Recueil de poèmes en hommage aux deux auteurs
Des lieux et des paysages vus: Perpignan, la belle catalane

Source:
http://www.linternaute.com/sortir/perpignan/perpignan.shtml
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Source:
http://www.linternaute.com/sortir/perpignan/perpignan.shtml

Scarlett Coten pour Le Figaro
MOHAMMED AÏSSAOUI. Publié le 19 juillet 2007Actualisé le 19 juillet 2007 : 08h22
Chaque jour, une personnalité du monde de la politique, des arts, du sport et de l'économie se confie. Aujourd'hui, la romancière Régine Deforges.
UNE SECONDE à peine. Régine Deforges n'a pas eu à réfléchir bien longtemps quand on lui a demandé quel était son seul regret. Dès la question posée, elle lance : « Ce petit copain que j'ai laissé sur le bord de la route. » Puis, elle enchaîne, comme si elle avait trop retenu ses mots, l'émotion étant perceptible dans sa voix : « J'avais six ans. Nous étions en vacances à Peyrac (dans le Lot). J'avais proposé à ce garçon de faire une excursion avec nous au gouffre du Padirac. Il est venu. Mais il n'a pas pu monter avec nous dans la voiture qui nous emmenait - il y avait trop de monde dans le véhicule. J'aurais voulu qu'il monte avec nous, mais ce n'était pas possible. » C'était en 1942 ou 1943. L'auteur de La Bicyclette bleue ajoute : « Je ne l'ai plus jamais revu. Je n'aurais sans doute pas eu de regret s'il n'avait pas été juif et appartenu à une famille de réfugiés. »
L'étonnant est que, plus de soixante-quatre ans après, elle se souvienne avec autant de précision de cette promesse non tenue. Cela arrive à tout le monde ; et les enfants ont tendance à vite oublier. On a beau lui rétorquer qu'elle n'y était pour rien, elle insiste : « C'est plus qu'un regret, c'est un remords, un sentiment d'abandon, de trahison. » De plus, ce petit garçon n'était pas abandonné, il vivait, réfugié, avec sa grand-mère à Peyrac (qui, elle, n'était pas juive). Et une fille de six ans pouvait-elle s'imaginer ce qui se passait en France et en Europe et sentir à ce point le poids de la culpabilité ? « Oui, même à cet âge-là, même à cette période-là, on avait conscience de ce qui se tramait. D'autant que, lorsque mes parents recevaient des amis juifs chez eux, ils nous disaient « ne dites pas que tel ou tel est venu chez nous ». » On sentait qu'il se passait « quelque chose ».
Si elle ne souvient pas bien de l'année (1942 ou 1943), Régine Deforges raconte aujourd'hui la scène dans les moindres détails : « C'était l'été. Il faisait très beau. Il s'appelait Clovis, il était blond, en habits de dimanche, très bien coiffé, la raie soigneusement mise. Il devait avoir deux ou trois ans de plus que moi. » Elle se rappelle parfaitement avoir insisté pour que ses parents emmènent le garçon avec elle, lui aussi voulant rejoindre la voiture - un moyen de transport rare à l'époque. Sa mère avait même dû descendre pour expliquer au petit que ce n'était pas possible. « Maman s'est alors approchée de lui et lui a dit qu'elle ne pouvait pas l'emmener. Trop de monde dans la voiture : il y avait des adultes, ma soeur et moi. » L'automobile est partie sans le petit garçon : « Je n'ai pas cessé de me retourner, je voyais sa silhouette disparaître petit à petit. Cet épisode m'a bouleversée », dit-elle.
Ces souvenirs lui restent fixés à jamais, comme une photo. En fait, ce qui a blessé l'auteur de Noir tango, c'est davantage ce décalage entre un moment de bien-être promis à ce garçon qu'elle ne connaissait pas et le fait de devoir le laisser tout seul avec sa tristesse. « Depuis, je me méfie de mes enthousiasmes », explique cette mère de trois enfants. Du coup quand elle propose quelque chose de sympathique à des amis, il lui reste toujours un fond d'inquiétude. L'angoisse du bonheur.
Il y a une quinzaine d'années, elle a parlé de Clovis lors d'une émission télévisée dans l'espoir de le retrouver. Quand elle a commencé à l'évoquer, l'auteur du Diable en rit encore n'avait pu retenir ses larmes... Cette collectionneuse de romans noirs est également retournée à plusieurs reprises à Peyrac, à la recherche du moindre indice qui aurait pu la mettre sur la trace de Clovis - elle ne connaissait de lui que ce prénom. Au village, personne ne se souvient de ce petit garçon. La maison de sa grand-mère est à l'abandon.
Elle en a fait du chemin, depuis 1942 ou 1943, la petite Régine. Libraire, éditrice remarquée, romancière populaire, auteur d'une des plus grandes sagas de l'édition française, membre d'un jury littéraire prestigieux (dont elle a démissionné avec fracas), présidente de la Société des gens de lettres, chargée de mission auprès du ministre de la Culture... Tous ces titres ne lui font pourtant pas oublier l'épisode de ce petit garçon privé d'excursion au gouffre de Padirac.
Aujourd'hui, Clovis devrait avoir plus de soixante-dix ans. Et s'il se reconnaissait dans cette histoire, et lui faisait signe ? « Oh ! oui. Ce serait un merveilleux cadeau. Je pourrais lui demander pardon. »
Source:http://www.lefigaro.fr/reportage/20070719.FIG000000146_mon_seul_regret.html
Genre littéraire aux contours mal définis, l'échange épistolaire nous renseigne sur l'écrivain, ses petits travers et ses grands soucis. Mais il permet aussi de donner un éclairage à une oeuvre et d'entrer dans l'intime d'une pensée et d'une création.
Faut-il lire la correspondance de ses écrivains de prédilection? A quoi bon s'attacher à des textes qui, pour la plupart d'entre eux, ne sont pas destinés à être lus comme des textes littéraires? Est-il utile, pour apprécier La comédie humaine, de pénétrer dans l'intimité de l'homme Balzac, de le voir quotidiennement obsédé par les questions d'argent? Pourtant auteur de l'une des plus intéressantes correspondances d'écrivains, Flaubert en doute. Tandis qu'il achève la lecture de la correspondance de Balzac, qui venait alors de paraître (1876), il ne cache pas sa déception à sa nièce Caroline: «Comme il s'inquiète peu de l'Art! [...] que d'étroitesses! légitimiste, catholique [...] rêvant de la députation [...]. Avec tout cela ignorant comme un pot et provincial jusque dans les moelles: le luxe l'épate.» La correspondance des écrivains n'est-elle donc que de la «paralittérature», riche, au mieux, de copeaux d'oe; uvres qui, seules, méritent de retenir l'attention? De «l'hypertexte privé», comme l'enseignent, dans leur jargon savant, nos universitaires? Et peut-on mettre sur un même plan les correspondances qui relèvent du «gribouillage imbécile» et de «l'inondation du bavardage humain» (Barbey d'Aurevilly), et celles qui, telles certaines lettres de Flaubert, fourmillent d'indications précieuses sur les sentiments profonds de l'homme ou sur les intentions de l'écrivain au moment de la gestation de ses oe; uvres?
