Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
HÖLDERLIN 1770 - 1843
«Je suis glacé, figé de froid dans cet hiver qui m'environne,/ Et de fer est mon ciel ; et de pierre je suis.»
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«Je suis glacé, figé de froid dans cet hiver qui m'environne,/ Et de fer est mon ciel ; et de pierre je suis.»
p.5: "Il est inséparable du courant romantique si puissant en Allemagne, et l'on peut considérer comme symbolique le fait que les dates 1770-1840, traditionnellement retenues pour situer chronologiquement ce courant correspondent presque exactement à celles de sa vie(1774-1840)."
Dans ma bibliothèque Babelio:
http://www.babelio.com/livres/Beaumont-Maillet-Caspar-David-Friedrich--1774-1840/98958
Cf. la catégorie Friedrich.
p.26:"Voilà un sourire qui se propage comme une étincelle de la bouche de la "Bohémienne" aux taches de son visage, qui s'incarne dans la direction provisoire du regard et dans le désordre du corsage généreusement décolleté, tandis que les coups de pinceau voltigent sur les manches comme autant de coups de fleuret."
Femme libre, peintre, torturée par des douleurs physiques et sentimentales, Frida Kahlo a laissé une oeuvre à son image. Le Palais des Arts de Bruxelles rend hommage à la peintre mexicaine, avec une exposition jusqu'au 18 avril 2010 baptisée "Frida Kahlo y su mundo".
Enfant puis adolescente, Frida Kahlo, née en 1907 au Mexique, se destinait à une vie émancipée, et à une carrière de médecin. Le second destin fut enterré à l'âge de 17 ans, lorsqu'elle fut grièvement blessée dans un accident d'autobus. Son corps était en morceau, elle resta hospitalisée et alitée pendant des mois. C'est alors que Frida commença à peindre. On suspendit un miroir au dessus d'elle dans son lit à Baldaquin. Elle put alors prendre sa propre silhouette pour modèle. C'est ainsi que naquît une oeuvre particulière : peu prolifique, 143 peintures, et composée aux deux-tiers d'autoportraits, qui montraient crûment et simplement ses états d'âme et ses souffrances physiques. La vie de Frida Kahlo, décédée en 1954, rongée par la maladie, fut aussi marquée par son amour tumultueux avec Diego Rivera, peintre lui aussi. Signalons à ce sujet une biographie écrite par J. M. Le Clézio, publiée en 1995, "Diego et Frida". Frida vécut aussi son émancipation par son engagement politique. Elle se dirigea très rapidement vers le Parti Communiste. Lorsqu'elle hébergea Léon Trotski des années plus tard alors qu'il était en exil, elle eut une relation avec lui.

http://www.wikio.fr/article/peintures-frida-kahlo-bruxelles-culturebox-164487281
C'est là, dans ce lieu de mémoire riche de souvenirs et d'émotions, qu'est actuellement exposée une collection qui sera une révélation pour le public français qui verra ces œuvres pour la première fois : celle de Karen B. Cohen, riche collectionneuse américaine, fascinée par Delacroix au point de réunir depuis plus de trente ans tableaux, esquisses et dessins qui racontent le parcours artistique du maître. Durant quelques semaines, ce bel ensemble retrouve ainsi les lieux où il a été créé. Toute la carrière de Delacroix est ici évoquée : un demi-siècle de peinture, durant une période étrangement bousculée. Delacroix naît dans les toutes dernières années du XVIIIe siècle, alors que Fragonard qui a connu la « douceur de vivre » de ce temps vit toujours. Il meurt alors que Monet, Renoir et Cézanne se sont déjà rencontrés à Paris. Bientôt, on parlera des impressionnistes. Dans l'intervalle, Delacroix a joué son rôle sans que l'on sache très bien où il convient de le situer dans ce siècle traversé de courants contradictoires. Le mystère de sa naissance n'a jamais été percé : il serait le fils de Talleyrand, amant de sa mère et avec lequel des contemporains lui trouvent une ressemblance assez frappante. Voilà en tout cas qui expliquerait que, jeune artiste débutant, Eugène reçoive