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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1480

  • Catégories : Des lieux, L'art, L'histoire, Le patrimoine

    La maison de Léonard De Vinci à Amboise

    medium_vinci.jpg

    L'histoire
    Bâtie au Xllème siècle, la demeure du Clos-Lucé devint sous François ler emblématique du mouvement de la Renaissance en France. Le monarque y fit venir peintres, architectes et poètes. Mais c'est Léonard de Vinci qui a marqué le domaine de son empreinte. Lui qui avait passé sa vie entre Florence, Rome et Milan, dispensant ses services d'ingénieur, y vécut les trois dernières années de sa vie et y mourut.

    En 1516, invité à résider au Clos-Lucé par François ler, Léonard de Vinci fait venir d'Italie trois de ses toiles les plus célèbres : la "Joconde", la "Sainte-Anne" et le "Saint Jean-Baptiste", qu'il termine dans la propriété. Le roi de France veut que l'artiste y soit "libre de penser, de rêver et de travailler". Vinci, en retour, accomplit diverses missions : il est tour à tour metteur en scène des fêtes de la Cour, ingénieur militaire et civil ou encore urbaniste.

    La visite
    De nos jours, la chambre de l'artiste peut être visitée. C'est là qu'il mourut, veillé, selon certains, par François ler. Au sous-sol, on peut voir des maquettes reproduisant, d'après les dessins de Vinci, ses principales inventions hydrauliques, navales ou aériennes. La visite de la chapelle est également une bonne incursion dans l'univers du maître. Sur les murs, on peut voir trois fresques du XVIème siècle vraisemblablement peintes par ses disciples à sa demande.

    Le manoir,
    restauré au XIXème siècle, ne présente plus aux visiteurs le visage que le génie lui a connu. Un important chantier de restauration a été ouvert en 1960 pour rendre à la demeure l'atmosphère de la Renaissance.

    Le Clos-Lucé ne dévoilera pas tous les mystères entourant Léonard de Vinci. Ainsi, l'entrée du souterrain secret du Clos-Lucé que François Ier aurait emprunté pour rendre visite au génie reste-t-elle scellée à jamais.

    Le parc du château accueille désormais un parcours initiatique sur les traces de Léonard de Vinci :

    » Leonard da Vinci, un génie en pleine nature

    En savoir plus
    Adresse : Le Clos-Lucé, demeure de Léonard de Vinci, 37400 Amboise
    Renseignements : 02 47 57 00 73
    Site : vinci-closluce.com
    Tout savoir sur Amboise dans l'Internaute ville
    http://www.linternaute.com/sortir/maison-artiste/vinci.shtml
  • Catégories : L'humour

    Perles des gynécos du Pas- de-Calais



     


    - Quel est l'âge du papa ?
    - Ben, j'sais déjà pas sin nom, alors eu s'n'age..?

     


    - Votre enfant, vous l'avez allaité ?
    - Nan. J'l'ai eu l'hiver.

     


    - J'ai été opérée d'eune hernie.
    - De quel côté?
    - Du côté d'LENS.

     


    - Vous allez reconnaître l'enfant, Monsieur ?
    - Ben... J'in sais rin... J'l'ai jamais vu.

     


    - Vous êtes réglée comment ?
    - Toudis par chèque, docteur.

     


    - Euch s us enceinte.
    - De combien ?
    - Ben... seulemin d'min mari

     


    Une patiente de 26 ans vient d'avoir son 6ème enfant. Le médecin lui demande si elle utilise un moyen de contraception.
    - J'aime pas preinde des cachets... In fait l' coyote impromptu, cha marche bien !

     

     

     

    - Madame qu'est-ce qui vous amène ?
    - Ben ... ch'bus ???

     


    - Vous avez une contraception ?
    - Ben...J' mets parfois deux maronnes...

     


    - Nom du père ?
    - Nanar.
    - Nanar comment ?
    - ?????...??????????????
    - Bon; votre adresse ?
    - C'est facile, vous sortez su' le rond point, vous prenez l'rue in face, ch'est à droite, l' maison du coin avec le gros quien. C'est juste à côté qu'y a Nanar.

     


    L'interne de garde aux urgences décroche le téléphone. Au bout du fil, un mari affolé :
    - Docteur, elle a mal, elle a des contractions horrippes, elle vient d'perdre les eaux, elle a mal, très mal et...
    - Calmez- vous Monsieur, vous...
    - OUI, mais elle a vraiment très mal, qu'o ché que j'dos faire ?
    - Vous gardez votre calme et vous venez !
    - Oui, oui d'accord, d'accord....EUH... J'amène m'femme ??????

     


    - Madame, je vous donne votre date de césarienne..... Voyons, le 4 septembre, ça vous va
    - Oui... Euh....et ch' bébé... Je l'aurai le même jour ?

     

     

     


    UN PEU DE CUISINE CH'TI

     


    Connaissez-vous la recette du poulet Tatin ?
    Teu l' met din' l' four et pis tatin...

     


    BONUS : T'in veu 'cor ? t'gêne pas :

     


    BONUS 1: Une histoire vraie arrivée à Saint Amand,dans le Nord (Oui, tout est possible dins ch'Nord) racontée par une copine prof:
    Une Élève répond au joli prénom de Merline...Par curiosité, lors d'une réunion, la prof demande à la mère : "Merline, le féminin de Merlin ?"
    Et la mère de répondre : " Ben nan, Merline, comme Merline Monroe quoi!"

     


    BONUS 2: Un copain médecin, nous en a raconté une du même type :
    Lors d'une auscultation à l'hosto, il rencontre une mère et son fils "CLITISS". Curieux aussi, il a demandé à la mère d'oû venait ce prénom...
    Attention, très fort:

    .. Ben, Clitiss comme Clitiss Wood !!!