Le paradoxe de l'épistolier
«Le meilleur de nous n'est pas destiné au papier à lettres», affirmait sans ambages Mallarmé qui admettait «crayonner» ses lettres «le plus salement possible pour en dégoûter [ses] amis». Pour celui qui professe que «le monde est fait pour aboutir à un beau livre1», on n'est écrivain que lorsqu'on fait oe; uvre littéraire. Le sacerdoce de l'homme de lettres exige de ne pas mêler l'eau pure de la littérature à l'eau trouble des missives qui charrient pêle-mêle les alluvions de l' «universel reportage» et les confidences privées. Mais aux yeux du plus grand nombre, un écrivain ne cesse pas forcément de l'être lorsque, au lieu d'écrire pour la postérité, il s'adresse à ses contemporains. Il y a cependant une différence notable de situation entre l'écrivain et l'auteur de lettres. Amis, rivaux, parents, amants, créanciers, éditeurs, critiques, hommes politiques, etc., les destinataires d'une correspondance ont ceci de particulier qu'ils peuvent exercer une influence sur la vie de l'écrivain, ce qui n'est pas sans effet sur la manière dont il leur exprime (ou leur dissimule) sa pensée. C'est cette situation paradoxale de l'écrivain épistolier qui confère à la lettre son statut d'objet singulier dans le monde des Lettres. Il y a certes des lettres qui tiennent du monologue ou qui s'apparentent au journal intime, faisant parfois office de journal de bord de l'oe; uvre littéraire. Ces lettres peuvent être lues en faisant abstraction du contexte de leur rédaction et sans le secours de présentation critique, le destinataire y est d'ailleurs réduit au rang de simple faire-valoir. Mais, dans l'ensemble très varié de la correspondance des écrivains, ces lettres forment plutôt l'exception que la règle.
Le genre épistolaire est à vrai dire un genre protéiforme, et la lettre, un objet difficilement identifiable du point de vue littéraire. Longues missives ou courts billets, les lettres sont privées ou publiques, confidentielles ou ouvertes, censées exprimer l'intime ou destinées à exercer une action sur le monde, fagotées à sauts et gambades ou rédigées dans les règles de l'art. «Chose si multiple, et variant presque à l'infini2», lit-on chez Erasme, qui fut un grand épistolier, qu'on n'a pas fini d'en recenser les formes. La correspondance dépend en plus des aléas de sa transmission, du choix des éditeurs et, parfois, des nécessités matérielles. Ces parerga, ces «hors oe; uvre», que sont les lettres d'écrivains, se présentent ainsi souvent en extraits, dans des morceaux choisis, sans les réponses des destinataires, à sens unique pour ainsi dire. Il est vrai que personne, à part les éditeurs de ces correspondances, quelques spécialistes, érudits ou monomaniaques, ne se lancerait dans la lecture suivie de la volumineuse correspondance de Voltaire ou de Proust. Il faut l'admettre: les correspondances d'écrivains ne sont pas des oe; uvres aux contours bien délimités. Elles sont même rarement complètes. Il n'est pas rare qu'en cours d'édition, ayant retrouvé un document ou après avoir obtenu des ayants droit de l'écrivain qu'ils acceptent de publier des lettres jusqu'alors soustraites à la connaissance du public, les éditeurs de «correspondances» les incluent en cours de route dans des volumes additionnels ou des suppléments. La correspondance acquiert ainsi un statut de work in progress: avec le temps, au gré des éditions, les correspondances d'écrivains se décantent et tendent ainsi à devenir d'authentiques oe; uvres littéraires.
«J'ai de quoi faire durer les noms que je mène avec moi!»
Il s'en faut que la lettre soit une pratique récente. Il y a toujours eu des correspondances à portée, sinon à valeur, littéraire. Des lettres (probablement apocryphes) évoquaient les ennuis de Platon lors de ses séjours auprès des tyrans de Syracuse; des lettres résument l'essentiel de la doctrine d'Epicure. C'est aussi dans une correspondance que Sénèque prodigue à Lucilius ses conseils sur la manière de mener une vie conforme à la vertu. Une partie de la doctrine du Nouveau Testament est transmise sous formes d'épîtres, dont Paul, Pierre, Jacques ou Jude sont les auteurs supposés. Lettres encore (peut-être inauthentiques, certains spécialistes y voient la plume de Jean de Meung), le récit des amours malheureuses d'Héloïse et d'Abélard. Elles forment même, selon Denis de Rougemont, le «premier grand roman d'amour passion» de notre littérature. La pratique épistolaire est aussi ancienne que l'activité littéraire. Il arrive parfois que l'épistolier prenne conscience, chemin faisant, de la valeur littéraire de ses lettres. En décidant de publier leur correspondance, et d'écrire pour la postérité, Sénèque fait miroiter à Lucilius une gloire posthume: «Ce qu'Epicure a pu promettre à son ami, je le promets à toi, Lucilius. J'aurais crédit chez la postérité; j'ai de quoi faire durer les noms que je mène avec moi!» (lettre 21). Fatuité? Orgueil? En tout cas, Lucilius, qui ne semble pas avoir été un personnage de second ordre, se prend au jeu au point de reprocher à Sénèque son style relâché (lettre 75). Sénèque lui répond qu'il tient à ce que ses lettres soient écrites «sans rien de recherché, ni d'artificiel», pour donner le change, comme si le tiers lecteur devait surprendre les protagonistes de la correspondance en train de converser «en tête-à-tête, paresseusement assis ou à la promenade» (ibid.). On pourra légitimement soupçonner toute correspondance destinée à la publication d'être, comme celle de Sénèque, un peu factice, et la spontanéité de l'épistolier, tributaire des astuces de l'écrivain. Nombre de «lettres» ont ainsi été écrites, par-delà leur destinataire déclaré, pour d'autres lecteurs. Paradoxalement, le mode de l'adresse personnelle permet de toucher le plus grand nombre. Que la lettre ait été, avec le sermon, le genre littéraire dominant au Moyen Age n'est donc qu'un paradoxe apparent: ces deux formes d'expression sont en fait complémentaires et répondent à des codes d'écriture assez contraignants.
Une affaire de femmes?
