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  • Catégories : Mes poèmes

    J'aurais voulu

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    J’aurais voulu écrire la vie de mes aïeux
    Pour qu’il reste une infime trace d’eux
    Dans un siècle que je n’ai pas connu
    Pour en faire peut-être d’illustres inconnus

    J’aurais voulu écrire comme un hommage
    Les souvenirs de mes deux grands-mères
    Un hommage aux mille heureux moments
    Passés sans ennui à les écouter religieusement

    J’aurais voulu écrire leurs batailles et guerres
    Leurs défaites, reculs, avancées et victoires
    Les horribles tranchées et l’occupation
    Leurs armistices signés et leurs libérations

    J’aurais voulu écrire les moments historiques
    Qui ont bouleversé leurs mondes et leurs époques
    Leurs permanences et toutes leurs nouveautés
    Leurs vies quotidiennes et leurs intimités

    J’aurais voulu écrire le passé
    Mais le présent m’a happé
    Et aujourd’hui je n’ai plus d’avenir
    A écrire, ni à vivre.

    Le 29/11/2007

    Image:Ferdinand Victor Eugène Delacroix: "Torquato Tasso dans l'asile de fous", 1839.

    "Sur le Tasse en prison, d'Eugène Delacroix"

    Le poëte au cachot, débraillé, maladif,
    Roulant un manuscrit sous son pied convulsif,
    Mesure d'un regard que la terreur enflamme
    L'escalier de vertige où s'abîme son âme.

    5 Les rires enivrants dont s'emplit la prison
    Vers l'étrange et l'absurde invitent sa raison;
    Le Doute l'environne, et la Peur ridicule,
    Hideuse et multiforme, autour de lui circule.

    Ce génie enfermé dans un taudis malsain,
    10 Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l'essaim
    Tourbillonne, ameuté derrière son oreille,

    Ce rêveur que l'horreur de son logis réveille,
    Voilà bien ton emblême, Ame aux songes obscurs,
    Que le Réel étouffe entre ses quatre murs!

    1842, Baudelaire, "Les fleurs du mal"


    Source:http://www.kalliope.org/digt.pl?longdid=baudelaire2002021215

    Ecriture ludique 25 : la page blanche (Ter) (participation en forme de) Proposition de thème :


    " Le poète au cachot, débraillé, maladif,
    Roulant un manuscrit sous son pied convulsif
    Mesure d'un regard que la terreur enflamme
    L'escalier de vertige où s'abîme son âme."


    Nous allons poser comme postulat que le manuscrit en question est une page blanche. Vous êtes un/une visiteur/visiteuse de prison et le prisonnier se met soudain à vous raconter ce qu'il n'a pu écrire.

    http://tibazar.over-blog.com/article-14149343.html

  • Catégories : La philosophie

    Bergson à l'honneur

    C’est l’année Bergson. Après la belle biographie intellectuelle de François Azouvi parue chez Gallimard, les éditions PUF publient, toujours en collection Quadrige, L’Evolution créatrice (1907), L’Essai sur les données immédiates de la conscience (1889) et Le Rire (1900), édition dirigée par Frédéric Worms. Un congrès international de clôture de l’année Bergson, organisé par le Collège de France, l’Ecole normale supérieure et la Société des Amis de Bergson se tiendra enfin les 23 novembre (au Collège de France, 01 44 27 14 16) et le 24 novembre (Ecole normale supérieure, 01 44 32 21 93). ◆ G.H

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : Mes poèmes

    Je m'endors

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    Je m’endors et je rêve
    Je rêve et je flotte
    Dans un monde
    Qui me ressemble
    Et me rassemble
    Toutes les images
    De moi que l’autre
    Monde me colle
    A la peau : mensonges.
    Je m’endors et je songe
    Je songe et m’envole
    Vers des cimes
    Qui se perdent
    Dans un ciel magique.
    Les paupières closes
    Je regarde
    Le parfum calme
    Des fleurs d’âmes.
    Je me repose
    Et je respire
    Les couleurs vives
    De mes larmes.

    Le 29/11/2007

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    Proposition d’écriture pour la communauté ECRITURE LUDIQUE. On peut s’inspirer de l’une, l’autre ou des deux toiles qu’Al Maury(http://maury.al.over-blog.fr/article-14072323.html) nous prête avec beaucoup de générosité.
    Même si vous ne faites pas partie de cette communauté, rien ne vous empêche de faire cet exercice et d’en informer Al Maury(http://maury.al.over-blog.fr/article-14072323.html) qui sera je pense ravi de lire vos textes.

