Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1451

  • Picasso : Autoportrait au nez rouge

    ÉRIC BIÉTRY-RIVIERRE.
     Publié le 22 mars 2007
    Actualisé le 22 mars 2007 : 10h38

    La Fondation Pierre-Gianadda passe l'oeuvre au crible de la thématique circassienne.

    ENFANT, il adorait aller au Tivoli Circo Ecuestre de Barcelone. Adulte, il fréquentait Medrano. Vieillard, il ne ratait jamais une diffusion de «La piste aux étoiles». Parmi tous les artistes passionnés par le cirque - et l'on sait combien ils sont nombreux, depuis le Pierrot de Watteau -, Pablo Picasso est assis aux premiers rangs. À une place aussi importante que celle qu'il occupe dans l'histoire de l'art. En 2004 « La grande parade », exposition organisée au Grand Palais par Jean Clair à partir de l'essai définitif écrit sur la question par Jean Starobinsky (Portrait de l'artiste en saltimbanque, Gallimard), l'avait magistralement démontré. Aujourd'hui, dans le cirque naturel du Valais suisse qu'est Martigny, la Fondation Pierre-Gianadda se focalise sur l'artiste en passant l'ensemble de sa carrière au crible du thème des arts de la piste et des saltimbanques. Peu de grandes huiles - tout de même plusieurs Arlequins au costume en damier de plus en plus propice au cubisme, deux Paulo en Pierrot, enfants tristes de 1925 et 1929, une Femme acrobate aussi radicalement démembrée qu'épurée de 1930... En revanche, beaucoup d'esquisses, de dessins et d'aquatintes où la pensée fuse, de plus en plus sûre de son trait, de plus en plus proche du sujet.
    Une passion conservée tout au long de la vie
    Voilà Picasso dompteur d'une humanité bestiale. Picasso clown à la fois amusé et triste d'un monde pathétique. Picasso bateleur aimant se frotter à mille défis inédits, acrobate du risque, forain de l'aventure. Voilà aussi Picasso fabricant de masques ou encore goinfre de ballerines. Et partout se rêvant marginal, maudit et merveilleux. Oui, décidément, l'artiste ne pouvait trouver ailleurs que dans la sciure, la sueur et le fard meilleure métaphore de lui-même. La splendide série de photographies de David Douglas Duncan le montrant déguisé en clown, jubilant comme un enfant, explique tout. Picasso allait partager cette passion avec presque toute l'avant-garde du début du XXe siècle et, surtout, la conserver tout au long de sa vie. Avec, comme seul concurrent d'Arlequin, le Minotaure. À Martigny, l'accrochage ménage l'espace sacré d'un temple antique dédié à Mithra, dieu solaire. Lors des fouilles, on y trouva une tête de taureau tricorne en bronze. La bête fabuleuse était déjà en piste...
    Jusqu'au 10 juin à la Fondation Pierre-Gianadda. 10, rue de la Gare, 1920 Martigny (Suisse). Catalogue 366 p. couleur, 30 eur. Tél. : + 41 27 722 39 78 et http://www.gianadda.ch
  • Catégories : Web

    Nouveau magazine et nouveau site

    medium_couverture_immersion_graphique.jpg

     

     A TELECHARGER A CETTE ADRESSE:

     http://www.immerg.com

     

     

     

     

     

     

    AUQUEL J' AI PARTICIPE AVEC 2 POEMES ET LA PRESENTATION DE MON BLOG DANS LA SECTION "Les belles histoires"

    Merci à Sandrine qui m'a permis de partciper à cette aventure.

    medium_IMMERSION_GRAPHIQUE_laura.jpg 

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sandrine m'a annoncé la semaine dernière que le site immersion graphique était terminé:http://www.immerg.com

     

  • Edvard Munch - Signes de l'art moderne – du 18 mars au 15 juillet 2007, Fondation Beyeler, Riehen (Suisse)

    medium_munch_2.jpgmedium_munch_1.jpgmedium_munch_3.jpgmedium_munch_4.jpg

    La Fondation Beyeler consacre la première exposition temporaire de cette année d'anniversaire au peintre et graveur norvégien Edvard Munch. Cette présentation rétrospective se concentre tout particulièrement sur sa contribution aussi irremplaçable qu'originale à l'art moderne.

