chicago a exposé en vedette, pendant dix ans, un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin. Crédits photo : Bolton Evening News

    Faussaires en famille ! Pendant dix-sept ans, les Greenhalgh fils, père et mère ont dupé les experts depuis leur pavillon anglais.

    A ttention au décor ! Il est trompeur comme une église presbytérienne chez Hitchcock où L'Homme qui en savait trop débusque les criminels sous les psaumes. C'est dans un modeste pavillon de la banlieue de Bolton (Lancashire), semblable à tous ses pareils de The Crescent à Bromley Cross, qu'œuvraient, en famille, les Greenhalgh, à la une du Bolton News pendant des semaines. Des faussaires désormais célèbres en Angleterre.

    De 1989 à 2006, Shaun, le fils timide et bedonnant de 47 ans, George, 84 ans, le père en chaise roulante et plaid écossais, Olive, 83 ans, la mère aux boucles grises de Miss Marple, ont bâti mille histoires pour écouler leurs faux par dizaines. Alerté par le British Museum, Scotland Yard a mis fin à leur industrie avec un mandat de perquisition, le 15 octobre 2006.

    La fouille fut édifiante. Ils ont été condamnés en novembre ­dernier pour avoir vendu ou essayé de vendre quelque 45 faux d'une valeur potentielle estimée à 10 M£ ! Une liste non exhaustive peut-être trois fois plus, selon Scotland Yard pour des objets d'art trop beaux pour être vrais et qui sont désormais des pièces à charge.

    Un feuilleton rocambolesque

     

    La spécialité de ce trio de faussaires bien tranquilles était de pister les œuvres rares, peu documentées, pas photographiées et depuis longtemps portées disparues dans les volutes de l'histoire de l'art. Il y a du ­Sherlock Holmes dans la petite entreprise des Greenhalgh qui, en as du marketing, identifiaient les sujets parfaits, parce que oubliés, rêvés et méconnus, et donc propres à affoler les appétits des musées ou, à défaut, des maisons de ventes. Outre la «Princesse d'Amarna» qui a coûté cher au Bolton Museum, un remake du «Risley Park Lanx », mythique plateau d'argent découvert par des laboureurs dans un champ du Derbyshire en 1729 et donc la plus ancienne pièce d'orfèvrerie romaine d'Angleterre, portée disparue depuis, a failli duper le ­British Museum.

    L'institution londonienne l'a étudiée, soupesée puis acceptée comme copie historique en cadeau gracieux de ses mécènes (98 000 £ selon l'enquête, 5 000 £ selon Shaun Greenhalgh). Ainsi Le Faune de Gauguin, «sa première céramique connue datant de l'hiver 1886» se félicitait, il y a encore un mois, The Art Institute of Chicago, l'institution américaine par excellence. Le musée l'avait fièrement acheté à un couple de marchands privés de Londres, Howie & Pillar (autour de 125 000 $ selon The Art Newspaper). Le duo au sérieux non contesté l'avait, lui, acheté à bon prix des années plus tôt chez Sotheby's à Londres avec l'assurance de le retrouver dans le Catalogue raisonné du Wildenstein Institute de Paris (20 700 £ en 1994, soit dans son estimation). L'Art Institute le commenta avec la fougue des découvreurs, faisant des analogies imprudentes entre le faune, symbole de débauche, et le fiasco conjugal de Gauguin, mauvais mari de la Danoise Mette. Il l'exposa en vedette, pendant dix ans, à ses dépens… Un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin en Martinique pendant l'été 1887 et conservé dans l'Album Gauguin au Louvre, a-t-il dû reconnaître devant la presse américaine le 12 décembre. Et ce n'était pourtant qu'un ricochet du procès, le «Greenhalgh case» disent les Britanniques, où les révélations se sont succédé comme dans un feuilleton rocambolesque.

