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  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    André Dassary,"Les yeux noirs" (Air tzigane)

    Paroles: Jean Rodor. Musique: Paul Durand (Arrgts)   1943
    © Editions Paul Beuscher
    note: Thème populaire russe.



    {Refrain:}
    Tes troublants yeux noirs,
    Prometteurs d'espoir,
    Font passer en moi
    Le plus tendr' émoi
    Mieux qu'un long discours,
    Pour parler d'amour,
    D'un regard très doux
    Ils me disent tout.
    Et je sens déjà
    Les mots que tout bas
    Tu pourrais chanter
    Sous le ciel d'été ...
    Viens près de mon coeur,
    Et pour mon bonheur
    Donne-moi ce soir
    Tes yeux noirs

    {Couplet 1: récitatif}
    Tendres ou moqueurs,
    Pour troubler mon coeur
    Tes yeux savent bien
    Implorer les miens.
    C'est l'enchantement
    D'un soir de printemps
    Qu'un regard joyeux
    De tes yeux.

    {au Refrain}

    {Couplet 2: récitatif}
    J'aime leur douceur,
    J'aime leur ferveur,
    Quand je te tiens là
    Blottie dans mes bras,
    Car le vois passer
    Toutes tes pensées
    Au fond de tes yeux
    Amoureux.


    http://www.paroles.net/chanson/25041.1

  • Catégories : La représentation des bohémiens:art et littérature

    Réécouté:Django Reinhardt avec le quintette du Hot club de France (Pour Elisabeth)

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    Guitariste (1910-1953)

    Celui par qui tout commence. Avant lui, pas de musique de ce style. C’est lui qui, en mélangeant la tradition Tzigane et le Jazz américain puis le bop, va lancer une nouvelle forme de musique, appelé aujourd’hui swing, Jazz manouche, Gypsy Jazz. Ce site est un hommage à ce musicien extraordinaire.

    Biographie :

    - Naissance le 23 janvier 1910 en Belgique de Jean-Baptiste Reinhardt dit "Django"
    - 1923 : A treize ans il se produit au banjo au côté de Jean Vaissade dans les bals de Paris.
    - 1928 : Suite à un incendie dans sa roulotte le rendant infirme de la main gauche, il se rééduque en pratiquant la guitare
    - 1930 : il joue beaucoup sur la Côte d'Azur.
    - 1933 : il rencontre Alix Combelle et Stéphane Grappelli. Avec ce dernier il va créer "Le Hot Club de France" avec qui il va se tailler une très grande réputation dans le monde entier. De nombreux solistes américains de passage en France se produisent avec lui : Coleman Hawkins, Benny Carter, Bill Coleman, ...
    - Pendant l'occupation, il joue avec Pierre Fouad et Hubert Rostaing (Grapelli préférant rester à Londres).
    - Après la guerre il tente l'aventure américaine mais sa difficulté d'adaptation dans les grands orchestres (Duke Ellington), lui valent un revers de carrière qui le marquera longtemps.
    - De retour à St Germain, il enthousiasme encore toute une génération par sa virtuosité et son talent d'improvisateur. Il se retire à Fontainebleau.
    - Décès le 16 mai 1953 à Samois (France)

    http://www.djangostation.com/jazzmanouche.php?article84: extraits à écouter sur ce site et plein d'autres choses



     
  • Catégories : Des femmes comme je les aime

    Prix Simone de Beauvoir

    Créé à l'occasion des cent ans de la naissance de Simone de Beauvoir, le Prix "Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes" aurait pu récompenser la peintre finlandaise ci-dessus louée. Il vient d'être décerné à deux admirables figures de courage et d'intelligence : Ayaan Hirsi Ali, femme politique neerlandaise, qui se définit souvent comme une "Voltaire noire", dont on relira L'insoumise, sur les relations homme-femme dans la religion. Le Prix a aussi été attribué à Taslima Nasreen, poursuivie par les fondamentalistes depuis son premier roman, La Honte, sur l'oppression de la communauté hindoue au Bengladesh. ◆ M.Ln.

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : Livre

    Le Nouveau nouveau magasin d'écriture, de Hubert Haddad (Editions Zulma, 640 p. 30 €)

    Puisque c'est la saison des soldes, osons écouler un ouvrage de l'année dernière, la toute fin il est vrai, puisque sa parution remonte à décembre. Il s'agit d'un livre fourre-tout, une sorte de bac aux bonnes affaires, dans lequel on farfouille tout excité par les trouvailles que l'on ne manque pas d'y faire. Après le succès de son Nouveau magasin d'écriture, Hubert Haddad récidive avec le même génie, à un petit bémol près, celui du titre, légèrement bégayant de Nouveau nouveau magasin d'écriture. En plus d'être un objet d'un raffinement sans nom, superbement mis en page et illustré, ce livre est un hymne à l'écriture, dont l'auteur rappelle qu'elle consiste à « apprendre à consigner en langage humain le secret abrasif qui vous distingue de tous et vous rapproche de chacun ». Original sans être pédant, pointu sans être obtus, Hubert Haddad y compile et commente des extraits de livres qu'il aime. Son pavé est aussi un tremplin pour tout écrivain qui sommeille en nous, proposant par exemple des titres d'ouvrage qu'il ne reste plus qu'à écrire. Du plus court (L'ombre jalouse) au plus long (La Nuit de l'Edelweiss ou Dernières lueurs d'un bec de gaz sur le belvédère de la Tortue avant clôture totale de l'œil des vertébrés dans le système solaire). Cela vous inspire ? ◆ M. Ln. Le Nouveau nouveau magasin d'écriture, de Hubert Haddad (Editions Zulma, 640 p. 30 €)
    Source:Télérama.fr

  • Catégories : Mes textes en prose

    Mon sac et moi

    Une vieille consigne de Casandra de l'Equipe de choc:http://devantmoi.canalblog.com/archives/2007/10/04/6421762.html
    VIDER SON SAC ... AU SENS PROPRE



    Mon sac, objet plutôt féminin, n’est pas très important pour moi. Je ne le prends que très rarement. Par contre, quand je sors, j’ai toujours avec moi mon portable. J’en fais un usage strictement utilitaire : pouvoir appeler ou être jointe en cas d’urgence (mon mari, les pompiers, la police…), dire « j’arrive » ou « où est-ce que je te rejoins ? »
    J’ai aussi un gros porte-monnaie avec un peu d’argent(ici, on paie beaucoup en liquide) et les papiers essentiels : carte de séjour, numéro de la personne à joindre en cas d’urgence(mon mari), ma carte consulat et de français à l’étranger en cas d’accident.
    Toujours en cas d’accident, ma carte de porteuse de lentilles, de donneuse d’organes, ma carte de retrait (on paie très peu par CB ici) et RIB.
    Enfin des choses un peu inutiles : un calendrier que je ne regarde jamais et une carte de fidélité que j’utilise rarement.
    Dans mes poches, j’ai toujours des kleenex, mes clés et souvent une liste de choses à faire ou/et à acheter.

