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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1452

  • Catégories : Paysages amoureux et érotiques

    Quelques commentaires sur mon dernier livre

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    Elisabeth dans une note sur son blog:http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2007/11/08/le-livre-de-laura-vanel-coytte-collection-arabesque.html

    Monette(http://chezmonette.hautetfort.com/) l'a reçu aussi et a dit chez Elisabeth sous cette note que c'était de la bonne lecture."
    Et chez moi:"C'est un excellent recueil de poemes dont j'en connaissais dejà les ayant lu ici."

    Ambroise l'a reçu mais je ne sais pas si elle a eu le temps de le feuilleter.

    Enfin, Irène sur le site de l'éditeur:"Il est émouvant et émoustillant. Je le conseille à tous ceux qui lisent ce commentaire." Je crois avoir lu chez elle (http://www.mamirene.com/)qu'elle avait aimé le dernier texte.

    Vous pouvez acheter ce recueil ici:

    http://www.thebookedition.com/paysages-amoureux-et-erotiques-laura-laura-p-143.html

  • Catégories : Jeux, Mes poèmes

    Courir

    1554019c7defc2bc19ee0c15690b9512.jpgCOURIR

    Courir à toutes jambes, fuir
    Ventre à terre, s’affranchir
    De ses problèmes, partir
    Sans se retourner mais revenir
    Pour courir vers toi, adoucir
    Notre vie sans l’affadir.
    Courir à perdre haleine, emplir
    Sa tête de vent pour faire déguerpir
    Le désespoir, l’envie de mourir.

    Le 9/11/2007

    Suite à la consigne de l'Equipe de choc:http://lequipedechoc.over-blog.com/article-13571888-6.htm...

  • Catégories : Sport

    Mormeck face à Haye, un choc au sommet

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    Blaise de Chabalier
    10/11/2007 | Mise à jour : 23:22

    Les deux boxeurs à la pesée, hier soir. En affrontant Haye (avec le chapeau), qui a mis K.-O. 18 des 19 adversaires qu’il a battus, Mormeck n’a pas choisi la facilité.
    Le Français Jean-Marc Mormeck remet en jeu ses ceintures WBA et WBC des lourds légers, samedi soir face au Britannique David Haye.
    Suspense avant le championnat du monde des lourds légers qui opposera, ce soir à Levallois-Perret, Jean-Marc Mormeck à David Haye. Qui du Français de 35 ans, champion WBA et WBC, ou de l’Anglais David Haye, étoile montante de 27 ans, l’emportera ce soir dans un Palais des sports Marcel-Cerdan plein à craquer ? Si le Guadeloupéen a engrangé un maximum de confiance en reprenant ses ceintures en mars dernier au Jamaïquain O’Neil Bell, le Britannique au visage sympathique n’en est pas moins un redoutable puncheur. Sur ses 19 victoires en 20 combats, il a mis 18 fois ses adversaires K.-O. … Dans ce match qui devrait démarrer vite et fort entre deux hommes qui vont de l’avant, difficile de donner un favori.

    «Ce sera un combat dur pour lui comme pour moi. Je suis motivé, j’ai repris mes ceintures et je tiens à les conserver», déclarait Jean-Marc Mormeck mercredi lors de la conférence de presse d’avant-match, qui se tenait dans un climat particulièrement détendu, presque amical. Le Français affichait une belle détermination : «Il est prêt et moi aussi. Je me sens fort, plus fort que contre Bell, et quoi qu’il arrive j’assumerai comme je l’ai toujours fait», poursuivait le champion d’expérience (36 combats, 33 victoires) qui soulignait ensuite qu’il avait progressé depuis sa revanche victorieuse mais difficile face à O’Neil Bell.

    «Face à Bell, j’avais terminé à l’agonie, mais depuis j’ai beaucoup travaillé. J’ai notamment engagé de nouveau mon préparateur physique qui était absent lors de mon dernier match. Aujourd’hui, je pense que je peux tenir largement les 12 rounds.» Pour tenir la distance, le Guadeloupéen pourra compter sur sa préparation particulièrement poussée de sept semaines, dont deux en altitude à l’Alpe-d’Huez, et sur les conseils techniques de son coach américain Richie Giachetti, bien remis d’une attaque cardio-vasculaire survenue le 18 octobre dernier.


    «Je vais sortir comme une bombe dès le premier round»

    De son côté, David Haye, tout sourire, avec ses cheveux soigneusement tressés, se montrait particulièrement respectueux vis-à-vis de son adversaire. «J’ai commencé à boxer à l’âge de 10 ans, et quand Mormeck a remporté son premier titre mondial (en 2002), j’étais encore amateur… c’est un grand champion, il est le numéro un et moi le numéro deux. Le match va être dur, nous avons la même façon de combattre. Mormeck est rapide, en forme. Mais je vais sortir comme une bombe dès le premier round… Je suis en forme et je n’aurai pas d’excuse si je ne gagne pas », confiait le Britannique qui est un poids lourd naturel. «J’ai perdu 15 kg pour atteindre les 90 kg requis », précisait-il.

    «Je vais devoir m’adapter, la clé pour moi sera de m’imposer, que ce soit physiquement ou techniquement», glissait Jean-Marc Mormeck. L’Antillais devra notamment se méfier du direct du droit de son challenger officiel. «Quand je frappe du droit, une sensation de chaleur m’envahit, c’est le don que Dieu m’a offert…», expliquait David Haye. Pas de quoi, toutefois, impressionner le champion du monde : «J’ai les ceintures et je ne vois pas pourquoi il serait plus fort que moi. Avec David, on ne se connaît pas encore, mais on va se découvrir…»

    Interrogés sur le calme affiché avant le match, à la différence de l’agressivité qui avait entouré la revanche face à Bell, Jean-Marc Mormeck soulignait que «B ell n’était pas un gentleman», et qu’avec Haye les choses sont différentes : «Nous sommes là pour un combat sur le ring, mais pas pou r nous faire la guerre en dehors. »

    Une position partagée par le Britannique, qui ajoutait, non sans humour : «Si vous voulez, je peux renverser la t able, mais ce n’est pas mon style…» Reste à laisser parler les poings. Et si les sites de paris sportifs sur Internet du Royaume-Uni donnent l’Anglais vainqueur, Jean-Marc Mormeck fera parler son expérience. Le combat devrait être palpitant.