    Quatre ans et huit mois de prison

     

    «En 2001, je suis resté coincé à Chicago pendant une semaine à cause du 11 Septembre. Tous les vols étaient annulés. J'étais venu pour le vernissage privé de l'exposition Van Gogh et Gauguin à l'Art Institute. J'ai donc vu la collection du musée calmement, vu Le Faune sans le mettre plus en doute que les musées. Lorsque Scotland Yard a évoqué un faux Gauguin de même nature, j'ai fait le lien», nous raconte Martin Bailey, œil redouté de The Art Newspaper. C'est lui qui a identifié le faux, disséqué les mensonges de sa provenance et a pisté ce Faune mirifique de la petite ville à 40 miles de Birmingham jusqu'au géant américain.

    Dans son réquisitoire, détaillant les faits, le procureur Peter Cadwallader ne s'était guère arrêté sur l'œuvre en question : «Shaun Greenhalgh n'a pas négligé la France. Il a contrefait une sculpture de Gauguin et l'a vendue chez Sotheby's pour le compte de Mrs Roscoe.» Roscoe est le nom de jeune fille de la mère de Shaun Greenhalgh. Olive, 83 ans, dont l'assistance occasionnelle sous forme de coups de téléphone et de rencontres habilement arrangées, a servi à écouler plusieurs faux.

    Olive a déjà été condamnée à un an avec sursis. Quant à son faussaire génial de fils, qui aurait voulu simplement se faire passer pour le mauvais vendeur de la famille, il a été condamné à quatre ans et huit mois de prison. Il se trouve actuellement dans celle de Liverpool où Ed Chadwick, «crime reporter» du Bolton News, attend ses confessions. Un scoop que la loi anglaise interdit de payer. Et le père, actif VRP des créations de son fils ? Après un délai légal dû à l'examen de sa santé, il sera fixé sur son sort cette semaine.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/11/03004-20080111ARTFIG00001-le-scandale-du-faux-gauguineclabousse-le-monde-de-l-art.php

  • Catégories : L'art

    Vol d'un croquis de Picasso estimé à 650.000 dollars

    Le 11/11/2007 à 22h04 GMT
    MEXICO (Reuters) - Un croquis de Pablo Picasso estimé à 650.000 dollars a été volé dans une maison de la périphérie de Mexico, rapportent dimanche des médias locaux.
    Un voleur est entré dans l'habitation, située dans un quartier huppé, et en est reparti après avoir placé dans une valise le croquis, dont aucune description n'a été donnée.
    Selon l'agence officielle Notimex, le voleur a aussi fait main basse sur 90.000 dollars en liquide et sur des montres de luxe

    http://www.rmc.fr/edito/info/12875/vol-dun-croquis-de-picasso-estime-a-650-000-dollars/

  • Catégories : L'art

    Un artiste à (re) découvrir:John Ruskin

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    John Ruskin (8 février 1819 - 20 janvier 1900) est un écrivain, poète, peintre et critique d'art britannique, issu d’une famille d’origine écossaise.

    Fils d'un fabriquant de xérès, il naît à Londres et suit ses études à l'université d'Oxford. Grâce à la fortune dont il bénéficie, il visite de nombreux musées, étudie la peinture. Élevé dans une tradition évangélique qui interprète le monde comme le signe du divin, Ruskin voit dans la nature l'expression de Dieu. Il la connaît bien du reste, et surtout la montagne: dans sa jeunesse il s'est intéressé aux minéraux, qu'il a collectionnés et classés, ce qui l'a amené à étudier sérieusement la géologie.

    Il dévoile au grand jour des talents comme Turner et participe à l'émergence publique du préraphaélisme, à chaque fois grâce à ses articles critiques. Membre du mouvement des pré-raphaélites, il est l'auteur d'un livre, The Stones of Venice (1853), qui a un impact sur la société victorienne dans sa tentative de relier l'art, la nature, la moralité et l'homme, et qui le désigne comme le fondateur du mouvement Arts & Crafts, alors que William Morris, dont il a été le mentor, en devenait le chef de file. Par ses écrits et son audience, par son combat pour ressusciter l'artisanat moribond au Royaume-Uni, il est un précurseur de l'Art Nouveau.

