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Laura Vanel-Coytte: écrivaine publique. Entreprise Siret:884 135 807 00011 à votre service - Page 1477

  • Catégories : Des expositions

    Praxitèle au Louvre

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    Antiquités grecques étrusques et romaines
    du 23-03-2007 au 18-06-2007

    Praxitèle

    Premier sculpteur grec à oser représenter un nu féminin, Praxitèle, dont la carrière se situe au IVe siècle avant J.-C., reste aujourd’hui l’un des plus fameux artistes de l’Antiquité.

    On ne connaît cependant de sa vie que quelques anecdotes, rapportées par diverses sources grecques ou latines ; et ce n’est la plupart du temps que par le témoignage indirect des copies faites à l’époque romaine que l’on cherche à identifier ses créations.
    Toutefois, il est bien possible que quelques œuvres interprétées comme des originaux portent la marque de son style : c’est le cas de l’Éphèbe de Marathon, présenté ici.
    Cette magnifique exposition s’attache donc à retrouver les traces de ce célèbre « fantôme » en rassemblant pour la première fois le plus grand nombre possible de marbres et de bronzes où l’on s’accorde à reconnaître la manière du maître. L’exposition a pour ambition d’évoquer les diverses images qui ont été données de Praxitèle au long des siècles, depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, mettant ainsi en lumière un Praxitèle loin de la réalité, qu’on a parfois imaginé. On y verra aussi que les problèmes posés par l’identification de ses oeuvres restent d’actualité : plusieurs découvertes récentes seront présentes, qui renouvellent complètement l’état de la question.

    Avec le soutien de F. Marc Ladreit de Lacharrière (Fimalac).


    Publications

    Catalogue de l’exposition, sous la direction d’Alain Pasquier et de Jean-Luc Martinez, coéd. Musée du Louvre Éditions / Somogy, 420 p. env., 39 euros env.
    Ce catalogue a reçu le soutien de la Fondation Costopoulos.

    L’album de l’exposition d’Alain Pasquier et de Jean-Luc Martinez, coéd. Musée du Louvre Éditions / Somogy, 108 p. env., 8 euros env.
    100 chefs-d’oeuvre de la sculpture grecque d’Alain Pasquier et de Jean-Luc Martinez, coéd. Musée du Louvre Éditions / Somogy, 320 p. env., 25 euros env.
    Ces ouvrages bénéficient du soutien d’Arjowiggins.

    Commissaire(s) : Alain Pasquier et Jean-Luc Martinez, département des Antiquités greccques, étrusques et romaines du musée du Louvre.

     

    Informations pratiques
    Horaires

    Ouvert tous les jours, de 9 h à 18 h, sauf le mardi.
    Nocturne jusqu’à 22 h les mercredi et vendredi.

    Hall Napoléon
    Billet spécifique à l'exposition : 9.50 euros.
    Billet jumelé (collections permanentes et exposition Praxitèle) : 13 euros avant 18 h, 11 euros après 18 h.

     Plan interactif

    http://www.louvre.fr/llv/exposition/detail_exposition.jsp?CONTENT%3C%3Ecnt_id=10134198673469877&CURRENT_LLV_EXPO%3C%3Ecnt_id=10134198673469877&pageId=1&bmUID=1169796718988

  • Catégories : L'actualité, La presse

    Affaire des caricatures:le procès de Charlie Hebdo s'ouvre aujourd'hui

    Caricatures “Nous soutenons Charlie Hebdo dans son engagement en faveur de la liberté d’expression et du droit à la satire et dénonçons les intimidations de tous ordres dont l’hebdomadaire a été victime.  L’espace public doit demeurer ouvert au dialogue, mais aussi à la polémique. La décision de Charlie Hebdo de publier les caricatures danoises, il y a un an, a été prise dans un contexte particulièrement dur. Une dizaine de médias qui avaient reproduit les dessins avaient été interdits ou suspendus (au Maroc, en Arabie saoudite, en Indonésie, etc.), des journalistes avaient été arrêtés (en Jordanie, en Algérie, au Yémen, etc.). En publiant les caricatures, Charlie Hebdo a choisi de résister à la volonté d’imposer le silence par la menace. Et c’est bien de cela qu’il s’agit. L’espace public doit demeurer libre”, a déclaré l’organisation RSF.

    “Le procès de Charlie Hebdo qui s’ouvre le 7 février 2007 devant la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris, constitue un test pour la liberté d’expression en France. Nous exprimons notre soutien inconditionnel à Charlie Hebdo dans son combat pour le droit à la satire et espérons que la justice protègera ce principe. Comme l’ont fait, le 26 octobre 2006, les juges danois qui ont acquitté les responsables du Jyllands-Posten et considéré que les caricatures de Mahomet n’étaient pas offensantes à l’égard des musulmans”, a poursuivi Reporters sans frontières.