    Edvard Munch (1863-1944) porte un regard impitoyable et pénétrant sur les sentiments humains les plus profonds comme la solitude et l'amour, ainsi que sur la mort, qui l'a toujours obsédé. Le devenir et la disparition, la destruction et la création, tels sont ses thèmes de prédilection. Il emploie une grande variété de moyens pour les exprimer : la dissolution et la fusion de figures dans le fond, le dépassement opiniâtre du bord de l'image, le grattage de la surface picturale. Il va jusqu'à employer un " remède de cheval ", exposant un certain nombre d'oeuvres à l'air libre et les soumettant ainsi à la pluie et à la neige. Munch dépasse avec une grande cohérence les frontières traditionnelles entre peinture et gravure ; il utilise également la photographie, et son traitement peu conventionnel du motif et de la matière ouvre, dès le tournant du siècle, une échappée sur l'ensemble du XXe siècle.

    Oeuvres encore inconnues
    L'exposition présentera 130 peintures, 80 dessins et gravures couvrant toutes les périodes de création de l'artiste. Cette manifestation constitue ainsi la plus grande exposition Munch jamais organisées hors de Norvège. Cette manifestation rassemble des oeuvres prêtées par de nombreux musées américains et européens et présente également un grand nombre d'oeuvres encore inconnues du public, appartenant à des collections particulières. L'organisation de l'exposition a été confiée à Dieter Buchhart, en collaboration avec Christoph Vitali.

    Adresse
    Fondation Beyeler
    Baselstrasse 101
    4125 Riehen/Bâle

    Heures d'ouverture
    Tous les jours de 10h à 18 h. Le mercredi jusqu'à 20 h.

    Informations additionnelles
    www.beyeler.com

     

     
  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    George Borrow et les Gypsies(Pour Elisabeth)

     

    MON TRAVAIL DE DEA P.2:

    BORROW (George), Lavengro. Le maître des mots. Le savant, le gypsy, le prêtre. Traduit de l’anglais et présenté par André Fayot. Domaine romantique, José Corti, 1996, 661p.

     

    Agent de la British and Foreign Bible Society, Borrow est un missionnaire écossais et protestant. « Au moment même où il fait preuve à l’égard de Rome d’une hargne qu’on a quelque mal a comprendre aujourd’hui, il montre pour les Gypsies ou les Irlandais – deux populations victimes à l’époque d’un mépris général - une ouverture et un intérêt constant[1]. » Il est un pionnier dans l’intérêt qu’il porta aux Gypsies qui incarnent pour lui deux valeurs essentielles : la poésie et la liberté.

    Il fait de son ami le Gypsy Jasper Petulengro un portrait plein de délicatesse et de chaleur.

    Dans sa préface, l’auteur présente son livre comme un « rêve fait pour partie d’étude et pour partie d’aventure[2]. » Ce rêve se situe dans les îles britanniques au premier quart du XVIII e siècle.

     

    UN EXTRAIT DU TEXTE LUI-MEME:

     

    "L'empoisonnement du cochon","Poisonning the porker",Traduction libre du "Romany Rye" de George Borrow (1843)

    Chapitre VII

     

    "Il y a un fond de vérité dans ces chansons, frère, dit Mr Petulengro1 quand les chants et la musique eurent cessé.

    - Oui, dis-je, ce sont très certainement de remarquables chansons. Je dis, Jaspers, que je souhaite que vous n'ayez pas empoisonné de porcs dernièrement 2 .

    - Et supposons que nous l'ayons fait, frère, et alors ?

    - Et bien, c'est une pratique très dangereuse, pour ne rien dire de son immoralité.

    - La nécessité n'a pas de loi, frère.

    - C'est vrai, dis-je, je l'ai toujours dit, mais vous n'êtes pas nécessiteux et vous n'avez pas à empoisonner de porcs.