    John Ruskin s'oppose dès 1849 avec ferveur aux conceptions de l'architecte Viollet-le-Duc, pour qui l'architecture doit former un tout homogène, au mépris de l'histoire et de l'intégrité du monument. Dans les Sept Lampes de l'Architecture, Ruskin définit l'architecture comme un être humain qu'il faut soutenir (en le restaurant le moins possible) mais qu'il faut aussi laisser mourir. Ainsi apparaissent deux visions de la restauration du patrimoine bâti. Ruskin sera soutenu par William Morris prônant la « non-restauration » avec la « Société pour la protection des bâtiments anciens ». L'engagement de Ruskin contre la restauration tient souvent de la ferveur militante : on recense plus de 1200 lettres qu'il envoie à ce sujet.

    De 1870 à 1878, il est le premier titulaire de la chaire Slade de l'université d'Oxford, fondée en 1869 dans trois universités différentes (Oxford, Cambridge et Londres), et destinée à l'enseignement des beaux-arts en Grande-Bretagne. La chaire Slade d'Oxford est aujourd'hui encore surnommée la « chaire John Ruskin ». (Parmi les successeurs de Ruskin, on peut citer notamment John Pope-Hennessy, Kenneth Clark et Anthony Blunt.)

    Son extraordinaire goût pour tout type d'art l'amenait à apprécier aussi bien les peintres primitifs italiens que les pre-raphaélites britanniques ou Turner. Il fut un grand propagandiste des arts.

                                                                    

    John Ruskin: Étude de gneiss, Glenfinlas 1853, crayon, encre et lavis à l'encre de Chine sur papier, Ashmolean Museum, Oxford

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    Ses idées se popularisèrent à travers ses livres qui influencèrent le mouvement Arts and Crafts - Arts et Métiers - qui se caractérise par un retour à la nature, des formes gracieuses, ondulées, délicates, d'un charme doux, dans lesquelles on trouve fréquemment des végétaux, des fleurs, des insectes, des poissons, des sirènes, des dragons et des oiseaux de couleurs et de queues spectaculaires.

    Si Ruskin est connu surtout comme critique d'art, c'est aussi un aquarelliste de talent. Il est aussi connu pour son essai Unto This Last sur l'économie.

    Une anecdote sur John Ruskin : Poil_pubien (section Culture/Attitude).

    Bibliographie

    • Modern Painters (1843)
    • The Seven Lamps of Architecture (1849)
    • Pre-Raphaelitism (1851)
    • The Stones of Venice (1853)
    • Architecture and Painting (1854)
    • Modern Painters III (1856)
    • Political Economy of Art (1857)
    • Modern Painters IV (1860)
    • Unto this Last (1862)
    • Essays on Political Economy (1862)
    • Bible of Amiens (1885), traduction en français de Marcel Proust
    • Time and Tide (1867)

    Sources

    • Victorian Painting, Julian Treuherz, Thames and Hudson 1993

    Liens externes

  • Catégories : L'art

    Alberto Giacometti, "une éternité qui passe"

    ÉRIC-BIÉTRY-RIVIERRE.
     Publié le 16 octobre 2007
    Actualisé le 16 octobre 2007 : 10h13

    À partir de la reconstitution de son atelier parisien, univers à la fois intime et cosmique, le Centre Georges-Pompidou explique le processus créatif d'un des artistes les plus vibrants du XXsiècle.