     

     

     

     

     


    Che chré bédo d'garder tout sa rien k'pour ti... I'ch messaj 'i' dvré être envoyé à tou cheu qui veulent ! Chichi, ché bien an chaine, a transmatre pour po sombrer d'un chtrou noir ou ren va ben ! I doit ben faire el'tour de France é pi apré du monde (cha va être plus dur...)
    Alors, fait transmettre le message a tout ceux de ta messagerie :

     


    LE CH'TI N'EST PO MORT!
    Fé passé ch 'méssage, é pi la chaine elle é po brisée
  • Catégories : Des expositions

    Expositions du printemps 2007: de Praxitèle à Anselm Kiefer

    MARIE-GUY BARON, FRANÇOISE DARGENT ET ÉRIC BIÉTRY-RIVIERRE.
     Publié le 04 janvier 2007
    Actualisé le 04 janvier 2007 : 10h31

    Entre le Louvre à Paris et le Palais des beaux-arts à Lille, cinq événements se partagent le printemps.

    AU LOUVRE, le printemps sera résolument grec avec Praxitèle, en majesté du 23 mars au 18 juin. Curieusement, alors qu'il est pour la sculpture, avec Phidias et Lysippe, l'équivalent d'Homère pour la littérature, la France n'a jamais consacré au maître d'Athènes, l'inventeur du nu féminin, la moindre exposition. Cette erreur devrait être très brillamment réparée. Les marbres viennent d'être restaurés et les prêts d'institutions européennes s'annoncent abondants. Enfin, la carrière et la production du maître de l'art grec du IVe siècle av. J.-C. est beaucoup mieux connue.
    Toutefois, les deux commissaires, Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, préviennent : pour l'Antiquité, l'exercice de la monographie a ses limites, les contours du corpus, la notion même d'auteur, étant flous. Alors, pour contourner l'écueil, ils s'attacheront aussi à évoquer les différents et nombreux regards qu'ont eus les siècles sur le créateur de la Vénus de Cnide, de l'Apollon Sauroctone et de l'Éros de Thespies.
    Autre première, au Palais des beaux-arts de Lille, du 27 avril au 15 août : la rétrospective internationale du peintre français d'origine flamande Philippe de Champaigne, alors que la dernière remonte à 1952. Sous-titrée « Entre politique et dévotion », cette exposition, projet européen attendu, répond à une vision géostratégique en ce sens que Champaigne (1602-1674) se situe au carrefour de styles, d'écoles et de visions philosophiques entre le classicisme, le centralisme français et le baroque de l'Europe du Nord-Ouest. Un sujet monographique fortement lié aux recherches fondamentales sur l'esthétique au XVIIe siècle.
    Un gigantesque ensemble d'oeuvres nouvelles
    En même temps, du 25 avril au 15 août, le Centre Pompidou fête ses trente ans sous le signe de Marcel Duchamp, dont la rétrospective avait fait l'ouverture en 1977. « Airs de Paris », la grande exposition ­anniversaire, reprend le titre d'une de ses oeuvres, Air de Paris, mais au pluriel pour mettre l'accent sur sa nature pluridisciplinaire. En deux volets elle réunit 57 artistes et 16 paysagistes, designers, architectes sur les thèmes de la ville et de la vie urbaine qui présentent des oeuvres de 1970 à nos jours. Organisé en dix chapitres, le volet ­consacré à l'art s'attache aux mutations technologiques, électroniques et sociales à travers le regard des artistes, notamment On Kawara, Gordon Matta-Clark, Chris ­Marker, Raymond Hains, Tatiana Trouvé, Carsten Höller, Jean-Luc Moulène, Daniel Buren, Saâdane Afif, Dominique Gonzales-Foerster et Nan Goldin.
    Toujours au printemps mais mordant surtout sur l'été, du 30 mai au 8 juillet, une naissance est attendue au Grand Palais rénové. Celle de la nouvelle exposition « Monumenta » qui, sous l'immense nef de verre et d'acier, accueillera chaque année un artiste de renommée internationale. L'Allemand Anselm Kiefer, qui vit et travaille depuis plus de dix ans en France, inaugure cette manifestation par un gigantesque ensemble d'oeuvres nouvelles qui rendent hommage aux poètes engagés Paul Celan et Ingeborg Bachman.
    À la Bibliothèque nationale, on célèbre, dès le 27 mars, une figure de la photographie française, Eugène Atget, né il y a cent cinquante ans. L'institution puise dans ses fonds acquis dès 1900 auprès de l'artiste. L'homme réalisa une vaste collecte documentaire du Paris qui disparaissait sous ses yeux, révélant une capitale pittoresque. Ce « Balzac de la caméra », selon les mots de la photographe Berenice Abbott, a influencé de nombreux artistes, notamment aux États-Unis, et reste dans son art l'une des références majeures du siècle dernier.
    Ainsi, on le constate, la palette des expositions 2007 s'annonce aussi large que variée pour des musées de plus en plus fréquentés mais également de plus en plus en concurrence. Ceux qui proposeront des événements de qualité sans se contenter de louer leurs mètres carrés pour des réceptions ou des réunions professionnelles, ou qui résistent à la tentation des produits dérivés douteux, investissent à long terme.
  • Catégories : L'histoire

    Le Palais des Tuileries côté cour

    Un monument disparu en 1871

    Le Palais des Tuileries a été détruit par les flammes pendant la Commune, en 1871. Palais royal bâti par Catherine de Médicis, il a été habité par de nombreux souverains, Henri IV, Louis XIV ou encore Louis XVIII. En 1865, sous le Second Empire, c'est Napoléon III qui l'occupe.

    Visite guidée en 1865

    Depuis la Cour du Carrousel, on pouvait observer l'immense façade (266 m de long).

    Au sud, côté Seine, la nouvelle aile du Bord de l'Eau était en cours d'aménagement intérieur. Une partie devait être affectée à la résidence des souverains étrangers en visite d'Etat. Au bout de l'aile se trouvait le Pavillon de Flore.