Un autre poncif veut que la correspondance soit un genre d'écriture féminin. On sait qu'à l'âge classique on répugne à s'étendre sur le «moi haïssable». L'esprit, quand il s'attarde sur soi, est toujours un peu la dupe des sentiments, et la pudeur et la bienséance s'opposent à l'étalage des intermittences du coe; ur. Les correspondances privées sont ainsi perçues comme un genre d'écrit spécifiquement féminin, genre secondaire, où l'esprit de spontanéité et la délicatesse naturelle des femmes trouvent un espace propice à leur épanouissement. Le jugement de La Bruyère fait alors autorité: «Ce sexe va plus loin que le nôtre dans ce genre d'écrire. Elles trouvent sous leur plume des tours et des expressions qui souvent en nous ne sont l'effet que d'un long travail et d'une pénible recherche» (Les caractères). Un préjugé tenace: «Genre épistolaire: genre exclusivement réservé aux femmes», écrit encore Flaubert dans son Dictionnaire des idées reçues. Les lettres de Mme de Sévigné forment, il est vrai, l'archétype de l'écriture privée devenue littérature. Mais si Mme de Sévigné accède à la gloire littéraire en tant qu'épistolière - ses lettres étaient lues en petit comité d'ami(e) s - la correspondance demeure en fait une pratique essentiellement masculine. Voiture, Guez de Balzac et Chapelain doivent leur (relative) consécration littéraire à l'édition de leur correspondance. Et qui veut connaître le fond de la pensée cartésienne en matière de morale se doit de lire les lettres de Descartes à la princesse Elisabeth. Le même Descartes avait d'ailleurs bien conscience de l'importance de sa correspondance «privée». Pour la diffusion de sa pensée, son ami, le père Marin Mersenne, faisait ainsi à la fois figure de correspondant privilégié, de «boîte aux lettres» et d'attaché de presse avant la lettre. Les provinciales, dans un tout autre registre il est vrai, participent aussi du genre épistolaire: on ne saurait donc cantonner la correspondance à l'expression des sentiments délicats, encore moins en faire un genre proprement féminin.
Le roman épistolaire et l'âge d'or de la correspondance
Plus soutenable, l'idée que la correspondance offre à l'écrivain un espace d'expression de ses sentiments plus authentique, plus libre. Et sans doute n'est-ce pas un hasard si le siècle des Lumières, qui voit réhabiliter l'expression littéraire des sentiments privés - le «charmant projet» qu'a eu Montaigne de se peindre, écrit Voltaire en réponse à Pascal - est aussi celui de l'âge d'or de la correspondance littéraire. Les lettres des uns et des autres sont lues dans les salons. L'un des signes notables du phénomène est le développement d'une mode, ou plutôt d'un procédé nouveau: le roman épistolaire. A l'origine de cette mode: le succès des Lettres portugaises, attribuées à une religieuse portugaise, parues anonymement en 1669 et dont l'auteur, Guilleragues, n'était ni religieuse ni portugaise. La fiction épistolaire connaît alors sa moisson de chefs-d'oe; uvre, avec les Lettres persanes (1721) de Montesquieu, les Lettres philosophiques (1734) de Voltaire, plus tard La nouvelle Héloïse (1761) de J.-J. Rousseau ou Les liaisons dangereuses (1782) de Choderlos de Laclos. Cette littérature épistolaire ne relève bien sûr pas stricto sensu de la correspondance d'écrivains, mais, par une sorte d'effet de miroir, elle atteste l'estime dans laquelle est désormais tenue la forme de la lettre. La mode du roman par lettres a passé, mais la lettre, comme mode privilégié d'expression des sentiments intimes, a fait son entrée en littérature et, à partir de l'époque romantique, elle devient complémentaire du journal intime. Les écrivains prennent à témoin certains de leurs correspondants des tâtonnements et des impasses de leur création. Lorsque l'échange se fait entre deux écrivains dont les options esthétiques sont divergentes, cela donne au lecteur le sentiment qu'ils s'écrivent sans jamais correspondre, comme c'est le cas entre Gide et Valéry.
Une écriture pour autrui équivoque
La lettre permet à l'écrivain de s'adresser à autrui hors de sa présence, à l'abri de ses réactions immédiates. Cette distance est même, assez fréquemment, condition de la proximité. Quand on lit la correspondance de Flaubert, on sent qu'entre Louise Colet et lui il n'y a de proximité possible qu'à raison de la distance qui sépare Croisset de Paris. Mais la proximité ne veut pas dire toujours sincérité. On peut ainsi présumer que les plaintes de Flaubert accouchant de Madame Bovary avaient aussi pour but de tenir éloignée Louise Colet. Le jeu équivoque dont elle était le témoin privilégié prend fin avec une lettre de rupture qui est un modèle de sécheresse et de muflerie masculines. Les amours impossibles de Kafka se déploient aussi au rythme de correspondances où l'élue du moment n'est vraiment présente qu'à partir du moment où l'écrivain est seul et qu'il peut enfin jouir de la présence imaginée de l'autre: «Voilà, chérie, les portes sont fermées, c'est le silence et je suis de nouveau auprès de toi» (15-16 décembre 1912 à Felice Bauer). La correspondance est donc une «écriture pour autrui» paradoxale, nous informant de la psychologie des écrivains autant sinon plus que l'écriture autobiographique, consignée dans les Mémoires ou les journaux intimes.
Petits et grands travers des écrivains
Faut-il d'ailleurs croire les écrivains lorsqu'ils écrivent à leurs contemporains? Ils ne sont pas nécessairement plus sincères dans leurs correspondances que dans leurs oe; uvres ou dans leurs écrits autobiographiques. La lecture attentive des correspondances va parfois à l'encontre des images d'Epinal qui font de nos écrivains des princes désintéressés de la littérature. Il y a des correspondances qui trahissent leurs auteurs, qui nous les montrent ordinaires, humainement médiocres, mesquins, menteurs, calomniateurs voire délateurs. On songe aux échanges de lettres que ces beaux messieurs les philosophes (Hume, Grimm, Voltaire, d'Holbach, etc.) s'écrivent pour discréditer le malheureux Rousseau en fuite3. Il est vrai que les niaiseries «christicoles» de l'auteur de l'Emile allaient à l'encontre de l'entreprise politique de déchristianisation de l'Encyclopédie, et que ses vaticinations sur la justice sociale avaient le tort de mettre en cause l'idéal voltairien d'un ordre social où le «grand nombre travaille pour le petit qui le gouverne». Lorsqu'on lit la correspondance de Proust, on est surpris de voir l'écrivain, qui n'a pas son pareil pour peindre la vanité et le snobisme du monde, pris en flagrant délit de vanité ou de snobisme. On a du mal à retrouver les professions de foi du narrateur de la Recherche sur la vocation littéraire dans les circonlocutions auxquelles Proust se livre dans sa correspondance pour se faire adouber par ce que le regretté Pierre Bourdieu aurait appelé le «champ littéraire». Tacticien, Proust fait jouer la concurrence entre Fasquelle et Gallimard. Malin, il sait qu'un parfum de scandale peut constituer un argument utile pour «lancer» son oe; uvre. Sous couvert d'avertir ses éditeurs éventuels, il les «ferre» en leur révélant que le baron de Charlus «n'est pas du tout l'amant de Madame Swann, mais un pédéraste» (à Gaston Gallimard, 5 novembre 1912) - et qui pis est, un pédéraste d'un style «assez neuf» puisqu'il s'agit d'un «pédéraste viril». Ce genre de révélation servait en fait l'oe; uvre pour laquelle Proust se démenait, «comme un père pour son enfant» (à Mme Straus, 10 novembre 1912). Si la correspondance des écrivains est «à littérarité variable», moins guindée que leur production proprement littéraire, elle témoigne souvent davantage de la vraie vie, et, même lorsqu'elle est mensongère, elle mérite, à ce titre au moins, qu'on y musarde.