déjà des commandes prestigieuses de l'Etat. Il semblait qu'un protecteur occulte veillait sur lui. Ses premières années se passent à Bordeaux où l'organiste de la cathédrale, qui avait été l'ami de Mozart, remarque ses dons. Comme Ingres, Delacroix jouait du violon et, sa vie durant, la musique l'accompagnera : il aimait entendre de l'orgue quand il travaillait à Saint-Sulpice, il fut l'ami fidèle de Chopin et de Berlioz. Mais c'est finalement la peinture qui va l'emporter : il fréquente l'atelier de Pierre Guérin, où il fait la connaissance de Géricault, dandy rétif à l'art officiel qui fascine Delacroix, qui posera pour lui pour Le Radeau de la Méduse. L'atelier de Géricault était alors une sorte de morgue où s'entassaient des cadavres, des pieds et des bras coupés qu'étudiait le peintre pour réaliser sa grande saga des suppliciés du naufrage. Exposé au Salon de 1819, le tableau fait grand bruit et donne à Delacroix l'envie de frapper lui aussi un grand coup : en 1821, il travaille à une toile dont il prédit lui-même qu'elle sera considérable. Exposée au Salon de 1822, La Barque de Dante est en effet un coup d'éclat. La critique est en état de choc et si certains parlent de «vraie tartouillade», d'autres comparent au contraire Delacroix à Michel-Ange et à Rubens. Après Dante, Delacroix interrogera Byron, Shakespeare, le Tasse, Goethe, Walter Scott, avec la même complaisance pour le thème de la solitude du génie à l'écart des hommes.
Delacroix n'en néglige pas pour autant ses relations mondaines. En mars 1833, il est invité au grandiose bal costumé que donne Alexandre Dumas et auquel est conviée toute la fine fleur du romantisme. Rossini est déguisé en Figaro, le sculpteur Barye en tigre du Bengale et Delacroix en Dante. Il fait, ce soir-là, la connaissance d'Elisa Boulanger, qui devient sa maîtresse. Les femmes occupent d'ailleurs une grande place dans sa vie : Alberte de Rubempré, qui a aussi une liaison avec Stendhal, Joséphine de Forget, avec laquelle il entretiendra une complicité de plus de trente ans, George Sand, enfin, pour qui il éprouvera toute sa vie une amitié amoureuse. Il séjournera plusieurs fois chez elle, à Nohant, dans le Berry, avant de passer ses dernières années dans une retraite quasi ascétique place de Furstenberg, au cœur de Saint-Germain-des-Prés, dorloté par sa vieille servante, Jenny Le Guillou. Son existence sera de plus en plus vouée au travail. Visité par de rares amis, parmi lesquels Andrieu et Baudelaire, dont l'œuvre critique est presque tout entière une glorification de Delacroix, il se tiendra à l'écart des luttes de la peinture vivante. Dans son testament, Delacroix demandait que la totalité des œuvres qui se trouvaient dans son atelier soit dispersée aux enchères. La vente eut lieu en février 1864 et dura plus d'une semaine. Ce fut un énorme succès : tout ce que Paris comptait d'amateurs, de marchands, de gens du monde était là. On découvrit alors l'étendue de ses hardiesses, mais dans un dessin pur. On comprit la profondeur de ses connaissances qui n'entravait pas la spontanéité de son génie. Un peintre à la fois classique et moderne.
Image Fnac
Par Valérie Duponchelle
22/02/2010 | Mise à jour : 17:08

En mars 2010, le nombre de création s'accroît de 15,7%, autoentrepreneurs compris.
» Le Sénat souhaite limiter l'autoentrepreneuriat à 3 ans
» Autoentrepreneurs : des radiations à cause d'une faille
http://www.lefigaro.fr/livres/2010/04/14/03005-20100414ARTFIG00782-rimbaud-la-photo-retrouvee-.php
par Andrée CHEDID
J'ai ancré l'espérance
Aux racines de la vie
*
Face aux ténèbres
J'ai dressé des clartés
Planté des flambeaux
A la lisière des nuits
*
Des clartés qui persistent
Des flambeaux qui se glissent
Entre ombres et barbaries
*
Des clartés qui renaissent
Des flambeaux qui se dressent
Sans jamais dépérir
*
J'enracine l'espérance
Dans le terreau du coeur
J'adopte toute l'espérance
En son esprit frondeur.