    Proposition relayé par Azalaïs:http://marge-ou-greve.over-blog.com/article-14035414-6.html#anchorComment

  • Catégories : Mes poèmes

    Sur la page blanche

    Sur la page blanche,
    Des mots noirs.
    Lorsque ça me branche ;
    Le hasard ?
    Je me penche
    Et tout part
    Tout se déclenche
    Sans retard
    Et je m’épanche ;
    Mon cafard.
    Lors de mes nuits blanches,
    Zonard
    Du dimanche ;
    Fêtard,
    Parfois je me déhanche
    Au son des cithares
    Des phrases blanches
    Sur l’écran noir.
    Ma main se démanche
    Et mon teint est blafard
    Je me retranche
    Et m’égare
    Sur la page blanche.

    Le 29/11/2007

    25 - du 27/11 au 9/12/2007 - "La page blanche" (Kildar / Madam'Aga)

    Cet exercice consiste à écrire (prose ou poésie, biographique ou non, "littéraire" ou "de réflexion") sur le thème, vaste s'il en est, de la page blanche.La longueur des participations est libre, d'une ligne à plusieurs pages. Par contre, vous êtes invités à ne pas forcément vous limiter à une seule participation, mais bien autant que vous le souhaitez.Vous pouvez également envisager de réagir à une participation déjà publiée (en indiquant la ou les phrases, ou le lien vers le texte et le nom de l'auteur, en citation au début de votre texte), que ce soit pour confirmer, complèter, ou développer une idée contradictoire...L'exercice étant plus vaste que d'habitude, deux semaines sont laissées pour travailler vos participations, que nous espérons les plus nombreuses possibles.Ne vous laisser pas paralyser par la page blanche !Bonne écriture ! Vos participations seront publiées ici au fur et à mesure. N'hésitez pas à revenir régulièrement pour découvrir les nouveautés

    . http://www.ecritureludique.net/article-14134597-6.html#anchorComment

  • Catégories : Blog

    Mes compétences professionnelles sur mon blog CV

    J'ai travaillé un an comme bibliothécaire-documentaliste dans une BCD au sein d'un ensemble qui comprenait deux écoles primaires et une école maternelle.

    La bibliothèque recevait toutes les classes et le fonds était assez important.

    On m'a donc chargé de classer ce fonds, de faire un catalogue.

    Il y avait bien sûr des albums pour enfants, des BD mais aussi un grand nombre de documentaires (notamment les BT), les plus difficiles à classer car ils touchent souvent à plusieurs domaines.

    C'aurait été plus simple avec un sytème informatique mais il n'y en avait pas....

    http://lauravanelcoytte.votrecv.com/article-169549-6.html#anchorComment

  • Catégories : La télévision

    Ce soir sur France 3: Le réveillon des bonnes

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    Les bonnes, ce sont Marcelline, Olympia, Marie et Jeanne. Elles sont employées de maison dans un immeuble cossu d'une grande ville française. En décembre 1918, toutes quatre préparent, chacune pour leurs patrons et patronnes, le premier Noël de l'après-guerre. Les quatre familles sont les Dubreuil, les Verdier, les Sevran-Chabot et les Despréaux. Les destinées de ces quatre familles vont se croiser et parfois se mêler à travers leurs domestiques. Ainsi, Marcelline, qui a pourtant hâte de prendre sa retraite, retarde l'échéance. Elle s'inquiète en effet pour sa maîtresse, Odile Dubreuil, qui vient d'apprendre la mort de son époux. Quant à Olympia, elle est secrètement amoureuse de son patron, Auguste Verdier, dont elle guette chaque jour les courriers...

    Source: Télérama.fr

  • Catégories : Des expositions

    Nous avons vu samedi 24 au soir:Design-Le monde arabe livre ses intérieurs: L'exposition itinérante de Vitra Musuem au Sacré Cœur à Casablanca

    (Le Matin 15/11/2007)

    Les splendeurs de l'architecture et de l'art d'intérieur dans le monde arabe s'invitent à Casablanca, le temps d'une exposition. «Living under the crescent moon» prendra en effet place du 15 novembre au 8 décembre prochain à l'ex-cathédrale du Sacré Cœur.