    Au premier étage, la partie sud contenait les appartements officiels, côté cour du Carrousel, et les appartements privés, côté jardin des Tuileries. Au centre se dressait le Pavillon de l'Horloge.

    A droite, la partie nord du Palais contenait les appartements d'apparat, la Chapelle, la Salle du Conseil d'Etat et la Salle des Fêtes. Au bout de l'aile, le pavillon de Marsan abritait les appartements de Hauts Dignitaires.

    medium_tuileries.jpgLe Palais des Tuileries depuis la Cour du Carrousel© Comité national pour la reconstruction des Tuileries.

    http://www.linternaute.com/histoire/magazine/dossier/06/tuileries/2-exterieur.shtml

  • Catégories : L'actualité

    Les vainqueurs des Golden Globes 2007

    medium_babel.jpgBabel" a été sacré meilleur film dramatique aux Golden Globes 2007, lundi, à Beverly Hills (Californie)

    Meilleur acteur (de film dramatique): Forest Whitaker, "Le dernier roi d'Ecosse"
    Meilleure actrice (de film dramatique): Helen Mirren, "The Queen"
    Meilleure comédie ou film musical: "Dreamgirls"

    Meilleure actrice de comédie ou film musical: Meryl Streep, "Le Diable s'habille en Prada"
    Meilleur acteur de comédie ou film musical: Sacha Baron Cohen, "Borat: leçons culturelles sur l'Amérique au profit glorieuse nation Kazakhstan"
    Meilleur actrice de second rôle: Jennifer Hudson, "Dreamgirls"
    Meilleur acteur de second rôle: Eddie Murphy, "Dreamgirls"
    Meilleur réalisateur: Martin Scorsese, "Les Infiltrés"
    Meilleur film étranger (en langue étrangère): "Lettres d'Iwo Jima" (USA/Japon)
    Meilleur scénario: Peter Morgan, "The Queen"
    Meilleure bande originale: Alexandre Desplat, "Le Voile des illusions"
    Meilleure chanson: Prince, "The song of the heart" ("Happy Feet")
    Meilleur film d'animation: "Cars"

    Site internet: http://www.hfpa.org/goldenglobeawards/

    image:Alejandro Gonzales Innaritu dirige Brad pitt dans ''Babel'' - Mars Distribution

    http://cultureetloisirs.france3.fr/cinema/actu/27469593-fr.php

  • Catégories : La télévision

    Télévision:séries et fictions en vedette

    NATHALIE SIMON, ISABELLE NATAF ET PIERRE DE BOISHUE.
     Publié le 04 janvier 2007
    Actualisé le 04 janvier 2007 : 06h00

    Encouragées par les derniers résultats d'audience, les séries américaines et les fictions de prestige se tailleront la part du lion.

    Après les séries américaines ­Prison Break et Desperate Housewives (M6), FBI portés disparus, (France 2) ou Les Experts : Miami (TF1), et les téléfilms et feuilletons français (Marie Besnard (TF1), Les rois maudits (France 2), Mafiosa (Canal +), Petits Meurtres en famille, (France 2)..., quels seront les succès de 2007 ?
    Sans doute, les téléfilms de prestige de France Télévisions qui mise sur la littérature : L'Avare, sur France 3 dès ce mois-ci, avec l'époustouflant Michel Serrault, et une collection de huit oeuvres de Maupassant, prévue sur France 2 au printemps. Quatre contes et quatre nouvelles tournés par des réalisateurs différents, dont Claude Chabrol et Denis Malleval, produits par Gérard Jourd'hui. Sans oublier les adaptations des Pasquier de Georges Duhamel, Le Clan Pasquier (4 × 90 min) de Jean-Daniel Verhaeghe et surtout le roman de Tolstoï Guerre et Paix (4 × 90 min), réalisé par Robert Dornhel avec Clémence Poésy dans le rôle de Natacha, programmé en fin d'année. Une coproduction internationale de grande envergure, avec 16 000 figurants et un budget de 28 millions d'euros.
    TF1 poursuit dans la veine ­des fictions politiques : L'affaire Ranucci : le combat d'une mère, ­de Denys Granier-Deferre avec Catherine Frot dans le rôle de la mère de Christian Ranucci, la ­seule à croire en son innocence. Et La Dame d'Izieu, d'Alain Wermus, retraçant le drame de cette colonie d'enfants juifs, hébergés dans un village de l'Hérault où ils se croyaient à l'abri de la barbarie.
    Documents de société
    Côté documentaires, Canal +, en pointe sur les documents consacrés à la société française, programmera dès la fin janvier « Dans la peau d'un noir » (2 × 100 min) réalisé par Renaud Le Van Kim : il s'agira de raconter le racisme au quotidien à travers deux familles, l'une, blanche, maquillée en noir ; l'autre, noire, maquillée en blanc. Chaque groupe ethnique sera soumis aux mêmes situations de la vie courante : chercher un emploi, louer un appartement, dîner dans un restaurant chic de Paris. À noter également, sur M6 cette fois, un ambitieux programme intitulé « Sept ans de mariage », qui suivra, pendant sept années, l'évolution de la vie de six couples.
  • Catégories : La littérature

    Dix romanciers, huit millions de livres

    MOHAMMED AÏSSAOUI et DOMINIQUE GUIOU.
     Publié le 11 janvier 2007
    Actualisé le 11 janvier 2007 : 08h29medium_marc_levy.jpg                                         
     
    Marc Levy.
    Marmara/Le Figaro.

    Marc Levy, Fred Vargas et Bernard Werber, c'est le trio de tête de notre classement des dix auteurs de langue française qui ont vendu le plus de livres en 2006.