    “Depuis la parution, en septembre 2005, dans le quotidien danois, des douze caricatures controversées, la polémique autour de la question : “Peut-on publier des textes ou des caricatures pouvant offenser les sensibilités religieuses d’une partie de la population ?”, ne s’est jamais véritablement éteinte. Après la parution de la tribune de Robert Redeker dans le quotidien Le Figaro en septembre 2006, la justice va devoir se prononcer sur ce débat. Nous attendons une fin conforme aux principes de la liberté d’expression, de la liberté d’informer et d‘être informé”, a conclu l’organisation de défense de la liberté de la presse.

    Charlie Hebdo est poursuivi par la Grande Mosquée de Paris (GMP) et l’Union des organisations islamiques de France (UIOF). Les plaignants lui reprochent d’avoir délibérément cherché à heurter les personnes musulmanes dans “leur attachement communautaire à leur foi”. Ils demandent 30 000 euros de dommages-intérêts et la publication d’extraits du jugement. Le 1er février 2006, le quotidien France Soir avait publié les douze caricatures, parues pour la première fois le 30 septembre 2005 au Danemark. Cette décision avait entraîné le limogeage de son rédacteur en chef, Jacques Lefranc. Une semaine plus tard, Charlie Hebdo consacrait une édition spéciale aux dessins, dont la Une avait été réalisée par Cabu.

    Écrit par RSF.ORG   

    06-02-2007

    http://www.categorynet.com/v2/content/view/39263/315/

     

  • Catégories : Des expositions, Des musées, L'art, L'érotisme

    Rodin, les Figures d’Eros jusqu'au 18 mars 2007 au Musée Rodin

    Dessins et aquarelles érotiques. 1890-1917
    Exposition présentée au musée Rodin du 22 novembre 2006 au 18 mars 2007



    Ou se termine le nu ? Ou commence l’érotisme ?

    L’érotisme représente une part très importante de l’oeuvre de Rodin. Le musée Rodin présente aujourd’hui un exceptionnel ensemble de 145 dessins et aquarelles qui montre la fascination que Rodin eut pour le corps féminin.
    A partir des années 1890, Rodin réalise des centaines de dessins d’après les modèles féminins qui posent pour lui dans son atelier dans des attitudes inédites, rarement convenues, souvent sensuelles, extravagantes et provocantes. Ces dessins s’inscrivent souvent dans une recherche de la forme pure, l’érotisme se manifeste néanmoins comme une donnée essentielle, comme le moteur principal de sa démarche créatrice.

    Ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 16h45.
    79 rue de Varenne 75007 Paris. M° Varenne
    exposition+parc : 6 euro , tarif réduit 4 euro
    billet jumelé : exposition+musée+parc : 9 euro, tarif réduit : 7 euro

     Le petit Journal de l'exposition (.pdf 2.4 Mb)

    http://www.musee-rodin.fr/accueil.htm


     

  • Catégories : Science

    Un bras artificiel « intuitif » pour amputés

    JEAN-MICHEL BADER.
     Publié le 07 février 2007
    Actualisé le 07 février 2007 : 08h01
    Les capteurs collés sur la poitrine de Claudia Mitchell relayent vers la prothèse les messages partis du cortex moteur cérébral.<BR>
    Les capteurs collés sur la poitrine de Claudia Mitchell relayent vers la prothèse les messages partis du cortex moteur cérébral.

    Rehabilitation Institute of Chicago/AP

    Grâce à des déviations nerveuses, une jeune fille arrive à contrôler - et à ressentir - sa prothèse biomécanique.