    A l'origine de cet évènement, Caractere Events, le département pour l'évènementiel du groupe Caractères, en partenariat avec la banque HSBC. Produite par le prestigieux Vitra Design Museum, un des musées de design les plus célèbres au monde, cette exposition itinérante fait escale dans la ville blanche. Après son énorme succès à Berlin, à Bangkok, à Singapour et à Madrid, c'est au tour des Casablancais de découvrir la beauté de l'art d'intérieur dans les pays arabes. «Living Under The Crescent Moon» nous livre des trésors, à travers des maquettes, des photographies et des films.
    Dans sa configuration complète, l'exposition emmène le visiteur dans une visite des villes arabes avec leur architecture nomade et rurale, moderne et traditionnelle.

    Alors que le savoir du monde entier sur les pays arabes se limite à leurs affaires politiques et problèmes sociaux, le Vitra Design Museum a exploré les mythes et les réalités cachées des pays arabes par son exposition, qui est une véritable découverte au cœur de la culture arabe, de son architecture et de sa vie domestique. Ainsi, les amateurs des arts, les chercheurs et les étudiants avides de savoir, pourront voir certaines formes de vie domestique qui leur sont encore inconnues. Du Yemen au Maroc, en passant par l'Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Liban, l'Egypte…l'exposition montre et démontre la diversité des modes de vie entre les différents pays et leurs différentes populations.
    Les casbahs du sud marocain, les riads et leurs patios ouverts, les tentes des touaregs du Sahara, les maisonnettes des bédouins du désert, sans oublier les bâtisses modernes et leur art déco signé par des architectes comme Hassan Fathy, Elie Mouyal ou Abdelwahed El-Wakil.

    Les pièces construites de divers matériaux dont la terre cuite, la peau d'animaux et les palmes fournissent aux visiteurs l'occasion de voir de nouveaux types de bâtiments. Les intérieurs qui sont composés d'objets de céramique, d'argile et de textile originaux laissent voir le mode de vie simple et pratique chez certaines populations arabes. Le tout, installé dans un ordre compliqué mais commode, transmet la sensualité raffinée de la vie chez les Arabes. En étalant certaines maisons, «Living Under The Crescent Moon» introduit le visiteur dans une sphère traditionnellement protégée et impénétrable par les étrangers. Le spectateur se voit alors en train de comparer sa vie de tous les jours à celle des autres. Les routines quotidiennes de la vie privée diffèrent d'une région à l'autre, on se pose alors des questions sur le sommeil, le manger, la vie de famille, le ménage… Malgré son aspect traditionnel, l'héritage riche des cultures arabes révèle une modernité étonnante à travers la multifonctionnalité des pièces et des objets, les systèmes régulateurs des températures intérieures, ainsi que l'utilisation efficace de l'eau.
    L'exposition ne se limite pas à nous faire visiter les intérieurs arabes, mais elle nous présente également les techniques adoptées par certains des grands noms de l'architecture dans le monde arabe.

    Outre les Arabes, d'autres architectes étrangers modernes se sont laissé influencer par l'art d'intérieur et en ont fait leur principale inspiration. Cette influence réciproque associée à la mondialisation a cependant laissé quelques traces négatives sur les bâtiments arabes selon les initiateurs de «Living Under The Crescent Moon». La décadence des centres-villes historiques, le changement démographique causé par l'exode rural, l'apparition de villes satellites…sont autant de problèmes qui ont nui aux formes traditionnelles des intérieurs arabes. Si vous êtes curieux de savoir comment les autres vivent, rendez-vous à l'ex-cathédrale du Sacré Cœur de Casablanca à partir d'aujourd'hui.
    ----------------------------------------------

    Une occasion unique
    Certaines formes traditionnelles des intérieurs arabes sont documentées pour la dernière fois dans l'exposition «Living Under the Crescent Moon».

    De nombreuses organisations dont la suissesse Trust Aga Khan pour la Culture oeuvrent pour lever le voile sur ces problèmes en tentant d'impliquer les architectes actuels dans l'affaire. Comme le démontre «Living Under the Crescent Moon» les pays arabes peuvent avoir un large répertoire de solutions à partir de leurs propres traditions. Leurs modes de vie pourront ainsi se développer positivement en tirant profit d'une mondialisation raisonnable et durable. Une chose est cependant sûre et vous aurez à la toucher dans toutes les photos dévoilées dans l'exposition, «L'hospitalité est et reste la plus grande vertu dans n'importe quelle maison arabe».



