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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1451

  • Catégories : La culture

    Philippe Beaussant, un spécialiste du baroque élu à l'Académie française

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    Philippe Beaussant, le 2 novembre 2001 à Brive

    Il y a 16 heures

    PARIS (AFP) — L'écrivain et historien de la musique Philippe Beaussant a été élu jeudi à l'Académie française, au second tour de scrutin, au fauteuil de Jean-François Deniau, a indiqué l'institution.

    Spécialiste du XVIIe siècle français, Philippe Beaussant, 77 ans, est l'auteur de plusieurs romans et de nombreux ouvrages consacrés à la musique. Il a créé en 1977 l'Institut de musique et danse anciennes, devenu depuis le Centre de musique baroque de Versailles.

    Philippe Beaussant, dont c'était la première candidature, l'a emporté avec 15 voix sur 24 votants. Il avait obtenu 10 voix sur 23 votants au premier tour, contre trois à l'écrivain Stéphane Denis et deux au professeur de médecine Dominique-Gilbert Poitout.

    Né en 1930 à Caudéran (Gironde), Philippe Beaussant enseigne la littérature à partir des années 1950 en France et en Australie, où il crée un ensemble instrumental et vocal qui se consacre à la musique française baroque.

    Son premier essai, "Le jeu de la pierre et de la foi" parait en 1963. Il voyage alors dans le sud-est asiatique et publie en 1971 "Musique et danse du Cambodge". Producteur à Radio France/France Musiques à partir de 1974, il anime de nombreuses émissions musicales et crée en 1995 le Centre des arts de la scène des XVII et XVIIIe siècles, qu'il dirige jusqu'en 1998.

    Romancier et essayiste, Philippe Beaussant a consacré plusieurs livres à Lully, François Couperin et Monteverdi, notamment "Lully ou le musicien du soleil" (1992). Son dernier ouvrage, "Passages" (Fayard), est paru en 2006. "Ce que j'aime le plus, c'est le mélange des genres", a-t-il déclaré après son élection, soulignant la relation entre musique, peinture et poésie.

    Philippe Beaussant a reçu le Grand prix du roman de l'Académie française pour "Héloise" en 1993, le Prix de la langue française en 2001 pour l'ensemble de son oeuvre et le Prix littéraire Prince Pierre de Monaco en 2004.

    Six fauteuils restent vacants à l'Académie française, après les décès au cours des derniers mois des écrivains Bertrand Poirot-Delpech, Henri Troyat et Pierre Moinot, du politologue René Rémond, du cardinal Jean-Marie Lustiger et de l'ancien Premier ministre Pierre Messmer.

    Les scrutins devraient donc s'enchaîner dans les prochains mois pour reconstituer les rangs. Mais l'Académie a procédé le 18 octobre à une "élection blanche" - aucun candidat n'ayant obtenu une majorité pour être élu -, les académiciens refusant d'agir dans la précipitation.

    Une double élection doit avoir lieu le 17 janvier 2008. Les candidatures des romanciers Gonzague Saint-Bris et Dominique Bona ont déjà été enregistrées, respectivement aux fauteuils de Bertrand Poirot-Delpech et d'Henri Troyat.

    http://afp.google.com/article/ALeqM5j-HdcgysoSz0urr68CtS6FehRtSw

  • Catégories : La télévision

    Guerre & Paix (mardi 20 novembre à 20h50)

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    Difficile pour Natacha d’oublier les propos tenus par Anatole à l’opéra et le sentiment ressenti en sa présence. Elle n’imagine pas être le fruit d’une vengeance orchestrée par Hélène et Anatole.

    Troublée par la tentative de suicide d’Anatole et déçue par le comportement d’André, qui n’est pas revenu une seule fois en un an, Natacha accepte de s’enfuir avec Anatole.

    Un geste qu’elle va très vite regretter, mais le mal est fait.
    Sur le front, l’armée russe s’apprête à subir les assauts français. Une bataille à laquelle André, Pierre, Anatole, Nicolas et Denisov vont prendre part.

    http://programmes.france2.fr/guerre-et-paix/

  • Catégories : La culture

    Fifi Brindacier

    La mère de la célèbre héroïne de littérature enfantine, Fifi Bridancier, la suédoise Astrid Linggren, aurait eu 100 ans aujourd'hui. Avec ses deux couettes, la gamine extravagante sans famille n'a pas pris une ride.

    Source: Télérama

  • Catégories : Jeux, Mes textes en prose

    Indifférence

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    INDIFFERENCE

    "Je n'ai pas mis les bonnes chaussures ce matin."
    Ca me rappelle vaguement un souvenir enfantin ;
    J’étais parti à l’école avec mes chaussons montants
    Et on s’était moqué de moi avec une cruauté d’enfant.

    Ce matin, personne ne pourra se moquer de moi
    Car personne ne me connaît, personne ne me voit.
    Je pourrais rentrer dans l’eau tout doucement
    Et me débattre, appeler à l’aide au dernier moment

    Que personne ne bougerait le petit doigt
    Croyant que je fais encore du cinéma
    Ils me regarderont sombrer en se disant
    Qu’ils ont affaire à un dément.

    Je n'ai pas mis les bonnes chaussures ce matin."
    Ca me rappelle vaguement un souvenir enfantin.

    Le 15/11/2007

    http://coumarine2.canalblog.com/archives/2007/11/16/6899123.html#comments

    48 textes dans lesquels Tante Babette a pris son inspiration...
    bravo à tous pour vos participations!