    CLAUDIA Mitchell est une jeune femme marine américaine de 25 ans, qui a perdu en mai 2004 la totalité de son bras gauche, amputé au ras de l'épaule, dans un accident de moto. Comme 26 000 autres Américains amputés du membre supérieur chaque année, elle a rejoint les amputés nord-américains, qui sont au nombre de 1,8 million. Mais elle a eu la chance unique, en août 2005, de bénéficier, comme cinq autres sujets, d'une méthode expérimentale révolutionnaire d'installation d'une prothèse totale de bras mise au point par les chirurgiens et chercheurs du Rehabilitation Institute of Chicago (Illinois).
    En septembre 2006, elle était venue au Press Club de Washington avec Jesse Sullivan, un autre marine amputé des deux bras, pour montrer aux journalistes stupéfaits la finesse et le contrôle parfait de leurs prothèses respectives. L'avancée scientifique, saluée le 2 février 2007 par un article dans la revue médicale britannique The Lancet, est importante : elle porte le nom barbare de « réinnervation motrice ciblée », et elle permet à Claudia non seulement de bouger le bras et le poignet spontanément, mais bientôt de recevoir aussi des informations sensitives sur la pression, la température, l'angulation des doigts et des articulations de sa prothèse biomécanique. Claudia peut ainsi écrire, porter une tasse pleine de café à ses lèvres, serrer votre main, tourner des pages d'un livre.
    Pour mieux comprendre, il faut rappeler que la plupart des prothèses actuelles utilisent pour leurs déplacements des moteurs électriques, habituellement commandés par les signaux myoélectriques vo­lontaires (envoyés par le cerveau) dans les muscles agonistes-antagonistes qui restent au-dessus du membre amputé. Cette méthode ne permet qu'un seul mouvement à la fois, n'a aucune finesse car ces gros muscles proximaux ne sont pas faits pour les mouvements déliés, et surtout les prothèses sont lentes et maladroites. De plus, elles ne procurent à l'utilisateur aucune sensation de toucher, aucun retour sensoriel.
    Le cas de Mlle Mitchell ouvre sans aucun doute une nouvelle ère de l'ingénierie bionique : les chirurgiens du Rehabilitation Institute of Chicago sont en effet parvenus à reconnecter indirectement son cerveau avec son bras prothétique. Comment ? En utilisant l'anatomie : les extrémités des nerfs moteurs coupés du bras amputé (nerf mé­dian, nerf radial, nerf brachial) sont en quelque sorte déroutées chirurgicalement vers un groupe de muscles de la paroi thoracique.
    Jusqu'à 22 fonctions distinctes
    En effet, le circuit moteur normal, qui part du cortex moteur du cerveau, descend dans la moelle épinière, sort entre les vertèbres pour constituer les nerfs périphériques, est ­toujours présent. Certes, il est quiescent, ne trouvant plus sa cible du bras, mais il existe toujours. Commandés par ce circuit moteur cérébral, les muscles thoraciques se contractent et envoient à travers la peau des signaux myoélectriques, véritable « signature » électrique re­connaissable entre toutes.
    Ces messages sont relayés par plusieurs dizaines de capteurs collés sur la poitrine vers la prothèse pour la mettre en mouvement. L'extrémité du nerf médian amputé est par exemple connectée au muscle pectoral, qui envoie un signal « ouvert / fermé » à la pince des doigts. La puce embarquée pourrait analyser une centaine de signaux neuronaux et commander jusqu'à 22 fonctions distinctes de la prothèse. C'est le secret de la finesse, du délié du mouvement observé chez les quelques utilisateurs. Sur une vidéo récente de PBS , la télévision publique américaine, on voit soudain Claudia ébaucher un gracieux mouvement de dé­ploiement de toute la prothèse.
    Depuis les premières tentatives du Walter Reed Army Re­search Institute, voilà trente ans, où nous assistions dans la banlieue de Wa­shington aux pas chaotiques, télécommandés et surtout épuisants d'une jeune paraplégique, grâce à un lourd ordinateur portable commandant un gros stimulateur électrique, le bond est énorme. Pour le professeur Olivier Gagey, chirurgien orthopédiste au CHU de Bicêtre : « Les chercheurs ont le mérite d'avoir pris le recul suffisant avant de publier leurs résultats. C'est un très bel exemple d'utilisation de la plasticité neuronale. La question est : jusqu'où peut-on aller avec ce système ? »
    Le même circuit pourra bientôt être utilisé pour restaurer le sens du toucher : sur une zone du thorax, on grefferait l'extrémité des nerfs sensitifs qui transmettaient au cerveau les sensations du bras avant son amputation. Des signaux transmis des capteurs des doigts de la prothèse jusqu'à cette zone seraient ainsi retransmis jusqu'au cortex sensitif.

     
  • Catégories : Des expositions, La peinture

    Orangerie 1934 : Les “peintres de la réalité” (Paris) jusqu'au 5 mars 2007

    medium_orangerie.jpg

    Nature morte à l'échiquier
    Lubin Baugin
    Musée du Louvre, Département des Peintures


    Photo
    © RMN/G.Blot

    lieu : Musée de l'Orangerie, Jardin des Tuileries - 75001 Paris

    date : jusqu'au 5 mars 2007

    http://www.linternaute.com/sortir/diaporama_expositions/1.shtml

    medium_affiche.jpg

     

    Commissaire : Pierre Georgel, directeur du musée de l’Orangerie

    Exposition organisée par la Réunion des musées nationaux et le musée national de l’Orangerie

    Cette exposition inaugure la nouvelle politique culturelle et les nouveaux espaces d'expositions temporaires de l'Orangerie, rendus possibles par sa récente rénovation.