(http://mapage.noos.fr/roselyneb/Html/Esperance.htm)
Sa lettre pour la jeunesse - Printemps des poètes 2003
BIOGRAPHIE :
«Je suis née au Caire, en Égypte. J'habite Paris par choix, parce que j'aime cette ville depuis l'enfance. J'écris depuis l'âge de dix-huit ans, en plusieurs genre : poésie, roman, théâtre. Écrire, c'est très dur, c'est de grande fenêtres de joie…
J'écris pour essayer de dire des choses vivantes qui bouillonnent au fond de chacun ; j'espère ainsi communiquer. Les sujets que je choisis sont en général marqués par la tragédie et par l'espérance. Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde ; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir.» A. C.
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Andrée Chédid est née en 1920 au Caire de parents libanais séparés. Elle est mise en pension à l'âge de 10 ans. Elle apprend alors l'anglais aini que le français. Elle exprime sa tendresse en mots arabes. A 14 ans Andrée Chédid part en Europe. Elle revient ensuite au Caire pour aller dans une université américaine. Son rêve était d'être danseuse mais elle se maria à 22 ans avec un médecin. Elle aura d'ailleurs avec lui deux enfants : Michèle et Louis. Son oeuvre est un questionnement ardent sur la condition humaine, les liens qui tisse l'individu au monde. Souvent portée par une ferveur mystique, son écriture est d'une grande sensualité pour évoquer l'Orient et ses parfums mais se montre plus apre pour dénoncer la guerre civile qui déchire le Liban. Elle est poète, romancière, auteur dramatique.
Andrée Chedid a ses racines ancestrales en Egypte et au Liban, mais elle est installée en France depuis 1946. Pour y avoir vécu et fait des études, elle connaît aussi intimement le Moyen Orient que la France et l'Occident en général. Son œuvre entière porte les marques de ce multiculturalisme. Le français est sa langue maternelle et sa langue d'écriture. Son tout premier livre cependant, était rédigé en anglais, le recueil poétique On the Trails of my Fancy (Le Caire, 1943).
Aujourd'hui elle occupe une place de choix parmi les auteurs français contemporains. Romancière, nouvelliste, dramaturge et surtout poète (" Je reviens toujours à la poésie, comme si c'était une source essentielle "), ses nombreux ouvrages en prose ou en vers lui ont valu d'importants prix littéraires, entre autres le Goncourt de la nouvelle, le Grand Prix de la Société des Gens de Lettres, le prix Louise Labé, le Prix Mallarmé…pour ne citer que ceux-ci.
Un récent article du Nouvel Observateur titre: " Les Chedid. Une famille en or ", évoquant à la fois le grand talent de l'écrivaine, celui de son fils Louis, auteur-compositeur-interprète de renom, et celui de son petit-fils Matthieu, bien connu pour sa chanson " Je dis aime ". Or, c'est Andrée Chedid elle-même qui a écrit les paroles de ce qui est plus qu'un " tube " à la mode, car il est porteur d'un message émouvant et fort nécessaire dans le monde où nous vivons. Le poème de la grand-mère mis en musique par le petit-fils, quel superbe exemple du " pont " que l'écrivaine s'est de tout temps attachée à établir entre les générations!
Andrée Chedid est une femme bien de notre temps ; ses écrits restent jeunes dans le plein sens du terme. " Avancer, reprendre joie, défier l'obstacle, peut-être le vaincre, puis aller de nouveau: tels sont nos possibles ". Ainsi s'exprime-t-elle dans une sorte d'art poétique qui est aussi art de vivre intitulé " Terre et Poésie " dans le recueil Visage Premier (1972). Toujours active aujourd'hui dans le monde des lettres, elle a publié récemment des poèmes réunis sous le titre Territoires du souffle (1999) et un roman, Le Message (2000), tous deux aux éditions Flammarion.
Lors d'une interview, Andrée Chedid a parlé de son œuvre comme de l'éternelle quête d'une humanité. En effet, elle poursuit une quête incessante, et c'est dans le processus plutôt que dans l'aboutissement que s'accomplit et se renouvelle la fraternité si bien mise en évidence dans un recueil de1976, Fraternité de la parole. C'est là un titre éloquent qui résume le rôle du poète dont la Parole poursuit " jusqu'au tréfonds/de la terre et des hommes/l'unité dérobée de leur nom ". Dans les récits, ses personnages sont pour la plupart (mais non exclusivement) des femmes.