    http://www.lefigaro.fr/sport/2007/11/10/02001-20071110ARTFIG00215-mormeck-face-a-haye-un-choc-au-sommet.php

  • Catégories : Sport

    Six clubs français à la conquête de l'Europe

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    David Reyrat
    10/11/2007 | Mise à jour : 22:02 |

    Le Stade Français et Toulouse, adversaires samedi dernier en Top 14, porteront avec Biarritz les principaux espoirs français sur la scène continentale. Crédits photo : AFP
    De Toulouse, candidat au titre européen, à Bourgoin, participant résigné, la délégation tricolore nourrit des ambitions diverses.
    Trente mois de disette. Depuis le troisième sacre du Stade Toulousain, en 2005, aucun club français n’a remporté la Coupe d’Europe. Et pour la première fois depuis la création de la compétition, en 1996, aucun club français n’est parvenu la saison dernière à se hisser dans le dernier carré, laissant les Anglais s’expliquer en finale pour une victoire des Wasps aux dépens de Leicester. Six clubs français sont au départ de cette treizième édition particulièrement relevée. Pour s’imposer, le 24 mai à Cardiff, il faudra venir à bout des redoutables clubs anglais, repousser les provinces irlandaises qui n’ont que cet objectif en tête, mater des franchises galloises aux ambitions retrouvées. Tour d’horizon des espoirs français.

    Toulouse, l’Europe en héritage. Vainqueur de la première édition et seul club à avoir inscrit trois fois son nom au palmarès (1996, 2003, 2005), le Stade Toulousain est un Européen convaincu. D’où la colère de Guy Novès. «C’est un manque de respect de lancer cette compétition après seulement deux semaines de préparation, s’insurge le manager. Comme nous comptons beaucoup de mondialistes dans notre effectif, nous n’avons pas eu le temps de mettre notre jeu en place. Vu la composition de notre poule, ce serait présomptueux d’annoncer qu’on sera champion. Mais, comme chaque année, on va jouer notre chance à fond .» Ses adversaires : Leicester (Ang), Leinster (Irl), Edimbourg (Eco).

    Paris, l’ultime quête. Cinq fois champion de France depuis son retour dans l’élite, il y a dix ans, le Stade Français connaît moins de réussite sur la scène européenne. Deux finales perdues (2001 et 2005) pour «une grande frustration». «On a de plus en plus envie de ce titre, le seul qui nous manque, avoue Max Guazzini, le président parisien. Je me dis que ça arrivera bien un jour. Cette année ? Je ne sais pas. On a beaucoup de blessés et on n’est pas prêts physiquement. Vivons l’aventure à fond et on verra jusqu’où elle nous mènera …» Ses adversaires : London Harlequins (Ang), Bristol (Ang), Cardiff (Gal).

    Biarritz, par amour du jeu. Finaliste malheureux en 2006, le BO rêve d’une consécration européenne. Un espoir sans garantie. «Il y a de plus en plus de candidats à la victoire finale», souligne Patrice Lagisquet. Ce qui n’empêche pas l’entraîneur d’apprécier cette épreuve. «Si tu n’es pas ambitieux dans le jeu, tu n’existes pas en Coupe d’Europe. On a une poule relativement facile, mais l’obligation de gagner en inscrivant quatre essais oblige à avoir des ambitions offensives. C’est enthousiasmant !» Ses adversaires : London Saracens (Ang), Glasgow (Eco), Viadana (Ita).

    Perpignan, pour voir Barcelone. Très attaché à son identité catalane, l’Usap brûle d’imiter Biarritz qui s’exporte avec bonheur au Pays basque espagnol, à Saint-Sébastien. «Notre ambition première est de terminer parmi les quatre meilleurs pour réaliser notre rêve de jouer notre quart de finale dans un grand stade à Barcelone , confirme Jacques Brunel, le manager de Perpignan. Ça fait deux ans qu’on rate de peu cet objectif. Notre poule semble abordable. Mais le premier tour est un sprint qui n’autorise aucune erreur…» Ses adversaires : London Irish (Ang), Newport (Gal), Trévise (Ita).

    Clermont, en pensant au Brennus . Après deux ans d’absence, le club auvergnat retrouve la Coupe d’Europe avec la simple envie de «se jauger face à ce qui se fait de mieux en Europe », avoue l’ailier Julien Malzieu. Une ambition modeste doublement justifiée. Le niveau de l’opposition (les deux derniers lauréats plus Llanelli, demi-finaliste la saison dernière) et la priorité donnée à ce titre de champion de France qui se refuse obstinément (huitième finale perdue en juin dernier). Ses adversaires : London Wasps (Ang), Munster (Irl), Llanelli (Gal).

    Bourgoin, en formation accélérée . Le bilan européen des Isérois est catastrophique : trois victoires pour 21 défaites (dont troiscontre des clubs italiens…) depuis quatre ans ! La dernière campagne n’a pas dérogé à la règle : aucune victoire en six matchs… «Ce n’est pas le grand amour entre nous et l’Europe , reconnaît l’entraîneur, Pierre Raschi. Au très haut niveau, on a du mal à exister, quand on perd, année après année, tous nos grands joueurs formés au club (Chabal, Nallet, Papé, Fritz, Bonnaire). Nous souhaitons seulement rester invaincus chez nous et grandir. Face à tous ces joueurs internationaux, nos jeunes vont progresser plus vite…» Ses adversaires : Gloucester (Ang), Ulster (Irl), Swansea Ospreys (Gal).

    http://www.lefigaro.fr/sport/2007/11/10/02001-20071110ARTFIG00213-six-clubs-francais-a-la-conquete-de-leurope-.php

  • Catégories : Le patrimoine

    Le salon du patrimoine culturel sous le signe de l’environnement

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    Le salon du patrimoine culturel s’ouvre ce jeudi à Paris. Pendant quatre jours, les professionnels français et européens vont échanger sur la restauration, la conservation et la mise en valeur du patrimoine.


    250 exposants sont réunis au Carrousel du Louvre à Paris pour le salon du Patrimoine Culturel. Du 8 au 11 novembre, restaurateurs et entreprises d’art, prescripteurs, maîtres d’œuvre, collectivités territoriales, fournisseurs de matériaux et de produits immobiliers se retrouvent autour du thème "patrimoine et environnement".