    Lire la suite

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    "Chanteuses Tsiganes de Moscou au XIXè siècle." Extrait de "Des Bohémiens et de leur Musique..." Franz Liszt 1859"

    Chapitre LXXIII

    On n'a pas su nous dire au juste d'où et comment sont d'abord arrivées à Moscou 1celles qui y produisent depuis tant d'années une sensation qui ne s'émousse pas encore, ni de quelle manière elles se recrutent 2. Qui peut avoir été à Moscou sans se souvenir de ses prestigieuses Bohémiennes ? On a beaucoup parlé des Bayadères et des Almées de l'Inde, des voluptueux enivrements de leur beauté; pourtant, lorsqu'il en est venu à Paris, elles en sont reparties sans que Paris fût en émoi pour cela. Mais les Bohémiennes ne quitteraient pas impunément Moscou. Elles s'y sont fait une place dans les archives des premières familles de l'empire, place marquée en rouge et en noir, en plaisirs sans pareils et en pertes irréparables. Elles sont devenues la terreur des mères et des tuteurs, et si l'on écoute parler ceux-ci, on les entendra conter, avec effroi et horreur, l'histoire de plus d'un prince qui aura dévoré avec elles, en fêtes et en festins, danses et punchs, joies et délices, tout son patrimoine de millions au bout de quelques étés; de tel comte qui se sera tué de rage de ne pouvoir concourir avec eux; de plus d'un jeune seigneur qui aura puisé auprès d'elles le dégoût de la vie et de tous ses biens. De moins jeunes, de moins forts y trouvent une douce stupidité, et se complaisent à les posséder, par les yeux, toujours et toutes à la fois, comme un Thériaki. Qui pourrait compter et énumérer leurs moins brillantes, moins illustres et plus nombreuses victimes encore ? On en comprend la foule en voyant ces magiciennes, qui sont belles en effet, et dont les chants peuvent porter l'ivresse, même dans les cerveaux que leurs poses séductrices ne troubleraient pas4 .

    Lire la suite

  • Catégories : Acrostiches. Poésie, Mes poèmes, Mes textes d'adulte

    Monique (Pour Monette)

    medium_danseuse_de_monette..2.JPG


    Mon amie virtuelle
    0 combien talentueuse
    Ne se contente pas de très bien peindre
    Il y a aussi ses poèmes
    Qui disent sa sensibilité d’artiste
    Un blog avec d’intéressants articles
    Elle est curieuse de tout ce qui se passe.

    Le 19 novembre 2006.

    J'ai reçu hier ce joli pastel de Monette. Merci encore Monette.

    Pour ceux qui ne la connaissent pas encore, allez sur son blog:http://chezmonette.hautetfort.com/


    Allez aussi lire son interview sur le blog du Livrophile:

    http://www.lelivrophile.com/livroblog/index.php?2007/03/18/87-le-blog-de-la-semaine-8-chez-monette

  • Catégories : L'actualité, Le Maroc:vie et travail

    Casablanca: une personne active une charge explosive dans un cybercafé

    Une personne a été tuée et quatre autres ont été blessées dans une explosion dimanche soir dans un cybercafé au quartier Sidi Moumen à Casablanca, apprend-on auprès de la direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

    "Dimanche 11 mars 2007 vers 22h, deux personnes se sont introduites dans un cybercafé sis au quartier Sidi Moumen, avenue Al Adarissa, à Casablanca, pour essayer de consulter des sites internet faisant l'apologie du terrorisme", indique la même source.

    "Empêchés par le fils du propriétaire du cybercafé, l'un des deux individus a été emporté par une charge explosive dissimulée sous ses vêtements et est décédé sur le champ tandis que l'autre, légèrement blessé, a pris la fuite avant d'être arrêté par les services de sécurité", précise-t-on de même source.


    "Le fils du propriétaire et deux autres personnes qui se trouvaient à l'intérieur du cybercafé ont été légèrement blessés et évacués sur les urgences", conclut la même source.

    Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l'explosion.


    http://www.menara.ma/Infos/includes/detail.asp?article_id=7376&lmodule=Maroc

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    La représentation des bohémiens dans la littérature:"Les Zigani ou Gypsies de Russie" par George Borrow ,extrait de "The Zincali" 1841

     

    Traduction libre

    (les appelations originales de Borrow : Gypsy et Zingani ont été gardées)

     

    On les trouve dans toute la Russie excepté dans la province de Saint-Petersbourg d'où ils ont été bannis. Dans la plupart des villes de province on peut en trouver à moitié civilisés et subsistant en trafiquant des chevaux ou en soignant les affections propres à ces animaux ; mais la grande majorité rejette ce mode de vie et traverse le pays en bandes comme les anciens Hamaxioboi ; les immenses plaines herbeuses de Russie leur fournissent la pâture pour leurs hordes de bétail desquels, ainsi que du produit de la chasse ils dépendent pour leur subsistance.