    IL EXISTE des lieux qui sont des centres du monde. Pour les Grecs, c'était Delphes avec sa pythie, pour Dali la gare de Perpignan. Pour Alberto Giacometti, ce fut le 46, de la rue Hippolyte-Maindron, l'atelier du XIVe arrondissement de Paris, aujourd'hui en grande partie détruit, qu'il occupa quarante ans durant et jusqu'à la fin de ses jours, refusant souvent d'en sortir. Pourtant, le sculpteur le plus fameux de l'après-guerre n'avait rien d'un ermite, y recevant volontiers amis ou simples curieux, anonymes ou personnalités de la vie intellectuelle. Ce qui, en fait, le retenait entre ses quatre murs humides et froids, longtemps sans eau courante, avec un poêle et un réchaud pour tout confort alors qu'on le célébrait de Paris à New York depuis les années 1930, c'était que son oeuvre se trouvait là, entière, vivante. Comme l'intérieur agrandi de son cerveau. Comme la métaphore de l'univers lui-même.
    Grâce à la Fondation Alberto et Annette Giacometti qui prête plus de 600 oeuvres, au savoir et à l'enthousiasme communicatif de sa directrice, Véronique Wiesinger, et au soutien de LVMH, le Centre Georges-Pompidou rappelle combien le « 46 » fut, au-delà du pittoresque bohème conté à plaisir par les magazines, d'un rayonnement et d'une vibration créatrice intenses. Aussi intense qu'inversement sa surface était petite.
    Giacometti travaillait dans 23 m², un carré matérialisé au centre de la rétrospective de 1 600 m² qui s'ouvre demain au sixième étage du Centre. À proximité, l'atelier est détaillé, meuble par meuble, paroi par paroi, sculpture par sculpture, travaux mi-finis mi-infinis. Passionnant inventaire, magnifié par nombre de grands photographes car il révèle l'activité inlassable du maître de céans. Et, surtout, il offre une belle leçon de sagesse existentielle. Jamais, en effet, une vulgaire chaise ou une commode toute simple ne semblent avoir autant « parlé » à travers leur banalité.
    « Ils sont là sans nostalgie aucune mais parce qu'ils ont été constamment peints, dessinés ou gravés par leur propriétaire. Ils fonctionnent comme ces strates accumulées sur les murs et que vous pouvez voir car ils ont été conservés après le décès de Giacometti. Tout cela est emblématique de cette démarche artistique faite d'approches successives, de repentirs et de reprises en direction d'une idée unique : celle de saisir le flux impur de la vie », explique Véronique Wiesinger. Deux documentaires vidéo montrent d'ailleurs l'artiste couvrant et recouvrant une toile de ses lignes grises dans une quête si concentrée, si courageuse qu'elle en devient effrayante. Car il s'agit bien d'un authentique face-à-face avec le sujet.
    Cette frontalité apparaît dès l'entrée avec les travaux de jeunesse déjà marqués par d'incessants renvois entre la peinture et la sculpture. On y remarque aussi des couleurs très vives, qui sont celles de Cézanne et aussi celles d'un père peintre-complice. Rouge garance et vert émeraude qui ne disparaîtront jamais complètement - c'est l'une des surprises de la rétrospective - dans le gris Giacometti. Certains des derniers plâtres conservent des traces de polychromie.
    « Tordre le cou à la sculpture »
    Car l'important est de diversifier le rendu. « Giacometti a le goût de repartir de zéro chaque matin. Il arrache les têtes, les pose sur des piques et replâtre », commente la commissaire. Il serait faux de voir là le signe d'une hésitation ou d'une frustration. Si l'exposition évoque les nombreuses influences - égyptiennes, étrusques, phéniciennes, africaines - ainsi que les rapports variables au surréalisme et au cubisme, le but personnel est des plus net.
    Seulement, saisir cette « éternité qui passe » comme le dit si bien Jean Genet, donner une forme ou un trait à ce qui est par essence informel et mouvant, implique nécessairement tâtonnements, gommages, brouillages. Non seulement Giacometti les assume avec une géniale tranquillité mais l'exposition démontre qu'ils sont l'expression même de l'oeuvre. Grâce à ses proportions autant antiacadémiques qu'antiabstraites ; grâce à ses travaux volontairement sales, accidentés, et dont le caractère achevé ou inachevé se posera éternellement ; grâce à ces rugueux « grumeaux d'espace », selon Jean-Paul Sartre ; grâce à ces bustes qui sont de moins en moins des portraits ressemblants et à ces silhouettes filiformes de plus en plus fantomatiques, de plus en plus déséquilibrées ; grâce à ces figures qui se distendent et à cet espace qui se dilate par le jeu du rapport d'échelle avec leur socle. Grâce, enfin, à ses coups de griffes, de canifs, ses marques de doigts, de nicotine, et autres trous de cigarette, Giacometti, artiste sis au 46, rue Hippolyte-Maindron, aura bien, comme l'a conclu Simone de Beauvoir, « tordu le cou à la sculpture ».
    Dans ce sens, la plus puissante chronique de cette disparition générale du tout, art inclus, aura été son atelier.
    « L'Atelier d'Alberto Giacometti, collection de la Fondation Alberto et Annette Giacometti », du 17 octobre au 11 février, niveau 6, galerie 1 du Centre Georges-Pompidou. Tél. : 01 44 78 12 33. http://www.centrepompidou.fr Catalogue 380 p., 39,90 eur
  • Catégories : CEUX QUE J'AIME, L'art, Soulages Pierre