    Les débats porteront notamment sur la protection des centre historiques des villes, l’équilibre entre développement industriel et préservation du patrimoine urbain, les rapports entre architecture et urbanisme ou encore la préservation des matériaux rares.

    L’édition 2007 du salon né en 1995 met l’accent sur l’Europe avec la présence de l’Italie, de l’Espagne, de la Hollande et de la Russie. En effet, cette dernière participera au salon pour la deuxième fois, en partenariat avec l’association Un jour, Un artisan. Elle sera représentée par des artistes, artisans et restaurateurs qui exposeront des œuvres réalisées dans un matériau naturel, traditionnel pour la Russie : le bois (ébéniste, coutelier, tourneur en bois).

    Chauffeuse géante Napoléon III

    Quelques curiosités sont visibles sur le salon telles un modèle exceptionnel de Citroën 15/6, entièrement restaurée par la carrosserie Lecocq. Mais aussi une chauffeuse géante, réalisée par un collectif d’artisans de l’ameublement du Tarn. Cette chaise à cousin inspirée d’une chauffeuse de style Napoléon III mesure 2,50 m de hauteur pour 1,40 m d’assise. Ou encore de la vaisselle en ambre écologique, réalisée par les fabricants d’ambre de Moscou.

    La première remise officielle du label européen Qualicities pour la gestion durable des villes d’histoire aura lieu à l’occasion du salon. Ce label créé à l’initiative de l’Alliance des Villes Européennes de Culture (Avec) récompense les politiques de développement durable des villes et territoires historiques en Europe. Les premières villes lauréates sont Anderlecht (Belgique), Arles (France), Birgu (Malte), Evora (Portugal) et Vienne (France).


    http://www.maisonapart.com/edito/travaux-le-salon-du-patrimoine-culturel-sous-le-signe-de-l-862.php

  • Catégories : Jeux, Mes poèmes

    Marcher

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    Marcher

    Marcher au hasard, s’égarer
    Marquer jusqu’à épuiser
    Ses jambes, sa tête, ses pieds
    Marcher, trébucher, tomber, se relever
    Marcher en chantant, enchanté
    Par l’art déco des maison usées
    Ecouter le parfum des bougainvillées
    En marchant sur les trottoirs accidentés
    Marcher au hasard, s’égarer
    Ne plus sentir ses pieds
    Mais marcher encore, lever
    Les yeux vers le ciel azuré.

    Le 9/11/2007

    Suite à la consigne de l'Equipe de choc:http://lequipedechoc.over-blog.com/article-13571888-6.htm...

  • Catégories : Baudelaire Charles, Goethe Johann Wolfgang von

    Goethe et Baudelaire 2

    Suite de:http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/10/24/goethe-et-baudelaire.html#comments

    Roger Bauer pense que Baudelaire s’est souvenu des deux versions de la Chanson au moment de rédiger ses Invitations au voyage (FM et SP).


    Il est un pays superbe, un pays de Cocagne, dit-on, que je rêve de visiter avec une vieille amie. Pays singulier, noyé dans les brumes de notre Nord, et qu'on pourrait appeler l'Orient de l'Occident, la Chine de l'Europe, tant la chaude et capricieuse fantaisie s'y est donné carrière, tant elle l'a patiemment et opiniâtrement illustré de ses savantes et délicates végétations.
    Un vrai pays de Cocagne, où tout est beau, riche, tranquille, honnête; où le luxe a plaisir à se mirer dans l'ordre; où la vie est grasse et douce à respirer; d'où le désordre, la turbulence et l'imprévu sont exclus; où le bonheur est marié au silence; où la cuisine elle-même est poétique, grasse et excitante à la fois; où tout vous ressemble, mon cher ange.
    Tu connais cette maladie fiévreuse qui s'empare de nous dans les froides misères, cette nostalgie du pays qu'on ignore, cette angoisse de la curiosité? Il est une contrée qui te ressemble, où tout est beau, riche, tranquille et honnête, où la fantaisie a bâti et décoré une Chine occidentale, où la vie est douce à respirer, où le bonheur est marié au silence. C'est là qu'il faut aller vivre, c'est là qu'il faut aller mourir!
    Oui, c'est là qu'il faut aller respirer, rêver et allonger les heures par l'infini des sensations. Un musicien a écrit l'Invitation à la valse; quel est celui qui composera l'Invitation au voyage, qu'on puisse offrir à la femme aimée, à la soeur d'élection?
    Oui, c'est dans cette atmosphère qu'il ferait bon vivre, - là-bas, où les heures plus lentes contiennent plus de pensées, où les horloges sonnent le bonheur avec une plus profonde et plus significative solennité.
    Sur des panneaux luisants, ou sur des cuirs dorés et d'une richesse sombre, vivent discrètement des peintures béates, calmes et profondes, comme les âmes des artistes qui les créèrent. Les soleils couchants, qui colorent si richement la salle à manger ou le salon, sont tamisés par de belles étoffes ou par ces hautes fenêtres ouvragées que le plomb divise en nombreux compartiments. Les meubles sont vastes, curieux, bizarres, armés de serrures et de secrets comme des âmes raffinées. Les miroirs, les métaux, les étoffes, l'orfèvrerie et la faïence y jouent pour les yeux une symphonie muette et mystérieuse; et de toutes choses, de tous les coins, des fissures des tiroirs et des plis des étoffes s'échappe un parfum singulier, un revenez-y de Sumatra, qui est comme l'âme de l'appartement.
    Un vrai pays de Cocagne, te dis-je, où tout est riche, propre et luisant, comme une belle conscience, comme une magnifique batterie de cuisine, comme une splendide orfèvrerie, comme une bijouterie bariolée! Les trésors du monde y affluent, comme dans la maison d'un homme laborieux et qui a bien mérité du monde entier. Pays singulier, supérieur aux autres, comme l'Art l'est à la Nature, où celle-ci est réformée par le rêve, où elle est corrigée, embellie, refondue.
    Qu'ils cherchent, qu'ils cherchent encore, qu'ils reculent sans cesse les limites de leur bonheur, ces alchimistes de l'horticulture! Qu'ils proposent des prix de soixante et de cent mille florins pour qui résoudra leurs ambitieux problèmes! Moi, j'ai trouvé ma tulipe noire et mon dahlia bleu!