    J'avais déjà décidé à ce moment là de vider mon sac au sens figuré mais je n'ai pas eu le temps; là, en fin d'année(temps de bilan), c'est le moment.
    Cf. http://www.lauravanel-coytte.com/archive/2007/12/29/mon-texte-inedit-sur-ce-blog-bilan-blog-ecriture-2007.html#comments

  • Catégories : Mes poèmes

    Croire en l'amour

    Croire en l’amour
    Comme un enfant
    A cheval entre bonheur
    Stable et équilibré
    Et envie perpétuelle
    De voyage et de rêve
    Ecouter la musique
    De son âme, rire
    Des larmes de joie
    S’étouffer d’optimisme

    Avec les mots de Marie Alice:http://marieetalice.blogs.psychologies.com/auxpetitsbonheurs/

    Rappel de mes 10 mots:
    1. champagne
    2. bisous
    3. câlins
    4. livre
    5.manger
    6. caresser
    7. boire
    8.nager
    9. apéritif
    10. lire

  • Catégories : Blog

    Paperblog

    « Je valide l’inscription de ce blog au service Paperblog sous le pseudo lauravanelcoytte ».

  • Catégories : Paysages

    Un commentaire sur mon premier recueil republié

    56fcd7f85ab53bf0339372bc07718371.jpg

    En vente ici:http://www.thebookedition.com/paysages-jacques-coytte-p-866.html

    sister for ever a écrit le 04 janvier 2008

    Un mot rapide pour te dire Laura que j'ai lu ton recueil pendant les fêtes et que j'ai beaucoup aimé. Je me suis dit que je ferais un «top ten» mais c'est difficile, car tes poèmes sont variés et divers genres me plaisent, alors difficile de comparer!
    Mais je t'en dirai un peu plus sur le blog.... si j'ai le temps un jour!!!
    Merci pour ce moment agréable passé «en ta compagnie»!
    Amitiés de sister for ever.

    PS: j'ai retrouvé les coccinelles; jolies petites pièces que tu nous avais redonnées par ailleurs, mais je n'ai pas changé d'avis, c'est défintivement «envole-toi» sans «s» à l'impératif 2ème personne du singulier... et je le soutiendrai contre tous les éditeurs et tous les maîtres de thèse!!

    Et ma réponse:
    Merci Sister.
    Ce recueil regroupe en effet volontairement des thèmes divers ... contrairement au second qui ne parle que d'amour... sous différentes formes cependant.
    Pour la correction elle a été faite par ma professeure de licence... mais les coquilles sont à peu près inévitables.

    http://www.thebookedition.com/laura-vanel-coytte-paysages-p-866.html#commentaires

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Importance des routes dans "Aurélia" de Nerval

    O. C, III,728 : « Je me trouvais dans un lieu désert, une âpre montée semée de roches, au milieu des forêts. Une maison, qu’il me semblait reconnaître, dominait ce pays désolé. J’allais et je revenais par des détours inextricables. Fatigué de marcher entre les pierres et les ronces, je cherchais parfois une route plus douce par les sentes du bois. […] Une nuit profonde m’entourait, la maison lointaine brillait comme éclairée par une fête et pleine d’hôtes arrivés à temps. »

    Paysage nocturne
    cadrage

    Mes recherches sur les paysages dans le "Voyage en Orient" de Nerval en DEA sont dans la continuité de mon mémoire de maîtrise sur "Le paysage dans les oeuvres poétiques de Baudelaire et Nerval"(publié une 1 ere fois sur Lulu) que je suis en train de retravailler pour le mettre comme mes 2 recueils de poèmes en vente sur "The book edition."(liens à droite de ce blog). C'est très fastidieux; si ça vous intéresse de l'acheter, dites-le moi, ça m'encouragera...

  • Catégories : Mes poèmes

    Où est le bout du tunnel

    Où est le bout du tunnel ?
    Serais-je un jour comme avant ?
    Gaie et insouciante ?
    La vie me paraîtra t-elle à nouveau simple et excitante ?
    Comment cesser d’avoir peur ?
    Comment arrêter le moulin à angoisses ?
    Quand aurais-je à nouveau envie d’ouvrir les yeux le matin ?
    Et de ne pas les fermer le soir ?
    Pour contempler ce monde offert à mes yeux émerveillés ?
    Retrouverais-je un lieu où je me sente chez moi ?
    Quand cesserai-je de me sentir étrangère où que je sois ?
    Reverrais-je mon pays ?
    Il doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui sait ça.

    Semaine du 7 au 13 janvier 2008
    Le lundi 7 janvier 2008 à 00:00 :: Lancement des thèmes
    Notre homme a bien marché cette semaine. Ses déambulations furent aussi surprenantes que poétiques. Laissons-le à présent se reposer, car un nouveau mystère se pointe dans notre cercle... Lequel ?
    A vous de nous le dire puisque cette semaine votre participation devra obligatoirement se conclure par la phrase suivante (la ponctuation finale sera laissée à la discrétion de l'auteur):
    Il doit bien y avoir quelqu'un quelque part qui sait ça
    Votre participation à cette nouvelle énigme devra nous parvenir en fichier joint avant le dimanche 13 janvier 2008 minuit (heure de Paris).
    Nous en profitons pour vous souhaiter à tous une excellente année 2008.

    http://www.impromptus.fr/dotclear/index.php?2008/01/07/3186-semaine-du-7-au-13-janvier-2008#co

  • Catégories : Jeux

    Variante du jeu : penser à ne pas emporter sur l'île

    1 livre : un du dernier auteur dont j’ai dit que je ne lierais plus jamais mais j’ai préféré oublier son nom

    1 extrait de poème : j’ai tendance à mettre aux oubliettes que je n’aime pas

    1 film :Idem, désolée.