    Khadija Smiri | lematin





    © Copyright Le Matin

    http://www.africatime.com/maroc/nouvelle.asp?no_nouvelle=362112&no_categorie=4

  • Catégories : Le Maroc:vie et travail

    Nous avons vu samedi 24 au soir à l'Institut Français de Casablanca: Les petites vacances

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    Date de sortie : 24 Janvier 2007 Les films sortis à cette date...
    Réalisé par Olivier Peyon
    Avec Bernadette Lafont, Claude Brasseur, Adèle Csech Plus...
    Film français. Genre : Comédie dramatique
    Tags : relation grands-parents / enfant (4), road movie (116)
    Durée : 1h 30min. Année de production : 2006
    Distribué par Pierre Grise Distribution

    Danielle, mamie exemplaire pour qui la vie semble s'écouler sans le moindre problème, va basculer rapidement dans une crise existentielle. L'opposition de sa petite-fille Marine, pré-ado, va pousser Danielle dans ses derniers retranchements à travers un road movie alpin.

    http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=61603.html

  • Catégories : Des anniversaires

    Les 80 ans du soutien-gorge

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    En 1907, on l’appelait pudiquement brassière, avant qu’il ne porte le nom de sa fonction : soutien-gorge. Depuis, objet de fantasme pour les hommes, il est symbole d’émancipation pour les femmes jusqu’à ce que, dans les années 60, elles le jettent aux orties. Dans ce bout d’étoffe, que de revendications ! Le soutien-gorge devient accessoire de mode avec Madonna, très légèrement vêtue sur scène. Grâce au révolutionnaire Wonderbra, la sublissime Adriana exhibe des attributs à faire se damner un saint ! (Selva/Leemage ; Rue des Archives/PVDE ; Rue des Archives/Collection BCA ; Rue des Archives/Agip ; Picture Alliance/DPA ; Abaca ; Imageforum)


    En 1907, on l’appelait pudiquement brassière, avant qu’il ne porte le nom de sa fonction : soutien-gorge. Depuis, objet de fantasme pour les hommes, il est symbole d’émancipation pour les femmes jusqu’à ce que, dans les années 60, elles le jettent aux orties. Dans ce bout d’étoffe, que de revendications ! Le soutien-gorge devient accessoire de mode avec Madonna, très légèrement vêtue sur scène. Grâce au révolutionnaire Wonderbra, la sublissime Adriana exhibe des attributs à faire se damner un saint ! (Selva/Leemage ; Rue des Archives/PVDE ; Rue des Archives/Collection BCA ; Rue des Archives/Agip ; Picture Alliance/DPA ; Abaca ; Imageforum)

    Source: Le figaro.fr

  • Catégories : La culture

    Je viens de lire:Figaro Hors-série : des Racines et des Ailes

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    Figaro Hors-série : des Racines et des Ailes
    Des Racines et des Ailes, 10 ans d’aventure culturelle

    L’éditorial de Michel De Jaeghere

    "Ils nous ont fait visiter Saint-Pétersbourg, Barcelone et Angkor ; Vienne, Salamanque ou Marrakh ; Syracuse et Paris. Ils nous ont ouvert les portes des réserves du musée de Dresde, les escaliers secrets de Versailles, les grottes extravagantes des châteaux de Louis II de Bavière. Nous sommes montés en leur compagnie sur les échafaudages des restaurrateurs de la galerie des Glaces ; nous avons survolé en ballon l’Anatolie. Ils nous ont présenté les héritiers des familles princières de Palerme. Ils nous ont introduits dans le secret des confréries soufies d’Istanbul. Ils nous ont emmenés suivre les fouilles des archéologu, à Saqqara, à Pétra ou à Pompéi. Avec eux nous avons recherché les traces des bouddhas géants de Bamiyan, plongé au pied du phare d’Alexandrie, volé autour du Christ du Corcovado au-dessus de la baie de Rio.
    Depuis dix ans, l’équipe des Racines et des Ailes poursuit une aventure unique à la télévision française. Depuis dix ans, sous la houlette de Patrick de Carolis, elle excelle à marier les contraires : la popularité et l’exigence, la rigueur et l’émotion, la pédagogie et le sens du spectacle. Avec un même mot d’ordre : rendre l’intelligence intelligible.
    Une telle réussite ne tient pas à une formule magique. Elle suppose un trésor de soin, de travail, de perfectionnisme de la part de ceux qui y participent. Une curiosité toujours en éveil. Une faculté d’émerveillement, d’admiration que n’érodent pas le succès, les années, l’habitude.
    Cette réussite a passé par le respect d’un certain nombre de maximes qui ont permis à l’équipe des Racines et des Ailes de bouleverser les relations de la télévision avec la culture. Des principes tout simples à énoncer, plus difficiles à tenir. Chercher à intéresser et à plaire, plus qu’à briller pour le plaisir de quelques happy few. Utiliser toujours un vocabulaire accessible. Refuser le parisianisme. Partir de ce qui est connu, au risque de faire sourire de commisération les connaisseurs revenus de tout, pour faire découvrir, soudain, l’inconnu. Donner un visage aux merveilles architecturales que l’on donne à voir, en prenant pour guides ceux qui les restaurent, les aiment ou les habitent. Se souvenir qu’un reportage n’est pas une succession de belles images, mais d’abord, une suite de rencontres inattendues. Donner la parole à des spécialistes, en leur faisant adopter le langage de l’honnête homme, la simplicité du véritable érudit. Donner sa place à la contemplation. A une beauté qui est l’une des dimensions du Vrai. Aller du patrimoine à la vie, en soulinant que l’avenir s’inscrit dans une succession, une histoire. Que nous sommes les débiteurs insolvables de ceux qui nous ont devancés.
    Ces principes ne nous sont pas inconnus. Nous nous efforçons, chaque jour, de faire en sorte qu’ils soient les nôtres".

