Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

  • " La clôture des merveilles" de Lorette Nobécourt

     

    Roman

    Avec cette biographie d'une vie possible de sainte Hildegarde de Bingen, comme vécue de l'intérieur, Lorette Nobécourt semble touchée par la grâce.

    On aime passionnément

    Depuis quelques années, les romans de Lorette Nobécourt sont baignés d'un feu particulier. Avant, elle écrivait un peu à la lueur d'ampoules électriques, de celles qui montrent les imperfections au grand jour — notamment celles de la peau dans son premier roman, La Démangeaison (1994) —, et son style décapait, en rudesse et en beauté. Petit à petit, elle s'est mise à travailler dans des lumières venues du ciel, vivantes et diffuses, de celles qui émanent des êtres les plus simples, et sa quête d'absolu a transfiguré son écriture, toujours plus profonde et plus libre. Ses personnages ont gagné en spiritualité (En nous la vie des morts, 2006), ses confessions se sont dépouillées pour cheminer vers la vérité (L'Usure des jours, 2009), et toujours cette clairvoyance, ce don de soi, cette conscience que les mots sauvent...

    Lire la suite

    Lien permanent
  • Les «harkis» de Kaboul

     

    «Quand les Allemands occupaient la France, comment vous appeliez les Français qui travaillaient avec eux? Les “collabos”, c'est ça?» Le regard fixé vers le sol, Jawad lâche cette phrase d'un trait. Sans qu'on sache s'il mesure vraiment le poids des mots. Est-ce de la honte? Une pointe de provocation due à son jeune âge? Difficile de décrypter le masque de cet homme de 26 ans, frêle et tendu. Depuis sa naissance, son pays est en guerre. Lui l'a faite pendant sept ans aux côtés des Français, dans la vallée de la Kapissa, au sud-est de Kaboul, et dans la province de Wardak, au sud-ouest de la capitale. Alors que l'armée française quitte définitivement l'Afghanistan, son engagement lui coûte cher. Menaces dans son quartier, intimidations de sa famille, paroles haineuses: Jawad est considéré comme un traître par tous ceux qui s'opposent à l'intervention étrangère en Afghanistan, talibans en tête. Aujourd'hui, il n'insiste guère sur ces pressions des derniers mois, mais ses silences racontent ses peurs.

    http://www.lefigaro.fr/mon-figaro/2013/05/29/10001-20130529ARTFIG00642-les-harkis-de-kaboul.php

    Lien permanent
  • Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou

    Adieu !



    L’amour est libre il n’est jamais soumis au sort
    O Lou le mien est plus fort encor que la mort
    Un cœur le mien te suit dans ton voyage au Nord

    Lettres Envoie aussi des lettres ma chérie
    On aime en recevoir dans notre artillerie
    Une par jour au moins une au moins je t’en prie

    Lentement la nuit noire est tombée à présent
    On va rentrer après avoir acquis du zan
    Une deux trois A toi ma vie A toi mon sang

    La nuit mon coeur la nuit est très douce et très blonde
    O Lou le ciel est pur aujourd’hui comme une onde
    Un cœur le mien te suit jusques au bout du monde

    L’heure est venue Adieu l’heure de ton départ
    On va rentrer Il est neuf heures moins le quart
    Une deux trois Adieu de Nîmes dans le Gard

    4 fév. 1915


    Adieu - Guillaume Apollinaire, Poèmes à Lou

    Lien permanent
  • Catégories : J'ai lu, Les polars

    J'ai terminé cette nuit:Deux petites filles

    Deux petites filles  -  Cristina FALLARÁS
    Titre original : Niñas perdidas
    Traduit de l'espagnol par René Solis
     

    Deux petites filles de trois et quatre ans sont enlevées en plein jour ; l’une d’elles est retrouvée morte, atrocement mutilée, l’autre est portée disparue. Enceinte jusqu’aux dents, Victoria González, journaliste et détective, reçoit un chèque anonyme de 30 000 euros avec l’ordre d’enquêter sur l’enlèvement, et surtout de retrouver au plus vite la deuxième petite fille.
    Flanquée parfois d’un adjoint accro à la bière brune, Victoria plonge alors au cœur de l’enfer. Elle écume les bas-fonds de Barcelone, du Raval, peuplé de prostituées, d’alcooliques et de tous les immigrés échoués là en attendant l’avenir, jusqu’aux Viviendas Nuevas, cité semi périphérique sinistrée, ghetto de pauvres où tout s’achète et se vend à ciel ouvert, y compris les pires perversions. Entre les toxicos qui divaguent, les clodos passifs, les tueurs à gages sentimentaux, les mères folles, toute la ville semble avoir un penchant pour l’horreur et personne ne sera sauvé. Victoria elle-même a bien du mal à échapper à ses vieux démons, à son passé de petite frappe bourrée d’addictions. Seul moyen de se calmer les nerfs : la haine systématique contre d’innocents petits animaux domestiques.
    Féroce et sans concession, Cristina Fallarás nous entraîne bien loin du Barrio Gótico et de la Sagrada Família : ici la famille est un précipité de haine et les décors sont sordides, on est à l’envers de la ville. Une écriture coup de poing qui n’épargne personne.

    Ce livre a reçu le prix international du roman noir L’H Confidencial 2011, ainsi que le prix Dashiell Hammett 2012.

    http://www.editions-metailie.com/fiche_livre.php?id_livre=1113

    Cristina FALLARÁS

    Cristina FALLARAS est née à Saragosse en 1968. Journaliste et écrivain, elle a été rédactrice en

    Lien permanent