    Voici déjà la nouvelle consigne

    La photo est de Largo (il n'a pas de blog...)

    L'incipit sera le suivant:

    "Je n'ai pas mis les bonnes chaussures ce matin"

    Bonne créativité à chacun, amusez-vous, amusez-nous...

    Les textes sont à envoyer à Sammy pour cette quinzaine: sammyfisherjr@gmail.com

    NB Je rappelle que ce blog est tout public, qu'il n'est donc pas référencé dans la catégorie "adultes"

    Coumarine

    http://coumarine2.canalblog.com/

  • Catégories : Jeux, Mes textes en prose

    Le rêve

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    Depuis quelques temps, Cannelle avait eu l’impression de vivre un cauchemar. Pourtant, en regardant, « Le rêve » du Douanier Rousseau, il lui revenait à l’esprit des moments où sa vie d’exilée ressemblait au rêve d’exotisme des français qui la prenaient pour une touriste.
    Ce sont ces instants où elle lève les yeux vers le ciel et où les têtes vertes des palmiers ou les couleurs éclatantes des bougainvillées se découpent sur un pur bleu azur.
    Des jardins aussi comme celui des Oudayas à Rabat où elle avait admiré avec des amis les fleurs des daturas, ces petites clochettes blanchâtres qui peuvent donner la mort.
    Encore à Rabat, le jardin du Chellah où la végétation, les petits ruisseaux et des fleurs de toutes les couleurs se disputent notre regard émerveillé avec des ruines pourtant si peu mises en valeur. Certains disent que c’est le lieu le plus magique du Maroc. Elle n’est pas loin de le penser aussi. A chaque fois qu’elle y est allée, le craquettement des nuées de cigognes et la vue même de ses oiseaux que l’on voit de si près qu’on croit pouvoir les toucher. Leurs nids perchés si hauts avec les petits qui attendent leur repas, leur envergure quand ils s’envolent.
    Tout cela ajoute au mystère de ce lieu.
    Enfin, à Marrakech, le jardin Majorelle, conçu par le peintre du même nom. Quand elle l’a visité, le temps était gris pourtant elle a été happée par tout ce vert, les fleurs encore aux multiples couleurs et le fameux bleu Majorelle de ce qui est maintenant un musée.
    A ces moments là où le vert, le bleu et les couleurs chatoyantes des fleurs, elle rêve qu’elle pourrait encore être heureuse dans ce pays, loin de son cauchemar actuel qui ressemble lui au paysage qu’elle a aperçu en arrivant pour la première fois de l’aéroport : une végétation jaunie par la sécheresse.

    LA CONSIGNE DE JULIETTE/PAPIER LIBRE

    Pour cette nouvelle consigne, je reviens à mes premières amours : La Perinture, et tout particulièrement celle du Douanier Rousseau.

    Voici un tableau de lui, particulièrement enchanteur. Vous savez sans doute qu'il a recréé SA forêt vierge, et beaucoup de ses oeuvres l'ont pour cadre.

    Celui-ci s'appelle "Le rêve."

    Écrivez en vers ou en prose, un texte dont ce tableau est le point de départ : un rêve, une rencontre, un fantasme....et envoyez le à jb3essarts@orange.fr

    avant le 21 Octobre
    en n'oubliant jamais de préciser l'adresse de votre blog et la Communauté (parmi celles de Papier Libre) dont vous faites partie

    Je vous recommande vivement, si vous êtes en V2 de vous inscrire à notre Communauté PAPIER LIBRE. Merci

    Juliette

    http://papierlibre.over-blog.net/article-12973150.html

  • Catégories : Le Maroc:vie et travail

    Hier soir, à l'IFC, présentation de la revue Zon'art

    Parution du deuxième numéro de Zon'Art
    Casablanca - Le deuxième numéro de Zon'Art, le nouveau magazine de l'art contemporain et du patrimoine visuel, vient de paraître avec au menu de beaux articles, consistants, agréables à lire et richement illustrés.


    Ce numéro de Zon'Art offre au lecteur une visite dans l'atelier de Saad Hassani qui évoque son expérience avec les ateliers et livre sans détours ses émotions de créateur.

    Sur le registre de la critique d'art, le chercheur et critique libanais Charbel Dagher analyse la situation de l'art contemporain dans le monde arabe en rapport avec les pressions des marchés de l'art et les contraintes de la mondialisation.

    Dans "l'Art actuel", l'artiste française Edith Taioni Clos a préparé pour Zon'Art dans un style clair et une démarche pédagogique, une étude sur "L'art contemporain : Est-il mis a mal par le concept ?''. Une deuxième partie de cette étude sera publiée dans le numéro prochain. Zon'Art poursuit dans la rubrique "Artiste à suivre" ses explorations et ouvre ses pages au jeune talentueux artiste-peintre M'Barek Bouchichi.

    Les galeristes ne sont pas en reste puisque Leila Faraoui, Directrice de la galerie Nadar, raconte son parcours et son combat pour contribuer à une éducation du goût et au développement du sens culturel auprès d'un public encore hésitant.

    Zon'Art a choisi des critiques d'art et écrivains de renom pour faire découvrir au lecteur "l'art et ses lieux : Les événements du moment qui marquent la scène de l'art contemporain au Maroc". Moulim El Aaroussi y revient sur l'exposition qui a accueilli les oeuvres de Picasso à Tanger.

    Le grand poète Adonis et Asaad Aarabi, critique d'art syrien, lève le voile sur le peintre célèbre Adam Sabhan qui vient d'être célébré à Paris dans quatre galeries en même temps.