    Extrait du sommaire

    Toute la beauté du monde
    L’esprit des lieux
    Les dessous de l’écran
    Carnet de voyage

    Source: Canal Académie

  • Catégories : Nerval Gérard de

    Zurich, un paysage décevant pour Nerval lors de son "Voyage en Orient"

    45c064282291f60396719c736dbf45ab.jpgLe texte

    O. C , II, 187,(Oeuvres complètes, 2 e volume dans la Pléiade)

    Zurich : « voilà ces montagnes d’où descendaient des chœurs de paysans en armes ; voilà ce beau lac qui ressemble à celui de Cicéri. Après cela, l’endroit est aussi vulgaire que possible. […] cette ville est fort au-dessous des avantages de sa position naturelle. Son lac et ses montagnes lui font d’ailleurs des vues superbes. La route qui mène à Constance domine longtemps ce vaste panorama et se poursuit toute la journée au milieu des plus beaux contrastes de vallées et de montagnes. »

    Quelques remarques.

    Cicéri est surtout connu comme décorateur de théâtre
    Déception par rapport à la connaissance qu’il avait de cette ville
    Cadrage

    Sur Nerval, cf. aussi mon mémoire de maîtrise en vente sur Lulu: lien à droite

  • Catégories : Mes poèmes

    Qu'est-ce que le courage?

    Si difficile à définir, je trouve.
    Etymologiquement, il émane
    Du cœur et est force morale,
    Couramment, le courage
    C’est rester ferme face
    Au danger, à la souffrance
    Physique ou morale.
    Il est synonyme de bravoure
    De cran et de stoïcisme.
    Plus physique, il est vaillance
    Et héroïsme ; mêlée d’inconscience,
    Il est audace, intrépidité, témérité, hardiesse.
    Enfin négativement, il mène à la dureté cruelle.

    http://www.lespoetes.net/themedumoislespoemes.php?id=1940&theme=COURAGE

  • Catégories : La littérature

    Moravia revient

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    Roman. Publication en Italie et en France d’un inédit d’Alberto Moravia, «les Deux Amis». Amour, politique et lutte de classes, dans un texte écrit entre «le Conformiste» et «le Mépris».

    REMO BODEI
    QUOTIDIEN : jeudi 8 novembre 2007

    La publication de textes que leurs auteurs ont laissés délibérément inédits est souvent une déception. Ce n’est pas le cas des Deux Amis d’Alberto Moravia, qui contient des pages splendides, éparses dans les trois variantes d’un roman écrit vers 1952, entre le Conformiste (1951) et le Mépris (1954). On dirait que, pour une fois, vaut le critère herméneutique selon lequel un auteur est le dernier à se comprendre. Si le Conformiste raconte l’histoire d’un homme qui adhère au fascisme pour fuir son propre vide intérieur et achève sa parabole par la trahison et l’homicide politique, les Deux Amis prend en examen le communisme, en sa version la plus diffusée dans le second après-guerre italien.