    1 chanson : de rap

    1 photo : une moche de moi

    1 objet : l’aspirateur

    1 objet précieux : mon alliance que je ne quitte que pour dormir


    Et vous , que penseriez-vous à ne pas emporter sur une île déserte ?

    http://tibazar.over-blog.com/

  • Catégories : Mes poèmes

    Il était une fois/Un mauvais choix

    Il était une fois,
    Un mauvais choix.

    Rouge de honte
    Dans la blanche
    Lumière, elle
    Regarde
    Le canard qui nage
    Alors qu’elle coule
    Avec sa panoplie lourde
    D’accessoires
    De bureau ; chronique
    De Sidonie la gourde
    Qui est trop lasse
    De se lever chaque
    Matin pour vivre.

    Il était une fois,
    Un mauvais choix.

    Avec les 10 mots proposés par Ambroise sur son nouveau blog:MAUVAIS- ROUGE- LUMIERE- CANARD- PANOPLIE- BUREAU- CHRONIQUE- SIDONIE- LEVER- GOURDE

    Petite difficulté ton texte devra commencer par "Il était une fois".

    http://atelierartistique.hautetfort.com/archive/2008/01/04/petit-jeu-entre-nous.html#comments

  • Catégories : Des anniversaires

    9 janvier : Centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir

    A l'occasion du centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir, l'université Paris Diderot, le Centre Roland-Barthes (Institut de la Pensée contemporaine), en partenariat avec la Simone de Beauvoir Society et sous la direction scientifique de Julia Kristeva, proposent de rendre un hommage national à cette personnalité phare de l'histoire intellectuelle du XXe siècle occidental.

    Mercredi 9 janvier

    Simone de Beauvoir romancière

    matinée : Les écrits personnels : autobiographie, correspondance, etc.

    après-midi : Les oeuvres fictionnelles

    Jeudi 10 janvier

    Simone de Beauvoir essayiste

    matinée : Simone de Beauvoir philosophe ?

    après-midi : De 'L'Amérique au jour le jour' à 'La vieillesse' en passant par 'Le deuxième sexe' : l'écriture des essais

    Vendredi 11 janvier

    Simone de Beauvoir militante

    matinée : Les militantismes (politique, fémini...

     Voir le programme complet

    http://www.evene.fr/culture/agenda/centenaire-de-simone-de-beauvoir-19576.php

  • Catégories : Jeux

    Jeu chez Tibazar/Mifa:Littérature française en quatre titres ?

    Répondre à la question : comment résumer notre littérature en quatre œuvres (titres) ? On suppose qu’il s’agit de conseiller une personne (francophone), à l’étranger, qui souhaite en avoir un aperçu pertinent.
    Règles du jeu :
    - 4 titres seulement. On peut noter « œuvre de Untel » si l’on ne souhaite pas préciser davantage.
    N.B. Mes propres titres sont au nombre de 5, comme les 3 mousquetaires étaient 4, alors il est permis d’aller jusqu’à 5 si nécessaire.
    - On ne recommandera pas un auteur ou une œuvre qu’on ne lira jamais ou qu’on a détesté.
    Il est vivement recommandé d'être subjectif dans ses choix.
    N.B 2. Ma mère a cité Stephen King, mais elle n'avait jamais pris garde au fait qu'elle lisait une traduction. Mon frère a cité un auteur contemporain dont le choix m'a sidérée, après quoi j'ai regretté de ne pas y avoir pensé !

    http://tibazar.over-blog.com/article-15278405-6.html#anchorComment

    Quelques réponses au jeu des quatre titres

    Il me paraît difficile de donner ma propre réponse sans citer ceux qui ont bien voulu participer :

    Réponse de toto le crapo :
    Vite fait, sans réfléchir, et en sachant que dans cinq minutes je pourrais dire tout autre chose, je dirais :
    Une œuvre de Diderot, pour le brio et l’intelligence
    Une œuvre de Proust pour l’introspection et la beauté
    Une œuvre de Baudelaire (les Fleurs du mal, tiens) parce que la poésie
    Une œuvre contemporaine : Eric Orsenna, madame Bâ, pour la pertinence, l’humour, l’humanité, en espérant que ça reflète encore notre bon vieux pays et ses droits de l’homme

    Réponse de Laura :
    « Aurelia » de Gérard de Nerval
    « Le voyage en Orient » de Gérard de Nerval
    « Les filles du feu » de Gérard de Nerval
    « La Bohème galante » de Gérard de Nerval

    D’autres réfléchissent… C’est vrai qu’on peut changer d’avis toutes les cinq minutes. D’ailleurs, c’est ce que j’ai fait !
    Voici mon dernier choix :
    Gargantua /Pantagruel de Rabelais
    Les fables de La Fontaine (incontournables et plaisantes à lire)
    Les liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos, dont la belle langue française est un sommet et un régal, sans compter l’étude psychologique et la peinture de l’époque.
    La tragédie du Roi Christophe, d’Aimé Césaire, pour rendre hommage à la France non continentale et rappeler comment le 20ème siècle a été un tournant dans les mentalités et dans les faits.

    Autour de moi on a cité Victor Hugo et San Antonio, et pour ma part je tenais beaucoup à citer Marguerite Yourcenar dont les phrases évoquent si fort les origines grecque et latine de notre langue. C'est curieux, l'oubli de ces grands classiques que sont Racine, Corneille, Molière, Balzac ou Stendhal. Souvenir d'indigestion scolaire ?
    Toutes les cinq minutes, ça change : car il y a tellement à lire et à dire !!!

    http://tibazar.over-blog.com/article-15366456-6.html#anchorComment

  • Catégories : Mes textes en prose

    Débat sur l'écriture sur le blog d'Irène et des Auto-édités qu'elle gère aussi

    Quel est la différence selon-vous entre un romancier et un écrivain ?
    Dans ma logique, je suis davantage une romancière et une conteuse qu'une écrivaine.
    Attend on plus d'un écrivain ?
    Le romancier a-t-il moins de contrainte , d'obligation d'écriture parfaite ? Peut-il prendre des libertés avec la vérité historique, scientifique, etc...