1) Entretien avec Jules Huret paru dans L'Echo de Paris en 1891. 2) Erasme, De conscribendis epistolis (Sur l'art de composer des lettres), 1522. 3) Henri Guillemin, Cette affaire infernale, Utovie, 2003.
Bibliographie
Marcel Proust, Lettres, Plon, 2004.
Gustave Flaubert, Correspondance, Folio, 1998.
Abélard et Héloïse, Lettres, Le Livre de poche, 2007
Descartes, Correspondance avec Elisabeth, Garnier-Flammarion, 1989.
Mme de Sévigné, Lettres, Garnier-Flammarion, 2003.
Lettres portugaises, Le Livre de poche, 2003.
Vincent Kaufmann, L'équivoque épistolaire, Minuit, 1990.
![]()
Un plaisir trop bref. Lettres
Truman Capote
10/18
Source:http://www.lire.fr/enquete.asp?idc=51360&idR=200&idG=8
L'Express en ligne du 23/04/2007
Sources d'inspiration, goûts, modèles, personnages qu'elle n'a jamais épinglés... l'humoriste, révélée par l'émission de télévision On n'est pas couché, nous dit tout.
Source:http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=398
L'Express en ligne du 13/06/2007
Le célèbre galleriste parisien fait l'objet d'une formidable exposition au Musée d'Orsay. De Cézanne à Picasso en passant par Gauguin, Degas ou Van Gogh, découvrez en image les plus belles pièces de la collection de Vollard.
Source:http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=461
Jean-Louis Ezine
Le Nouvel Observateur - 2227 - 12/07/2007
Source:http://artsetspectacles.nouvelobs.com/p2227/a349757.html
NOUVELOBS.COM | 12.07.2007 | 09:58
Le site de l'Usine AZF après l'explosion survenue le 21 septembre 2001 (Sipa)
L'ex-directeur de l'usine et de la société Grande Paroisse, filiale de Total, est renvoyé en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires" suite à l'explosion qui avait fait 30 morts à Toulouse, le 21 septembre 2001.
Le procès de l'affaire de l'explosion AZF à Toulouse, qui a fait 30 morts le 21 septembre 2001, devrait s'ouvrir en 2008 après le renvoi, mercredi 11 juillet, en correctionnelle pour "homicides et blessures involontaires" de l'ex-directeur de l'usine et de la société Grande Paroisse (groupe Total).
Les renvois devant le tribunal correctionnel de l'ancien directeur Serge Biechlin et de Grande Paroisse en qualité de personne morale, notifiés dans l'ordonnance de renvoi du juge d'instruction Thierry Perriquet sont conformes "pour l'essentiel" au réquisitoire définitif du parquet de Toulouse remis début juillet.
La fin des travaux du palais de justice de Toulouse pourrait influer sur la date de l'audience.
Début mai, le rejet de dernières demandes de nouvelles investigations sur l'explosion avait donné le signal de la fin de l'instruction et ouvert la voie à ce procès.
L'association des familles endeuillées fait appel de trois non-lieux
Serge Biechlin et Grande Paroisse, respectivement mis en examen depuis mai 2006 et juin 2002, devront également répondre de "destructions de biens", a indiqué l'Association des familles endeuillées, qui rassemble de nombreuses familles ayant perdu l'un des leurs dans l'explosion du 21 septembre 2001.
Douze autres personnes, dont un manutentionnaire soupçonné d'être à l'origine du mélange chimique, poursuivies pour les mêmes raisons, avaient, elles, bénéficié d'un non-lieu durant l'instruction.
L'association des familles endeuillées a décidé de faire appel de trois non-lieux figurant dans l'ordonnance de renvoi.
Les deux premiers concernent les infractions "de mise en danger de la vie d'autrui" et "d'entrave à l'enquête pénale". Cette seconde plainte a, selon l'association, démontré que sous couvert d'une enquête interne les membres de la société Grande Paroisse sont venus modifier l'état des lieux et dissimuler des preuves".
L'association a également relevé appel du 3e non-lieu pour "les infractions au droit au travail", qui avaient été, selon elle, notées par l'Inspection du travail et particulièrement "l'abus de sous-traitance".
De son côté, l'avocat de Grande Paroisse Me Daniel Soulez-Larivière a indiqué qu'il n'avait pas "la possibilité procédurale de faire appel". "La lecture du réquisitoire définitif n'a répondu à aucune question de la défense", a-t-il ajouté. Par ailleurs, il a renouvelé sa réserve concernant le rapport des experts sur les causes de l'explosion.
Les experts ont retenu l'hypothèse d'un mélange malencontreux de quelques kilos de DCCNa (un produit chloré) avec 500 kilos de nitrate d'ammonium déversés sur le tas principal de nitrate, 20 minutes avant l'explosion, une thèse accidentelle réfutée par Total. Ils ont en revanche rejeté celles d'une explosion due à un météorite, au gaz ou à un arc électrique.
L'explosion de l'usine AZote Fertilisant (AZF) avait provoqué une secousse équivalente à un séisme de 3,4 degrés sur l'échelle de Richter. L'onde de choc avait soufflé ou endommagé de nombreux bâtiments à des kilomètres à la ronde, et des milliers de personnes avaient été blessées.

Vingt-six ans après le second meurtre commis en 1981 par Jack Henry Abbott, Norman Mailer se sent coupable et responsable.
S. Soriano/Le Figaro.
JEAN-LOUIS TURLIN (à New York). Publié le 16 juillet 2007Actualisé le 16 juillet 2007 : 08h07
Chaque jour, une personnalité du monde de la politique, des arts, du sport et de l'économie confie. Aujourd'hui, le géant de la littérature américaine Norman Mailer.
« JE LE REGRETTE, oui, je le regrette prodigieusement. » Vingt-six ans après le second meurtre commis en 1981 par Jack Henry Abbott, Norman Mailer se sent coupable et responsable. Non tant d'avoir joint sa voix au choeur des intellectuels new-yorkais qui plaidaient pour la remise en liberté d'un assassin repenti et publié, mais de n'être pas allé jusqu'au bout de ses responsabilités envers un instable, incapable d'affronter sa liberté provisoirement retrouvée.