    Talal Moualla nous dévoile les succès que rencontre l'artiste marocain Ghazali au Pays du Golfe tandis que Abderrahmane Tenkoul s'interroge sur les derniers travaux du photographe Khalid Achaari.

    Une belle fenêtre est ouverte sur le patrimoine visuel pour laisser défiler de belles pages sur Ikhwan Assafa ou le grand mystique Ibnou Arabi ou tout simplement sur la féerie des couleurs et la magie des compositions du tapis marocain dont Ali Amahan est l'auteur du texte.

    Fidèle à sa vocation multi-linguiste, le magazine Zon'Art traite ses articles et thèmes tantôt en Anglais, tantôt en Français ou encore en Espagnol et en Arabe, à l'humeur du rédacteur et à la mesure de la sensibilité du sujet à débattre.

    Avec cette nouvelle sortie, Zon'Art confirme son positionnement de militant en faveur de la cause culturelle et artistique et revient avec encore plus de verve pour défendre la belle peinture et promouvoir l'art actuel.



    MAP
    Lundi 29 Octobre 2007

    http://www.limage.info/Parution-du-deuxieme-numero-de-Zon-Art_a1360.html

  • Catégories : Jeux

    Le jeu d'Irène

    L'équipe de choc recherche des plumes courageuses pour participer à l'écriture d'un poème collectif :

    Irène, ABC, Laura, Juliette (orchi-mauve), Lilounette, Morganlafey, Camomille, Captainlili, Rachida, Petite chouette, Polly et moi sommes inscrites...nous attendons votre inscription, ici :

    http://lequipedechoc.over-blog.com/

    Source: blog d'Enriqueta:http://c-estenecrivantqu-ondevient.hautetfort.com/archive/2007/11/13/le-jeu-d-irene.html

  • Catégories : La télévision

    Ce soir sur France 3: Le lien

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    RÉSUMÉ


    Eva a miraculeusement échappé à la rafle de 1943 au cours de laquelle toute sa famille a été déportée vers Auschwitz. En 1959, âgée de 55 ans et mariée à Nathan, elle a reconstruit sa vie, et enseigne le français dans une classe de seconde. Un jour, elle rencontre le père de Sylvie, une de ses élèves, et reconnaît en lui Meunier, ancien milicien responsable de la rafle au cours de laquelle elle a perdu sa fille et sa petite-fille de 3 mois. Petit à petit, elle acquiert la certitude que Sylvie n'est autre que sa petite-fille Sarah. Eva ne sait comment réagir. Peut-elle laisser sa petite-fille auprès d'un homme qui a envoyé ses vrais parents à la mort ? Peut-elle bouleverser la vie de Sylvie en lui révélant la vérité ?... .
    .CRITIQUE TÉLÉRAMA

    Téléfilm de Denis Malleval (France, 2007). Scénario : Anne Valton et Luc Chaumar. 90 mn. Inédit. Avec Marthe Keller : Eva. Juliette Lamboley : Sylvie. Jacques Spiesser : Meunier. Jacques Frantz : Nathan. Olivia Brunaux : Solange. En mai 1944, Eva a perdu son mari, sa fille, son gendre et sa petite-fille Sarah, arrachés à leur cachette par la milice bordelaise et déportés à Auschwitz. Quinze ans plus tard, la survivante a refait sa vie avec Nathan, un luthier rescapé des camps nazis.

    http://television.telerama.fr/tele/emission.php?id=7249646

  • Catégories : Des expositions

    Le Louvre surprend avec l’exposition Biedermeier

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    Biedermeier, style radical du premier quart du XIXe siècle, est le thème d’une exposition au Louvre du 18 octobre au 14 janvier : "Biedermeier, de l’artisanat au design". Des pièces exceptionnelles feront découvrir au public les prémices du design.


    En s’associant avec des musées européens et américains, le Louvre s’inscrit comme une étape de l’exposition Biedermeier et surprend, en accueillant un événement mettant en avant un style décalé, sobre et original. Cette exposition présente principalement du mobilier d’intérieur et des objets comme des porcelaines, des meubles ou encore des échantillons de textiles, reflétant le mode de vie européen entre 1815 et 1848.

    Le nom de Biedermeier a en effet été donné à ce courant, en référence à un personnage d’un hebdomadaire satyrique édité à Munich. Ce prénommé "Biedermaier" représentait le citoyen germanique typique, attaché à sa routine quotidienne, son confort, sa famille et peu soucieux de la politique. La généralisation de ce style de vie a ainsi donné naissance au mouvement esthétique de l’époque. Joseph Danhauser senior, fabricant de meuble viennois, marqua en premier ce nouvel art décoratif. Un style qui, avant même l’ère industrielle, bouscule les modes classiques et montre une évolution qui annonce le design contemporain.