    MA REPONSE

    Instinctivement, je dirais que tout romancier(celui qui écrit des romans) est un écrivain (celui qui écrit) alors que l’inverse n’est pas vrai puisqu’ on peut aussi écrire des poèmes, des nouvelles, des bio, des essais, etc.

    Etymologiquement (Mon petit dico étymologique et historique)
    Jusqu’à la fin du 13 e siècle, l’écrivain était le copiste (du latin « scriba », scribe, greffier).
    Et depuis cette époque, l’écrivain est celui qui compose des ouvrages littéraires.
    « Romancier » est un mot plus récent ; le romancier est d’abord « celui qui adapte, compose en langue vulgaire » puis à partir du 17 e siècle celui qui « écrit des romans. »

    Donc d’après moi et ces définitions, tu es une écrivaine.

    Le blog d'Irène:http://www.mamirene.com/article-15357494-6.html#anchorComment

    Le blog des auto-édités:http://auto.editer.over-blog.com/article-15357669-6.html#anchorComment (tous les 2 dans ma liste de blogs)

  • Catégories : La littérature

    François Nourissier quitte l'Académie Goncourt

    C.J (lefigaro.fr) avec AFP et AP
    08/01/2008 | Mise à jour : 17:03
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    François Nourissier (AFP/Demarthon)

    L'écrivain, 80 ans, est contraint de laisser son siège qu'il occupait depuis 30 ans « pour raisons de santé ».

    L'Académie Goncourt perd un de ses jurés. François Nourissier, citant des «raisons de santé » en a démissionné. C'est la fin d'une histoire de 30 ans. L'écrivain, âgé de 80 ans, avait été élu à l'Académie Goncourt en 1977 au couvert de Raymond Queneau avant d'en devenir secrétaire général en 1983 puis président de 1996 à 2002. Un poste auquel Edmonde Charles-Roux l'a remplacé.

    Auteur d'une vingtaine de romans, souvent autobiographiques, François Nourissier publie en 1951 son premier livre l'Eau Grise. La consécration vient en 1966 avec une Histoire française qui reçoit le Grand Prix du Roman de l'Académie Française. Quatre ans plus tard c'est le Femina qui couronne La Crève. Son dernier ouvrage, la Maison Mélancolie, est sorti en 2005. En 2003, dans le Prince des Berlingots, il avait évoqué son combat contre la maladie de Parkinson. Son successeur au jury Goncourt sera désigné dans les prochains mois.

    L'Académie Goncourt se réforme

     

    La démission du romancier coïncide avec le déjeuner de rentrée de l'Académie Goncourt. Les membres de l'Académie ont profité, mardi, de ce rendez-vous mensuel pour modifier son règlement intérieur. Dorénavant, seul le vote des membres du jury présents sera pris en considération lors du vote pour le prix Goncourt. Le scrutin ne pourra se porter que sur les ouvrages figurant sur la dernière sélection. Un débat sur la composition du jury avait surgi lors de l'attribution du dernier Goncourt à Gilles Leroy. Alabama Song avait émergé vainqueur à l'issue de quatorze tours de scrutin en novembre dernier.

    Edmonde Charles-Roux souhaite que le débat, les plaidoiries des académiciens soient au centre des délibérations. « Il n'y aura rien de confidentiel, ce seront des choses racontables après la proclamation du résultat, chacun pourra connaître la teneur du débat, qui a voté pour qui » souligne-t-elle. Une réforme des statuts de l'Académie Goncourt «prévoyant un passage automatique à l'honorariat à partir d'un certain âge» va aussi être engagée.

    http://www.lefigaro.fr/livres/2008/01/08/03005-20080108ARTFIG00536-francois-nourissier-quitte-l-academie-goncourt.php

  • Catégories : Des expositions

    L'Achoura fêtée au musée du quai Branly à Paris

    7/1/2008)

    Dans le cadre de ses activités culturelles, le musée du quai Branly de Paris propose à ses visiteurs de découvrir, les mercredi 16 et samedi 17 janvier, la fête populaire d’Achoura au Maroc ou « fête des enfants », à travers des visites contés, des ateliers de Bendir et des Séances de fabrication de jouets.

    La mascarade d’Achoura et une dégustation de pâtisserie marocaine sont au menu de cette manifestation qui vise à montrer certaines des traditions marocaines associées à cette fête. Il s’agit en outre de mieux comprendre les symboles qui y sont associés comme le rapportent les organisateurs.

    Le 10 de Muharram (premier mois de l’année) dans la tradition musulmane est célébré le culte d’Achoura, qui revêt des significations très différentes selon les pays et les cultures.

    Au Maroc, cette fête a rencontré des traditions païennes et est associée depuis des siècles à l’enfance et au partage : les enfants reçoivent des cadeaux, fabriquent des jouets et des instruments de musique, mais ils doivent aussi la Zakat, l’aumône, aux plus démunis.

    La plupart des rituels traditionnels font référence à l’agriculture et à la fertilité ; ce jour-là, les enfants sont autorisés à asperger d’eau leurs amis et même les adultes !

    Certains rites, liés à un culte solaire, sont à l’inverse liés au feu, notamment dans les milieux ruraux du sud du Maroc : on saute au-dessus du feu ou on jongle avec les braises, encore à Tiznit. S’y déroule également une mascarade spectaculaire, qui concerne surtout les adolescents : bendirs à la main, ils se mesurent les uns aux autres, parés de masques qu’ils ont fabriqués.