    Record d'affluence pour la collection Alain Delon

    L'acteur le 11 octobre dernier à l'Hôtel Drouot.
    Jean Ayissi/AFP.e5f72280832d03aa7ea95d3c53463145.jpg
    BÉATRICE DE ROCHEBOUËT.
     Publié le 16 octobre 2007
    Actualisé le 16 octobre 2007 : 13h01
    DEPUIS longtemps, Paris n'avait connu telle médiatisation pour une dispersion d'art moderne. Le nom de la star Alain Delon, qui est resté caché hier soir et a refusé télévisions et photographes après avoir pourtant inondé la presse, a attiré les foules, à Drouot-Montaigne. Dès 20 heures, un public dense s'est pressé dans les deux salles pour assister à la vente de sa collection de quarante tableaux abstraits de l'après-guerre qui avaient suscité l'enthousiasme à l'exposition de la galerie Applicat-Prazan au printemps dernier, alors que la star jurait que rien n'était à vendre.
    Devant la flambée du marché, « et pour éviter une vente de succession », dixit l'acteur, sa volte-face était prévisible. C'est son ami de toujours, Pierre Cornette de Saint-Cyr qui a hérité de la vente et a confié son premier marteau offert par Alain Delon à son fils, Arnaud, pour prendre les enchères. La partie fut longue, très longue - à peine vingt lots à l'heure quand les Anglo-Saxons adjugent le double à la mitraillette pour électriser la salle ! -, pour un total de 8,74 millions d'euros (avec frais), le double de l'estimation basse. Et plusieurs records pour Manessier, Estève (478 608 eur, Norbel, grande huile de 1957), Debré, Degottex et Constant.
    Grâce à des achats de collectionneurs européens, chinois, et vénézuéliens et de grands musées d'Europe du Nord, les prix se sont dans l'ensemble envolés pour des artistes français pourtant beaucoup moins cotés sur le marché international. Soulages arrive en tête à 781 976 eur pour une toile sombre, datée du 25 mai 1950, puis de Staël à 625 232 eur avec une Nature morte à la palette mauve de 1955 et Karel Appel à 658 820 eur pour De Familie (1952) dans un esprit très contemporain. Petite déception, en revanche pour Riopelle, adjugé 882 740 eur, peut-être pas dans le goût du jour.

  • Catégories : L'art

    Arcimboldo, Courbet et Giacometti en majesté

    HERVÉ DE SAINT-HILAIRE.
     Publié le 14 septembre 2007
    Actualisé le 14 septembre 2007 : 10h15

    Ces maîtres célèbres sont plus secrets qu'il n'y paraît. Trois expositions majeures de cette rentrée s'apprêtent à dévoiler quelques facettes inattendues de leur art.