    La trame : un journaliste cultivé mais pauvre, Sergio, se propose d’amener au Parti communiste son seul ami, Maurizio, un «bourgeois» riche et cynique qui le fascine et avec lequel il engage un duel serré, cachant un inavouable désir de revanche sociale. Sergio veut démontrer sa supériorité au représentant d’une classe qu’il considère comme étant condamnée par l’histoire à l’extinction violente. Fidèle à la trouble conviction qu’il s’est construite, selon laquelle la vie privée doit être subordonnée à la mission suprême de gagner de nouveaux adeptes à la cause, il signe le pacte méphistophélique proposé par Maurizio, dont l’enjeu n’est pas la vente de son âme, mais celle de sa femme. Sergio sacrifie alors son amour pour Lalla, en offrant celle-ci à son ami-adversaire en échange de son inscription au parti – métaphore moderne de la signature par le sang d’un contrat diabolique.

    D’en bas. Sur le point de consommer l’acte sexuel, Maurizio refuse. Il n’a jamais désiré cette femme et n’a aucune intention de devenir communiste : il n’a fait que tendre un piège à Sergio. Il l’a mis à l’épreuve, pour lui montrer comment on peut devenir le maquereau de la femme qu’on aime en croyant poursuivre l’idéal d’une révolution jugée inévitable et imminente, mais qui n’est rien d’autre qu’une égoïste bouée de sauvetage à laquelle il s’accroche pour oublier sa condition d’intellectuel insignifiant, «sans but et sans centre». En se sentant traitée comme le pion d’un jeu dont elle est exclue, la femme revendique à la fin sa propre liberté, sa dignité, et elle abandonne les deux hommes. Les amis-rivaux se trouvent ainsi démasqués et se révèlent marionnettes d’un spectacle plus grand qu’eux, porteurs de préjugés contagieux qui ignorent les besoins et l’humanité «brute» des victimes d’une guerre de religion idéologique moderne (que Moravia refuse en tant que telle, même sur le plan artistique, en revendiquant l’autonomie de l’écrivain).

    Sergio voudrait sauver et convertir les individus, Maurizio les laisser enfermés dans la sphère des jouissances et des ressentiments privés. Tous deux considèrent les personnes comme des moyens, non pas comme des fins. Et ils ont tendance à les mépriser, à les humilier, soit par pulsion obscure et «irrationnelle», soit parce qu’ils les évaluent selon les canons de leurs idéologies respectives – simples paravents de leur incapacité à agir et à influer sur les événements.

    Par rapport au roman néoréaliste, idyllique, de Vasco Pratolini, Chronique des pauvres amants (1947) – où la misère renforce l’amour entre prolétaires –, ici les différences de classes, centrées sur les difficultés de la vie matérielle de Lalla et Sergio, ont une incidence sur les idées et les attitudes des personnages, et insèrent un douloureux coin entre la réalité et les aspirations. A travers Moravia, on redécouvre aujourd’hui une dimension traditionnelle de la lutte de classe, vue d’en bas : celle entre riches et pauvres. Dans le roman, elle est cependant mêlée, de façon ambiguë, à la volonté de revanche sociale, et, surtout, à une variante perverse du primat de l’intérêt général sur l’intérêt des individus. Ce livre inachevé montre une «coupe» de l’Italie de ces années-là, où a éclaté une guerre civile dans les âmes, un conflit qui a impliqué les valeurs et les consciences d’un peuple sorti dramatiquement de vingt années de dictature et d’une guerre civile féroce.

    Le «rideau de fer» traverse aussi les consciences, les familles, les amis, les camarades de travail. Cette hostilité prend tantôt des formes cruelles, de continuation privée de la guerre bien après sa fin officielle, tantôt, et encore plus fréquemment, montre comme des crevasses, à travers lesquelles filtrent des formes de «convivance» occasionnelle, débonnaire, sinon, au quotidien, de compromis (entre catholiques engagés aux côtés de la gauche «athée» et les communistes qui se marient à l’église et font baptiser leurs enfants). Mais il ne s’agit pas seulement de manifestations superficielles de compromis : c’est que la haine politique ne réussit pas toujours à entacher les rapports personnels.