    Fleur incomparable, tulipe retrouvée, allégorique dahlia, c'est là, n'est-ce pas, dans ce beau pays si calme et si rêveur, qu'il faudrait aller vivre et fleurir? Ne serais-tu pas encadrée dans ton analogie, et ne pourrais-tu pas te mirer, pour parier comme les mystiques, dans ta propre correspondance?
    Des rêves! toujours des rêves! et plus l'âme est ambitieuse et délicate, plus les rêves l'éloignent du possible. Chaque homme porte en lui sa dose d'opium naturel, incessamment sécrétée et renouvelée, et, de la naissance à la mort, combien comptons-nous d'heures remplies par la jouissance positive, par l'action réussie et décidée? Vivrons-nous jamais, passerons-nous jamais dans ce tableau qu'a peint mon esprit, ce tableau qui te ressemble?
    Ces trésors, ces meubles, ce luxe, cet ordre, ces parfums, ces fleurs miraculeuses, c'est toi. C'est encore toi, ces grands fleuves et ces canaux tranquilles. Ces énormes navires qu'ils charrient, tout chargés de richesses, et d'où montent les chants monotones de la manoeuvre, ce sont mes pensées qui dorment ou qui roulent sur ton sein. Tu les conduis doucement vers la mer qui est l'infini, tout en réfléchissant les profondeurs du ciel dans la limpidité de ta belle âme; - et quand, fatigués par la houle et gorgés des produits de l'Orient, ils rentrent au port natal, ce sont encore mes pensées enrichies qui reviennent de l'Infini vers toi.(SP)

    http://baudelaire.litteratura.com/le_spleen_de_paris.php?rub=oeuvre&srub=pop&id=156

    Cet article est un prolongement des recherches entreprises pour mon mémoire de maîtrise en vente sur Lulu:http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288

  • Catégories : L'art

    Un artiste à (re) découvrir:John Ruskin

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    John Ruskin (8 février 1819 - 20 janvier 1900) est un écrivain, poète, peintre et critique d'art britannique, issu d’une famille d’origine écossaise.

    Fils d'un fabriquant de xérès, il naît à Londres et suit ses études à l'université d'Oxford. Grâce à la fortune dont il bénéficie, il visite de nombreux musées, étudie la peinture. Élevé dans une tradition évangélique qui interprète le monde comme le signe du divin, Ruskin voit dans la nature l'expression de Dieu. Il la connaît bien du reste, et surtout la montagne: dans sa jeunesse il s'est intéressé aux minéraux, qu'il a collectionnés et classés, ce qui l'a amené à étudier sérieusement la géologie.

    Il dévoile au grand jour des talents comme Turner et participe à l'émergence publique du préraphaélisme, à chaque fois grâce à ses articles critiques. Membre du mouvement des pré-raphaélites, il est l'auteur d'un livre, The Stones of Venice (1853), qui a un impact sur la société victorienne dans sa tentative de relier l'art, la nature, la moralité et l'homme, et qui le désigne comme le fondateur du mouvement Arts & Crafts, alors que William Morris, dont il a été le mentor, en devenait le chef de file. Par ses écrits et son audience, par son combat pour ressusciter l'artisanat moribond au Royaume-Uni, il est un précurseur de l'Art Nouveau.

    John Ruskin s'oppose dès 1849 avec ferveur aux conceptions de l'architecte Viollet-le-Duc, pour qui l'architecture doit former un tout homogène, au mépris de l'histoire et de l'intégrité du monument. Dans les Sept Lampes de l'Architecture, Ruskin définit l'architecture comme un être humain qu'il faut soutenir (en le restaurant le moins possible) mais qu'il faut aussi laisser mourir. Ainsi apparaissent deux visions de la restauration du patrimoine bâti. Ruskin sera soutenu par William Morris prônant la « non-restauration » avec la « Société pour la protection des bâtiments anciens ». L'engagement de Ruskin contre la restauration tient souvent de la ferveur militante : on recense plus de 1200 lettres qu'il envoie à ce sujet.

    De 1870 à 1878, il est le premier titulaire de la chaire Slade de l'université d'Oxford, fondée en 1869 dans trois universités différentes (Oxford, Cambridge et Londres), et destinée à l'enseignement des beaux-arts en Grande-Bretagne. La chaire Slade d'Oxford est aujourd'hui encore surnommée la « chaire John Ruskin ». (Parmi les successeurs de Ruskin, on peut citer notamment John Pope-Hennessy, Kenneth Clark et Anthony Blunt.)

    Son extraordinaire goût pour tout type d'art l'amenait à apprécier aussi bien les peintres primitifs italiens que les pre-raphaélites britanniques ou Turner. Il fut un grand propagandiste des arts.

                                                                    

    John Ruskin: Étude de gneiss, Glenfinlas 1853, crayon, encre et lavis à l'encre de Chine sur papier, Ashmolean Museum, Oxford

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    Ses idées se popularisèrent à travers ses livres qui influencèrent le mouvement Arts and Crafts - Arts et Métiers - qui se caractérise par un retour à la nature, des formes gracieuses, ondulées, délicates, d'un charme doux, dans lesquelles on trouve fréquemment des végétaux, des fleurs, des insectes, des poissons, des sirènes, des dragons et des oiseaux de couleurs et de queues spectaculaires.

    Si Ruskin est connu surtout comme critique d'art, c'est aussi un aquarelliste de talent. Il est aussi connu pour son essai Unto This Last sur l'économie.

    Une anecdote sur John Ruskin : Poil_pubien (section Culture/Attitude).

    Bibliographie

    • Modern Painters (1843)
    • The Seven Lamps of Architecture (1849)
    • Pre-Raphaelitism (1851)
    • The Stones of Venice (1853)
    • Architecture and Painting (1854)
    • Modern Painters III (1856)
    • Political Economy of Art (1857)
    • Modern Painters IV (1860)
    • Unto this Last (1862)
    • Essays on Political Economy (1862)
    • Bible of Amiens (1885), traduction en français de Marcel Proust
    • Time and Tide (1867)

    Sources

    • Victorian Painting, Julian Treuherz, Thames and Hudson 1993

    Liens externes

  • Catégories : Mes textes publiés

    CES TEXTES SERONT PUBLIES DANS LA REVUE ACACIA EN DECEMBRE 2007

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    As-tu déjà regardé

    Les nuages dans le ciel ?