    LA SAISON picturale qui commence s'annonce fastueuse, pleine de surprises et, parmi elles, les plus délectables, c'est-à-dire la découverte d'oeuvres et d'artistes que l'on croyait connaître. Signalons en premier lieu l'exposition proposée à Paris par le Musée du Luxembourg (à partir de demain jusqu'au 13 janvier, 01 42 34 25 95) consacrée au peintre Giuseppe Arcimboldo (1527-1593). Une extraordinaire manifestation où se cristallisent les subtilités inépuisables de ce peintre célébrissime, parfois pour de mauvaises raisons : on connaît, puisqu'ils sont reproduits jusqu'à la nausée, ces portraits anthropomorphes, les fameuses Saisons, par exemple, têtes figurées par des fruits, des plantes et des légumes. On réduit trop souvent Arcimboldo à un grotesque sublime, virtuose, certes, mais confiné dans un vain procédé pour cabinet de curiosités. L'exposition du Luxembourg, riche d'une centaine d'oeuvres, permet de découvrir un artiste saisissant et bien plus considérable : peintre de cour raffiné, dessinateur exceptionnel, sociologue, anatomiste, explorateur de l'âme et des angoisses. Cet ensemble, accroché avec beaucoup d'intelligence et de maîtrise, constitue l'une des expositions que l'amateur de délices visuels, candide ou érudit, ne devrait pas rater.
    Merveilleux paysages
    Voici un autre artiste légendaire dont l'immense notoriété a également occulté l'attention que l'on doit porter à son génie : Gustave Courbet (1819-1877), à qui les galeries nationales du Grand Palais consacrent une exposition de très haute qualité (du 13 octobre au 28 janvier, 01 44 13 17 17). Une présentation foisonnante de l'oeuvre de cet infatigable : 120 toiles, une trentaine d'oeuvres graphiques, 60 photographies permettant d'admirer à loisir les très beaux autoportraits de jeunesse, des toiles-manifestes comme Enterrement à Ornans et L'Atelier du peintre, ainsi qu'une importante section consacrée aux paysages, aux merveilleux paysages. À noter aussi la parution aux Éditions Hazan du troisième titre (après Cézanne et Giacometti) de la collection « Le journal », un Courbet, ouvrage signé Thomas Schlesser.
    Encore un grand nom de l'art abondamment célébré en cette rentrée : Alberto Giacometti (1901-1966). Par le Centre Pompidou d'abord qui propose (du 17 octobre au 11 février, 01 44 78 12 33), sous le titre « L'atelier d'Alberto Giacometti », avec la très précieuse collaboration de la Fondation Alberto et Annette Giacometti, une exposition d'une grande ampleur où seront présentées des oeuvres qui le sont rarement, notamment des plâtres peints ou des fragments de ses trois principaux ateliers de Paris, Stampa et Maloja.
    Une première rétrospective
    Le visiteur aura également une occasion unique d'être saisi par le vertige de la frénésie et de la diversité créatrices de l'artiste, puisqu'ici seront réunies quelque 600 oeuvres dont près de 200 sculptures et plâtres peints, 60 peintures, 170 dessins, 190 photographies et de nombreux documents d'archives. À noter que, parallèlement, la BNF (site Richelieu du 19 octobre au 13 janvier, 01 53 79 59 59) présentera une rareté : l'oeuvre gravé de Giacometti. Très tôt, l'artiste a pratiqué l'estampe, genre qu'il a exploré toute sa vie et dont l'oeuvre, jusqu'à ce jour, n'avait jamais fait l'objet d'une rétrospective.
    Toujours à Paris, le Musée Jacquemart-André se propose de caresser l'oeil du visiteur avec « Fragonard, les plaisirs d'un siècle » (jusqu'au 13 janvier, 01 45 62 11 59). Une centaine d'oeuvres où l'élégance et la suavité conversent volontiers avec la profondeur et la philosophie.
    Signalons plus particulièrement pour les amateurs de dessin une exposition au Musée des beaux-arts de Lyon (du 12 octobre au 14 janvier, 04 72 10 17 40), « Le plaisir au dessin, carte blanche à Jean-Luc Nancy ». Dans cette exposition à la fois pédagogique et rêveuse, Jean-Luc Nancy, philosophe, propose une réflexion sur l'art et la jubilation du dessin, ses techniques, son geste, son désir. Cette invitation à réfléchir sur les joies du tracé, de la ligne, est soutenue et accompagné par un nombre considérable d'oeuvres de maîtres anciens, d'artistes modernes et contemporains.
    Dans la longue liste des manifestations prêtes à nous séduire, signalons enfin l'exposition que le Musée d'Orsay va consacrer aux dessins d'Odilon Redon (1840-1916), le plus singulier des symbolistes français (du 16 octobre au 6 janvier, 01 40 49 48 14). Un ensemble qui devrait être d'une grande richesse, notamment les fusains, cette « poudre fugitive sous la main », comme il la définissait lui-même, dont il reste l'un des maîtres.
  • Catégories : Hugo Victor, L'art, Voyage