    Visites et ateliers
    Mercredi 16 janvier 2008
    * Visite contée Afrique du Nord
    * Ateliers de bendir
    Séances de fabrication de jouets (l’autre jouet, version Afrique du Nord) et de
    masques (en prévision de la mascarade du samedi)
    Samedi 19 janvier 2008
    * Visite contée Afrique du Nord
    * Ateliers de bendir
    Séances de fabrication de jouets (l’autre jouet, version Afrique du Nord) et de
    masques (en prévision de la mascarade)
    Mascarade d’Achoura et dégustation de
    pâtisseries marocaines
    Samedi 19 janvier 2008, 16h
    * dans le théâtre Claude Lévi-Strauss et au foyer du musée du quai
    Branly.
    Masque d'Achoura Avant 1954

    http://www.menara.ma/Infos/includes/detail.asp?article_id=5896&lmodule=divertissement
  • Catégories : Des expositions

    L’Europe, creuset de créations

    Arts. A Bruxelles, un parcours éclairant sur les échanges à travers les âges.
    Envoyé spécial à Bruxelles SEAN JAMES ROSE
    QUOTIDIEN : mardi 8 janvier 2008
    Le grand atelier : les chemins de l’art en Europe du Ve au XVIIIe siècle Palais des beaux-arts, rue Ravenstein, 23, Bruxelles. Jusqu’au 20 janvier. 10 €, réduit 8 €/5 €. Catalogue 340 pp., 35 €. Rens. : 00/32 (0) 70 22 52 26 ou www.europalia.eu

    L’Europe, trop souvent pensée comme simple zone de libre-échange, est cette fois à l’honneur sur le plan artistique. Pour les 50 ans du traité de Rome, la 21e édition du festival bisannuel Europalia célèbre un autre espace à travers l’exposition «Le grand atelier : les chemins de l’art en Europe du Ve au XVIIIsiècle», au Palais des beaux-arts de Bruxelles.

    Voici donc un voyage à travers les âges - de la fin de l’Antiquité à l’aube de l’invention du musée - et les 27 pays de l’Union, de Florence à Stockholm, de Dublin à Sofia… Un foisonnement de chefs-d’œuvre provenant de plus de 150 prêteurs et institutions culturelles européennes : le Buste d’homme accoudé en grès rouge de Nicolas de Leyde (1465-1467), tel un penseur pétrifié par un sortilège du temps ; la puissante Chasse au sanglier de Rubens (vers 1616) ou encore la délicate Vue sur Tivoli de François Boucher (1730).

    Ivoires. Il s’agit, pour le commissaire Roland Recht de l’université de Strasbourg et ses complices Catherine Périer-d’Ieteren et Pascal Griener, respectivement de l’Université libre de Bruxelles et de l’université de Neuchâtel, de tracer «un espace mental en même temps qu’artisanal où l’idée d’artiste devient marbre, ou pigment de couleurs, ou dessin gravé dans le cuivre». Les quatorze «chambres» de l’expo nous font certes évoluer des enluminures des Evangiles irlandais, dits Livre de Dimma, à des ivoires carolingiens et à un portrait de Van Dyck en passant par une Vierge à l’enfant de Van Eyck. Mais ils ne recouvrent pas les sections d’un manuel d’histoire bête et méchant.

    «Le grand atelier» fait dérouler la chronologie avec une cohérence plus souple - une approche thématique modelant de manière sensible le visage artistique du continent grâce à des «dossiers» tels «un art pour l’exportation : les émaux, les albâtres et les retables», ou «l’estampe au service des métiers». Pour Recht, «il n’y a pas un art roman mais des arts romans» ; de même, le gothique censément «international», ne reflète que la réalité artistique de certaines grandes villes de l’Europe médiévale. Alors, quid de l’identité culturelle européenne ? Existe-t-elle ? Pour éviter la nomenclature facile, il faudra se rappeler la devise communautaire, In varietate concordia, «unité dans la diversité». Traduire également : la civilisation gréco-romaine, la chrétienté, l’influence orientale par le biais de Byzance (via Venise) et des Arabes (via l’Espagne et la Sicile), l’humanisme, Gutenberg et le livre imprimé…

    Ne pas oublier non plus, dans l’édification de cette identité, les notions d’atelier (titre de l’expo) et d’artiste au sens d’artisan. Les peintres n’ont pas attendu les fondateurs de la CEE pour bouger, ni les marchands pour faire circuler les œuvres. Pour preuve, la superbe mise en abyme de la dernière salle, reconstruction du cabinet d’amateur, figure le vertige d’un marché de l’art mondial à venir.

    Ligne de fuite. C’est bien cette capillarité des idées artistiques que démontre l’exposition belge. Des Italiens on apprend «la perspective» ; des Flamands, la couleur fixée par l’huile. Mais tous les chemins de l’art européen ne mènent pas directement à Florence, où se produisit la révolution de l’espace pictural : la fameuse fenêtre d’Alberti (théorie de la ligne de fuite), par laquelle converge le regard et se raconte l’histoire d’un tableau désormais en 3D. Il existe une perspective plus atmosphérique que géométrique en Europe du Nord. Ainsi le maniérisme de l’après-Renaissance déborde-t-il les frontières de l’Italie, avec notamment Bartholomeus Spranger, le peintre de l’empereur Rodolphe à Prague. Les sensuelles courbes de son Hermaphrodite et Salmacis (vers 1585) ont de quoi faire rougir la Vierge au long cou du Parmesan.

    http://www.liberation.fr//culture/302300.FR.php?utk=008b428a

  • Catégories : CELLES QUE J'AIME, Claudel Camille, L'art

    En 2008, l'art féminin aura la côte

    Éric Biétry-Rivierre
    02/01/2008 | Mise à jour : 15:40 |
    .

    Heureux concours de circonstances, les expositions consacrées aux femmes, artistes et mécènes, vont se succéder en ce début d'année. De Camille Claudel à Louise Bourgeois, en passant par Marie-Antoinette, Patti Smith et Leonor Fini, les musées semblent s'être donné le mot pour ouvrir leurs portes aux créatrices.

    Les plus beaux hommages sont involontaires et celui de l'année qui s'ouvre est un de ceux-là. À Paris comme en province, les musées semblent s'être donné le mot pour parler des femmes artistes ou esthètes. Deux mots qui supportent indifféremment tous les sexes. Cela remonte à bien avant Simone de Beauvoir, dont ont fêtera le centenaire le 9 janvier (colloque international les 9, 10 et 11 au Réfectoire des Cordeliers, 15 rue de l'École de médecine, Paris 75006).