    Conçue par le directeur du musée, Pierre Georgel, elle fait un lien symbolique entre le passé et l'avenir de l'Orangerie en évoquant une de ses expositions les plus notoires et les plus fécondes de l’entre-deux-guerres, Les Peintres de la réalité en France au XVIIe siècle, organisée en 1934 par Paul Jamot et Charles Sterling. Cette exposition, où fut notamment révélé l’œuvre de Georges de La Tour, eut un retentissement profond. Elle allait durablement renouveler l'appréciation de l'art français du XVIIe siècle.

    Outre une reconstitution virtuelle intégrale et un large choix d'originaux présentés en 1934 (environ soixante-dix peintures du XVIIe siècle, œuvres de Georges de La Tour, des frères Le Nain et d’autres « peintres de la réalité » comme Valentin, Tournier, Bourdon, Rivalz ou les spécialistes de nature morte Baugin et Linard, mais aussi, de façon plus inattendue, de Poussin ou de Claude Gellée), l'exposition de 1934 est replacée dans son contexte politique et intellectuel par un substantiel "dossier" historique. Une salle fait ainsi découvrir des consonances parfois déconcertantes entre "peintres de la réalité" du XVIIe  et du XXe siècles, avec une quinzaine d'œuvres de Maurice Denis, Picasso, Léger, Magritte, Balthus, Hélion, ainsi que de peintres des années trente qui furent fameux en leur temps et qu'on pourra  redécouvrir.

    Scénographie : présentation conçue par Pierre Georgel avec le concours de l’Agence Pylône

    Télécharger le dossier de presse

     http://www.rmn.fr/peintres-realite/index1-1.html

     

  • Catégories : L'actualité

    Al Gore (pour Elisabeth)

    medium_AL_GORE.jpgAlbert Arnold Gore, Jr., plus connu sous le nom d'Al Gore, né le 31 mars 1948, a été le 45e vice-président des États-Unis d'Amérique.

    En 1999, Al Gore se présente à l'élection présidentielle. Après avoir facilement battu son principal adversaire démocrate Bill Bradley (ancienne star du basket-ball et Sénateur du New-Jersey) lors des primaires, il est distancé dans les sondages par son opposant républicain George W. Bush, alors que tous lui prédisaient une victoire facile. Le choix comme colistier de Joseph Lieberman lors de la Convention Démocrate de Los Angeles et une campagne orientée plus à gauche le remettent dans la course.

    Le 7 novembre 2000, Al Gore obtient 550 000 voix de plus que son adversaire au niveau national, mais le système des Grands Électeurs rend la Floride indispensable à la victoire d'un des deux candidats. Bush, dont le frère Jeb est gouverneur de l'État, y obtient 2 700 voix d'avance sur Gore. Après plus d'un mois de décomptes incertains, la Cour Suprême des États-Unis ordonne l'arrêt des vérifications, décidant de fait de l'élection de George W. Bush à la présidence, celui-ci obtenant officiellement 537 bulletins de plus que son adversaire, sur un total de 6 millions. En 2001 et 2002, deux nouveaux recomptes financés par les grands journaux américains démontrent que les résultats diffèrent selon les méthodes de recompte employées permettant à Bush soit de l'emporter avec une marge allant jusqu'à 3 000 voix d'avance soit de perdre par 3 voix contre Al Gore.

    Toujours préoccupé par les questions écologiques, il est l'acteur et l'orateur du documentaire réalisé par David Guggenheim, An Inconvenient Truth (Une vérité qui dérange). Présenté au Festival du film de Sundance et au Festival de Cannes de 2006, ce film montre les effets dramatiques du réchauffement climatique sur la planète Terre. Il rencontre un grand succès public aux États-Unis pendant l'été 2006. Ce film est sorti dans les salles françaises le 11 octobre 2006, jour qu'a choisi Al Gore pour venir le présenter à Paris.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Al_Gore

  • Catégories : La littérature

    Écrivains, vos papiers !(Pour Ambroise et Elisabeth)

    J.-C. Z..
     Publié le 01 février 2007
    Actualisé le 01 février 2007 : 11h27

    Ceux qui en appellent à la liberté d'expression sont parfois les plus prompts à exiger la censure au nom d'une « vigilance » aussi rigoureuse que vague.