L'auteure n'en est pas pour autant " féministe " dans le sens militant du terme, de même que son écriture ne peut être qualifiée de " féminine ", terme trop souvent associé à une certaine mièvrerie de convention. Identités sexuelles et actantes sociales, les héroïnes chedidiennes s'inscrivent dans le mouvement solidaire du monde contemporain, tout comme d'autres femmes se sont incarnées dans la réalité d'un autre temps. C'est ainsi que même les personnages-femmes du Moyen Orient sont généralement celles qui savent faire " craquer la carapace " des injustices, comme le dit si bien la poète dans " La femme des longues patiences " (Fraternité de la parole).
Dans le même ordre d'idées, Andrée Chedid ne croit pas qu'il existe une écriture spécifiquement féminine. " J'écris depuis longtemps et je ne pars pas de l'a priori que je suis une femme ", affirme-t-elle dans une interview de 1982. La quête d'Andrée Chedid, à la fois chant poétique et assertion d'une identité, se manifeste dans certains grands courants thématiques qui traversent son œuvre globale et que j'appelle: Vision cosmique, Libération, Energie vitale et Pouvoir de la Parole. Il va sans dire que ces subdivisions sont établies ici seulement pour les besoins de l'analyse et ne signifient nullement que l'œuvre se scinde en autant d'aspects particuliers. Tous s'interpénètrent et coexistent dans chaque ouvrage, qu'il s'agisse de poésie, de récits ou de théâtre.
Renée Laurentine - http://ecrits-vains.com
Venue très tôt à l’écriture, dès l’âge de 18 ans, Andrée Chedid publie donc ses tout premiers poèmes chez elle, en Égypte. À l’époque elle écrit en anglais, parce qu’elle aime beaucoup la poésie anglaise, et sous un pseudonyme, avec une seule initiale tenant lieu de prénom.
L’aventure rappelle celle des sœurs Brontë, même si Andrée Chedid a eu davantage le souci de demeurer anonyme plutôt que celui de masquer son sexe. Elle s’installe par la suite à Paris, « ville fascinante », et explore les autres genres littéraires. S’ébauche ainsi une œuvre patiente aux visages multiples : fastueuse et indéniablement sensuelle dans ses descriptions de l’Orient, voix intime qui aborde respectueusement les êtres, écriture déchirée et âpre qui se moule à la dureté de la guerre civile au Liban.
Une œuvre somme toute dépouillée, qui tend vers la simplicité et la nuance. En même temps j’oserai non pas comparer, mais rapprocher Andrée Chedid et Marguerite Yourcenar : deux écrivaines qui, malgré des problématiques et une reconnaissance différentes, ont une écriture marquée par un certain classicisme insensible aux modes. (...) Pour Andrée Chedid, l’écriture est ce qui permet la sortie vers l’Autre, comme un hors de soi qui ouvre vers ailleurs. « C’est sans doute pourquoi j’ai toujours éprouvé ce besoin qu’une histoire ait un certain espace, presque comme un symbole, qu’elle soit toute simple, mais qu’elle contienne à l’intérieur quelque chose de tout un monde qui nous englobe un peu tous. » (...)
Ce qui fait écrire Chedid, c’est toujours cette chose indéfinissable, indicible qui projette en-dehors de soi « l’impression perpétuelle que ce qu’on porte en soi est plus grand, est plus exigeant, est plus assoiffé que ce que la vie peut vous donner ». Impression qui, selon Chedid, répond à ce pourquoi élémentaire qu’a toujours posé l’existence de l’Art. « L’Art, c’est tout ce qui est en dehors de notre étroite peau. L’homme a toujours besoin d’échapper à son étroite peau. L’étroite peau, c’est l’autobiographie. Nous sommes plus que ça. »
L’œuvre d’Andrée Chedid : un ardent questionnement sur la condition humaine. Francine Bordeleauhttp://www.nuitblanche.com/archives/c/chedid.htm
BIBLIOGRAPHIE :
Jonathan (roman), Ed. Seuil, Paris, 1955 ; épuisé.
L'autre (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1969.
La Cité fertile (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1972
Le Sixième Jour (roman), 1960 ; réédition Flammarion, Paris, 1972 et 1985.
Visage premier (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1972.