    Les Galeries nationales presque royales pour l'occasion du Grand Palais évoqueront Marie-Antoinette, son goût, ses amitiés, en 300 œuvres provenant de toute l'Europe, du 15 mars au 16 juin. Autre incomprise, Camille Claudel retrouvera son mentor et amant au musée Rodin qui lui consacre une rétrospective, du 16 avril au 20 juillet. Fille de Louis-Philippe, à la fois princesse et artiste romantique, Marie d'Orléans fut un peu de ces deux femmes. À travers un ensemble de peintures, de meubles et d'objets personnels dont des prêts consentis par ses descendants , le Louvre proposera une évocation de son salon gothique et de son univers intime (à partir du 18 avril au rez-de-chaussée de l'aile Richelieu). Des dessins et sculptures, dont plusieurs sur le thème de Jeanne d'Arc, seront réunis en hommage à cette grande mécène et collectionneuse, témoin exceptionnel du goût 1830. L'événement sera complété au Musée Condé de Chantilly à partir du 9 avril par des sculptures de la princesse, conservées par son frère le duc d'Aumale et restaurées spécialement.

    La dame aux araignées géantes

     

    Autre femme d'exception, notre contemporaine Patti Smith. Du 28 mars au 8 juin, la Fondation Cartier ouvrira en grand ses portes à cette chanteuse rock, aujourd'hui assagie mais à jamais poète, auteur-compositeur souvent en tournée sur toutes les routes du monde. Elle y développera son univers iconographique, moins connu, composé de films, de dessins et de photographies. Encore plus dérangeante, Louise Bourgeois investira le Centre Pompidou à partir du 5 mars, après la Tate Gallery de Londres. La dame aux araignées géantes, de bronze ou d'acier, aujourd'hui âgée de 96 ans, devrait bénéficier là d'une rétrospective à la hauteur de sa réputation d'artiste la plus reconnue parmi les plasticiens vivants. On devrait notamment voir une large sélection de pièces conçues durant ces vingt dernières années, inédites à Paris.

    Louise Bourgeois n'a jamais fait la une du Petit Écho de la Mode, ce grand ancêtre de la presse féminine auquel la Bibliothèque Forney (1, rue du Figuier, Paris 75004) consacrera une exposition à partir du 29 janvier. Pourtant, l'hebdomadaire né en 1880 ne s'est arrêté qu'en 1983 et tirait à ses plus beaux jours, dans les années 1950, jusqu'à un million d'exemplaires. Mais la vieille dame indigne a toujours cultivé la provocation.

    En province, saluons le Musée de l'hospice Saint-Roch à Issoudun, qui inaugurera le 8 février le salon parisien de Leonor Fini dont on fête également le centenaire. L'espace, présenté dans une scénographie de Giovanna Piraina, rappellera autant la femme que la créatrice. L'appartement de la rue de la Vrillière, où elle se plaisait à théâtraliser sa vie, recevant de nombreux visiteurs, gens du théâtre, écrivains, artistes surréalistes, sera en effet intégralement reconstitué. Plus qu'un simple décor Art nouveau, on reverra donc une véritable œuvre que la maîtresse des lieux avait composée avec le même soin qu'elle mettait dans ses tableaux. Son mobilier, ses objets d'art et ses luminaires sont signés des grands noms de l'École de Nancy, Louis Majorelle, Émile Gallé. Quant à la moquette, elle est un modèle exclusif, signé Fini.

    Dans le Nord, le musée Matisse du Cateau-Cambresis remerciera Alice Tériade, décédée le 2 février dernier. Par le métier et la passion qui l'animait avec son mari éditeur d'art, elle s'était trouvée au cœur de l'art moderne. En 2002, le musée avait reçu en donation 27 livres conçus et illustrés par Miro, Matisse et Picasso. Aujourd'hui, c'est la deuxième partie de la donation qui est léguée. Soit l'un des plus importants cadeaux jamais reçus par un musée. Il sera visible à partir du 27 janvier : il s'agit de toute la salle à manger que Matisse avait imaginée pour le couple dans sa villa de Saint-Jean-Cap-Ferrat, avec des chefs-d'œuvre peints par Picasso, Miro, Léger, Chagall, Rouault ou sculptés par Giacometti et Laurens.

  • Catégories : L'art

    Le scandale du faux Gauguin éclabousse le monde de l'art

    Valérie Duponchelle
    08/01/2008 | Mise à jour : 07:45 |
    a67b9b24cca2f9cbedd42d997effea7c.jpgThe Art Institute of Chicago a exposé en vedette, pendant dix ans, un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin. Crédits photo : Bolton Evening News

    Faussaires en famille ! Pendant dix-sept ans, les Greenhalgh fils, père et mère ont dupé les experts depuis leur pavillon anglais.

    A ttention au décor ! Il est trompeur comme une église presbytérienne chez Hitchcock où L'Homme qui en savait trop débusque les criminels sous les psaumes. C'est dans un modeste pavillon de la banlieue de Bolton (Lancashire), semblable à tous ses pareils de The Crescent à Bromley Cross, qu'œuvraient, en famille, les Greenhalgh, à la une du Bolton News pendant des semaines. Des faussaires désormais célèbres en Angleterre.

    De 1989 à 2006, Shaun, le fils timide et bedonnant de 47 ans, George, 84 ans, le père en chaise roulante et plaid écossais, Olive, 83 ans, la mère aux boucles grises de Miss Marple, ont bâti mille histoires pour écouler leurs faux par dizaines. Alerté par le British Museum, Scotland Yard a mis fin à leur industrie avec un mandat de perquisition, le 15 octobre 2006.

    La fouille fut édifiante. Ils ont été condamnés en novembre ­dernier pour avoir vendu ou essayé de vendre quelque 45 faux d'une valeur potentielle estimée à 10 M£ ! Une liste non exhaustive peut-être trois fois plus, selon Scotland Yard pour des objets d'art trop beaux pour être vrais et qui sont désormais des pièces à charge.

    Un feuilleton rocambolesque

     

    La spécialité de ce trio de faussaires bien tranquilles était de pister les œuvres rares, peu documentées, pas photographiées et depuis longtemps portées disparues dans les volutes de l'histoire de l'art. Il y a du ­Sherlock Holmes dans la petite entreprise des Greenhalgh qui, en as du marketing, identifiaient les sujets parfaits, parce que oubliés, rêvés et méconnus, et donc propres à affoler les appétits des musées ou, à défaut, des maisons de ventes. Outre la «Princesse d'Amarna» qui a coûté cher au Bolton Museum, un remake du «Risley Park Lanx », mythique plateau d'argent découvert par des laboureurs dans un champ du Derbyshire en 1729 et donc la plus ancienne pièce d'orfèvrerie romaine d'Angleterre, portée disparue depuis, a failli duper le ­British Museum.