    Ils se battent avec le soleil

    Pour ton regard émerveillé.



    Les nuages apaisent

    Ce que le soleil consume

    Là aussi est leur force

    Et aussi leur faiblesse.

    Car on ne sort pas vainqueur

    D’une telle lutte :

    Le soleil vient du cœur

    Et de la raison il se moque.

    Déjà primé au Concours Orage-Lagune-Express 2002.

    La foi

    Une kyrielle de mots,
    Une kyrielle d’oiseaux,
    Qui volent autour de moi
    Pour me donner la foi ;

    La foi en la beauté,
    La flamme de la vérité.
    Y croire encore,
    Voyager dans l’espace ;

    L’espace inspiré d’une utopie
    Qui ressemblerait à la vie.
    Au bout du voyage,
    Trouver la nuance

    Parfaite de l’amour ;
    Ne pas rester sourd
    A la kyrielle de mots
    A la kyrielle d’oiseaux,

    Qui chantent autour de moi
    Et me redonner la foi
    De chercher encore demain
    Quelqu’un.

    Poète du mois de février 2004

    L'hiver est là.



    L’hiver est là et les fleurs
    Dorment derrière leurs vitres épaisses
    Des yeux s’ouvrent et se promènent
    Pourquoi tant de mots
    Alors qu’un seul suffit.

    N’y a t-il que les mains
    Qui savent ce qu’elles
    Doivent faire et des lèvres moqueuses
    Font plus mal qu’un adieu.

    L’hiver est là et pourtant
    Rien n’est triste pour les fleurs qui rient
    Et la prison inspire parfois
    Celui qui craint le mot fin.
    N’y a-t-il que les bruits
    Qui font peur aux oiseaux

    N’y a-t-il que l’amour
    Pour faire autant pleurer
    Dis-moi vite que j’arrête
    De penser à toi et à tes yeux

    Déjà primé aux Jeux Floraux de Montferrier 2001

    Cyril. C

    Comment vous dire à Vous qui ne me connaissez pas à quel point Vous voir partir, presque sur la ponte des pieds m’a fait mal.
    Inconnu de beaucoup de gens, Vous êtes maintenant unanimement reconnu et admiré. Vous serez bientôt ou vous êtes déjà oublié.
    La mort joue souvent ce genre de tour.
    La mort Vous a volé la vie – Moi elle m’a volé un ami. Je demande aux gens de m’excuser de ne plus arriver à sourire car c’est seulement la deuxième fois que je perds un ami. Alors je n’ai pas encore l’habitude.
    Je suis un peu cynique. Ca va, je crois que ça fait élégant. Vous m’avez fait croire un instant que vous alliez rester auprès de moi, m’accompagner dans ma vie encore longtemps.
    Et puis partir comme ça sans me prévenir, alors là excusez-moi, mais c’est Vous qui n’êtes pas très élégant et pas très poli.
    J’aurais applaudi vos futurs succès, j’aurais lu vos futurs livres et si par hasard, l’oubli vous avait englouti, moi j’aurais encore cru en vous. Ce n’est même plus de la fidélité, c’est de la rage mais « qui peut dire exactement ce qu’est la rage ? »
    Mais « un grand oiseau noir qui a perdu la mémoire » est passé par là et a oublié encore une fois de trop que certaines personnes ont trop de talent pour partir comme ça. Dites-lui que Monsieur Truffaut et Vous, vous me manquez et puis surtout dites-moi bonjour de temps en temps. Sinon je penserais sûrement que vous regrettez de m’avoir donné tant d’émotions.

    Au revoir.

    Déjà primé au Jeux Floraux de Montferrier en 1999

  • Catégories : Paysages amoureux et érotiques

    Merci

    af3de132ad46c5b9f5428c52bac98998.jpg

    Merci à Elisabeth pour la gentille note qu'elle a fait sur son blog:http://boulevarddesresistants.hautetfort.com/archive/2007/11/08/le-livre-de-laura-vanel-coytte-collection-arabesque.html#comments

    Profitez-en pour découvrir son blog et commander ses livres.

    Merci aussi pour les gentils commentaires sur mon livre à Monette:

    http://chezmonette.hautetfort.com/ dont vous découvrirez le talent.

    et à Irène:http://www.mamirene.com/

    dont vous pourrez aussi acheter le livre.

  • Catégories : La littérature

    Daniel Pennac, prix Renaudot pour "Chagrin d'école"

    Le 5 novembre 2007 à 13h28 | LE FIL LIVRES

    A soixante-deux ans, Daniel Pennac lève le voile sur son passé de cancre en publiant "Chagrin d'école" (Prix Renaudot 2007), qui mêle souvenirs autobiographiques, réflexions pédagogiques et considérations sur l'époque. Il lit pour Télérama.fr un extrait de son texte.

    .

    rss | lire les (9) réactions

    "Mais comment un cancre pourrait-il être joyeux ?" : Entretien - Daniel Pennac

    http://www.telerama.fr/livre/

  • Catégories : La cuisine

    Clafoutis aux abricots secs

    39d0374c064d4c9206aaf4a7ff7df94a.jpgPréparation : 20 min + 1h de macération
    Cuisson : 1 h 20 min

    Ingrédients pour 6 personnes:

    - 3 oeuf(s)
    - 50 g de sucre en poudre
    - 300 g d' Abricot(s) sec(s)
    - 1,5 dl de lait
    - 60 g de farine de blé
    - rhum
    - 1 pincée(s) de sel
    - 50 cl d' eau
    - 0,5 cuillère(s) à café d' extrait de vanille

    Vins conseillés :
      • Un Sauternes, semillon doux
      • Un Sauternes

    Faites tremper les abricots secs dans 1/2 litre d'eau pendant une heure au moins, puis faites-les cuire 30 minutes dans leur eau de trempage.
    Laissez-les refroidir, séchez-les puis coupez-les en deux et saupoudrez-les de farine pour qu'ils ne collent pas.
    Préchauffez le four à 180°C (th. 6).
    Mélangez le sucre, les oeufs entiers, ajoutez la farine, du sel, le rhum, et le lait.
    Parfumez avec l'extrait de vanille ou 1/2 sachet de sucre vanillé.
    Mélangez les abricots à la pâte, versez le mélange dans un plat beurré et faites cuire au four 50 minutes à 200°C (th 6/7).
    Saupoudrez de sucre glace et continuez la cuisson 5 à 6 minutes sous le gril en surveillant pour que le dessus ne brûle pas.
    Servez tiède, vous l'apprécierez mieux.