    Militance. Dans les ébauches de Moravia, il semble que la barre graphique qui sépare chez Carl Schmitt le rapport ami-ennemi caractérisant la catégorie du politique ait été effacée, et que les deux notions se confondent. Cependant, la militance – faite de générosité factieuse, de prosélytisme, de mobilisation, de lutte, de sacrifices personnels aux dépens des intérêts immédiats – devient pour beaucoup raison de vie. Et, bien que les phénomènes d’opportunisme ne manquent pas, la double et contradictoire expérience des peurs (guerre, bombardements, faim) et des espérances (renaissance, bien-être, monde meilleur) leur apprend à concevoir et pratiquer la politique en tant qu’engagement total, jalousement exclusif. La conviction est qu’un avenir meilleur s’atteint grâce au parti – lequel demande en échange discipline, obéissance et fidélité à la «ligne générale».

    Moravia lacère l’écorce des idéologies et analyse les pathologies du «tronc» de la société italienne, par le biais de ses deux personnages principaux et de la figure féminine, qui sera à la fin objet de mépris de la part de Sergio. Celui-ci est le prototype de l’intellectuel engourdi et inconcluant de la période du fascisme (digne représentant de cette espèce humaine déjà décrite dans les Indifférents), qui trouve ensuite dans le Parti communiste une solution à son inertie, et l’outil apte à lui faire surmonter le sentiment d’infériorité sociale à l’égard de Maurizio. Si Sergio est un personnage tourmenté et mesquin, qui n’a rien de la fanatique grandeur du Hoederer des Mains sales de Sartre, Maurizio est, lui, un ex-fasciste, qui voit sa propre classe, la bourgeoisie, décadente et corrompue, et se borne désormais à satisfaire les désirs de sa vie privée.

    Aux deux personnages correspondent des milieux, des choses, des vêtements qui évoquent efficacement l’atmosphère de la fin des années 40. D’un côté, des chambres meublées miséreuses, des bassines d’eau froide derrière des paravents crasseux, des chaussettes trouées et des chaussures usées (Lalla rêve d’une maison à elle, même modeste, de toilettes recouvertes de faïence, d’une baignoire avec de l’eau chaude et de posséder des vêtements décents, voire élégants), de l’autre, l’appartement de Maurizio, confortable, mais poussiéreux, vieux, abandonné et presque spectral.

    Pour Sergio, la politique domine, alors que l’amour a dépéri, réduit au seul échange charnel. Chez Maurizio prévaut une sorte de machiavélisme au rabais et, dans une des versions, la revendication vitaliste des élans irrationnels du fascisme. Ainsi, en toile de fond, se révèle le thème de la dévaluation de la vie et des affects – auquel Moravia tenait dans ces années-là. Malgré la grande qualité littéraire qu’on décèle dans maintes parties du roman, ce fut le schématisme idéologique des deux amis-ennemis qui, peut-être, ne parvint pas à satisfaire Moravia et le conduisit à abandonner le projet.


    http://www.liberation.fr/culture/livre/289924.FR.php

    Inédits, Les Deux Amis viennent à propos rappeler l'audace d'une oeuvre de bout en bout sulfureuse.

    > Lire les premières pages:http://livres.lexpress.fr/premierespages.asp/idC=13259/idR=6/idG=4
    Les Deux Amis
    Alberto Moravia
    ed. FLAMMARION

    Source: L'express livres

  • Catégories : La littérature

    Disparition:Best Mailer

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    Ecrivain, journaliste, pendant plus d'un demi-siècle, Norman Mailer a écrit le roman de l'Amérique. Souvenirs de sept rencontres avec celui qui fut le véritable héritier d'Hemingway.

    > La dernière rencontre avec Mailer

    http://www.lire.fr/portrait.asp/idC=51650/idR=201/idG=4
    > Entretien en 1995

    http://www.lire.fr/entretien.asp/idC=31525/idTC=4/idR=201/idG=

    Source: L'express livres

  • Catégories : La littérature

    Prix littéraires: l'Interallié à Christophe Ono-dit-Biot, le Renaudot des lycéens à Carole Martinez

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    L'écrivain français Christophe Ono-dit-Biot pose, le 17 juin 2004 à Paris.

    Il y a 18 heures

    PARIS (AFP) — La saison des prix littéraires s'achève avec l'attribution mardi du prix Interallié à Christophe Ono-dit-Biot pour son roman "Birmane" (Plon), tandis que le prix Renaudot des lycéens revenait à Carole Martinez pour "Le coeur cousu" (Gallimard) et le prix Quai des Orfèvres à P.J. Lambert pour son roman "Le vengeur des catacombes".