    Aline Angosto (07/11/2007)

    http://www.maisonapart.com/edito/decoration-le-louvre-surprend-avec-l-exposition-biedermeier-850.php

  • Catégories : Le patrimoine

    Tyr fait de la résistance culturelle

    Delphine Minoui
    02/11/2007 | Mise à jour : 22:52 |
    Les habitants de cette ville du Liban-Sud s’attachent à leur patrimoine, comme un défi lancé aux multiples guerres qui firent rage au pays du Cèdre.
    De notre envoyée spéciale à Tyr (Liban)

    Partout, des ruines. Mais celles-ci ne portent ni les stigmates de la guerre civile, ni ceux du conflit contre Israël de l’été 2006. Seulement la marque d’une riche civilisation dont l’érosion n’a pour principale origine que le temps qui passe. Des allées de colonnes romaines à perte de vue, des mosaïques aux couleurs passées, des pierres majestueuses qui déboulent jusqu’au bord d’une eau méditerranéenne bleu azur… De Tyr, cité antique portuaire de plus de 2 750 ans, se dégage une étrange impression de calme. Et de beauté ancestrale. «C’est un peu notre colonne vertébrale, celle qui tient toujours debout quand tout s’écroule», souffle Zahra Jaffar, visiteuse solitaire au milieu d’un des sites archéologiques disséminés à travers la nouvelle ville. L’instabilité politique qui prévaut au Liban a dissuadé les derniers touristes occidentaux de s’aventurer au sud du fleuve Litani. Mais pour cette habitante de Bazourieh, plus au sud, Tyr s’impose aujourd’hui comme un pèlerinage hebdomadaire. «Je m’y sens en paix», dit-elle.

    Pour rejoindre cette cité culte de la Phénicie méridionale, à environ 80 km au sud de l’agitation qui secoue actuellement les différentes factions au pouvoir à Beyrouth, il faut passer les postes de contrôle de l’armée libanaise. Sur la route qui mène vers cette ancienne île, on croise également les Casques bleus de la Finul, la force internationale qui veille au maintien de l’ordre. Mais une fois arrivé, la mythologie reprend le dessus. L’histoire de Tyr est, en effet, liée à tous les grands événements des temps anciens.



    Un «âge d’or» inoubliable


    Au cours des siècles, la métropole abrita successivement les Phéniciens, les Perses, les Grecs, les Romains, les Byzantins, les Arabes, les Croisés, les Ottomans. Aujourd’hui, les principaux vestiges – l’hippodrome, l’arc de triomphe et la nécropole – datent de l’époque romaine. Mais dans les esprits, l’époque phénicienne reste celle d’un «âge d’or» inoubliable, où durant dix siècles (à partir de 1200 av. J.-C.), les riches marchands de ce port en pleine expansion se transformèrent en «colporteurs des mers».

    «C’est ce riche héritage commun que nous cherchons à préserver, pour apprendre ce qui nous unit au-delà de ce qui nous sépare», explique Maha el-Khalil Chalabi, à la tête de l’Association internationale pour la sauvegarde de Tyr (AIST). Native de la ville, cette femme de caractère se bat depuis maintenant vingt-cinq ans pour sensibiliser l’opinion mondiale sur l’importance de la conservation du legs archéologique de ses terres d’origine. Avec, en filigrane, une ambition personnelle : utiliser ce patrimoine comme base commune à tous les Libanais, dans un pays déchiré par les conflits intercommunautaires. Les habitants de Tyr sont d’ailleurs fiers de rappeler que tout au long de la guerre civile (1975-1990), les communautés chiite, sunnite et chrétienne cohabitèrent paisiblement à l’extrême sud du pays, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. «L’anarchie qui régnait à l’époque laissa, en revanche, libre court à différents groupes qui organisèrent leurs propres fouilles et qui pillèrent des pans entiers du patrimoine national», regrette Maan Arab, l’ancien responsable du comité local de protection des sites.

    En pleine ville, la carcasse d’une tour en ciment rappelle également la violence meurtrière des tirs de missiles israéliens, à l’été 2006. Mais à l’exception de fresques funéraires qui se seraient en partie décollées, à cause des vibrations causées par les bombes, les principaux vestiges archéologiques ont été épargnés. En revanche, tiennent à souligner les membres de l’AIST, ce sont d’autres fléaux qui menacent aujourd’hui la richesse du patrimoine local : l’extraction de sable sur le littoral, le remblaiement du port, ou encore le tracé de l’autoroute du Sud.

    «Quand les bombes vous tombent sur la tête, protéger votre patrimoine constitue le dernier de vos soucis, reconnaît Maan Arab, qui s’est enfui dans les montagnes du Chouf, plus au nord, au pic de la crise de 2006. Mais quand on rentre, il n’y a rien de plus rassurant que de voir notre histoire tenir tête aux guerres. Face à l’incertitude politique actuelle, ces sites constituent le plus bel héritage qu’on peut offrir aux nouvelles générations.»

    http://www.lefigaro.fr/culture/2007/11/02/03004-20071102ARTFIG00425-tyr-fait-de-la-resistance-culturelle-.php

  • Catégories : Le patrimoine

    Le clocher d’une église bat le record de la tour de Pise

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    La célèbre tour de Pise n’est plus la «tour la plus penchée du monde». Depuis jeudi, le livre Guinness des Records a donné ce titre au clocher d’une église dans le village allemand de Suurhusen.

    Les auteurs du livre des records sont formels : avec son inclinaison à 5,19 degrés, le clocher de briques rouges haut de 27 mètres penche plus que la tour de Pise, inclinée à 3,97 degrés. Lors d’une cérémonie officielle jeudi dans l’église de Suurhusen, village de 1.200 habitants près de la frontière néerlandaise, l’équipe du Guinness a remis le titre au clocher, qui penche vers l’avant
    Le clocher a été construit sur des fondations en chêne en 1450. Lorsque le terrain alentour s’est asséché au XIXe siècle, le bois a pourri et l’édifice a s’est affaissé. L’accès y a été interdit en 1975 par peur d’effondrement. Mais il est considéré comme sans danger depuis des travaux de consolidation en 1985. Reste à savoir si le clocher de Suurhusen, désormais détenteur du record de la «tour la plus penchée du monde» saura attirer autant de visiteurs que la tour de Pise.