    L'institution londonienne l'a étudiée, soupesée puis acceptée comme copie historique en cadeau gracieux de ses mécènes (98 000 £ selon l'enquête, 5 000 £ selon Shaun Greenhalgh). Ainsi Le Faune de Gauguin, «sa première céramique connue datant de l'hiver 1886» se félicitait, il y a encore un mois, The Art Institute of Chicago, l'institution américaine par excellence. Le musée l'avait fièrement acheté à un couple de marchands privés de Londres, Howie & Pillar (autour de 125 000 $ selon The Art Newspaper). Le duo au sérieux non contesté l'avait, lui, acheté à bon prix des années plus tôt chez Sotheby's à Londres avec l'assurance de le retrouver dans le Catalogue raisonné du Wildenstein Institute de Paris (20 700 £ en 1994, soit dans son estimation). L'Art Institute le commenta avec la fougue des découvreurs, faisant des analogies imprudentes entre le faune, symbole de débauche, et le fiasco conjugal de Gauguin, mauvais mari de la Danoise Mette. Il l'exposa en vedette, pendant dix ans, à ses dépens… Un faux génial, inventé d'après un croquis de Gauguin en Martinique pendant l'été 1887 et conservé dans l'Album Gauguin au Louvre, a-t-il dû reconnaître devant la presse américaine le 12 décembre. Et ce n'était pourtant qu'un ricochet du procès, le «Greenhalgh case» disent les Britanniques, où les révélations se sont succédé comme dans un feuilleton rocambolesque.

    Quatre ans et huit mois de prison

     

    «En 2001, je suis resté coincé à Chicago pendant une semaine à cause du 11 Septembre. Tous les vols étaient annulés. J'étais venu pour le vernissage privé de l'exposition Van Gogh et Gauguin à l'Art Institute. J'ai donc vu la collection du musée calmement, vu Le Faune sans le mettre plus en doute que les musées. Lorsque Scotland Yard a évoqué un faux Gauguin de même nature, j'ai fait le lien», nous raconte Martin Bailey, œil redouté de The Art Newspaper. C'est lui qui a identifié le faux, disséqué les mensonges de sa provenance et a pisté ce Faune mirifique de la petite ville à 40 miles de Birmingham jusqu'au géant américain.

    Dans son réquisitoire, détaillant les faits, le procureur Peter Cadwallader ne s'était guère arrêté sur l'œuvre en question : «Shaun Greenhalgh n'a pas négligé la France. Il a contrefait une sculpture de Gauguin et l'a vendue chez Sotheby's pour le compte de Mrs Roscoe.» Roscoe est le nom de jeune fille de la mère de Shaun Greenhalgh. Olive, 83 ans, dont l'assistance occasionnelle sous forme de coups de téléphone et de rencontres habilement arrangées, a servi à écouler plusieurs faux.

    Olive a déjà été condamnée à un an avec sursis. Quant à son faussaire génial de fils, qui aurait voulu simplement se faire passer pour le mauvais vendeur de la famille, il a été condamné à quatre ans et huit mois de prison. Il se trouve actuellement dans celle de Liverpool où Ed Chadwick, «crime reporter» du Bolton News, attend ses confessions. Un scoop que la loi anglaise interdit de payer. Et le père, actif VRP des créations de son fils ? Après un délai légal dû à l'examen de sa santé, il sera fixé sur son sort cette semaine.

    http://www.lefigaro.fr/culture/2008/01/11/03004-20080111ARTFIG00001-le-scandale-du-faux-gauguineclabousse-le-monde-de-l-art.php

  • Catégories : Des lieux

    Le baiser de feu du Stromboli

    Au nord de la Sicile, l’île italienne vit au rythme du volcan, toujours en activité. Ascension sportive ponctuée de souvenirs du tournage de Rossellini et d’éruptions mythiques.
    KARL LASKE
    QUOTIDIEN : samedi 5 janvier 2008

    «Je veux les gens autour de moi, tonne Zaza. On est sur un volcan actif, et s’il faut tracer, il faut être prêts !» Mario Zaia, dit Zaza, tend son menton barbu et jette un œil d’autorité sur ses derniers marcheurs. Le guide a prévenu les plus essoufflés : ceux qui ne tiennent pas la route devront redescendre. C’est lui qui décide, à mi-chemin, aux alentours de 400 mètres d’altitude. Ainsi, grimpe-t-on assez vite, groupés derrière les basques de Zaza, sur un chemin de mule qui s’assèche. Soudain, il désigne une lointaine flèche rocheuse dans la mer. «Regardez le Strombolicchio : il a 240 000 ans.» C’est l’ancien volcan, frère aîné du Stromboli. Il n’en reste qu’une colonne de lave pétrifiée. On a posé un phare dessus. «Stromboli, lui, n’a que 100 000 ans, c’est un ragazzo !» Zaza commente quelques vieilles photos, montrant plusieurs vallons de vignes alignées, en noir et blanc : «Ici, la terre est fertile. En 1880, on cultivait la malvasia [un cépage méditerranéen provenant de Madère, ndlr].» Aujourd’hui, c’est une garrigue. Seuls les environs des villages restent verts et parfumés - figuiers, jasmins, et câpriers y sont encore abondants. «On est peu nombreux. Une fois les touristes partis, on est six cents. Cette île, c’est comme un bateau. L’hiver, il faut s’en occuper, repeindre, restaurer.»
    Et de fait, vue des autres éoliennes, l’île de 12 kilomètres carrés, avec son point culminant à 924 mètres, semble flotter les jours de beau temps. C’est un cône presque parfait qui s’enfonce 3 000 mètres sous la mer, à la charnière de la plaque africaine.

    Centre suréquipé. Interdite pendant cinq ans, la montée au volcan est désormais autorisée depuis le mois d’août dernier, malgré un dernier épisode éruptif en février et mars. A mi-chemin, Zaza invite à poursuivre, avec force clins d’œil amicaux. Désormais, les pieds commencent à s’enfoncer dans la cendre. On entend les premiers grondements. Depuis 2002-2003, des moyens de surveillance électronique ainsi qu’un centre opérationnel avancé suréquipé, animé par des scientifiques de diverses universités italiennes, permettent d’anticiper un peu plus les éruptions. «On a cinq minutes pour se mettre à l’abri, au lieu de vingt secondes auparavant», assure Zaza. Cinq petits abris en béton à toute épreuve ont aussi été arrimés au sommet de la montagne.