    LA CENSURE est un sujet à la mode. Les médias regorgent de « bonnes âmes » promptes à s'émouvoir en la matière. Pour un oui ou pour un non, on crie au retour de l'ordre moral, on exhume les fantômes du procureur Pinard et de ses célèbres victimes, Flaubert et Baudelaire. Il est vrai qu'avec de tels précédents on ne peut que mettre les braves gens de son côté. Sans doute est-ce précisément le rôle des « vigilants » de crier ainsi au loup, et nul ne songerait (moi le dernier) à leur en faire grief. Encore faut-il « garder raison ». Et notamment s'entendre sur les mots.
    La censure au sens propre, faut-il le rappeler, est la censure « préalable » telle qu'elle existait sous l'Ancien Régime et sous l'Empire des deux Napoléons : pas de publication qui n'ait reçu auparavant une autorisation de paraître. Elle était évidemment absurde et, d'ailleurs, Malesherbes, ce grand commis qui avait été lui-même « directeur de la librairie », c'est-à-dire chargé de la censure royale, l'avait bien saisi : « Un homme qui n'aurait jamais lu que les livres qui, dans leur origine, ont paru avec l'attache expresse du gouvernement, comme la loi le prescrit, serait en arrière de ses contemporains presque d'un siècle. » On se souvient que Malesherbes, celui qui deviendra l'avocat de Louis XVI et finira sur l'échafaud, avait en son temps caché à son domicile les épreuves de l'Encyclopédie !
    Or ce n'est pas sous un tel régime - tant s'en faut - que nous vivons depuis qu'en juillet 1881 le législateur a posé en principe que « la presse et l'imprimerie sont libres ». On publie librement quitte, mais ensuite seulement, à encourir les « foudres » de la justice, si d'aventure elle se trouve saisie par tel ou tel. On pourra parler d'actes de censure lorsque les procédures visent l'interdiction. Lorsqu'elles n'aspirent qu'à des dommages et intérêts... libre à chacun de se faire une religion ! À proprement parler, il n'existe donc pas aujourd'hui de véritable censure, c'est-à-dire de contrôle préalable.
    On remarquera en passant qu'il n'en va pas tout à fait de même pour le cinéma, et plus généralement l'audiovisuel, autrement réglementés (autorisations d'exercice, visa d'exploitation, etc.), cette réglementation, il faut le dire aussi, n'allant toutefois pas sans contrepartie financière (soutiens divers, quotas, etc.) au bénéfice de la création.
    Sans doute cette liberté conquise en 1881 ne va-t-elle pas sans garde-fous, sans contraintes, affirment les bonnes âmes que j'ai dites. Et de qualifier de censure toutes les initiatives ; d'où qu'elles viennent (particuliers, associations ou ministère public), qui veulent à tort ou à raison interdire un livre. Le plus souvent à tort, si l'on veut bien se donner la peine d'examiner la jurisprudence subséquente, c'est-à-dire les décisions qui font suite à ces procédures généralement qualifiées de « liberticides » mais qui ne peuvent intervenir qu'a posteriori, après publication. Il faut bien voir encore que non seulement ces initiatives échouent le plus souvent mais qu'elles ne sont que le résultat d'une autre liberté, consacrée elle aussi par les textes normatifs qui régissent les sociétés occidentales : le droit d'accès à un juge, tout simplement. Et je peux m'étonner que plus souvent qu'à son tour cette donnée, fondamentale elle aussi dans une société démocratique, soit passée sous silence par les contempteurs de ces actions judiciaires.
     «Pogrom» est-il un roman raciste ?
    Aussi bien la statistique nous apprend-elle que les décisions de condamnation sont rares. On voit bien que le livre a connu pire époque que la nôtre, qui permet d'en dire et d'en montrer beaucoup. De la tolérance et de la juste mesure de nos tribunaux, on me permettra de prendre pour exemples certains attendus extraits du jugement qui, en novembre dernier, « relaxait » Éric Bénier-Bürckel, auteur d'un roman intitulé Pogrom, source d'une vaine poursuite pour provocation à la discrimination et à la haine ou à la violence raciale. La 17e chambre du tribunal de Paris, après avoir rappelé que le principe de la liberté d'expression « doit être d'autant plus largement apprécié qu'il porte sur une oeuvre littéraire, la création artistique nécessitant une liberté accrue de l'auteur qui peut s'exprimer tant sur des thèmes consensuels que sur des sujets qui heurtent, choquent ou inquiètent, que s'il ne peut impunément se livrer à l'apologie expresse et délibérée de crimes, comportements ou pensées unanimement réprouvés, il ne saurait être exigé de lui qu'il soit contraint à les dénoncer ostensiblement ». Et encore « que la notion même d'oeuvre de fiction implique l'existence d'une distanciation qui peut être irréductible entre l'auteur lui-même et les propos ou actions de ses personnages ». Ayant enfin relevé que l'auteur « s'est abstenu de toute dimension apologétique dans la réalisation de son projet de description et d'exploration des formes du mal », le tribunal, je l'ai dit, est entré en voie de relaxe.
    Les bonnes âmes qui veillent sur la liberté d'expression constateront qu'elles ne sont pas seules dans un combat qui, j'espère aussi l'avoir montré, n'a rien de douteux.