    Lire la suite

  • Catégories : Des expositions, Des musées, L'art

    Fragonard à l'honneur à Besançon

     
    Une centaine de dessins et peinture de l'artiste exposés pour la première fois, jusqu'au 2 avril 2007

    Ces oeuvres, que Besançon possède grâce aux généreux legs au XIXe siècle, sont exposés pour la première fois au musée des Beaux-Arts et d'archéologie.

    Pierre Rosenberg, historien d'art et membre de l'Académie-Française, a authentifié 93 des 123 oeuvres exposées. 

     "La gloire actuelle de Fragonard repose autant sur ses dessins que sur ses tableaux. On notera l'extraordinaire variété des techniques des dessins de l'artiste (...) comme de leurs sujets (...). On sera séduit par leur virtuosité et leur élégance, leur charme et leur spontanéité", souligne M. Rosenberg.

    Une partie des dessins a été réalisée lors des deux voyages en Italie du peintre, qui dessine, croque et saisit sur le vif ce qu'il a sous les yeux: personnages, portraits, scènes de rue, ruines antiques, paysages de la campagne romaine etc.

    Parmi les oeuvres présentées: la célèbre série des sanguines décrivant à l'été 1760 les jardins de la villa d'Este à Tivoli, près de Rome, considérée comme l'une des plus grandes réussites de l'art du dessin au XVIIIe siècle, ainsi qu'un rare portrait au pastel du peintre, l'émouvant "Portrait de vieille dame, dit de Sophie".
        
    Exposition "Les Fragonard de Besançon", musée des Beaux-Arts et
    d'archéologie de Besançon, du 8 décembre 2006 au 2 avril 2007. Tarifs: 5 et 2,50 euros. Renseignements au 03.81.87.80.49

    Publié le 08/12 à 10:19

     

    http://cultureetloisirs.france3.fr/artetexpositions/actu/26576035-fr.php

  • Catégories : Char René

    Un site sur René Char à l'occasion du centenaire de sa naissance

    Avec un alphabet pour commencer à naviguer dans l'univers de René Char,les lieux dits de la géographie poétique de Char, un espace pédagogique, des interventions (liste d'aphorismes commentés de Char), des portraits de Char.

    Pour ma part, j'ai emprunté à ce site sa chronobiographie et son agenda de l'année Char.

    http://www.poesie-en-liberte.org/actualite/le-poete-de-l-annee/accueil.html

  • Catégories : Char René

    René Char, 1907-2007, Entre Fureur et Mystère, Centenaire de sa naissance:agenda

    Janvier 2007   lundi 15 janvier : Ouverture de l'espace Char sur le site de Poésie en liberté : Entre Fureur et Mystère.
     
    Février 2007   Publication des commentaires d'aphorismes sur le site de Poésie en liberté [rubrique Interventions] et dans "Aujourd'hui poème"
     
    Mars 2007   lundi 5 mars au soir : Lancement du Printemps des poètes à l’Odéon, suivi de « Char dans toutes les langues » (dir. André Velter), puis de la projection du film de Jérôme Prieur sur la période de Char résistant (prod. Arte).

    vendredi 9 mars : Soirée THEMA « René Char » sur Arte.

    vendredi 16 mars : Les Fontaines poétiques (voir communication sur le site http://www.printempsdespoetes.com/)
     
    Avril 2007   Avril à mai : Printemps du théâtre, à l’initiative des inspections et des rectorats, dans les académies.
    Charte et inscription sur le site Educnet/theatre, [www]

     
    Mai 2007   vendredi 11 mai à Paris : Journée du Plan National de Pilotage « Dire Char »
    (cadres et enseignants engagés dans les académies)
     
    Juin 2007   jeudi 14 juin au soir : Salle Labrouste de la Bibliothèque Ste-Geneviève à Paris : soirée René Char.
     