    Le prix Interallié 2007 a été attribué à "Birmane", le 4e roman de Christophe Ono-dit-Biot, qui a aussitôt appelé "à ne pas oublier la Birmanie et les Birmans" après la répression violente des manifestations d'opposition par la junte au pouvoir en septembre.

    Choisi au premier tour par six voix contre quatre à "Nada exist" de Simon Liberati (Flammarion), Christophe Ono-dit-Biot, 32 ans, est journaliste au Point et romancier. Sorti quelques jours avant les manifestations conduites par les moines à Rangoun, le livre a bénéficié de l'intérêt du public pour la Birmanie, dont l'auteur est un fin connaisseur.

    "Je suis très ému de recevoir ce prix pour ce livre, très ému également pour ce pays qui m'a donné envie de l'écrire et qui souffre toujours. De voir que le livre a été rattrapé par l'actualité me montre combien c'est important d'écrire sur le réel", a déclaré le romancier.

    "Aucun pays, aucune communauté d'hommes ou de femmes ne m'a ému à ce point-là, ce n'est pas le moment d'oublier la Birmanie et les Birmans", a ajouté l'auteur de "Désagrégé(e)" (2003) et de "Génération spontanée" (2005).

    Dans "Birmane", un reporter à la recherche d'une interview "du plus grand trafiquant de drogue de tous les temps" découvre l'emprise de la dictature.

    Le 16e prix Renaudot des lycéens a quant à lui été attribué à Loudun (Vienne) mardi à Carole Martinez pour son livre "Le coeur cousu" (Gallimard).

    Carole Martinez, professeur de français de 41 ans, est récompensée pour son premier roman. Elle l'a emporté avec 15 voix contre 12 à Christopher Donner pour "Un roi sans lendemain" (Grasset), à l'issue du sixième tour de scrutin.

    Le roman raconte l'histoire d'une mère de famille, Frasquita Carasco, dotée de pouvoirs surnaturels, condamnée à errer à travers une Andalousie troublée par des révoltes paysannes après avoir été réprouvée par son village pour adultère.

    Plus de 300 élèves de dix lycées de Poitou-Charentes et pour la première fois de trois établissements des académies de Bordeaux, Limoges et Nantes, ont eu plus d'un mois pour lire les onze livres retenus dans la sélection officielle du Renaudot. Mardi, la présidente et les 26 représentants des comités de lecture de chaque lycée se sont réunis pour délibérer à Loudun, ville où est né Théophraste Renaudot.

    Le prix du quai des Orfèvres 2008 a été attribué mardi à P.J. Lambert pour son roman "Le vengeur des catacombes".

    Ce prix littéraire, dont c'est cette année la 61e édition, récompense un manuscrit inédit de roman policier présenté par un écrivain de langue française.

    L'intrigue de ce roman se noue dans une carrière située sous l'hôpital Broussais où sont découverts deux corps mutilés.

    L'intrigue illustre des liens de respect et de connivence tissés entre policiers et journalistes.

    Le prix du quai des Orfèvres est choisi de manière anonyme par un jury présidé par le directeur de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris, Christian Flaesch, et composé d'une vingtaine de membres (policiers, magistrats, journalistes). Pour la désignation du lauréat, outre la qualité littéraire, sont pris en compte l'exactitude matérielle des détails et le degré de réalisme avec lequel est décrit le fonctionnement de la police et de la justice.

    Voici la liste des lauréats des principaux prix littéraires de l'automne 2007

    Prix Goncourt : Gilles Leroy pour "Alabama Song" (Mercure de France)

    Renaudot : Daniel Pennac pour "Chagrin d'école" (Gallimard)

    Femina : Eric Fottorino pour "Baisers de cinéma" (Gallimard)

    Femina étranger : Edward Saint Aubyn pour "Le goût de la mère" (Christian Bourgois)

    Médicis : Jean Hatzfeld pour "La stratégie des antilopes" (Le Seuil)

    Médicis étranger : Daniel Mendelsohn pour "Les Disparus" (Flammarion)

    Grand prix du roman de l'Académie française : Vassilis Alexakis pour "Ap. J.-C." (Stock).

    Interallié : Christophe Ono-dit-Biot pour "Birmane" (Plon)

    Décembre : Yannick Haenel pour "Cercle" (Gallimard)

    Goncourt des lycéens : Philippe Claudel pour "Le rapport de Brodeck" (Stock)

    http://afp.google.com/article/ALeqM5jRtihJ86r8JFvAz5VYmPvWkIVT3Q