     

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  • Catégories : La littérature

    Quand Flaubert et Baudelaire "offensaient" (Pour Ambroise et Elisabeth)

    Par Jean-Claude Zylberstein.
     Publié le 01 février 2007
    Actualisé le 01 février 2007 : 11h27

    Il y a cent cinquante ans, Flaubert et Baudelaire comparaissaient devant la justice. Aujourd'hui encore, des romanciers sont poursuivis. Qu'en est-il de l'antagonisme entre la société et les lettres ?

    LES ESPRITS forts, qui crient aujourd'hui à la censure, devraient se souvenir de l'époque - récente - où les auteurs n'avaient pas la chance d'être régis par la loi de 1881 et la jurisprudence de nos tribunaux. Deux auteurs fameux, Gustave Flaubert et Charles ­Baudelaire, en ont fait les frais. Si on cite toujours leurs noms à propos de toute forme de censure, c'est parce qu'ils ont été victimes d'une mesure inique.
    Madame Bovary et Les Fleurs du mal ont eu le malheur d'être publiés trop tard ou trop tôt. En ces années-là, la liberté révolutionnaire, qui avait engendré un « raz de marée » de pamphlets, relevait du passé. Le premier Empire et les régimes qui lui ont succédé ont remis l'imprimerie et la librairie, bref l'édition, sous très haute surveillance. Et ce ne sont pas seulement les libelles politiques qui sont mis au pas, l'ordre moral est de rigueur. C'en est fait du colportage qui risquait de diffuser des écrits pernicieux. Car le mauvais livre est un poison dangereux pour la santé morale du peuple. Surtout s'il est de nature à rencontrer le succès. Le « redoutable » (dixit Baudelaire), l'avocat impérial Ernest Pinard, qui va requérir contre lui le 18 août 1857, le dit bien : « On ne poursuivra pas un livre immoral qui n'aura nulle chance d'être lu ou d'être compris ; le déférer à la justice, ce serait l'indiquer au public, et lui assurer peut-être un succès d'un jour qu'il n'aurait point eu sans cela» Bel argument en effet et que tels esprits chagrins qui ces derniers temps ont « fait de la publicité » à diverses brochures qui se voulaient poivrées en les poursuivant en vain auraient dû méditer.
    Flaubert ne s'y était pas trompé. Il aura beau être acquitté le 7 février 1857, au terme d'un jugement qui, après l'avoir assez sévèrement étrillé, conclut enfin à l'acquittement, motif pris de ce qu'« il n'apparaît pas que son livre ait été, comme certaines oeuvres, écrit dans le but unique de donner une satisfaction aux passions sensuelles, à l'esprit de licence et de débauche, ou de ridiculiser des choses qui doivent être entourées du respect de tous ». L'auteur de Madame Bovary hésite à publier son roman en volume, demande à son éditeur, Michel Lévy, de « tout arrêter », se dit honteux, dégoûté du « mauvais » succès qui attend son roman. « Et puis l'avenir m'inquiète : quoi écrire qui soit plus inoffensif que ma pauvre Bovary traînée par les ­cheveux comme une catin en pleine police correctionnelle ?» écrit-il à Louise Pradier. Et à Elisa Schlesinger : « Mon livre va se vendre de façon inusitée. »
    Baudelaire à l'aune de cette décision pouvait s'attendre au pire. Tant les fameuses « pièces condamnées » en effet pouvaient « donner satisfaction aux passions sensuelles » ou du moins y inciter. Le réquisitoire de M. Pinard fut presque moins sévère mais plus habile sans doute que contre Flaubert. « Poursuivre un livre pour offense à la morale publique est toujours chose délicate », ainsi entame-t-il sa péroraison. Mais il terminera en force : « Réagissez (...) contre cette fièvre malsaine qui porte à tout peindre, à tout décrire, à tout dire. » Et il termine ainsi : « Soyez indulgent pour Baudelaire, qui est une nature inquiète et sans équilibre. (...) Mais donnez, en condamnant au moins certaines pièces du livre, un avertissement devenu nécessaire. »
    La longue plaidoirie de l'avocat de Baudelaire, Gustave Chaix d'Ange, fut admirable d'analyse et de style (et bien de nature, comme celle de l'avocat de Flaubert, à ramener à la modestie plus d'un praticien du droit d'aujourd'hui !). S'il obtint satisfaction sur la prévention d'offense à la morale religieuse, le tribunal jugea le 27 août, comme on sait, que « les pièces incriminées conduisent nécessairement à l'excitation des sens par un réalisme grossier et offensant pour la pudeur ». Ce n'est que le 31 mai 1949 que la chambre criminelle de la Cour de cassation devait réhabiliter le poète et son oeuvre.