    IMAGINEZ une maison d'édition qui aurait sous contrat ces dix romanciers : cet heureux éditeur aurait vendu près de 8 millions d'exemplaires l'année dernière. « Le poids de ces dix auteurs représente près du quart (22 %) de l'ensemble de la»fiction moderne* », souligne Alice Cousin Crespel, analyste marketing au cabinet d'études GfK, la « fiction moderne » regroupant la littérature française et étrangère, les livres policiers et fantastiques, les romans sentimentaux. Autant dire que, sans préjuger de leur valeur littéraire, ces dix auteurs pèsent très lourd.

    Lire la suite

  • Le patrimoine en 2007:5 chantiers et un hommage

    Anne-Marie Romero.
     Publié le 03 janvier 2007
    Actualisé le 03 janvier 2007 : 20h03

    Trois restaurations de grande ampleur, deux créations dans les sites d’anciens musées et une célébration nationale vont marquer la nouvelle année.

    EN FRANCE, l’événement culturel le plus important de cette année 2007 sera, mai prochain, la réouverture de l’intégralité de la galerie des Glaces de Versailles. Sa moitié nord, achevée, accueille déjà le public depuis janvier 2006. Mais, grande première dans l’histoire du patrimoine, l’opération complète de restauration a été entièrement financée par le mécénat, le groupe Vinci en l’occurrence. Le travail sur la voûte de cet immense décor de 1000 m², haut de 12,5 mètres, long de 73 et large de 13, composé de peintures sur toile marouflée, de décors et de… 357 glaces, a mis en œuvre, pendant près de trois ans, dix entreprises représentant presque tous les corps de métier.
    Un autre monument exceptionnel va également rouvrir, le ­­8 février : le château des Ducs de Bretagne à Nantes, en travaux ­depuis quinze ans et complètement fermé depuis trois ans. La succession des styles de cette forteresse du XIIIe siècle, abritant une résidence ducale du XVe et des bâtiments du XVIe et du XVIIIe siècles, a été rendue plus lisible. Trente-deux salles de musée ont été ouvertes, le chemin de ronde lui-même est désormais accessible, tout comme deux entrées fortifiées – la Poterne de Loire et le Pont du cours Saint-Pierre. Enfin, un nouveau traitement paysager permet de retrouver un véritable jardin de magnolias, arbres emblématiques de l’histoire nantaise.
    Réouvertures et inaugurations
    Dans le domaine des musées, Montpellier sera à l’honneur le 3 février avec la réouverture du Musée Fabre qui abrite une des toutes premières collections de peinture de France. Pour 62,7 M€, l’institution a porté ses surfaces d’exposition à ­9 300 m², ce qui va lui permettre de montrer 800 œuvres au lieu de 500. Parmi les nouveautés : « La Portée », un remodelage de l’accueil par Daniel Buren, qui projettera le visiteur depuis l’esplanade jusqu’au cœur de l’établissement, et deux salles Soulages. Dans l’une seront accrochées 19 œuvres données par le peintre, dans l’autre des acquisitions contemporaines. Enfin, deux salles seront consacrées aux deux grands artistes qui font la renommée du musée : Courbet et Bazille. À Paris, dans le XIIe arrondissement, la Cité nationale de l’histoire de l’immigration occupera l’ancien musée des arts d’Afrique et d’Océanie (Palais de la porte Dorée). Le chantier a été lancé en octobre ­dernier. Le hall d’accueil et l’exposition permanente seront accessibles dès avril, mais l’ouverture des autres ­espaces s’étalera jusqu’en 2009 ­(investissement : 20 M€).
    Après les réouvertures, les inau­gurations. Née du rapport de Jean-Louis Cohen en 1998, la Cité de l’architecture et du patrimoine va ouvrir en avril-mai, dans l’aile de Paris du Palais de Chaillot, remaniée par l’architecte Jean-François Bodin. Après de nombreuses vicissitudes, notamment la menace de voir réduite la présentation des collections de l’ancien Musée des ­monuments français, un équilibre a été trouvé, en 2004, avec la nouvelle équipe mise en place (François de Mazières, Francis Rambert et Marie-Paule Arnauld). La Cité présentera à la fois, sur 8 000 m², ses pièces historiques et une nouvelle collection d’architecture du XXe siècle, et, dans 3 000 m², des expositions temporaires ainsi que des services de recherche (archives, centre de documentation), des colloques de formation et des débats réservés tant aux professionnels qu’au grand public (75 M€).
    C’est du reste à la Cité de l’architecture et du patrimoine que sera présentée, en novembre, la grande exposition clôturant l’année Vauban – « Vauban urbaniste, Vauban architecte». Tout au long de l’année, en effet, vont se multiplier, à travers tout le pays, et principalement dans les citadelles dont il a dessiné les plans, les célébrations du tricentenaire de la mort du plus grand stratège français, ministre de Louis XIV.
  • Catégories : Livre

    De François Mauriac à Robert Bresson

    Anne Wiazemsky raconte comment, à 17 ans, elle fut choisie par Bresson pour jouer dans « Au hasard Balthazar »

     

    Rien n'est plus difficile, pour un écrivain parvenu à la pleine possession de ses moyens, que de reconstituer, sans le fausser par les rajustements de l'expérience, l'état de fragilité, de précarité psychologique traversé dans l'adolescence. Le danger serait de le raconter de haut, avec l'autorité du jugement. Or Anne Wiazemsky raconte son histoire d'autrefois en restant au niveau de ses émotions d'autrefois : c'est le miracle de ce livre. Elle se met dans la peau, les yeux, le coeur d'une jeune fille de 17 ans qui se trouve dans la presque intimité d'un monstre sacré (65 ans, cheveux blancs). Bresson ne l'a pas seulement choisie : il ne se contente pas de la diriger, il entend la former, la façonner, la plier à sa volonté, la déconstruire et reconstruire à sa guise, avec une souveraineté manipulatrice qui frise la tyrannie.
    Il est vrai qu'Anne n'est pas la première venue : elle est la petite-fille de François Mauriac. Ce qui complique les choses pour elle. A cette époque, on voyait d'un mauvais oeil, chez les grands bourgeois, leur enfant se risquer dans les milieux forcément louches du cinéma. Que de pièges pour sa vertu... La jeune fille les déjouera avec la virtuosité de l'innocence, quitte à franchir le pas redouté par sa mère : ce qui donne lieu à une délicieuse scène de comédie, entre mère et fille, un morceau d'anthologie pour comprendre les moeurs de 1965.