    08/11/2007

    http://www.batiactu.com/data/08112007/08112007-152502.html

  • Catégories : Jeux, Mes poèmes

    Une page au crépuscule

    Mots imposés (Michel -http://www.fauxreveur.net/ )

    Ce type d'exercice est manifestement celui que vous préférez, et il a été décidé de ne pas changer la formule cette fois

    Sur base des 25 mots suivants, il vous est demandé d'en utiliser au moins 15 (idéalement tous) pour écrire un texte de votre choix.

    page - annuler - travers - crépuscule - tirer - facile - ambiance - hypothèse - mésange -
    finesse - parallèle - absurdité - sonate - langage - puriste - fatalité - dissoudre - pyramide -
    caresse - victime - bâtisse - perpétuel - exécrable - hacher – cran

    http://www.ecritureludique.net/article-13764285.html

    MON POEME

    Une page au crépuscule

    Il est vraiment facile
    Dans cette ambiance
    D’échafauder mille hypothèses
    Grotesques et ridicules

    La mésange chante
    Mais la finesse
    De sa voix n’empêche
    Pas de faire un parallèle

    Entre sa sonate
    Et le langage
    Cher aux puristes
    Où vient se dissoudre

    La pyramide bancale
    De mes mots-caresses
    Dont je suis victime.
    Alors je me retire

    Dans ma bâtisse
    Avec mon poème
    Au rythme exécrable.
    Annuler cette page,

    Tirer une conclusion évidente
    Vu l’absurdité de mes phrases.
    La fatalité me pourchasse.
    Hacher menu mes rimes

    Qui ne passeront même
    Pas à travers le filtre
    De ma perpétuelle chimère
    Un peu de cran ! cesse d’écrire

  • Catégories : Science

    La Lune s’affiche en haute définition

    10/11/2007 | Mise à jour : 21:45 |
    .
    La sonde japonaise Kaguya a tourné de splendides images de notre satellite. Découvrez les en vidéo.
    À 100 km d’altitude au-dessus de la surface lunaire, la sonde japonaise Kaguya a un point de vue privilégié sur notre satellite. Autre particularité, cet engin d’étude scientifique embarque à son bord une caméra de télévision haute définition, financée par la chaîne japonaise NHK, qui fait la promotion de ce format d’image. Le 31 octobre, cette caméra a filmé les premières vues en TV HD de la surface lunaire, lors d’un survol depuis l’océan des Tempêtes vers le pôle nord, avec une lumière très rasante. L’étude détaillée des pôles de la Lune est l’un des objectifs les plus intéressant de la mission japonaise, car ces régions sont envisagées pour accueillir les bases permanentes envisagées par le programme lunaire habité de la Nasa.


    Crédits: Jaxa/NHK

    ICI POUR VOIR LA VIDEO:http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/10/01008-20071110ARTFIG00207-la-lune-saffiche-en-haute-definition-.php

  • Catégories : Jeux, Mes textes en prose

    Enfin libre!

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    Consigne 57 de "Paroles plurielles"
    Une photo...

    L'incipit:
    "Tante Babette prit une profonde inspiration"'
    Ceci est le début d'une nouvelle de Rilke qui s'intitule "L'anniversaire" (en folio 2€)
    Les textes sont à envoyer à Pivoine pour cette quinzaine:
    jardinauxpivoines@yahoo.fr
    Bonne créativité
    (respectez bien le mode d'emploi SVO... voir à droite dans les catégories...)


    http://coumarine2.canalblog.com/


    MON TEXTE


    "Tante Babette prit une profonde inspiration.' L’odeur des gâteaux la distrayait de son angoisse mais elle était toujours là. Elle n’avait pas vu ses parents depuis deux ans et ayant appris par hasard qu’elle rentrait en France, ils l’avaient invitée à déjeuner. Depuis leur appel, elle se demandait si elle devait y aller.
    Depuis le jour où elle avait définitivement coupé les ponts avec eux, elle était mieux dans sa peau et avait connu des succès dans la voie qu’elle avait choisie. Autrefois quand elle devait les voir, elle avait des nuits d'insomnie avant et après. Elle retournait ce qu’ils lui avaient dit et ce qu’elle leur avait dit. C’était presque pareil avec leurs coups de téléphone. A chaque fois elle se remettait en cause, culpabilisait, se disait qu’elle avait fait quelque chose de mal. Elle régressait… Et maintenant que ses derniers livres avaient obtenu un joli succès d’estime et qu’avec ce qu’elle gagnait, elle pouvait avoir une certaine indépendance financière vis-à-vis de son mari…. Ils voulaient la voir alors qu’à ses débuts d’écrivaine, ils n’en avaient fait aucun cas. « Madame, vous avez choisi ? »
    La voix de la serveuse la sortit brusquement de ses pensées et elle répondit à haute voix : « Oui, j’ai décidé de ne pas y aller. » Le client qui était à côté d’elle et la serveuse la regardèrent avec indifférence pour l’un et énervement pour l’autre. Elle en voyait de toutes les couleurs depuis qu’elle travaillait comme serveuse mais une folle comme ça, jamais ! Mais Tante Babette se fichait de ce que pensait la serveuse ou de ce que ne pensait pas son voisin. Elle sourit en disant : « Donnez-moi un sachet de madeleines, s’il vous plaît. » Après s’être excusé auprès de la serveuse pour son comportement bizarre, elle paya son achat et sortit dans le froid mordant de cette ville qu’elle avait aimé autrefois et où elle avait de revenir vivre. Elle était libre.