    Juillet 2007   Au Festival d’Avignon, « Feuillets d’Hypnos » mis en scène par Frédéric Fisbach (projet en cours).
    Dans le cadre de l’accueil par les CEMEA d’élèves participant au Festival, grâce aux Régions, en partenariat avec les Rectorats, possibilité de rencontres interacadémiques (informations par les rectorats et les inspections pédagogiques régionales).
    http://www.poesie-en-liberte.org/actualite/le-poete-de-l-annee/agenda/

  • Catégories : Truffaut François

    François Truffaut:chronologie

    1932 :

    6 février : naissance à Paris de François Truffaut, fils unique de Roland Truffaut, architecte décorateur, et de Jeanine de Monferrand, secrétaire à "L'illustration". La famille Truffaut habite à Pigalle, rue Henri Monnier. François Truffaut fréquente l'école maternelle de la rue Clauzel, puis le lycée Rollin.

    1940 :

    13 décembre : sortie en exclusivité à Paris du Paradis perdu d'Abel Gance.

    medium_paradisperdu.jpg

     

     

    Premier souvenir de cinéma de François Truffaut.

    Lire la suite

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    La représentation des bohémiens dans la littérature au XIX e siècle:"Les Bohémiens" d'Alexandre Pouchkine

    Des Bohémiens, troupe bruyante, vont errant en Bessarabie; aujourd'hui, sur la rive du fleuve, ils plantent leurs tentes déchirées. Douce comme l'indépendance est leur nuitée; qu'on dort bien à la belle étoile! Entre les roues des chariots, derrière des lambeaux de tapis, on voit briller le feu. La horde alentour apprête son souper. Sur le gazon, les chevaux paissent à l'aventure. Un ours apprivoisé a pris son gîte auprès d'une tente. Tout est en mouvement au milieu du désert; on part demain à l'aube et chacun fait gaiement ses préparatifs. Les femmes chantent, les enfants crient, les marteaux font résonner l'enclume de campagne. Mais bientôt sur la bande vagabonde s'étend le silence du sommeil et le calme de la steppe n'est plus troublé que par le hurlement des chiens et le hennissement des chevaux. Tout repose, leurs feux s'éteignent, la lune brille seule dans le lointain des cieux, versant sa lumière sur la horde endormie.

     Dans une tente solitaire, un vieillard ne dort point encore. Assis devant quelques charbons, et recueillant leur mourante chaleur, il regarde la plaine où s'étend le brouillard de la nuit. Sa fille est allée courir la campagne déserte. Libre enfant, elle ne connaît que son caprice. Elle reviendra... mais voici la nuit et bientôt la lune va disparaître derrière les nuages à l'horizon.

    Zemfira ne revient pas, et l'humble souper du vieillard se refroidit à l'attendre.

     Mais, la voici. Derrière elle, sur la steppe, un jeune homme s'avance ; il est inconnu au bohémien:

    - Père, dit la jeune fille, j'amène un hôte. Derrière le Kourgane là-bas dans le désert, je l'ai rencontré et je l'amène au camp pour la nuit. Il veut devenir bohémien comme nous. La justice le poursuit, mais en moi il trouvera une bonne compagne. Il s'appelle Aleko; il me suivra partout.

     LE VIEILLARD: Bien; reste jusqu'à demain à l'ombre de notre tente, plus longtemps, si tu veux. L'abri, le pain nous le partagerons. Sois des nôtres. Tu t'accoutumeras à nos façons, à notre vie errante, à la misère, à la liberté. Demain, au point du jour, un même chariot nous emportera tous les trois. Prends un métier, choisis: forge le fer ou chante des chansons en promenant l'ours de village en village.

    ALEKO: Je reste.

    ZEMFIRA: Il est à moi, qui pourrait me l'arracher? Mais il est tard. La jeune lune a disparu. La brume couvre la campagne et mes yeux se ferment malgré moi. 