    Le sentier devient lunaire, gris. On zigzague dans la caillasse volcanique. Rouges, noirs, bicolores, ces cailloux font un bruit de porcelaine brisée. Périodiquement, une colonne de fumée s’élève dans le ciel. Le vent ramène des odeurs de soufre. «En 2002, une partie du flanc nord s’est effondrée, lance Zaza, mystérieux. Le vent a envoyé des pierres à Ginostra, de l’autre côté de l’île, la mer a fait un tsunami sur toute la Sicile.» Seize mille mètres cubes de pierres et de terre ont glissé dans la mer en quelques heures.

    La petite colonne parvient à la crête ultime après deux heures et demie d’un bon train. Ceux qui parmi les marcheurs ont vu le Stromboli, Terra di Dio de Roberto Rossellini se souviennent qu’à la fin du film Ingrid Bergman avait grimpé jusque-là, fuyant son mari pêcheur, sa valise à la main, pour finalement s’effondrer dans la cendre, en larmes. Il paraît que l’actrice a passé la nuit avec Rossellini au sommet du volcan en 1948. «C’est une île fantôme, ici. Personne n’y vit», lâchait-elle dans le film. Et les Stromboliens de lui expliquer le feu, la lave, les maisons détruites par les pierres, l’éruption historique de 1930…

    En file indienne, un casque sur la tête, la montée continue sur l’arête du cratère. C’est un cirque gris au fond duquel trois bouches incandescentes respirent, bouillonnent, explosent, alternativement. Dans la nuit noire, un feu d’artifice illumine régulièrement la faille la plus étroite, crachant des pierres rougies autour d’elle. Un randonneur français est mort dans les années 70 pour avoir tenté une descente dans ce cirque. Il espérait passer entre deux explosions. Mais il n’y a rien de plus aléatoire. Le volcan a sa propre loi. Au village, les plus anciens l’appellent Iddu, ce qui veut dire «Lui». «Il fait ce qu’il veut, confirme Zaza. Après l’explosion du 7 mars, il y avait moins de magma, pas de gaz, on ne l’entendait plus. Il a mis trois mois à se recharger.» Les marcheurs sont hypnotisés.

    Etreintes angoissées. Soudain, le cratère roi explose plus bruyamment et libère un immense champignon de fumée. On sursaute. Se recroqueville. Des couples s’étreignent. Sur la mer, mille mètres plus bas, des flashs photo clignotent sur les bateaux de plaisance. «On ne prépare pas les gens à voir l’explosion d’un volcan, confie le guide. Parfois, les gens pleurent ici.» C’est dans les entrailles de l’île voisine de Vulcano que la légende a situé les forges du dieu du Feu, Vulcain.

    Le talkie-walkie de Zaza crache des paroles inintelligibles. On ne peut rester qu’une demi-heure. Les passages des groupes de randonneurs sont plus ou moins chronométrés - en plein été, il peut y en avoir jusqu’à cinq. La descente se fait par un autre sentier noyé sous le sable noir.

    Trois heures de marche, encore. Mais cette fois en apnée. La cendre est volatile. Il faut allumer sa lampe de randonnée, porter un masque antipoussière et, pour ceux qui ont les yeux fragiles, ajouter des lunettes de plongée. Personne n’empruntait ce chemin avant que le film de Rossellini n’attire les premiers curieux. Jusqu’en 1950, le père de Rosangela Guadagna, seul médecin sur l’île, était l’un des rares à monter sur le volcan, pour rejoindre le village de Ginostra quand la mer ne le lui permettait pas.«Le vrai Strombolien n’a pas peur du volcan, explique Rosangela. On reconnaît en lui quelque chose de grand, de plus grand que nous.» Rosangela n’est jamais allée voir le cratère, mais elle l’écoute. «On s’inquiète quand on ne l’entend pas. Quand le mauvais temps s’approche, il nous avertit quelques jours avant. Tiens, le temps va changer ! C’est un baromètre.»

    Couverts de cendre, les randonneurs, un peu hagards, se dispersent maintenant dans la rue principale du village aux alentours de minuit. Restaurants et cafés ferment. L’unique rue relie le quartier de Scari, voisin du port, à l’église du centre-ville et à Piscita, le village abandonné où Rossellini avait tourné son film. Selon la légende, à Piscita, l’église rose et son protec teur, san Bartolo, avaient stoppé et détourné une coulée d e lave en 1930. Quelques-unes de ses maisons de pêcheurs ont été discrètement rachetées par la jet-set.

    Le 8 septembre 1930. En contrebas de l’église du village, point de ralliement des guides, l’un des plus vieux Stromboliens, Zio Stefano, dit aussi Stefanino, scrute l’horizon depuis sa terrasse. «Iddu n’est plus comme avant, dit-il. Il envoie beaucoup de cendres. On ne l’entend plus beaucoup, comme s’il dormait, comme s’il était un peu malade. Je le regarde. Je sens sa respiration, et j’attends.» Pêcheur, paysan, commerçant, Stefanino a fait tous les métiers. Agé de 8 ans en 1930, il se souvient de l’éruption mythique. «Personne n’avait vu quelque chose comme ça, raconte-t-il. Il était 11 heures, le 8 septembre. On ne sortait pas des maisons. Si tu sortais, tu mourais. Des pierres tombaient du ciel. Des feux s’allumaient partout. Ici, on ne s’échappe pas. Il faut attendre la fin de l’éruption. Beaucoup de familles sont parties. Sans revenir.» Stefanino est resté. Deux de ses huit enfants font partie des derniers pêcheurs de l’île.

    Un peu plus haut dans le village, Stefanino récite un poème en l’honneur d’Iddu. C’est l’histoire d’une montagne qui rend heureux. Elle a une jolie bouche, et cherche à se faire embrasser. Et l’on n’oublie jamais son baiser, car il est de feu.

    http://www.liberation.fr//culture/tentations/voyages/301860.FR.php?utk=008b428a