  • Catégories : Science

    L’origine mystérieuse des rayons cosmiques

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    Marc Mennessier
    09/11/2007 | Mise à jour : 21:20

    Des rayons cosmiques (Simon Swordy/Nasa).
    L’observatoire Pierre-Auger en Argentine lève une partie du voile sur la provenance des particules les plus énergétiques jamais observées dans l’Univers.
    Qui sont-ils ? D’où viennent-ils et comment font-ils pour parvenir jusqu’à nous ? Malgré tous les efforts déployés depuis leur découverte, en 1938, par le physicien français Pierre Auger, ces trois questions restaient sans réponse : les rayons cosmiques d’ultra-haute énergie qui provoquent au contact de l’atmosphère d’immenses gerbes de particules (électrons, photons…) avaient fini par devenir l’une des plus fascinantes énigmes de la physique mo­derne.

    Si elle ne résout pas tout, l’étude qui fait aujourd’hui la une de la re­vue américaine Science, par la collaboration Pierre-Auger qui regroupe plus de 300 chercheurs de 17 pays, constitue un événement scientifique majeur. «Nous avons fait un grand pas pour résoudre le mystère», se réjouit, dans un communiqué, le Prix Nobel de physique James Cronin de l’université de Chicago, qui fut, avec ses collègues Alan Watson, de l’université de Leeds (Royaume-Uni), et Murat Boratav, de l’univer­sité Pierre et Marie Curie-CNRS, l’un des initiateurs de l’observatoire ­Pierre-Auger. Autrement dit, le plus grand instrument scientifique consacré à la traque de ces étranges phénomènes cosmiques, déjà opérationnel, bien que son installation, au cœur de la pampa, près de la ville de Mendoza (Argentine), ne soit pas encore terminée.

    «Nous sommes parvenus à dé­montrer que les rayons cosmiques à ultra-haute énergie se sont formés en dehors de notre galaxie, la Voie lactée, qu’ils proviennent probablement de galaxies à noyau actif relativement proches de la Terre (à quelques centaines de millions d’années-lumière tout de même…) et qu’ils sont plutôt constitués de protons», ré­sume l’un des auteurs de la publi­cation, Antoine Letessier-Selvon, directeur de recherche au CNRS/IN2P3 (Institut national de physique nucléaire et de physique des particules) qui fut, dès 1992, avec Murat Boratav, l’un des promoteurs de l’observatoire Pierre-Auger en France.

    Pour bien comprendre l’importance de la découverte, il faut se représenter de minuscules grains de matière (protons ou noyaux d’éléments plus lourds comme le fer) fonçant à travers l’espace à des vi­tesses proches de celle de la lumière (environ 300 000 kilomètres par se­conde). Le tout à des niveaux d’énergie inimaginables. Sur les milliers de rayons cosmiques détectés depuis 2004 par l’Observatoire Pierre-Au­ger, environ 80 avaient une énergie supérieure à 40 milliards de milliards d’électrons-volts, des exaélectrons-volts ou EeV (un 4 suivi de 19 zéros !). «Cela signifie qu’une seule de ces particules possède l’énergie suffisante pour élever d’un degré Celsius la température d’un gramme d’eau qui en contient environ dix mille milliards de milliards», ex­plique Antoine Letessier-Selvon qui propose une seconde analogie. Dans son anneau souterrain de 27 km de circonférence, le futur grand accé­lérateur (LHC) du Cern, près de Genève, sera capable de produire des faisceaux de protons d’une énergie de 10 13 électrons-volts (1 suivi de 13 zéros) : un niveau encore jamais atteint sur Terre. «Or, pour produire un rayon cosmique de 57 EeV, il faudrait construire un accé­lérateur d’une circonférence de 270 millions de kilomètres, soit 7 000 fois le tour de la Terre à l’Équateur!»


    Galaxies dotées de noyaux actifs

    Où et comment l’Univers parvient-il à accélérer des particules à de tels niveaux d’énergie, inatteignables à l’échelle sur notre planète ? On comprend mieux pourquoi cette question excite la curiosité des scientifiques depuis des décennies. Et pourquoi dix-sept pays ont réuni 54 millions de dollars pour lancer en 1999 la construction de l’observa­toire Pierre-Auger.

    Si les rayons cosmiques de «faible» énergie (moins de 3 EeV tout de même !) ont une répartition spatiale à peu près uniforme, les auteurs de l’étude ont montré, en reconstituant leur trajectoire dans l’atmosphère terrestre, qu’il n’en va pas de même pour les plus énergétiques d’entre eux (plus de 57 EeV). Ces derniers proviennent, en effet, de régions du ciel relativement proches, comme le plan supergalac­tique, où la densité de matière est la plus élevée et où l’on trouve le plus de galaxies dotées de noyaux actifs. Alimentées par des trous noirs supermassifs qui en­gloutissent la matière environnante, ces galaxies à noyaux actifs pourraient effec­tivement jouer le rôle d’accélérateurs cosmiques, mais les scienti­fiques ignorent encore par quels mécanismes précis ils pourraient produire des niveaux d’énergie aussi élevés.