    Lire la suite

  • Catégories : Des évènements, Le Maroc:vie et travail

    Mon après-midi du 14 février au Salon du Livre de Casablanca(Maroc)

    Une rdécouverte au stand de l'Institut  portugais Camoes de la culture:

    medium_camoes.jpg Luis de Camoes

    .1524, Lisboa? - 10. 06. 1580
    On en sait peu sur sa vie agitée. Considéré comme une figure majeure des lettres portugaises. Auteur de l'épopée Les Lusiades. Poète et dramaturge. L'influence de son oeuvre a marqué la production littéraire portugaise. «Camões a assumé et médité l'expérience de toute une civilisation dont il a vécu les contradictions dans sa chair et qu'il a cherchée à dépasser par sa création artistique»
    (A. J. Saraiva et O. Lopes ).
      Déjà la vue, peu à peu, se détache
    De ces monts de la patrie que nous quittions;
    Nous laissions le cher Tage et la fraîche montagne
    De Sintra, et nos yeux s'y attardaient;
    Nous laissions aussi sur la terre aimée
    Notre coeur qui était retenu par nos blessures;
    Et après que toute la terre eut disparu,
    Nous ne voyons plus finalement que la mer et le ciel.

    C'est ainsi que nous avons ouvert ces mers,
    Qu'aucune génération n'avait jamais ouvertes,
    En vue des îles nouvelles et des espaces nouveaux
    Que le généreux Henri avait découverts;
    Des monts et des places de Mauritanie,
    Terre qu'Antée a jadis possédée,
    Sur la rive gauche que nous laissions, car à droite
    Il n'y a pas de certitude mais l'espoir d'y trouver d'autres terres.

    Os Lusíadas, Canto V, 3 e 4   http://www.instituto-camoes.pt/cvc/oceanoculturas/fra/13.html
  • Mon après-midi au salon du livre de Casablanca(Maroc) 10

    Une redécouverte au stand de l’Institut Camoes portugais de la culture :

    Fernando Pessoa

     

    Fernando Pessoa, qui est aujourd'hui peut-être le seul poète portugais dont la notoriété a franchi les frontières de son pays, était presque inconnu de son vivant et écrivait sous de multiples identités. Ces noms qu'il utilisait pour signer ses textes, n'étaient pas de simples pseudonymes, mais de véritables personnalités et que l'on appelle des 'hétéronymes'. Chacun des personnages qu'il faisait naître, possédait un caractère, une biographie, une date de naissance, des opinions politiques et religieuses. Pessoa en dehors de son travail poétique mena une vie modeste, effacée et sédentaire, et créa quelques revues éphémères. Il mourut en 1935, laissant derrière lui une malle contenant son oeuvre, et qui depuis n'a cessé d'être inventoriée afin de libérer tous les poèmes, endormis et inconnus, qu'elle contenait.

     

    «Dieu personnel, dieu grégaire, dieu de ceux qui croient, Existe donc afin que je puisse te haïr !»
    [ Fernando Pessoa ] - Dialogue dans la nuit


    «Toute la création est fiction et illusion. La matière est une illusion pour la pensée ; la pensée est une illusion pour l'intuition ; l'intuition est une illusion pour l'idée pure ; l'idée pure est une illusion pour l'être. Dieu est le mensonge suprême.»
    [ Fernando Pessoa ] - Traité de la négation


    «Ce que tu fais, fais-le suprêmement.»
    [ Fernando Pessoa ]
    - Ricardo Reis


    «Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fut-ce à bon endroit, qu'il peut le conquérir.»
    [ Fernando Pessoa ] - Bureau de tabac


    «La plupart des gens ont des sensations conventionnelles.»
    [ Fernando Pessoa ] - Ode maritime


    «J'ai tout raté. Comme j'étais sans ambition, peut-être ce tout n'était-il rien.»
    [ Fernando Pessoa ] - Bureau de tabac


    «Feindre, c'est se connaître.»
    [ Fernando Pessoa ] - Ode maritime


    «Un Dieu naît. D'autres meurent. La vérité n'est ni venue ni partie : l'Erreur seule a changé.»
    [ Fernando Pessoa ] - Noël


    «En l'appelant Dieu nous avons tout dit, puisque le mot Dieu ne possède aucun sens précis.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l'intranquillité


    «C'est l'amour qui est essentiel, le sexe n'est qu'un accident.»
    [ Fernando Pessoa ]
    - Ricardo Reis