    Victor Hugo : "Récits et dessins de voyage"

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    Un livre de Victor Hugo
    GENRE Beaux livres
    RECOMMANDE PAR... Danièle CHABROUX (Chatellerault)
    SON COMMENTAIRE
    "Plongée étonnante et délicieuse dans le monde d'un Victor Hugo peu connu. Lettres, récits de voyage et dessins remarquables nous convient à une toute autre perception du poète. Un privilège de partager la sphère relationnelle, émotionnelle et artistique de ce grand homme au vécu si intense."
    POUR...
    Amateurs de littérature et d'art.
    Consulter les librairies
    http://livres.linternaute.com/livre/587523/852319599/206/victor_hugo_recits_et_dessins_de_voyage/

  • Les nuits de Toulouse-Lautrec

    4b052b150f256ab514af93e516bd2616.jpgForte des succès remportés par ses expositions temporaires consacrées à Camille Claudel et Braque durant les étés 2005 et 2006, la Ville de Dinan propose cette année à ses visiteurs de leur faire découvrir le peintre Henri de Toulouse-Lautrec (1864 –1901).

    Cette exposition s’intéresse à une période d’une quinzaine d’années – entre le milieu des années 1880 et jusqu’à sa mort en 1901, au cours de laquelle l’artiste s’attache à la représentation de l’univers nocturne du Montmartre de la Belle Epoque. Son immersion dans la bohème montmartroise le conduit à un changement radical de ses sujets, des moyens employés pour les transcrire et de son style de vie.

    Ses sujets de prédilection sont alors les divertissements de Montmartre : bars, cafés-concerts, théâtres et cirques, mais aussi les scènes de maisons closes qu’il fréquente assidûment. Il dresse un véritable panorama de ce monde du plaisir et du spectacle – en scène et hors scène – et de ses acteurs : chansonniers, diseuses, comédiens, équilibristes, clowns ou spectateurs clairement identifiés.

    Le parti pris de l’exposition est de faire connaître l’œuvre graphique de l’artiste : dessins, lithographies, partitions illustrées, albums et affiches, près de 200 oeuvres sur papier sont exposées.

    Quarante-quatre ans après la dernière exposition Toulouse-Lautrec en Bretagne (musée des beaux-arts de Rennes, 5 février-17 mars 1963), l’exposition de Dinan permet de « repenser Lautrec ». Elle révèle le génie multiforme de ce vrai-faux aristocrate passionné par des genres considérés comme peu nobles, tels que le café-concert ou le cirque et qui cherche la reconnaissance « de la rue » et du public.

    L’exposition met aussi l’accent sur l’histoire sociale et culturelle d’une époque et entre ainsi en résonance avec les spectacles d’art vivant (spectacles musicaux, café-concert, French Cancan et cirque) programmés à Dinan tout l’été (pour plus d’informations, se reporter à la rubrique http://www.mairie-dinan.com/lautrec-autour-expo.php

    http://www.mairie-dinan.com/lautrec.php

  • Catégories : L'art, Le Maroc:vie et travail, Web

    Art Nouveau

    9fb2bdb8b9ef0e7670367374a208d643.jpg

    Immeuble à Casablanca.

    © Marc CHARTIER
    Octobre 2005

    Source:http://www.linternaute.com/voyage/maroc/casablanca/photo/28383/immeuble-art-nouveau/

    J'ai envoyé cette photo à Anthony Perrot  qui consacre un blog(merci Monette de me l'avoir fait découvrir) à l'art nouveau; il y aussi des très beaux poèmes de lui.

    Allez-voir cet article :http://reseauartnouveau.over-blog.fr/article-11288557.html dans son blog:http://reseauartnouveau.over-blog.fr/

  • Catégories : L'art, Le Maroc:vie et travail

    Une galerie et un artiste:Thema Arts et Youssef Douieb

    THEMA ARTS, galerie d’art au cœur de Casablanca, est née de l’amour et de la passion pour l’art sous toutes ses formes.