    La faible déviation de trajectoire (entre 3 et 6 degrés) provoquée par les champs magnétiques galactiques et extragalactiques suggère également que les rayons cosmiques sont plutôt composés de protons que de noyaux d’éléments plus lourds. Ces derniers possédant plus de charges électriques devraient être beaucoup plus fortement dé­viés. Mais là en­core, il est impos­sible de trancher, car ces champs magnétiques que l’on connaît très mal peuvent avoir une intensité plus faible que prévu et donc avoir une action moindre sur les particules chargées.

    http://www.lefigaro.fr/sciences/2007/11/09/01008-20071109ARTFIG00005-lorigine-mysterieuse-des-rayons-cosmiques-.php

  • Catégories : La cuisine

    Avocat aux câpres

    34926b0be01c1095b6943a444555036c.jpgPréparation: 5 minutes

    Ingrédient pour 4 personnes

    2 cuillère(s) à café d' huile d'olive
    - 2 cuillère(s) à café de poivre
    - 2 avocat(s)
    - 4 cuillère(s) à café de câpres
    - 1 endive(s)

    A la fourchette, écrasez grossièrement la pulpe des avocats avec 4 cuillères à café de câpres et 2 cuillères à café de poivre.
    Ajoutez 4 cuillères à café d'huile d'olive et salez.
    Lavez quatre feuilles d'endive.
    Servez la préparation dans le creux des feuilles.
    Bon à Savoir : huile d'olive
    Bon à Savoir : avocat(s)
    Bon à Savoir : endive(s)

     Pulpe

    Source: i-saveurs

  • Catégories : Des photographies

    le 8/11 à 11 h 12, Indonésie. Des milliers de villageois ont quitté leurs campements d'urgence pour retourner vivre sur les pentes d'un volcan indonésien de l'est de l'île de Java, dont l'activité est devenue moins menaçante, mais reste toujours acti

    886419a250ed64a3ae45db4e4f137c0a.jpg

    http://www.lefigaro.fr/photos/2007/11/08/01013-20071108DIAWWW00274-a-l-oeil-nu-dubai-san-antonio-photos.php

  • Sport

    5d10826df5728e7840c9ca52a44bf930.jpg

    SPORT

    Souffler, souffrir, supporter
    Patiemment les douleurs diverses
    Occulter les crampes pour
    Repousser les limites et
    Transpirer ses peurs

    9/11/2007

    Pour rappel, voici la règle :
    § Choisir une image parmi toutes celles qui se trouvent ci-dessous (sachant qu'une même image peut-être choisie par plusieurs personnes),
    § Ecrire ce qu'elle vous inspire - souvenir, moment de votre vie, texte libre, poème...
    § Publier votre version sur votre blog,
    § & nous envoyer un petit message à equipedechoc@hotmail.fr afin de faire un lien de chez nous vers chez vous.
    Il n'y a pas de date limite d'inscription, ni de date limite de publication...
    Si vous souhaitez participer, inscrivez-vous ici via un com, en précisant l'image choisie.

    J' AI CHOISI LA PHOTO N°1 CI-DESSUS:

    http://lequipedechoc.over-blog.com/article-13571888-6.html#anchorComment

  • Catégories : La philosophie

    Michel Onfray

    d4235cdaf00f15c40c2fe5a31d688f18.jpgMichel Onfray

    La philosophie par Michel Onfray

     A l'occasion de la parution du quatrième tome de son Journal hédoniste et en exclusivité pour Lire, Michel Onfray propose, de A comme anarchie à Z comme Zoé, une introduction à ses idées et surtout un regard rafraîchissant et vivifiant sur le monde: on y croise Jacques Tati et Simone de Beauvoir, on y savoure la meilleure cuisine, on vibre au théâtre: bref, on fuit le ressentiment! Tant il est vrai que cette allégresse explique en bonne part la fantastique audience du philosophe.

    Mon abécédaire


    Anarchie

    Revendiquer son inscription dans la tradition anarchiste ne va pas sans mal... Car je dois faire face conjointement à la prévention conservatrice (l'anarchiste est toujours un poseur de bombe) et à la prévention corporatiste (les gardiens du Temple, les grands prêtres du dogme estampillent en cas de stricte orthodoxie dûment constatée par leurs soins). Dès lors, entre les deux mâchoires de cette tenaille, il ne fait pas bon se réclamer d'une étiquette qui compte moins pour moi que les actions libertaires que je mène dans ma vie de tous les jours, y compris et surtout dans les deux aventures d'Université Populaire qui me sollicitent quotidiennement - loin des bombes et des prêches du clergé anarchiste... Car il n'y a pas d'Anarchie mais seulement des preuves concrètes d'anarchisme. Dès lors, on trouve moins d'anarchistes au Monde libertaire, à Radio libertaire ou dans les prisons dans le secteur des terroristes, que sur le terrain, actifs et praticiens.

    Bonheur
    Un gros mot dans la philosophie du XXe siècle; un réel souci dans celle d'aujourd'hui, et c'est tant mieux... Je tiens Montaigne pour l'un des plus grands philosophes, si ce n'est le plus grand. Quel philosophe du siècle dernier, autrement dit celui de Sartre, a-t-il lu, médité, pensé les Essais avec l'attention qu'ils méritent encore aujourd'hui? Le christianisme ne fait plus recette, le marxisme non plus, tous deux étaient des métaphysiques clés en main ayant réponse à tout et dispensant de penser par soi-même: il suffisait de croire, d'adhérer. Tout cela a disparu.