    Bon à savoir sur les abricots secs:

    http://www.isaveurs.com/outils/tampon_mailing.php?mid=MjUsMzU2MCwzOTY3ODUsNTU1MDk1NywxMDM0OTA%3D

    Source: isaveurs

  • Catégories : Science

    Une ligne grande vitesse Paris-Clermont à l'étude

    1eba5d90d80d20cce43a19392ac604bc.jpg

    Clermont-Paris en deux heures par le train à l'horizon 2020. En Auvergne, on se réjouit de cette annonce...

    Le 30 octobre, le gouvernement a annoncé son intention de réaliser une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Paris à Lyon, via Clermont-Ferrand. Objectif : désengorger l'actuelle liaison TGV Paris-Lyon. Une ligne au bord de la saturation. Paris et Clermont sont actuellement reliées par une ligne classique qui passe par Nevers et Vichy

    "Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, nous avons décidé (...) de demander une étude à Réseau ferré de France" (RFF) sur cette liaison qui pourrait passer par Orléans et Bourges, a annoncé mardi le secrétaire d'Etat aux Transports Dominique Bussereau lors d'un point de presse. Il était aux côtés de Brice Hortefeux ministre de l'Immigration,de l'identité nationale et du co-développement, et conseiller régional d'Auvergne. Cette étude de faisabilité, commandée cette semaine, doit être remise "avant le printemps" et sera alors présentée au CIACT (Comité interministériel d'aménagement et de compétitivité des territoires) avant une prise de décision du gouvernement, a-t-il ajouté. Il faudra alors compter dix à quinze ans pour la réalisation de la ligne sielle est décidée, a estimé Dominique Bussereau.  "L'objectif est de mettre Paris à deux heures de Clermont à terme" contre près de 03h30 actuellement, et Clermont à environ une heure et demie de Lyon, a précisé Brice Hortefeux. Le tracé exact ainsi que le coût seront déterminés par l'étude de RFF, propriétaire du réseau national et à ce titre maître d'ouvrage en matière de construction de lignes.


    En 2005, le conseil économique et social d'Auvergne avait préconisé une rénovation de la ligne classique plutôt que la construction d'une ligne nouvelle pour réduire le temps de parcours entre la capitale et Clermont-Ferrand.

    - France 3 -
    Cliquez ici pour voir en grand

    Une liaison ferroviaire rapide entre Paris et la capitale auvergnate : le dossier n'est pas nouveau. Mais ce nouveau projet ferroviaire, qui pourrait voir le jour d'ici treize ans, est différent de tous les autres projets élaborés depuis plus de vingt ans en Auvergne. En décembre 1988, on parlait déjà d'un TGV pour Clermont reliant la ligne Lyon-Paris via Vichy et Montchanin. Aujourd'hui, ce nouveau projet doit beaucoup au Grenelle de l'Environnement dont l'une des dispositions retenues est la réalisation de 2.000 km de lignes à grande vitesse nouvelles à l'horizon 2020. A terme, grâce à cette nouvelle ligne à grande vitesse Nord-Sud qui se poursuivrait jusqu'à Lyon, l'Auvergne pourrait se trouver au centre d'un carrefour ferroviaire majeur. En effet, Clermont Métropole défend au autre projet  : le Transline, un TGV Bordeaux-Milan.

    Ci-dessous le reportage signé N.Ferro & L. Jardy (+ images FR3-1988)
    Intervenant : Renée Souchon, Président du Conseil Régional Auvergne

     Une ligne à grande vitesse entre Paris et Clermont (JT 19/20 le 30/10/2007)

    Vidéos


    Liaison rapide Paris-Clermont sur les rails ?
    Les explications de Dominique Bussereau et Brice Hortefeux ...

     

    http://rhone-alpes-auvergne.france3.fr/info/35865530-fr.php
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  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Daho Etienne, Libération

    Daho,un père et gagne

    Chanson. Entre mélancolie amoureuse et lettre au père, le bel ami nous revient avec un neuvième album en studio.
    GÉRARD LEFORT
    QUOTIDIEN : mardi 6 novembre 2007
     

    Ami-chemin de l’album l’Invitation, planté comme un pieu dans le cœur de Dracula pour empêcher qu’il se réveille jamais, cette chanson censément exorciste : Boulevard des capucines. Qui dit, au refrain, «Quelle erreur, quelle perte de temps/Si je n’ai pas su te dire à temps/Que je pensais à toi, tout le temps/Mon guerrier, mon roi, mon petit prince» . Qui parle ? A qui ? Et de quoi ? Tous les sens sont permis, sans dessus dessous. Un amant repentant ? (C’est froid). Un vieux parlant à son jeune ? (C’est chaud). Un père à son fils ? (Ça brûle !).

    Crève-cœur. Contre toutes attentes, il s’agit en effet d’une lettre de Daho à Daho, de père en fils – ou l’inverse. Ce qui trouble plus que de raison. Car tout de même, écrire ainsi, en y insistant, cette complainte d’homo erectus, copulation astrale avec Daddy Daho (à l’Olympio !) : «Mais tu ignores mes signes, toi mon cruel funambule/Alors je crache ces lignes, fracassé et somnambule.» Et la semer en chanson à tous vents, sont-ce bien des façons ? Tout le reste est sous influence de ce déchirement crève-cœur. Alors oui, on se sent le droit, pas gêné mais un peu quand même…, de s’adresser à son tour au «garçon».

    Etienne, vous le savez, vous nous importez, corps et âme. Damoiseau depuis si longtemps, hanté par la jeunesse depuis que vous étiez jeune, entre Epaule Tatoo (ouh ?) en jean déchiré, et Week-end à Rome, vacances cinématographiques sur le scooter de référence (un Vespa sinon rien), tout chaud serré contre Gregory Peck au guidon puisque vous avez déclaré que votre mère, qui fut abandonnée par Papa, est un sosie d’Audrey Hepburn.