En 1978, Norman Mailer travaille sur son livre Le Chant du bourreau, fondé sur l'exécution d'un assassin célèbre, Gary Gilmore. Pour sa documentation sur la vie dans les couloirs de la mort, il s'adresse à un autre condamné, Jack Abbott, qui se révèle un correspondant de talent. Au point que Mailer publie certaines de ses lettres dans la prestigieuse New York Review of Books avant de les réunir dans un livre : Dans le ventre de la bête. Trois ans plus tard, la notoriété épistolaire du meurtrier ferait contrepoids à son casier judiciaire.
Après une enfance difficile marquée par des séjours successifs en maison de correction, Abbott avait 18 ans quand il a été condamné en 1962 à cinq ans de prison pour falsification de chèques. Trois ans plus tard, il y poignardait à mort un détenu et en blessait un autre au cours d'une rixe. En 1980, il avait fait naturellement appel à son mentor littéraire pour appuyer sa demande de libération sous surveillance après 18 ans de détention. Mailer s'était porté garant de lui en promettant de l'aider à trouver du travail. Mais Abbott était un récidiviste. Lors d'une première remise en liberté, il avait tenté de dévaliser une banque. La seconde allait avoir de plus graves conséquences : six semaines après sa sortie, le protégé de Mailer donnait un coup de couteau mortel à un garçon de restaurant de 22 ans sur le point de commencer une carrière d'acteur à New York, Richard Adan. Réincarcéré à vie, Abbott publiait en 1987 un second livre : Mon retour. Le 10 février 2002, on le retrouvait pendu avec un drap dans sa cellule.
Aujourd'hui âgé de 84 ans, Mailer est encore hanté par l'affaire Abbott : « Je me suis senti coupable quand c'est arrivé, parce que j'en savais assez sur le compte de Jack Abbott... J'avais écrit Le Chant du bourreau et Jack m'y avait aidé. C'est une des raisons pour lesquelles j'ai voulu l'aider à mon tour. Il m'avait envoyé de prison 70 lettres merveilleuses et elles m'avaient permis de mieux comprendre la situation carcérale. Je savais donc que quand il sortirait, il causerait des ennuis. Mais quand il m'avait demandé de faire partie du comité qui devait émettre un avis sur sa remise en liberté, j'avais dit oui, pensant qu'il n'avait aucune chance. J'avais bien tort. Ce que j'ai appris des années plus tard, c'est que la commission des libérations conditionnelles était très contente que nous, les intellectuels new- yorkais, nous nous soyons engagés en faveur de sa sortie, car cela lui enlevait une épine du pied. De toute façon, elle l'aurait laissé sortir un an plus tard. Quand Jack s'est retrouvé libre, je savais que mon devoir était de rester proche de lui. J'étais son oncle Norm. Il venait dîner à la maison, mes enfants étaient là et ils ne se sont jamais sentis plus en sécurité près d'un autre homme. Mais, pendant tout ce temps, je savais qu'il n'était pas équilibré, qu'il enrageait et qu'il gardait toute sa rancoeur ramassée. Je ne voulais pas passer tout mon temps avec lui. Ce n'était pas le type le plus intéressant de la terre et je n'avais pas envie de lui consacrer toutes mes soirées, ce qui aurait pourtant été nécessaire, j'en étais conscient. Alors quand c'est arrivé, je ne pouvais être tout à fait surpris. Je n'avais pas assumé mes responsabilités. Je le regrette donc, oui, je le regrette prodigieusement. »
Agirait-il différemment aujourd'hui ? « Je crois que j'hésiterais à prendre ce genre de responsabilité à moins d'être prêt à m'y sacrifier totalement. Si l'on prend la responsabilité de faire sortir quelqu'un de prison, il faut assumer ou ne pas le faire. J'ai eu du mal à vivre avec ça, car je me suis rendu compte que j'avais non seulement mal agi, mais que les dégâts étaient immenses. Voyez-vous, les détenus détestent Jack Abbott, même s'il est mort maintenant, car il a obéré leurs propres chances de bénéficier d'une libération conditionnelle. Je ne pense pas qu'un type comme Abott soit jamais à 100 % sincère. Il était incapable de faire face à sa nouvelle vie. Il n'était absolument pas prêt à affronter le monde. »
« Si l'on prend la responsabilité de faire sortir quelqu'un de prison, il faut assumer ou ne pas le faire. J'ai eu du mal à vivre avec ça. »
Source:http://www.lefigaro.fr/reportage/20070716.FIG000000253_le_seul_regret_de_norman_mailer.html
Dans le cadre de Lire en Fête 2007, l'atelier d'écriture Points de Suspension organise un concours d'écriture de nouvelles :
Le 19 octobre à 19h, le sujet est mis en ligne sur le site.
Vous avez jusqu'au lendemain, 7h, pour envoyer votre histoire par mail.
La nuit promet d'être caféinée...
Participation gratuite, publication du recueil des lauréats.
Source:http://nuitecriture.hautetfort.com/
Recommandé par les influenceurs.
cf. liens à droite sur le blog
Atteinte d’une grave pneumonie, Frida Kahlo s’éteignit dans la nuit du 13 juillet 1954, sept jours après son quarante-septième anniversaire. Les derniers mots de son journal furent « J'espère que la sortie sera joyeuse… et j’espère bien ne jamais revenir… Frida » pourtant en travers de son dernier tableau, peint juste avant de mourir, elle a écrit : « Viva la Vida » (Vive la Vie). Elle fut incinérée le 14 juillet comme elle le désirait. « Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! ». Ses cendres reposent dans sa maison a Coyoacan, connue comme "La Casa Azul" (La maison bleue), sur son lit, dans une urne qui a la forme de son visage.
Le soleil brille
L’océan est calme
Mais elle n’arrive
Pas à se décider
A être autre chose
Qu’infiniment triste
Avec un butin de larmes
Dans sa coque de noix
Sa seule idée fixe
C’est la souffrance
La douleur de la perte
De sa vie, auparavant.
C’est un jeu macabre
Et ce temps chaud
Ne la réconforte pas
Pas ; un fayot
A dénoncé ses manques
Comme un grand vide
Qui la déprime :
L’absence de son chat.
PUBLIE CHEZ AMBROISE DANS LE CADRE D'UN PETIT JEU ENTRE NOUS:
http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/07/15/petit-jeu-entre-nous.html#comments
Après avoir publié ses souvenirs (« Histoire de ma vie », 1854), elle revient sous le second Empire au roman romanesque avec entre autres « Le Marquis de Villemer »(1860).