    Les portraits de François Mauriac (oh ! ce regard «à la fois tendre et féroce, qui avait le pouvoir de décontenancer tout le monde»), de Robert Bresson, exigeant jusqu'au sadisme, sujet néanmoins à des accès de faiblesse, de Pierre Klossowski, figurant dans le film, tout cabossé et avec l'air d'un crabe, du jeune Jean-Luc Godard, venu sur le tournage en visiteur, la mauvaise volonté de l'âne, second héros du film, tout ce pittoresque relaté avec saveur et drôlerie fait de ce livre un document inappréciable. L'essentiel, pourtant, est ailleurs : dans l'évocation de ce bref passage de l'enfant à l'adulte.
    Imaginez cette actrice débutante : elle n'était jamais sortie de sa famille catholique, très enveloppante, sinon étouffante, et la voilà lancée dans le monde des faux-semblants, sous la direction toutefois d'un homme droit et vrai, modèle de rectitude malgré son absolutisme. Première contradiction, premier trouble. Elle profite du fait qu'elle est en vacances de son foyer pour devenir femme, à l'aide d'un jeune gars de l'équipe. Deuxième mutation. Revenue parmi les siens, elle s'aperçoit qu'elle est devenue radicalement autre. Grâce au cinéma, qui prend ici figure de symbole : avant de monter sur le plateau, elle se tenait dans l'ombre de sa famille. Une fois sous les projecteurs, elle découvre la lumière d'une nouvelle vie.
    « Jeune Fille »n'est pas seulement l'histoire des débuts d'Anne Wiazemsky dans un métier qu'elle illustrera avec un talent notoire. Si ce livre est aussi émouvant, c'est qu'il est celui de toutes les jeunes filles, l'histoire universelle du passage d'un âge à un autre, le récit de l'initiation au bout de laquelle on cesse d'appartenir à son milieu d'origine pour n'être plus que soi-même.


    «Jeune Fille», par Anne Wiazemsky, Gallimard, 224 p., 16,90 euros.

    Née en 1947, Anne Wiazemsky, comédienne et romancière, a tourné avec Godard, Pasolini, Deville, et reçu le grand prix du roman de l'Académie française en 1998 pour « Une poignée de gens ».

     



     

    Dominique Fernandez

    Le Nouvel Observateur - 2201 - 11/01/2007

     

    http://livres.nouvelobs.com/parutions/p2201/a2201_062.html

     

  • Catégories : L'actualité

    Suippes: en attendant la destruction des obus

    medium_obus.jpgQue faire des 350 t d'obus datant de la 1ère guerre mondiale auxquelles s'ajoutent 20 t chaque année?

    L'usine de destruction de Mailly-le-Camp (Aube) ne sera pas opérationnelle avant 2012. Le mauvais état de certains obus oblige pourtant à les détruire. Ce qui doit être fait au camp de Suippes. D'où l'inquiétude des riverains.    

    À Mailly-le-Camp sont stockés 350 t d'obus datant de la 1ère guerre mondiale. Chaque année, 20 t d'obus sont retrouvées dans le sous sol et viennent alourdir un peu plus ce sinistre dépôt.
    Un grand nombre de ces munitions sont en mauvais état. Il faut donc les détruire. Ce qui inquiète le plus les riverains et préoccupe aussi les autorités, c'est la dangerosité de ces engins. 12 000 d'entre eux sont en effet des munitions chimiques.

    http://lorraine-champagne-ardenne.france3.fr/info/27382370-fr.php

  • Catégories : L'humour

    Blagues

    SUPER AFFAIRE
    Mustapha a acheté une maison voisine de celle d'un notaire.

    Lorsqu'ils font connaissance, Mustapha dit à son voisin :
    " Belles maisons, n'est ce pas, mais la mienne vaut le double de la
    vôtre !"
    "Comment cela ? " interroge son notaire de voisin interloqué
    "Elles sont parfaitement identiques, comment la vôtre pourrait- elle
    valoir 2 fois plus que la mienne ? "
    Et Mustapha de répondre :
    "Moi j'habite à côté d'un notaire, vous à côté d'un arabe."


    MAL DE TETE
    Le mari sort de la salle de bains, complètement nu et très en forme..
    Voyant venir son mari, la femme lui dit :
    - Pas ce soir chéri, j'ai très mal à la tête...
    - Ca tombe bien : j'ai saupoudré mon sexe avec de l'aspirine. Tu le veux
    en cachet ou en suppositoire ?


    LE CREATEUR
    Dieu créa l'univers et il vit que c'était beau
    Dieu créa la Terre et il vit que c'était beau.
    Dieu créa la nature et il vit que c'était beau.
    Dieu créa les animaux et il vit que c'était beau.
    Dieu créa l'homme et il vit que c'était beau.
    Dieu créa la femme et il se dit: " Elle se maquillera !"