    Elle se veut un espace de rencontre des épris de la création, de l’inventivité et de l’audace artistique.

     

    Peintres et peinture exposés

    Thema Arts ne privilégie aucun style ni courant en particulier.  Le moderne côtoie le classique, l’abstrait le figuratif..ETC.

     

    Seule l’originalité, la qualité et l’audace du travail de l’artiste compte.

     

    On retrouve ainsi des peintres de renom tels que H.EL GALOUI, RABIE, SALADI, Fatima HASSAN, BELLAMINE, BALILI, GBOURI, ZINE, DRISSI, Miloud LABIED, MEKI MEGARA, AIT YOUSSEF Saïd mais également des artistes novateurs et au talent confirmé tels que SAHABA, NADIF, DOUIEB, HOUSBANE, BELYASMINE...ETC

    Pour voir certaines des oeuvres exposées et notamment celles de Youssef Douieb qui s'occupe de cette galerie:http://www.thema.ma/index.htm

  • Catégories : L'art, Le Maroc:vie et travail

    Artiste marocain découvert dans une galerie:Bachir Amal

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    Né en 1954 à Oued Zem, Maroc
    Vit et travaille à Casablanca, Maroc

    Vice secrétaire général de l'association village des Ateliers D'artistes.
    Président de l’association « FEN’ART » des Plasticiens Enseignants

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    PRINCIPALES EXPOSITIONS

    1986 Salle Municipale des fêtes - Rabat
    1988 C.C.F - Casablanca
    1989 Galerie Harmonia à la Galerie Ben Omar – Casablanca
    Chorfi Art Gallery – Casablanca
     "la première rencontre de la jeune peintre marocaine "
     Fondation Wafabank – Casablanca
    1990 " Exposition El Beida" au Centre Culturel Maârif – Casablanca
     "Rencontre 90" au Centre Culturel de Sidi Otmane – Casablanca
     "la peinture contemporaine marocaine " ,
     Fondation Wafabank – Casablanca et Marrakech
    1991 " la deuxième rencontre de la jeune peinture marocaine "
     Fondation Wafabank – Casablanca, Rabat, Fès et Oujda . (lauréat du 1er prix)
    "Journées Internationales de Bergheim " , Bergheim- Allemagne
    Chorfi Art Gallery – Casablanca
    1992 " la jeune peinture marocaine ", Galerie Bab Rouah – Rabat
     "la jeune peinture marocaine ", festival D’Asilah ; Asilah
    1993 " Echanges méditerranéens " , Université d’été - Casablanca / Lyon.
    1994 " Partisans de la lumière " , Chorfi Art Gallery – Casablanca
    1995 Palais des Glaces, Cologne – Allemagne
    " Plasticiens du Maroc ", Palais des Congrès – Marrakech
    1996 Semaine du Maroc à Istambul - Turquie
     Peinture Murale au festival d’Asilah - Asilah
    "De la calligraphie au signe " à la galerie Actua - Casablanca
    "Arabesques " , Chorfi Art Gallery – Casablanca
    1997 " Petits formats ", Chorfi Art Gallery – Casablanca
    1998 " Rencontre ", au complexe Al Amal – Casablanca
     "Peintres graphistes " , à l’Ecole Art’Com – Casablanca
    1999 " Ten Artists From Morocco" - Sharjah Art Museum - E.A.U.
    4 ème Biennale de Sharjah- Sharjah Art Museum - E.A.U.
    2000 "Partage " à la galerie Bab Rouah – Rabat
    2001 Exposition de l’association " Fen ’Art " à la galerie Bab Doukkala - Marrakech
    5 ème biemnale de Sharjah - Sharjah Art Museum - E.A.U.
    2002 : 1er Festival des arts plastiques de Settat, Maroc
                 Galerie 104 El jadida Maroc

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    SOURCE DE CET ARTICLE ET DE CES IMAGES:http://www.minculture.gov.ma/fr/arbachir.htm

    J'ai découvert cet artiste, il y a peu, à la galerie Nadar de Casablanca.