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  • Catégories : Des spectacles

    Fabrice Luchini, seul sur scène avec brio

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    Dans ce spectacle, Fabrice Luchini s'aventure à l'extrême pointe de lui-même, exalté et étincelant.
    Sébastien Soriano/Le Figaro.
     
    MARION THÉBAUD.
     Publié le 08 février 2007
    Actualisé le 08 février 2007 : 11h18
     

    Valéry, Barthes, Molière et ses propres textes sont au programme de la Carte blanche que l'acteur propose au Paris-Villette avant de songer au Misanthrope.

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  • Catégories : La poésie

    Le Printemps des poètes, édition 2007

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    La 9ème édition se tiendra du 5 au 18 mars un peu partout en France avec pour thème principal le... "poème d'amour"

    Ce thème sera au centre de nombreuses manifestations ouvertes à tous les amateurs de la poésie.

    Des milliers de rencontres seront organisées pendant deux semaines dans les lieux "traditionnels" de la culture (bibliothèques, établissements scolaires, librairies...) et d'autres plus inattendus, comme les hôpitaux et les prisons.

    Des villes comme La Rochelle, Bordeaux, Lyon, Strasbourg ou
    Nantes ont commandé... des poèmes. Elles organiseront des "parcours poétiques" ou diffuseront des textes dans les transports en commun, indiquent les organisateurs.

    A Paris, la soirée de lancement du Printemps aura lieu le 5 mars au théâtre de l'Odéon, où des comédiens comme Charles Berling, Robin Renucci ou Laurent Terzieff diront de grands textes du répertoire amoureux.

    Le Printemps des poètes s'associera par ailleurs à la commémoration du centenaire de la naissance de René Char (1907-1988), avec des lectures publiques de ses textes.

    Laurent RIBADEAU-DUMAS
    Publié le 08/02 à 11:17
    http://cultureetloisirs.france3.fr/livres/actu/28140271-fr.php
  • Catégories : Chagall Marc, Des expositions, Des musées

    Expo:Chagall et Tériade, l’empreinte d’un peintre au musée Matisse du Cateau -Cambresis jusqu'au 28 février 2007

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    Chagall : la donation d’Alice Tériade

        

     

    Dans le cadre de l’opération Feuille à Feuille qui rassemble 12 expositions sur le thème des collections de gravures des musées du Nord-Pas de Calais, le Musée départemental Matisse du Cateau-Cambrésis a choisi de mettre en valeur les livres gravés par Marc Chagall et édités par Tériade provenant de la donation qu’Alice Tériade a faite au musée en 2000. Madame Tériade a en effet choisi le Musée départemental Matisse pour recevoir l’ensemble des 27 livres édités par Tériade avec les plus grands artistes du XX° siècle, les 500 gravures originales issues des publications et les 26 numéros de Verve, une des plus belles revue d’art du XXe siècle. 

    Le musée expose, pour la première fois dans leur quasi totalité, les cinq livres réalisés par Chagall et édités par Tériade qui condensent tous les thèmes que privilégiera Chagall : Les Âmes mortes, texte de Nicolas Gogol, 1948, Les Fables de la Fontaine, 1952, La Bible, 1956, Daphnis et Chloé, texte de Longus, 1961, Cirque, texte de Chagall, 1967, les éditions de Verve réalisées avec les œuvres de Chagall dont celui sur Les Contes de Boccace de la Bibliothèque de l’Arsenal.

    http://www.ac-amiens.fr/pedagogie/arts_plastiques/pages/8apamiens285.htm

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire:biographie

    1821: Naissance à Paris de Charles Baudelaire. Il est le fils de Joseph-François Baudelaire, né en 1759, et de Caroline Archenbaut-Dufaÿs, née en 1793.

    1827: mort du père de Charles Baudelaire.