Dans ses romans champêtres ou régionalistes notamment, George Sand trouve dans la peinture de paysages et d’êtres chers la meilleure expression de son talent. Elle a le don de traduire avec naturel la poésie des paysages familiers et des cœurs purs. Défendant contre Flaubert les « droits du cœur » en littérature, elle n’a jamais connu la tentation de l’art pour l’art, ni celle du réalisme cru ou pessimiste. Par tempérament et par principe, elle a tendance à embellir la réalité et à idéaliser ses personnages. On trouve dans « L ‘orgue du titan » ce qui charme encore aujourd’hui dans les récits de George Sand : une intrigue attachante et bien conduite, la note pittoresque et gracieuse des mœurs et traditions rustiques, la description des paysages. La description du paysage (des roches basaltiques) n’efface pas la méditation idéaliste devant la beauté, la poésie et la grandeur du spectacle. Cette partie descriptive m’a particulièrement frappé et intéressé bien sûr. Ce conte ressemble sans doute un peu à ceux qu’on racontait lors des veillées dans le Berry de George Sand (ou d’ailleurs). Rappelons que la région évoquée dans « L’orgue du titan » n’est pas si éloignée du Berry. « L’orgue du titan » m’a fait pensé aux « Maîtres sonneurs » à cause de la place centrale que tient dans le conte et dans le roman(où Sand a tenté de reproduire par son style la manière des conteurs du Berry), la musique. « Les maîtres sonneurs » Tiennet, la jolie Brulette sa cousine et Joset sont amis depuis l’enfance. Mais Joset n’est pas un garçon comme les autres : distrait et renfermé, il paraît un peu simple ; il rêve de musique mais il n’a pas de voix. Brulette devine qu’il a un secret et révèle à Tiennet la vérité de la chose : « c’est que Joset prétend inventer lui-même sa musique, et qu’il l’invente, de vrai. » Ca fait évidemment penser au jeune Angelin qui joue un morceau inconnu de son maître et du vicaire mélomane. « Il a réussi à faire une flûte de roseau, et il chante là-dessus. » Un mois plus tard, Joset consent à leur faire entendre sa musique. Quand il s’arrête de jouer, Tiennet s’écrie : « Où diantre prends-tu tout ça ! à quoi ça peut servir, et qu’est-ce que tu veux signifier par là ? » Joset interroge Brulette. George Sand célèbre ici « le merveilleux pouvoir de la musique » qui ouvre les portes magiques du souvenir et du rêve, et permet à l’auditeur de communier avec l’artiste, lui-même transfiguré par l’inspiration créatrice. La magie de la musique est un point commun entre le roman et le conte qui tiennent tous deux du roman d’apprentissage. Sur l’importance de la musique dans l’œuvre de George Sand, on est obligé de penser aux musiciens qu’elle a connus : Chopin, Liszt, Gounot, Berlioz etc. Sur son amour de la musique et des musiciens, cf. http://www.georgesand.culture.fr/fr/ar/ar01.htm5(il y aussi sur ce site, des pages sur ses amours) George Sand est très liée également à Pauline Viardot, célèbre cantatrice contralto qui connaît un succès international. Elle sert de modèle pour « Consuelo », roman qui raconte l’itinéraire d’une artiste qui trouve sa voie en vouant son existence à la musique. Mais ce qui différencie le jeune Angelin de Joset c’est que le premier est déjà initié à la musique alors que le second est une « âme simple » et c’est l’effet de l’art sur les « âmes simples », les paysans qui intéresse George Sand dans « Les maîtres sonneurs. » (qui sont lisibles en poche, Folio, je crois et dans la bibliothèque numérique, Gallica). La scène du curé bon vivant dans « L’orgue du titan », qui a les charmes de la comédie, introduit le rapprochement avec le roman picaresque. Sur le « picaresque », cf. Wikipedia à ce mot La comparaison du début et de la fin de la nouvelle conduisent à mettre en évidence le procédé du retour en arrière ou flash-back que l’on retrouve dans « Mauprat. » La découverte d’une vocation musicale par un récit fantastique met en évidence la notion de romantisme et la place accordée à l’artiste, l’explication du génie romantique. La figure du Titan (symbolisant le génie romantique) est essentiel. Sur le titan, cf. wikipedia à ce motJe me suis aussi aidée de mon bon vieux Lagarde et Michard
TEXTE PUBLIE CHEZ AMBROISE DANS LE CADRE D 'UN VOYAGE DANS LE FANTASTIQUE:
http://ambroise.hautetfort.com/archive/2007/05/30/voyage-dans-le-fantastique.html
L'Express en ligne du 12/07/2007
Pour leur 60e anniversaire, les Nouvelles messageries de la presse parisienne et Magnum Photos célèbrent leur engagement commun en faveur de la liberté d'expression et du droit de l'information. Jusqu'au 25 juillet, 60 kiosques parisiens exposent 20 photographes de la célèbre agence.
Retrouvez la carte de cette promenade photographique à travers Paris.
Source:
http://www.lexpress.fr/info/quotidien/reportage-photo/default.asp?id=493
A Monaco, une exposition retrace la vie de l'actrice devenue princesse. RETOUR EN IMAGES sur un destin exceptionnel.
http://www.lefigaro.fr/culture/20070711.WWW000000342_la_saga_grace_kelly.html
5 personnes condamnées NOUVELOBS.COM | 05.07.2007 | 15:40
Les habitants du village de Lussaud qui avaient agressé Pierre Jourde, à qui ils reprochaient de les avoir humiliés dans son roman "Pays perdu, ont été condamnés à de la prison avec sursis pour quatre d'entre eux, et à une amende pour le plus âgé.
Quatre des cinq habitants de Lussaud (Cantal) qui avait violemment agressé en 2005 l'écrivain Pierre Jourde, à qui ils reprochaient de les avoir humiliés dans un roman ont été condamné jeudi 5 juillet à 2 mois de prison avec sursis. Le cinquième, le plus âgé, a été condamné à 500 euros d'amende.
Les accusés, deux hommes et trois femmes, des agriculteurs âgés de 39 à 72 ans, étaient jugés pour violences volontaires, dégradations en réunion et injures à caractère raciste.
Ivrognes et simplets
Le 21 juin, six mois de prison avec sursis avaient été requis à l'encontre des prévenus.
Pierre Jourde racontait dans son roman "Pays perdu", publié en 2003, brossait le portrait peu flatteur des habitants de Lussaud, petit village perdu dans la montagne, sans donner leur vrai nom. Un homme de 72 ans, son fils, sa fille, une femme de 61 ans et sa fille s'étaient reconnus dans cette galerie de portraits d'ivrognes, de simplets et de vieux garçons. En colère, ils avaient violemment agressé à coup de pierre l'écrivain, sa compagne et ses trois enfants le 31 juillet 2005. L'écrivain et sa famille avait porté plainte, avant de se constituer partie civile.
Immeuble à Casablanca.
© Marc CHARTIER
Octobre 2005
Source:http://www.linternaute.com/voyage/maroc/casablanca/photo/28383/immeuble-art-nouveau/
J'ai envoyé cette photo à Anthony Perrot qui consacre un blog(merci Monette de me l'avoir fait découvrir) à l'art nouveau; il y aussi des très beaux poèmes de lui.