    «Le seul mystère, c'est qu'il y ait des gens pour penser au mystère.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Dans tous les asiles il est tant de fous possédés par tant de certitudes !»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Quel grand repos de n'avoir même pas de quoi avoir à se reposer !»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «Tout effort est un crime, parce que toute action est un rêve paralysé.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «La distinction réelle se fait entre adaptés et inadaptés : le reste est littérature.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «Rien ne pèse autant que l’affection d’autrui.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le livre de l’intranquillité


    «Aimer, c'est l'innocence éternelle, et l'unique innocence est de ne pas penser.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «La beauté est le nom de quelque chose qui n'existe pas et que je donne aux choses en échange du plaisir qu'elles me donnent.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes


    «C'est la liberté de tyranniser, qui est le contraire de la liberté.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «L'action rapporte toujours plus que la propagande.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «Celui qui refuse d'engager le combat n'y est pas vaincu. Mais il est vaincu moralement parce qu'il ne s'est pas battu.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le banquier anarchiste


    «Les choses n'ont pas de signification : elles ont une existence.»
    [ Fernando Pessoa ] - Le gardeur de troupeaux et autres poèmes

    «La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas.»
    [ Fernando Pessoa ]

    Source : http://www.evene.fr/celebre/biographie/fernando-pessoa-1951.php?citations
  • Catégories : Nerval Gérard de

    Gérard de Nerval:"Les Chimères"

    medium_chimeres.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Ce petit recueil accompagnait, en 1854, les Filles de feu.

    Ces douze sonnets sont parmi les plus mystérieux de toute la littérature française. De fait, Nerval a désiré fusionner ici ses expériences personnelles avec les préceptes de diverses doctrines ésotériques, comme si les événements qu'il vivait, comme si les amours qu'il éprouvait étaient tout autant de signes que le destin lui manifestait et qu'il se devait dès lors de couler dans la langue la plus magique et la plus hiératique qui soit.

    Depuis cent cinquante ans, les lecteurs s'interrogent donc devant ces courtes pièces, parmi les plus belles issues du romantisme français. De fait, la connaissance de la biographie de Nerval (cf. notamment les liens du poète avec Jenny Colon qui inspira Myrtho et dont les cheveux flamboyants expliquent quelques-unes des allusions au feu contenues dans le recueil); une connaissance aussi de la généalogie imaginaire du poète (cf. là-dessus les mentions à Lusignan et Biron contenues dans El Desdichado); celle de la Cabale et des mythologies égyptiennes et grecques, ne sont pas de trop pour permettre une compréhension ne serait-ce qu'approximative du recueil. Mais, étrangement, même l'intelligence imparfaite de ses vers n'empêchent pas les Chimères d'exercer une fascination véritable sur le lecteur, pour peu que celui-ci sache, à partir des intuitions de Nerval, imaginer des correspondances et des résonances nouvelles.

    http://poetes.com/nerval/chimeres.htm

    LES CHIMERES SONT LARGEMENT ETUDIES DANS MON MEMOIRE DE MAITRISE
  • Catégories : Des musées

    A propos de l'exposition Praxitèle déjà évoqué ici:Le musée d'Athènes refuse un prêt au Louvre

    medium_athenes.jpgLa Grèce a refusé de prêter au Louvre un bronze devant constituer l'un des fleurons d'une exposition parisienne

    La Grèce a fait de la préservation et du retour au pays de son patrimoine antique un cheval de bataille.

    Le musée parisien était persuadé qu'Athènes allait lui prêter cet Ephèbe de Marathon (325-300 avant JC), au point de l'avoir représenté sur les affiches de l'exposition consacrée au sculpteur Praxitèle, qui débute le 23 mars.

    Dans un communiqué, le Louvre a fait part de sa "vive stupéfaction", affirmant que la Grèce connaissait depuis avril 2005 la liste des oeuvres demandées et avoir "à deux reprises" reçu "un accord oral" pour leur prêt.