    A l’aurore des années 80, vous étiez ce héros pour lycéen en phase terminale (A) de province extrême, quand, entre Hubert-Félix Thiéfaine et Francis Lalanne, pour s’identifier on n’avait pas d’autre solution que vous. Mythomane d’entrée de jeu (1981), puis matelot de quincaillerie érotique, plus Querelle que Billy Budd, portant beau le pull à rayures bretonnant pour les enchâssants Pierre et Gilles sur la couverture en mousse de la Notte , la notte (1984). Plus de vingt ans déjà. Et après ?

    Un peu perdu de vue mais toujours à l’œil. Bien qu’il ait fallu endurer quelques égarements sur lesquels mieux vaut ne pas revenir sauf à aimer les scènes de ménage. Ce qui semble être votre cas, qu’on en juge, quand sous prétexte de célébrer Un merveilleux été, vous dites à quelqu’un : «Tu pleures en secret toutes les larmes de ton corps/Fais comme si j’étais mort.»

    Cantharide. Mais quel homme êtes-vous donc ? Artiste et invivable, vous chantez ce pléonasme dans Cet air étrange qui fut la première chanson écrite pour l’album. Où l’on entend aussi, que «si tu flirtes avec les cimes, tu entrevois aussi l’abîme». Aimerait-on à cet égard être votre ami ? Mieux vaut sans doute ne pas vous connaître, écouter vos chansons en restant bons copains. D’ailleurs on est prévenu par un Toi jamais, toujours où Brigitte Fontaine, en coup de main-coup d’écriture, nous abreuve de maux délicieux : «Satan de soie», «crapaud de Dieu», «tubéreuse mortelle» ou «cantharide acide». Hein ? Cantharide ? Une décoction de coléoptères aux vertus aphrodisiaques. On qualifie aussi de «cantharide» une allumeuse. Plus que jamais une Invitation, donc.

    Qui fait un carton «clappé» en guise d’ouverture. Sur un air flamenco, c’est une auberge espagnole où la vie est un banquet entraînant. Les convives, assassins et poètes, sont idéalement excitants, mais s’il venait l’envie de se lever de table pour taper à son tour du talon, c’est «pieds nus sur du verre». Et vous vous (nous) emballez au final tout en décharges d’adrénalines. Fort bien. Et du calme. Pour un tête à tête entre vous et toi, où s’ouvrent les gouffres de la sexualité («Ça fait très, très peur mais aussi très envie»), prétexte aussi à une première bouffée de violonades qui, en arrière-monde, font penser aux déambulations de Gainsbourg dans la maison close de Melody Nelson.

    Gamin. Mélodie en sous-sol, plutôt, qui est aussi le titre d’un film de Verneuil (1963) avec Beau Delon. Ça coule à pic, la fin des années 60 cogne à la porte. Car, ce qui fait surtout écho souterrain à l’arrière-plan de votre Invitation, c’est le Velvet. Vous chantez, Etienne, tandis que ne manquent au rappel ni tambourin ni ligne à haute tension des guitares électriques, comme Nico. Pas faux non, mais… Une voix de gamin, de Petit Prince si vous y tenez, poseur mais posé, qui tinte à nos oreilles comme celle d’un enfant de chœur qui chercherait ses basses dans If, le film soixante-huitard de Lindsay Anderson. Autant dire «gâté pourri», prêt à tirer dans le tas en aube sanglante.

    Comment peut-on chanter français sur un son aussi anglo-saxon ? D’autant qu’autre fantôme, comme une chatte Motown dans la gorge, Diana Ross vous hante. Or, ça colle. Et vous en donnez la preuve dans Sur la terre comme au ciel. Sur des vers boiteux à se ramasser, voilà que tout en montée vers un septième ciel de fantaisie, la voix rapido caracole, de «poussière» en «esprit» jusqu’à un pic de «poésie», juste avant de dévaler d’une octave pour valdinguer «sur terre». Cette galvanique incantation nous cueille et nous terrasse.

    C’est bientôt la fin, le chant du départ. Un Cap Falcon qui est sans conteste le nom d’une pointe aux environs d’Oran (Algérie), histoire d’un retour à rebours, bouffée d’enfant pied-noir inconsolable qui naquit «là-bas» un 14 janvier 1956. Mais aussi, parce qu’un amour d’antan est appelé Lit de Roses, impossible de se quitter sans évoquer Jean Genet-Génie, Notre-Dame-des-Fleurs et des fêlures répandant sa fragrance dans les Fleurs de l’interdit où vos «aubiers» sont à deux doigts des aubépines de Proust. Ce qui vous fait fredonner, cher garçon : «Comme le nectar assassin, tiens, tiens, prends ma main…» Soit. Mais où ?

    http://www.liberation.fr//culture/musique/289424.FR.php?utk=008b428a

  • Catégories : La littérature

    "Le Goncourt 2007 ? Une vraie surprise !"

    Gilles Leroy.
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    Vincent Fertey (lefigaro.fr).
     Publié le 05 novembre 2007
    Actualisé le 05 novembre 2007 : 18h33

    VIDÉO Le plus célèbre des prix littéraires français a été décerné cette année à Gilles Leroy pour son roman "Alabama Song". Un livre magistral selon Mohamed Aissaoui, critique littéraire au Figaro.