    DEVINETTE 1
    Quel est le plus petit filet de pêche au monde ?
    Réponse : " le string" car il peut contenir, une raie, une moule, un
    barbuet il y a toujours un maquereau qui tourne autour"


    DEVINETTE 2
    Pourquoi a-t-on appelée l'exposition "TERRE DES HOMMES" ?
    Parce que c'est impossible de faire "TAIRE DES FEMMES"

  • Catégories : CE QUE J'AIME/QUI M'INTERESSE, Le paysage, Libération

    Panorama du panorama

    Voir le paysage et le représenter: une expérience esthétique et politique.
    Par Jean-Baptiste MARONGIU
    QUOTIDIEN : jeudi 14 décembre 2006
    michel baridon Naissance et renaissance du paysage Actes Sud, 414 pp., 32 €.
    L e paysage est une portion de l'espace qu'un observateur embrasse du regard en lui conférant une signification globale et un pouvoir sur ses émotions» :  plus qu'une définition, c'est là le principe structurant Naissance et renaissance du paysage, de Michel Baridon A double titre. D'un côté, l'ouvrage entend en effet rendre raison de l'existence de la chose depuis toujours (bien avant, en tout cas, que le nom ne commence à exister, à la fin du XVIe siècle). De l'autre, il chemine dans les discours pour reconstituer l'histoire qui, depuis l'invention des écritures, a façonné, en les fixant et en les transmettant, nos manières de voir et de représenter le paysage. Historien des jardins et des paysages, Michel Baridon a enseigné la civilisation britannique à l'université de Bourgogne.
    Quoi qu'ils aient pu ressentir devant ce qu'on appelle aujourd'hui un paysage, les anciens Egyptiens ne nous en ont légué que des aperçus succincts, puisqu'ils ne possédaient pas les moyens techniques de faire apparaître trois dimensions sur une surface plane. On le comprend : une chose est de voir un paysage, une autre de le représenter. Mais là où la reproduction par l'image échoue, les textes écrits, même les plus reculés, savent témoigner et d'un monde que le temps allait engloutir et de la sensibilité grandissante, voire d'une tendance irrépressible, des sociétés humaines à «paysager» ce même monde. L'érudition de Baridon est inépuisable, qui collecte, relie, confronte ces textes vénérables qui tous, la Bible en tête, donnent moins un paysage à voir qu'un paysage à imaginer.
    C'est en Grèce ancienne qu'ont été élaborées les techniques donnant lieu aux premiers paysages peints, où l'espace est représenté à la fois dans son ampleur cosmique et comme une entité que le regard peut mesurer et rendre intelligible. Mais comment se fait-il que le paysage ­ production (du) sensible ­ ne se soit manifesté que là où l'explication du réel a commencé à se faire de manière scientifique, au point de rencontre de l'observation et de l'abstraction ? Le paradoxe n'est qu'apparent. C'est justement parce que les Grecs ont vécu dans un espace construit qu'ils ont été capables de le représenter sensiblement : «Ils ont été les premiers à utiliser le même outil mathématique pour tracer les plans de leurs cités, pour délimiter leurs champs, pour établir des cartes et surtout pour échafauder une théorie de la vision.» On peut lire une carte géographique et contempler le cosmos : dans le premier cas, on se donne les moyens de maîtriser l'espace ; dans le second, on s'y abandonne en se laissant envahir par le sentiment de l'infini : «Ces images du monde n'excluent nullement, dans le vécu quotidien, ce lien personnel avec des lieux donnés, ce bonheur de voir des horizons amis qui font le charme de la littérature grecque.» 
    Dans l'histoire du paysage, la diffusion des techniques et leur mise en oeuvre, Rome n'a pas fait que changer d'échelle par rapport à la Grèce. Elle a apporté aussi une sensibilité toute latine à la matière, une manière d'habiter le monde et de le représenter plus terrienne, pour ainsi dire, que les Grecs. Mais la ligne des transformations n'est pas aisée à établir étant donné la rareté des exemples grecs qui nous sont parvenus (quelques fresques, un nombre infime de peintures sur bois, aucun paysage sur toile), alors que la production romaine (à commencer par Pompéi) est imposante. On peut parler d'une véritable évolution du goût, selon Michel Baridon, dont témoigne par exemple une personnalité comme Pline le Jeune, grand collectionneur de tableaux représentant la nature, amateur de beaux paysages et écrivain inspiré par les uns et les autres.
    On a mis sur le compte du christianisme et/ou des invasions barbares la disparition du paysage, tout autant dans le discours que dans les oeuvres. Il est certain qu'avec la nouvelle religion, la ligne d'horizon prend d'autres significations, valorisant tout ce qu'on ne voit pas, l'au-delà de cette ligne justement, au discrédit de l'en deçà, le visible. Pauvres ou riches, ignorants ou cultivés, les gens continuent à aimer cette terre, à être attachés à ses beautés, probablement à en jouir et à en souffrir s'ils en sont arrachés ­ mais le discours ne suit pas, ni les techniques, en partie perdues, comme si le paysage n'avait pas disparu mais s'était éclipsé.
    Pour que le paysage renaisse, pour qu'il redevienne un sujet pour les peintres, les philosophes et les écrivains, il aura fallu, au sortir du Moyen Age, que la nature elle-même s'affirme comme un sujet en soi. Cela n'a pu se faire qu'avec une avancée dans la maîtrise des moyens techniques, aptes à rendre visible la profondeur de l'espace, à travers le retour et la valorisation de l'héritage artistique, littéraire, scientifique gréco-romain. Aussi, à l'aube du XIVe siècle, l'optique était-elle en mesure d'établir un rapport entre l'oeil humain, l'éventail des couleurs et la géométrie. La perspective est en train de naître, sur laquelle se bâtira la manière moderne de saisir et de représenter le paysage. Pétrarque, avec le récit de son ascension du mont Ventoux, et Ambrogio Lorenzetti, dans les fresques sur les effets du bon et du mauvais gouvernement dans le Palazzo pubblico de Sienne, exemplifient parfaitement, aux yeux de Michel Baridon qui interrompt ici son enquête, cette renaissance du paysage après un millénaire d'enfouissement. Depuis, embrasser du regard un paysage requiert qu'on mobilise les sens et l'intelligence, pour aboutir à une expérience à la fois esthétique et éthique, individuelle et sociale, bref politique ­ en ce qu'elle engage la responsabilité de l'homme face au visible.