Fêtes et Lubies (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1973.
Prendre corps (poésie), Ed. G.L.M., Paris, 1973.
Nefertiti et le rêve d'Akhnaton (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1974.
Fraternité de la parole (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1975.
Le Sommeil délivré (roman), 1952 ; réédition Flammarion, Paris, 1975.
Cérémonial de la violence (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1976.
Le Coeur et le Temps (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1976.
Cavernes et Soleils (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
Les Corps et le Temps suivi de l'Etroite Peau (nouvelles), Ed. Flammarion, Paris, 1979.
Lubies (contes), Ed. L'Ecole des Loisirs, Paris, 1979.
Bérénice d'Egypte ; Les Nombres ; Le Montreur (théâtre), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
Echec à la Reine (théâtre)
L'autre (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1981.
Le Coeur suspendu (contes), Ed. Casterman, Paris, 1981.
Les marches de sable (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1981.
Le Survivant (roman), 1963 ; réédition Flammarion, Paris, 1982.
Mon ami, mon frère (contes), Ed. Casterman, Paris, 1982.
Epreuves du vivant (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1983.
L'Etrange Mariée (contes), Ed. Le Sorbier, Paris, 1983.
Derrière les visages (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1984.
Grammaire en fête (contes), Ed. Folle avoine, Paris, 1984.
La Maison sans racines (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1985.
Le Survivant (contes), Ed. Père Castor-Flammarion, Paris, 1987.
Textes pour un poème (poésie) Ed. Flammarion, Paris, 1987.
Les manèges de la vie (contes), Ed. Flammarion, Paris, 1989.
L'enfant multiple (contes), 1989 ; Ed. J'ai lu, Paris, 1991.
Textes pour un texte (poésie), Ed. Flammarion, Paris, 1991.
A la vie, à la mort (roman), Ed. Flammarion, Paris, 1992.
La femme de Job (roman), Ed. Calmann Lévy, 1993
La femme en rouge et autre nouvelles (roman), Ed. J'ai lu, 1994
Le Liban (essai), Ed. Seuil.
Guy Levis-Mano (essai), Ed. Poètes d'aujourd'hui, Seghers.
Les métamorphoses de Batine (contes), Ed. Père Castor, 1994
(http://perso.orange.fr/mondalire/chedid.htm)
Son oeuvre était à l'honneur lors du dernier printemps des poètes et nous avons fait une expo dans notre CDI
Je t’ai demandé l’aumône d’un regard,
Et tu as détourné les yeux.
Je t’ai demandé l’aumône d’un sourire,
Je t’ai demandé l’aumône d’un baiser,
Et tu m’as répondu : Passe ton chemin.
Ô ma perdrix, sans un regard, sans un sourire, sans un baiser, comment puis-je continuer ma route ? Et à quelle source dois-je m’arrêter si j’ai éternellement soif de toi ?
http://www.lefigaro.fr/photos/2010/04/12/01013-20100412DIMWWW00603-24-heures-photo.php
Photo perso: je monte... vers le plaisir... de l'art
Sur l'expo temporaire, cf:
pHOTO PERSO DE FEVRIER 2010
Photo perso du 1 er septembre 2009
Par Emmanuèle Frois
14/04/2010 | Mise à jour : 15:15

Par Eric Bietry-Rivierre
06/04/2010 | Mise à jour : 11:23

CC BY spaceodissey
Imaginez deux hommes allongés sur la moquette d’un petit appartement, au mois de décembre 1981. Le premier est un immense philosophe chauve. Le second, un jeune cinéaste underground allemand, très grand, les mains pleines de bagues, visage à la Dürer, de longs cheveux blonds portés jusqu’à la taille, qu’il coiffe d’un Stetson. Ils ont en commun l’intelligence, la culture, l’homosexualité et une idée peu commune du suicide : ils disent n’avoir plus peur de la mort. Et comme pour défier cette dernière, ils préféreront toujours la passion à l’amour, parce que, selon le philosophe, « elle est portée à l’incandescence, elle se détruit elle-même ». Le philosophe est mort en 1984, c’était Michel Foucault (1). Lundi soir, les suites d’un cancer de la gorge contre lequel il n’avait cessé de lutter ces dernières années ont emporté le cinéaste : Werner Schroeter est mort à l’hôpital de Cassel (Allemagne). Il était né à Georgenthal, le 7 avril 1945.