    Reste le nihilisme qu'une sagesse pour nos temps riches de possibles peut supprimer. Le bonheur n'est pas une affaire égotiste et mièvre, mais une éthique qui est aussi une politique. Qu'Helvétius, qu'on devrait lire et relire (car il fonde un utilitarisme de gauche bien méconnu, ce que j'ai raconté dans mes cours à l'Université Populaire), se propose dans De l'esprit «le plus grand bonheur du plus grand nombre», voilà qui permet de dépasser les critiques habituellement faites à l'hédonisme assimilé à un égoïsme de jouisseurs ignorant autrui. Car le bonheur des autres n'est pensable que si on a réalisé le sien. La tâche de la philosophie consiste à retrouver l'esprit des sagesses antiques qui font du bonheur le souverain bien puis de continuer ensuite avec une politique qui soit la continuation de cette éthique (hédoniste) et sa réalisation communautaire.

    Source: Lire

  • Catégories : La philosophie

    Michel Onfray 2

    Cinéma
    J'ai du mal avec le cinéma que je trouve si souvent commercial et tellement sinistre quand il n'est pas commercial. Sinistre mais aussi abscons, confus, prétentieux, suffisant, ennuyeux... J'aime Tati que je trouve un bien plus grand philosophe que nombre de penseurs de l'époque dans sa critique de la société de consommation, sa satire de la modernité, sa violente ironie à l'endroit de la religion de l'objet et du gadget, sa prescience du basculement de la civilisation européenne vers le fameux modèle américain (sublime Jour de fête!), son talent pour mettre en scène l'incommunicabilité et le salut offert par la poésie de personnages lunaires... J'y trouve bien plus mon compte philosophique que chez Godard, par exemple, la figure emblématique du cinéma dit intellectuel. J'adore le Resnais de Mon oncle d'Amérique qui montre que la philosophie peut se marier intelligemment avec le cinéma pour le plus grand bonheur des deux disciplines. Et je rêve de passerelles et de ponts entre ces deux mondes.

    Je crois, par exemple, aux vertus possibles de biographies filmées de philosophes qui montreraient la vie philosophique en actes. J'ai d'ailleurs écrit un scénario de film (pour mesurer personnellement les potentialités d'un pareil projet) avec une vie de Nietzsche. Le texte paraîtra en librairie sous le titre L'innocence du devenir. Je pense que Socrate, Sénèque, Montaigne feraient entre autres sujets d'excellents prétextes à un cinéma philosophique. Ce qu'Alain Corneau a magnifiquement fait pour le compositeur baroque Marin Marais avec Tous les matins du monde montre que la philosophie entrant par les vies philosophiques et non par les seuls concepts dans les salles obscures offrirait une chance de dépasser le mot de Duchamp qui sonne comme un constat: «Anemic cinema»...

    Source: Lire

  • Catégories : Livre

    Cinema paradiso

    ÉTIENNE DE MONTETY.
     Publié le 11 octobre 2007
    Actualisé le 11 octobre 2007 : 12h53

    Éric Fottorino - Un roman plein de charme, sur un homme en quête de soi, dans un Paris enchanteur.

    UNE SALLE obscure : drôle d’endroit pour chercher sa mère. C’est pourtant là que Gilles Hector passe une partie de ses journées cherchant sur le visage des actrices qui défilent sur l’écran un indice, un signe de familiarité qui attesterait qu’elle est celle qui l’a mis au monde. En mourant, son père, Jean Hector, photographe de plateau, ne lui a pas laissé grand-chose, sinon un secret : il est le fruit d’une liaison de tournage – qui a tourné de façon inattendue.
    Son ADN est déposé sur une pellicule, reste à savoir laquelle.
    Gilles écume les cinémas de quartier, dévisage les seconds rôles, formule des hypothèses.
    Pour lui, la cinémathèque est une banque génétique. Il tente tout de même de vivre, de mener une vie qui ne soit pas projetée sur un mur, mais de chair et de sang. Sa rencontre avec Mayliss participerait plutôt du genre théâtral : accès de passion, bouderies, malentendus, réconciliations. On le sent : difficile d’aimer quand on n’a pas reçu de baiser d’une mère, eussent-ils été « de cinéma ».
    L’éternelle malédiction de l’homme
    Il y a du panthéon dans le roman d’Éric Fottorino et l’on n’entend pas par là qu’il se déroulerait dans un célèbre quartier parisien (ce serait plutôt l’île de la Cité qui aurait sa dilection). Mais les cinémas, les films, une maison d’édition dirigée par un savoureux personnage, tout dans le roman plein de charme exhale un parfum familier. Une espèce en voie de disparition, parisienne, du temps que ce mot désignait une forme d’élégance et non une caricature, exprime ses codes et ses goûts : les films de Truffaut, Charles Denner, la rue Monsieur-le- Prince, le Flore-en-l’Ile. Il doit bien se nicher un roman de Modiano quelque part, que l’on n’aura pas relevé. Plus profondément, Fottorino a écrit une enquête. Moins sur les origines, que sur l’amour et le mystère de l’être. Il dit à ce sujet des choses très simples. Sans appuyer, sans clin d’oeil à Sophocle, il met au jour l’éternelle malédiction de l’homme. Comme il y a deux mille cinq cents ans, celui-ci est aveugle et se démène comme il peut, cherchant le bonheur, le salut, le paradis. Le cinéma ne lui est qu’une maigre consolation – un divertissement aurait dit Pascal (pas Thomas, Blaise). 
    Baisers de cinéma d’Éric Fottorino Gallimard, 190 p., 14,50 €