Allez-voir cet article :http://reseauartnouveau.over-blog.fr/article-11288557.html dans son blog:http://reseauartnouveau.over-blog.fr/
et de son association AHPAE pour les animaux errants ici (dont je vous ai déjà parlé):
http://animauxmaroc.skyrock.com/
parle de la 2 e édition de mon recueil de poèmes
(en vente sur:http://www.e-monsite.com/ecritureenvrac/rubrique-1082657.html)
et je l'en remercie:http://chezmonette.hautetfort.com/archive/2007/07/10/un-peu-de-pub-pour-laura.html#comments
Allez voir son site où il y a ses très belles peintures, des quizz, des infos culturelles, ses poèmes, etc.
Allez chez Monette:http://chezmonette.hautetfort.com/
Une de ses oeuvres
Du 11 mai au 21 juillet, l’Association Internationale des Amis de Valery Larbaud et la Ville de Vichy célèbrent le cinquantenaire de la disparition de Valery Larbaud: romancier, nouvelliste, essayiste, poète, critique littéraire, traducteur et « passeur en littérature ».
Valery Larbaud naît à Vichy le 29 août 1881 et y meurt le 2 février 1957: aujourd’hui encore, il est lu dans le monde entier et chaque année, des Universitaires de tous les pays viennent consulter le Fonds Larbaud à la Médiathèque de Vichy, une des plus belles bibliothèques de France.
Depuis 1967, l’association internationale des Amis de Valery Larbaud, présidée par l’académicien Michel Déon, décerne, fin mai à Vichy, un Prix littéraire.
Retenu au Calendrier des Célébrations Nationales de l’année 2007, le 50 ème anniversaire de sa disparition est l’occasion de mettre à l’honneur Larbaud à travers de nombreux évènements:
- Les éditions Gallimard rééditent cette année le journal de Valery Larbaud, une nouvelle édition complète (collection Blanche - édition établie, préfacée et annotée par Paule Moron).
- Un partenariat a été mis en place avec l’Éducation Nationale afin de permettre aux élèves des établissements scolaires et universitaires de l’agglomération vichyssoise et de la région de découvrir l’écrivain et son œuvre par le biais de projets variés élaborés par les professeurs et réalisés par les élèves : courts-métrages, diaporama, poèmes ou essais, lectures à voix haute….
La Médiathèque de Vichy accompagne ces différents projets : visites commentées du musée Larbaud, prêts d’ouvrages et d’expositions, constitution d’une documentation sur l’écrivain…
- L’Association Internationale des Amis de Valery Larbaud organise un Colloque international « du journal intime au monologue intérieur dans la littérature du 20ème siècle », au Pôle Universitaire et Technologique de Vichy.
Ce colloque va réunir des intervenants prestigieux venus de Croatie, des Etats-Unis, d’Italie… . Le thème a été choisi car Valery Larbaud a été le premier en France à publier un journal intime fictif, celui de A.O. Barnabooth.
- A partir du 11 mai et jusqu’au 21 juillet 2007
A la Médiathèque Valery-Larbaud
• Exposition "Le journal intime en France"
Qu’est-ce que l’écriture de l’intime ? Son histoire, sa raison d’être et ses formes actuelles comme le blog... Un cheminement dans 5 espaces dans cinq espaces d’exposition pour résoudre l’énigme du journal intime.
A voir: des manuscrits des journaux de François Mauriac, Marie Curie, Colette, Théodore Monod…, des photographies, des peintures et des éditions rares.
Lire le programme détaillé de la Commémoration
Médiathèque Municipale Valery-Larbaud
106-110 rue Maréchal Lyautey – 03200 – Vichy
Tél. 04 70 58 42 50
Association Internationale des Amis de Valery Larbaud
Monique Kuntz/E-mail : monique.kuntz@wanadoo.
Trente-neuf ancêtres automobiles, construits entre 1892 et 1904, se sont élancés mercredi dernier de Bordeaux sur les traces de la première grande course au monde de « voitures sans chevaux », Paris-Bordeaux-Paris, 1 200 kilomètres, en 1895. La quasi-totalité d'entre eux ont franchi la ligne d'arrivée, hier, place de la Concorde, à Paris. Contre neuf sur vingt-trois partants, il y a cent douze ans. Le Figaro y était... les deux fois.
|
| ||
|
« Le paysage dans les œuvres poétiques de Baudelaire et Nerval »
(en vente sur Lulu : http://stores.lulu.com/store.php?fAcctID=617288) Dans la 1 ère partie consacrée à la poétique du paysage,
La symbolisation du paysage
2.1. Lumière et saisons poétiques
2.1.1. La représentation antithétique
Apollonie Sabatier (son vrai nom est en fait Aglaé Savatier), née de père inconnu et fille d’une lingère, démontre de nombreux talents, de miniaturiste, de cantatrice, mais s’élève surtout en tant que muse de nombreux artistes, par sa beauté exceptionnelle et fascinante. De 1844 à 1846, elle est le modèle du sculpteur Jean-Baptiste Clésinger, qui expose en 1847 un moulage de son corps, La Femme Piquée par un Serpent. Installée dans un appartement rue Frochot, elle reçoit chaque dimanche des artistes de renom. Parmi eux, les peintres Ernest Meissonnier, Charles Jalabert, Gustave Ricard, le sculpteur Auguste Préault, et les écrivains Gustave Flaubert, Maxime du Camp, Arsène Houssaye, Ernest Feydeau, Gérard de Nerval, Théophile Gautier… Ce dernier lui consacre sa Lettre à la Présidente en 1850, écrit mémorable de littérature érotique.
Si ces artistes et homme de lettres s’agitaient par des flatteries et mots « galants » autour de cette prestigieuse présidente, Baudelaire lui voue une admiration autrement plus spirituelle. Quand il lui adresse ses lettres, le poète choisit de garder l’anonymat. Ainsi, à partir de 1852 et jusqu’en1857, Madame Sabatier reçoit des poèmes d’un adorateur mystérieux, qui se révèlera être l’auteur des Fleurs du Mal. Au sein du recueil, on distingue un cycle « Madame Sabatier », dont les poèmes Tout entière, Que diras-tu ce soir, Le Flambeau Vivant, Réversibilité, Confession, L’Aube Spirituelle, Harmonie du Soir.