  • Catégories : L'actualité

    la grande quinzaine des prix littéraires de l'automne

    Officiellement ouverte le 25 octobre dernier avec l'attribution à Vassilis Alexakis du grand prix du Roman de l'Académie Française (pour Après J.-C., éd. Stock), la grande quinzaine des prix littéraires de l'automne connaîtra ce lundi son point d'orgue : c'est à treize heures que seront connus les lauréats des prix Goncourt et Renaudot. Demain, mardi, ce sera le tour du jury du prix Décembre — notons qu'habituellement, il s'agit du jury le plus avisé. Lundi 12, place au Fémina et au Médicis. Et alors, enfin, on en aura fini avec ces récompenses rituelles dont il n'est hélas jamais acquis qu'elles viennent saluer les romans les plus réussis de la saison. Faut-il pour cela réclamer la tête des jurés ? Une fois de plus crier au scandale ? Non. « La principale utilité des prix littéraires, c'est qu'ils font parler des livres », expliquait il y a quelques années un éditeur interrogé sur la question, et il faut bien se ranger à son avis clair et lucide. Quel jour de l'année les JT de 13h des grandes chaînes de télévision et des radios sont-ils suspendus à l'actualité littéraire ? Quand voit-on un romancier invité à la table de la grand-messe du 20h ? Le lundi de la fin novembre où l'Académie Goncourt rend son verdict (ajoutons-y éventuellement le jeudi du mois d'octobre où est connu le nom du Nobel de littérature). Pour cela — et rien que pour cela —, il sera beaucoup pardonné aux jurys... ◆ Na.C.
    sOURCE: Télérama

  • Catégories : Paysages de Cannelle. Nouvelles

    Le prince charmant

    Cannelle est féministe et pour elle ce rêve de prince charmant n’est pas féministe. Pourtant, elle aussi a rêvé au prince charmant. Et ce rêve s’est transformé en cauchemar. Il y avait dans les années quatre-vingt une série japonaise (à l’époque c’était nouveau) d’animation qui racontait la vie d’une orpheline, Candy. Les vieux trentenaires et les jeunes quarantenaires doivent se souvenir… Devenue jeune fille, Candy fait la rencontre d’un jeune aristocrate, Elle est pauvre. Leur amour est impossible et comble du tragique, il meurt. Cannelle est une petite fille unique, sage, très bonne élève. Une petite fille de réfugiés laotiens arrive dans sa classe. Elle est plus âgée, plus mûre que Cannelle et devient sa meilleure amie. Cannelle a aussi rencontré, à la bibliothèque de l’école primaire, un garçon, plus vieux, de deux classes au-dessus d’elle, Patrick. C’est le grand-frère d’un garçon de sa classe avec lequel elle a joué à touche-pipi à la maternelle. Elle a cru qu’il l’avait regardée d’une façon particulière et elle s’est bâtie toute une histoire. Un jour, elle tombe dans la cour de l’école et il se porte à son secours. Le rêve prend des proportions énormes pour une petite fille sage. Sa meilleure amie dessine très bien et notamment les personnages de ce qu’on appelait encore des « mangas.» Dans leurs cahiers d’écolières, il y a donc Candy mais aussi Anthony, son prince charmant qui ressemble bien sûr au prince charmant de Cannelle : blond, grand, mince, peau diaphane, yeux bleus. Un jour, sa meilleure amie lui écrit une lettre comme si c’était Patrick, une lettre d’amour sûrement mais elle ne se souvient pas du contenu de cette lettre. Elle se rappelle que c’était son trésor et qu’elle l’avait glissé sous son oreiller tout près de ses rêves nocturnes. Un matin, sa mère trouve cette lettre en faisant du rangement dans sa chambre. Elle l’a lit et s’indigne de son contenu, ce même contenu dont Cannelle n’a plus aucun souvenir. La mère comprend que ce n’est pas Cannelle qui a écrit cette lettre mais sa meilleure amie. Car cette lettre ne peut pas être la lettre d’une petite fille mais d’une fille plus mûre déjà bien au fait des choses de la vie. Sa mère lui demande de ne plus revoir son amie et lui annonce qu’elle va aller voir le directeur de l’école. Tout au long de sa vie, sa mère est intervenue dans ses amitiés disant que tel amie était trop ceci  ou pas assez cela  pour elle. Et elle, Cannelle ne s’est pas révoltée avant un certain temps.

     

    En ce qui concerne l’entrevue entre sa mère et le directeur d’école, ce fut une honte pour la sage Cannelle. Le directeur convoqua ensuite la petite fille. Le rêve du prince charmant, partagé avec sa meilleure amie s’était transformé en désastre.
  • Catégories : Jeux, Mes poèmes

    L'absence au monde

    Mots imposés (Kildar)

    Un exercice que l'on n'a presque plus besoin de présenter tant il a l'air de vous inspirer : une liste de mots (25 en l'occurrence), un texte à construire en intégrant ces mots (il est demandé d'en utiliser au moins 15, idéalement tous, en conjuguant les verbes si vous le souhaitez, et en jouant sur le féminin et le pluriel pour les mots donnés au masculin et / ou au singulier)... Que dire de plus ? Amusez-vous bien avec cette nouvelle liste : -)

     Absence - Souffrance - Déchéance - Extravagance - Expérience - Volontiers - Indifféremment - Exceptionnel - Décomposé - Novembre - Egorger - Sourire - Jubiler - Lamentable - Formidable -  Simuler - Courroux - Persuasif - Pouvoir - Exacerbé - Lancinant - Alchimie - Communautaire - Enchainer - Tourbillon    

    http://www.ecritureludique.net/article-13363082.html

     

     

    MON POEME  

      

    L’absence au monde

     

    L’absence au monde

    La solitude

    Est perçue comme une souffrance

    Une déchéance

    Lamentable

    Une extravagance

    Par ceux qui n’en ont pas l’expérience.

    Mais le refus de la vie communautaire

    Peut-être

    Comme un sourire

    Dans le froid de novembre ;

    Une chance formidable.

    Regarder indifféremment la foule,

    Ce besoin lancinant des êtres

    Exceptionnels et uniques

    D’être comme les autres.

    Que les moutons de Panurge

    Se laissent égorger l’âme,

    Décomposer le caractère.

    Ils se perdent et en jubilent.

    Pour ne pas simuler, le solitaire

    Volontiers  s’enferme

    Pour ne pas qu’on l’enchaîne.

    Sa sensibilité s’exacerbe,

    Son courroux arrive vite.

    Persuasif, le monde

    Parfois l’attire

    Mais il garde

    Dans ce tourbillon alchimique

    Ce pouvoir magique

    De s’absenter du monde

  • Catégories : La télévision

    Du théâtre en direct et en prime time un samedi soir

    diable, France 2 sort l’arsenal ! Faisons un rêve donc, et imaginons que cette brillante pièce de jeunesse de Guitry envoie se coucher Les enfants de la télé. En direct du Théâtre Edouard-VII, à Paris. Mise en scène : Bernard Murat. 95 mn. Avec Pierre Arditi, François Berléand, Michèle Laroque. 1443406.

    Source: Télérama.fr