  • Une belle affiche pour 2007

    MARION THÉBAUD.
     Publié le 04 janvier 2007
    Actualisé le 04 janvier 2007 : 10h33

    Théâtre, concerts, opéra, danse : petit avant-goût d'une année foisonnante de spectacles.

    COMÉDIEN, acrobate, danseur, musicien, James Thierrée est l'homme du spectacle vivant. C'est avec lui que nous ouvrons cette sélection non exhaustive des principaux rendez-vous des spectacles à l'affiche cette année. Il nous avait régalés de quelques minutes de bonheur à l'occasion de la dernière cérémonie des Molières où il a raflé quatre prix pour La Symphonie du hanneton, oeuvre très personnelle qui a révélé tous les dons du petit-fils de Chaplin. Sur cette lancée, il a enflammé, à l'hiver 2005, le public américain à l'occasion de la saison Act French avec La Veillée des abysses. C'est dire qu'on attend avec impatience sa nouvelle création, Au revoir ­parapluie, présentée d'abord à Lausanne, jouée en tournée en France puis reprise du 16 au 30 mai ­au Théâtre de la Ville (tél. : 01 42 74 22 77). Bien des comédiens de première importance, Michel Bouquet, Michel Aumont, Charlotte Rampling, Jane Birkin, Hervé Pierre défendront par ailleurs leur art sur scène. Nous en reparlerons mais il est impossible de ne pas souligner tout de suite un duo qui, à coup sûr, va solliciter la curiosité du public, Alain Delon et Mireille Darc dans Sur la ­route de Madison au Théâtre Marigny.
    Au chapitre de la chanson, Charles Aznavour se produira le 17 février pour un concert exceptionnel à l'Opéra Garnier, accompagné par l'orchestre philharmonique d'Erevan, dans le cadre de l'année de l'Arménie en France. Autre retour très attendu, celui de Michel Polnareff. Le génial mélodiste auteur de tubes qui ont fait danser la France entière, Ame câline, Le Bal des Lazes, La poupée qui fait non, sera invité du 2 au 14 mars à Bercy. Un événement car il y a plus de trente ans que le chanteur, indésirable en France à la suite d'un problème fiscal, s'est produit sur le sol français. Le dernier rendez-vous remonte à 1975, à Bruxelles, où de nombreux fans français avaient fait le déplacement. Champion toutes catégories des tournées réussies, Michel Sardou sillonnera, lui, la France, allant au-devant de son public de Zénith en Zénith et respectant une escale parisienne du 25 avril au 6 mai.
    Raretés lyriques
    Sur le plan lyrique, l'Opéra Bastille proposera deux raretés, La Juive, de Jacques Fromental Halévy, et Louise de Gustave Charpentier. Deux occasions de découvrir des oeuvres rarement présentées. La première, à partir du 16 février, dans une mise en scène de Pierre Audi avec Anna Caterina Antonacci, est une oeuvre mythique pour les amateurs d'opéra. La deuxième, à partir du 27 mars, dans une mise en scène d'André Engel avec ­Mireille Delunsch, est représentative du réalisme du début du XXe siècle. Elle fait également figure de curiosité. Enfin, Patrice Chéreau, dont on attend toujours l'événement, mettra en scène en juillet 2007 au Festival d'Aix-en-Provence De la maison des morts de Leos Janacek (1854-1928) tiré du texte de Dostoïevski.
    Julio Bocca, le danseur étoile le plus populaire de toute l'Amérique, médaille d'or à Moscou à 18 ans, fera ses adieux au Casino de Paris (tél. : 08 926 98 926) avec Bocca Tango, du 12 au 21 janvier. Un spectacle à découvrir pour tous les balletomanes. Un autre rendez-vous d'importance les attend du 6 au 11 février au Châtelet (tél. : 01 40 28 28 40). L'American Ballet Theatre y sera invité avec un riche programme, de Marius Petipa avec l'acte des ombres de La Bayadère à George ­Balanchine avec Symphonie ­concertante, la troupe balaie un large éventail de créations, allant du répertoire aux chorégraphies contemporaines avec Sinatra ­suite de Twyla Tharp en passant par une curiosité, La Table verte, ballet expressionniste de Kurt Joos.
  • Catégories : Sport

    Sport:Ligue 1: Lyon se déplace à Toulouse, Lens affronte Lille

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    PARIS (AFP) - A des années-lumière de l'intouchable leader lyonnais, qui se déplace à Toulouse, Lens (2e) et Lille (5e) s'affrontent dans une rencontre qui dépasse largement le contexte régional, avec pour enjeu une place sur le podium, samedi et dimanche lors de la 20e journée de Ligue 1.

    Paris, toujours sous la menace d'une relégation, et Marseille, emmené pour la première fois en championnat par le duo Ribéry-Cissé et occupé en coulisses par les bruits concernant une possible vente, n'auront pas la partie facile face à Valenciennes et Rennes.

    Nantes (17) - Nice (19): Tout juste renforcé par l'arrivée de Fabien Barthez, le FC Nantes espère ainsi profiter de la deuxième moitié du championnat pour sauver sa place parmi l'élite. L'ancien champion du monde, qui a effectué des débuts victorieux contre Guingamp (1-0) en Coupe de France, samedi, sera vite dans le bain face à un autre mal-classé. A la recherche d'un succès depuis 8 journées, les Niçois n'ont pas le droit à l'erreur mais pourront compter sur un attaquant chevronné, Lilian Laslandes, tout juste transféré de Bordeaux, pour les sortir de la zone de relégation.

    Saint-Etienne (4) - Monaco (15): En embuscade à deux longueurs de la 3e place, les Verts ont une belle occasion de mettre la pression sur Sochaux, voire Lens pour les places qualificatives en Ligue des champions. Monaco, qui a un urgent besoin de points, risque de souffrir dans la forteresse Geoffroy-Guichard où les Stéphanois viennent d'enchaîner six victoires consécutives en L1.