Dans le poème A Celle qui est trop Gaie, Baudelaire suggère à sa muse de lui infuser son venin… La pièce sera condamnée pour outrage aux bonnes mœurs lors du procès des Fleurs du Mal le 20 août 1857. Accablé par le « Cerbère Justice », le poète se dévoile enfin :
« Voilà la première fois que je vous écris avec ma vraie écriture. Si je n'étais pas accablé d'affaires et de lettres (c'est après-demain l'audience), je profiterais de cette occasion pour vous demander pardon de tant de folies et d’enfantillages [...] Tous les vers compris entre la page 84 et la page 105 vous appartiennent. »
Puis le 30 août 1857, ils deviennent amants pour une nuit. Et le poète se désintéresse peu à peu de son « ange plein de gaîté » : « Il y a quelques jours, tu étais une divinité, ce qui est si commode, ce qui est si beau, si inviolable. Te voilà femme maintenant... » Source http://baudelaire.litteratura.com/?rub=vie&srub=per&id=11
Dans « Confession » dédiée à Madame Sabatier, la lune répand le calme sur Paris :
Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve
La pleine lune s'étalait,
Et la solennité de la nuit, comme un fleuve,
Sur Paris dormant ruisselait.
Mais cet enchantement se termine sur une note de tristesse :
J'ai souvent évoqué cette lune enchantée,
Ce silence et cette langueur,
Et cette confidence horrible chuchotée
Au confessionnal du cœur.
Située à Saint-Germain-des-Prés, l'église de ce quartier de Paris est devenue un lieu hautement touristique depuis le Da Vinci Code. Bien avant cela, les Trois Mousquetaires ou Victor Hugo avaient laissé leurs traces sur des pavés aujourd'hui foulés par Umberto Eco ou Mario Vargas Llosa.
Il y a des engouements populaires plutôt sympathiques. Par exemple, celui des adorateurs du petit sorcier Potter se rendant sur ses traces à Oxford. Ou quand des pèlerins aux allures de païens, en quête des secrets du Da Vinci Code, découvrent notre patrimoine. L'église Saint- Sulpice, à Paris, n'a pourtant pas attendu Dan Brown: elle attire les hommes de lettres depuis des lustres. Viennent-ils s'abreuver à la fontaine des orateurs sacrés (Bossuet, Fénelon, Fléchier et Massillon)? Ou remercier les pères qui sauvèrent la Corporation des maîtres-écrivains au XVIIIe siècle?
C'est ici, au coe; ur de SaintGermain-des-Prés, et non à Notre-Dame-de-Paris, que Victor Hugo épousa Adèle Foucher en 1822. Il y situera plus tard une scène des Misérables. Le marquis de Sade et Charles Baudelaire y furent baptisés. Ernest Renan fréquenta le séminaire de Saint- Sulpice. Et les Trois Mousquetaires patrouillèrent dans le quartier: «L'on rencontrait toujours les inséparables se cherchant du Luxembourg à la place Saint-Sulpice» (chapitre VII). Ce n'est pas un hasard si Michel Déon vécut vingt ans rue Férou: «C'était la rue d'Athos, dans un ancien hôtel particulier accoté à l'hôtel de Mme de La Fayette.»
De nos jours, on y croise Umberto Eco ou Mario Vargas Llosa. Celui-ci réside derrière l'église et lui rend des hommages déguisés: «Flora Tristan, le personnage principal de mon dernier roman, voyait de ses fenêtres les tours de Saint-Sulpice.» Ces tours, Henry Miller les prit pour des beffrois: «Les gros clochers, les affiches gueulardes sur la porte, les cierges flambant à l'intérieur. La place si aimée par Anatole France, avec ce ronron bourdonnant de l'autel, le clapotis de la fontaine, le roucoulement des pigeons, les miettes qui disparaissent comme par enchantement [...] Saint-Sulpice n'avait pas alors grand sens pour moi» (Tropique du Cancer, p. 42.).
Joris-Karl Huysmans, adepte de l'occultisme, y planta le décor d'un roman: «Il fréquentait volontiers cette église [...] parce qu'il pouvait, loin des foules, s'y trier en paix. L'horreur de cette nef, voûtée de pesants berceaux, disparaissait avec la nuit; les bas-côtés étaient souvent déserts, les lampes peu nombreuses éclairaient mal; l'on pouvait se pouiller l'âme sans être vu, l'on était chez soi...» (En route).
Le sanctuaire de saint Sulpicius le Pieux servit de siège social à de nombreuses sociétés secrètes. Rendez-vous des alchimistes, rosicruciens et francs-maçons, le lieu fut surnommé «Nouveau temple de Salomon». Et ses fresques restent une énigme. Jean-Paul Kauffmann leur consacra un ouvrage: «L'intérieur de l'église, sa couleur grise de vieux papier journal. Immédiatement, à main droite, la chapelle des Saints-Anges. Le vitrail est nu. Seules les murailles peintes par Delacroix resplendissent.» (La lutte avec l'ange, p.13.) Le tableau avait déjà inspiré un roman à Anatole France: «J'ai pénétré les antiquités orientales, la Grèce et Rome, j'ai dévoré les théologiens, les philosophes, les physiciens, les géologues, les naturalistes. J'ai su, j'ai pensé, j'ai perdu la foi» (La révolte des anges). Longtemps suspecté d'être l'un des Grands Maîtres du Prieuré de Sion, lié à Saint-Sulpice, Victor Hugo déclarait: «C'est par la souffrance que les êtres humains deviennent les anges...» Comment percer autant d'obscurité? Anatole France dut s'en convaincre: «Une certaine connaissance des sciences occultes devient nécessaire à l'intelligence d'un grand nombre d'oe; uvres littéraires de notre temps.»
Carnet d'adresses à Paris
Le café de la Mairie
8, place Saint-Sulpice
Fréquenté par les surréalistes, Beckett, Perec, Hemingway, Fitzgerald... Djuna Barnes en fit un théâtre dans Le bois de la nuit.
Hôtel Louis II
2, rue Saint-Sulpice
Pour son atmosphère XVIIIe siècle.
Henry Miller
Tropique du Cancer (Folio)
Huysmans
En route (Folio)
Jean-Paul Kauffmann
La lutte avec l'ange (Folio)
Source:http://www.lire.fr/chronique.asp?idc=51486&idR=142&idG=
vendue 18,5 millions de livres NOUVELOBS.COM | 06.07.2007 | 10:09
Un record pour le peintre. Ce portrait de Lorenzo de Medicis, qui a dirigé Florence entre 1513 et 1519, n'avait pas été exposé en public depuis plus de 40 ans.
Une peinture de l'artiste de la renaissance Raphael a été vendue jeudi 5 juillet à un prix record de 18,5 millions de livres (27,4 millions d'euros, 37,2 millions de dollars) chez Christie's à Londres.
La toile est considérée comme l'un des chefs d'oeuvres de cette époque. Elle représente Lorenzo de Medicis, qui a gouverné Florence de 1513 to 1519. Elle n'avait pas été vue en public depuis plus de 40 ans.
Le prix de la transaction dépasse de 15 millions de livres les estimations, et dépasse largement le précédent record pour une toile de Raffaello Sanzio -Raphael- qui avait atteint 5,3 millions de livres en 1996.