Avec Internet, la numérisation des livres apparaît comme un enjeu majeur. Google a compris dès 2004 l’intérêt de rendre les textes accessibles et a scanné depuis près de douze millions de titres. La France, par la voix de Jean-Noël Jeanneney, alors président de la Bibliothèque nationale de France, s’était élevée contre le danger de monopole du moteur de recherche américain. Son ouvrage, Quand Google défie l’Europe (éd. Mille et Une Nuits) vient d’être réédité.
Quelques chants de L'Énéide dans un manuscrit du XIIe siècle. La lumière du printemps sur les tombes du cimetière juif de Worms. Un hadith sur un parchemin enluminé du XVIIIe siècle. Le plus vieux manuscrit existant de l'Évangile de Jean. Des traces. Des éclats de ce qui fut jeté au creuset de l'Europe, venant de l'Espagne musulmane, de Jérusalem, des communautés juives de Mantoue ou de Prague, de l'Égypte antique, des cloîtres cisterciens ou des bibliothèques de l'Italie renaissante. Orient -Occident ressemble à un cabinet de curiosités, qui ne contiendrait que des joyaux rassemblés par une âme un peu borgésienne désirant avoir sous les yeux le matériel immatériel d'une civilisation. Car chaque objet a une voix et dit quelque chose, qu'interprète en vis-à-vis la parole claire et riche des plus grands spécialistes. En noir et blanc, la couleur des idées et des aspirations spirituelles. L'Europe n'est pas que cela, mais vient aussi de là.
Plutôt que l'image pétrifiée d'une identité, l'entrelacement vivace des racines. Une quadruple racine spirituelle, si l'on en croit la division du livre : antiquité, judaïsme, christianisme, islam. Mais cette division est trompeuse, si on la tient pour une simple juxtaposition : pas seulement diversité, mais intrication et mouvement, conflits et influences réciproques, chemins savants ou brûlants de l'un à l'autre. Une circulation qui aura déterminé les coordonnées d'un espace intellectuel, esthétique et spirituel, mais surtout le principe vital d'une histoire jamais close.
«ORIENT-OCCIDENT -RACINES SPIRITUELLES DE L'EUROPE» de Frédéric Möri, Éd. du Cerf- Fondation Bodmer, 544 p., 99 €.
http://www.lefigaro.fr/livres/2009/12/17/03005-20091217ARTFIG00487-une-histoire-jamais-close-.php
Meryon (1821-1868) était un enfant naturel d'une danseuse de l'Opéra de Paris et d'un médecin anglais qui le reconnut et lui donna son nom, mais ne lui accorda peut-être pas toute l'affection dont il avait besoin.

Qu'attend-on pour décerner le prix Nobel de littérature à Philippe Sollers ? On lui a préféré un inoffensif pour «représenter» la France. Tant pis pour le monde. Sollers continue la guerre. Quand on demandait à Guitry quel livre il conseillait sur Voltaire, il répondait : « Lisez Voltaire ! » À la question « Quoi de neuf ? », il répondait : «Molière». Sans le savoir (encore que !) Guitry était sollersien. Nous sommes loin des gloses universitaires, qui sont à la vie ce que la commémoration est à la mémoire : de la mort pure et simple. Sollers ne fait pas « revivre » Saint-Simon : il nous montre, en le frottant à Charlie Parker, que nous n'avions pas su voir qu'il était encore en vie, et qu'il l'est pour longtemps. Vous voulez savoir ce que le 11-Septembre signifie vraiment : Voltaire en parle très bien. Le mariage homosexuel ? Ne lisez pas les pages « Idées » des quotidiens : Buffon est là, prêt à décrypter avec vous ce que signifie qu'avoir un sexe. L'athéisme ? Concept compliqué : et pour le comprendre, lisez Nietzsche, mais pas en allemand - c'est dans sa traduction française que Nietzsche explique le mieux ce qu'est Dieu !

Fines et légères, les bulles de champagne! Lourde et massive, la bouteille. Elle va pourtant mincir, un tout petit peu, allégée de 65 grammes.
p.22: "Les paysages défilaient derrière les vitres. Le crépuscule d'un rose tendre ici, couleur de sang séché là, couvrait la campagne lombarde."