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  • Catégories : Livre

    Berléand à poil

    Avec 95 films en vingt-cinq ans, des rôles forts comme l'assassin peu rassurant de « Ma petite entreprise » (Pierre Jolivet) ou le monstre télévisuel de « Mon idole » (Guillaume Canet), François Berléand (photo) peut être considéré comme une belle machine à incarner, jouer, émouvoir. Comment se règle, peu à peu, une horloge si subtile ? Rien de plus légitime que de vouloir en expliquer la construction secrète. Mais pour qui entreprend de se raconter, le souvenir d'enfance pose un problème difficile à résoudre. Passe pour les enfants-loups qui ont des choses extraordinaires à raconter, les menteurs géniaux qui savent transformer les bagatelles en épopées grandioses : voir le fusil de chasse de Marcel Pagnol.
    Mais les enfances ordinaires, celles où le détail minuscule joue un rôle décisif parce qu'il hante l'imagination ? C'est « Jean le Bleu » de Giono - l'importance des craquelures du plâtre sur la conscience.
    C'est cette veine-là qui a nourri avec succès (100 000 exemplaires vendus) le talent de Berléand, comme il le montre dans « le Fils de l'homme invisible », où les enfants ne naissent pas dans les choux-fleurs. On y apprend comment, se croyant imperceptible aux yeux des humains ordinaires, il se mit, à 11 ans, tout nu dans sa classe, afin de prouver cette spéculation par une expérience cartésienne, et ce qui s'ensuivit : principalement une longue cohorte de psys.

    Déraillements tranquilles, doux accidents, morsures tendres, battements de coeur cruels : c'est Berléand et c'est toutes les enfances, finement observées, joyeusement contées. Mi-unique, mi-universel, ce beau récit-roman conduit vers le moment où « le Fils de l'homme invisible » accepte son apparence. Un psychologue clairvoyant lui conseille alors d'être acteur. C'est dire que la comédie n'est pas finie.



    Alain Riou

    Le Nouvel Observateur - 2201 - 11/01/2007


    http://livres.nouvelobs.com/parutions/p2201/a2201_074.html

  • Catégories : La littérature

    Alexandre Jollien : la force des faibles

    PAUL-FRANÇOIS PAOLI.
     Publié le 04 janvier 2007
    Actualisé le 04 janvier 2007 : 14h37

    Après avoir réussi à dominer son terrible handicap par l'écriture, il est en passe, avec son troisième livre, La Construction de soi, de devenir un phénomène de l'édition

    Et de trois ! Avec La Construction de soi (Seuil), Alexandre Jollien est bien parti pour se tailler un ­nouveau succès. Avec un premier ­­ti­rage de 30 000 exemplaires et une réimpression de 10 000, son dernier essai, paru en octobre 2006, s'inscrit dans la même lignée volontariste et optimiste que ses deux précédents livres : L'Éloge de la faiblesse (Cerf), qui a obtenu un prix de l'Académie française en 1999, et Le Métier d'homme (Seuil) qui s'était vendu à 90 000 exemplaires !

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  • Catégories : La littérature

    Quelle littérature pour l'école?

    Dialogue entre l'académicien présidant la nouvelle commission de réflexion sur l'enseignement des humanités et l'historien qui publie « la Littérature en péril » par Marc Fumaroli et Tzvetan Todorov

    Le Nouvel Observateur. - Réforme de la grammaire, lutte contre l'illettrisme, débats sur l'enseignement de la littérature... La transmission des savoirs et des valeurs dans notre pays est en crise. Quel est votre diagnostic ?
    Marc Fumaroli.
    - J'ai été chargé par Gilles de Robien de présider une commission de réflexion sur le minimum de « culture humaniste » qu'il est souhaitable de rétablir dans l'enseignement primaire et au collège. Sur quelles oeuvres littéraires les maîtres peuvent-ils étayer l'enseignement du bien-lire, du bien-dire, du bien-écrire ? Que doit connaître un élève de troisième de l'histoire littéraire et de l'histoire de l'art, mais encore du chant, du dessin, des sciences naturelles ? Les programmes actuels sont interminables, étouffants, écrits dans le jargon concocté dans les IUFM (instituts universitaires de formation des maîtres), ils noient l'essentiel dans la routine. Notre tâche est de ramener les instructions à la clarté et à la simplicité - sans perdre de vue l'éducation du jugement. Chacun le sait, l'école n'a plus la même situation dans la société actuelle qu'il y a un demi-siècle. Aujourd'hui enfants et adolescents sont d'avance « éduqués » (ou « déséduqués » ?), en dehors de l'école, par les moyens de communication dont ils sont les consommateurs privilégiés. L'école est tenue de refaire ce qui a été défait par ce bain d'images et de bruits. Elle doit relativiser les idoles, construire l'attention, la concentration, la mémoire, la considération d'autrui. Il faut doter l'élève de cette arrière-boutique - au sens de Montaigne - où il puisse prendre du recul à l'égard de la grande machine à émotions préfabriquées, tsunamis compassionnels et téléthons politiques !

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  • Catégories : Livre

    "L'Odyssée" d'Homère

    illustrée par Jean-Marc Rochette

     

    Albin Michel, trad. par Mario Meunier, 368 p., 42 euros.
    Bleu Méditerranée, jusqu'à la tranche des pages, cette nouvelle édition de l'épopée chantant le retour aventureux d'Ulysse est magnifique. Le livre est toilé, le papier glacé et la typographie idéale. Les 24 chants sont introduits par des paysages à l'aquarelle ou au lavis, réalisés à Ithaque par Jean-Marc Rochette. Une soixantaine de dessins parsèment le récit, réinterprétant l'art antique, dont la simplicité converse étrangement bien avec l'art contemporain.



    Laure Garcia

    http://livres.nouvelobs.com/parutions/p2200/a2200_050.html

    Le Nouvel Observateur - 2200 - 04/01/2007