    Lire la suite

  • Catégories : Des évènements, Le Maroc:vie et travail

    Mon après-midi du 14 février au Salon du Livre de Casablanca(Maroc) 8

    medium_redon.jpg

    Pour le plaisir des yeux encore…

     

    Odilon Redon
    sa vie, son oeuvre (1840-1916)


    Jean Vialla

    Livre broché, 18,00 EUR
    192 pages   190 mm x 130 mm x 10 mm


    ACR :
         voir son catalogue sur Bief.org

    Date de parution : 25 octobre 2001

    ISBN-10 : 2-86770-150-3
    ISBN-13 : 978-2-86770-150-4

    GENRE : Livres en format poche

    RESUME : Redon appartient à la génération des impressionnistes, mais on a pensé à le rattacher au symbolisme, dans le sillage de Moreau, alors que lui-même se trouvait différent de ce peintre. Sans être vraiment compris de son temps, il a travaillé à rétablir la plénitude de l'art et de l'homme, alors que ses contemporains et ses successeurs se sont souvent enfoncés dans des voies unilatérales.  

    Cf dans ma catégorie « expositions », l’expo qui lui est consacré à Francfort

     

    Source :http://www.bief.org/index.cfm?fuseaction=C.Titre&Tid=6183&E=250

     
  • Catégories : Des évènements, Le Maroc:vie et travail

    Mon après-midi du 14 février au Salon du Livre de Casablanca(Maroc)11

    Au stand des éditions marocaines Senso Unico(Mohammedia).

     

     

    Je m’arrête et le responsable du stand me dit de m’asseoir pour regarder tranquillement les beaux-livres qu’il édite :

     

    -Le voyage du Sultan Moulay Hassan au Tafilalt de Amina Aouchar

     

    Illustré par une abondante iconographie puisée dans les archives et des photographies de Franco d’Alessandro, ce beau livre raconte le long voyage du Sultan Moulay Hassan, du 29 juin au 28 décembre 1893, qui le mène de Fès au Tafilalt et du Tafilalt à Marrakech en passant par le sud de l’Atlas. Le récit de cette merveilleuse aventure dans l’espace et dans le temps offre l’occasion au lecteur de découvrir des paysages éblouissants et lui permet l’approche d’une histoire riche et passionnante.


    Mémoire

    Ainsi, ce livre montre comment on voyageait dans le Maroc du XIX e siècle, en décrivant la Cour de Moulay Hassan, les dignitaires, le protocole, l’organisation du camp royal, les offrandes au Sultan, les fêtes religieuses célébrées au cours du déplacement. L’historienne Amina Aouchar reconstitue une partie de la mémoire du pays étape après étape. Grâce à son sens de l’harmonie entre le détail et l’ensemble, l’auteur esquisse le portrait d’un homme remarquable et suggère la signification profonde de l’œuvre qu’il a accomplie.
    En se basant sur les témoignages des Marocains et des étrangers qui prirent part à ce voyage, sur les lettres officielles du Sultan ainsi que sur les comptes-rendus des membres de la Cour et les notes des topographes qui inspectaient les itinéraires, Amina Aouchar raconte cette extraordinaire expédition dans style clair, agréable, révélateur d’une nouvelle manière d’approcher l’histoire, qui se veut aussi la plus objective possible.
    Elle trace un chemin, un parcours sur lequel le lecteur attentif ne pourra manquer de s’arrêter pour une observation, un commentaire, un regard.
    " Le voyage du Sultan Moulay Hassan au Tafilalt" de Amina Aouchar est le premier né de Senso Unico Editions. L’inspiratrice de cette nouvelle maison d’édition, Illeana Marchesani, n’est pas à sa première expérience car, en douze ans d’activité éditoriale, elle a coordonné quelques-uns parmi les plus beaux livres publiés au Maroc. Entourée de collaborateurs de premier ordre, elle a suivi chaque étape de la réalisation de ce livre, veillant au moindre détail, pour offrir un ouvrage particulièrement beau et raffiné, fruit d’une opération éditoriale très sophistiquée.
    En témoignent le choix du papier n, la très élégante conception graphique signée par Ernesto Angiolini, et la reproduction remarquables des quadrichromies.

     

    Source:medium_sultan.2.jpghttp://www.maroc-hebdo.press.ma/MHinternet/Archives_585/html_585/culture.html

    Lire la suite