    1828: la mère de Charles Baudelaire se remarie au général Aupick. Une mutuelle incompréhension s'élèvera bientôt entre le futur poète et le militaire.

    1836: Après un séjour de quatre ans à Lyon, Baudelaire est inscrit au Collège Louis-le-Grand de Paris.

    1840-41: Baudelaire entretient dans le Quartier latin une vie que sa famille considère scandaleuse.

    Juin 1841-Février 1842: Pressé par sa famille, Baudelaire s'embarque vers les Indes. De fait, son voyage s'arrêtera à l'île Maurice. Des poèmes comme A une Dame créole, L'Albatros et Parfum exotique sont, au moins en partie, inspirés de ce voyage.

    1842: Baudelaire fait la connaissance de Jeanne Duval qui lui inspirera de nombreux vers, entre autres ceux de La Chevelure et du Serpent qui danse.

    1845-46: Publication de nombreux articles de critique.

    1847: Découverte d'Edgar Poe. Baudelaire voit, chez l'auteur américain, une sorte de frère spirituel. En effet, une même conception de l'art, un même dédain du peuple et un identique intérêt pour ce que Poe appelle le démon de la perversité (c'est-à-dire le goût du mal pour le mal) réunissent les deux poètes.

    1847: Baudelaire rencontre Marie Daubrun dont les yeux lui inspirent en particulier Le Poison et Ciel brouillé..

    1848: Il participe aux journées révolutionnaires de février; cela oblige à nuancer l'image selon laquelle Baudelaire était un poète hautain, reclus dans sa tour d'ivoire.

    1852: Il envoie de nombreux poèmes à Mme Sabatier, celle qu'il associe à l'amour spirituel (cf. par exemple Harmonie du Soir et L'Aube spirituelle)

    1856-57: Baudelaire publie sa traduction des Histoires et des Nouvelles histoires extraordinaires d'Edgar Poe.

    1857: En juin, publication des Fleurs du mal. Le 20 août, un procès en moralité est instruit contre l'auteur. Baudelaire et l'éditeur (Poulet-Malassis) seront condamnés à des amendes et six poèmes (maintenant regroupés sous le titre des Pièces condamnés et réunis dans Les Épaves) devront être retirés.

    1860: Publication des Paradis artificiels. Ce recueil témoigne de l'importance, pour Baudelaire, du monde des sensations ainsi que de son «goût de l'infini».

    1861: Publication de la seconde édition des Fleurs du mal. En avril, Baudelaire fait également paraître un long article sur Richard Wagner (cf. la section sur Baudelaire: le critique d'art).

    1864: Baudelaire s'installe à Bruxelles où il donne une tournée de conférences. Le pays, qui lui plaît d'abord, finit par lui apparaître détestable et le séjour en Belgique devient extrêmement pénible.

    1866: Lors d'une visite à l'église Saint-Loup de Namur, Baudelaire perd connaissance. Des troubles cérébraux, en particulier l'aphasie, s'abattent sur le poète.

    1867: Mort de Charles Baudelaire. Il est inhumé au cimetière Montparnasse.

    1868: Publication, à titre posthume, du Spleen de Paris, ainsi que des Curiosités esthétiques.

    http://www.poetes.com/baud/biograph.htm

  • Catégories : L'actualité

    Nobel de la paix:La liste des lauréats possibles est close

    NOUVELOBS.COM | 02.02.2007 | 10:38

    Le dépôt des candidatures pour le Nobel de la paix n'est plus possible depuis minuit. On compte parmi les favoris l'ex-vice-président américain Al Gore.

     

    L'ancien président finlandais Martti Ahtisaari, la dissidente chinoise Rebiya Kadeer ou encore l'ex-vice-président américain Al Gore sont considérés comme des lauréats possibles du prix Nobel de la paix 2007 pour lequel la liste des candidatures est close depuis jeudi 1er février à minuit.
    Courriers électroniques, fax et lettres affluent à l'Institut Nobel d'Oslo à l'approche de la date limite pour l'envoi des candidatures, le cachet de la poste faisant foi.
    L'Institut Nobel garde secrète la liste des noms proposés et, comme chaque année, les conjectures vont bon train.
    On compte parmi les grands favoris l'ancien président finlandais Martti Ahtisaari. A 69 ans, ce médiateur plusieurs fois cité comme lauréat potentiel ces dernières années est aujourd'hui envoyé spécial de l'ONU pour le Kosovo, chargé des négociations sur le statut futur de cette province de Serbie.
    L'ex-vice-président américain et candidat malchanceux à la Maison blanche, Al Gore, contre George W. Bush en 2000 est également beaucoup cité parmi les favoris. Il sillonne actuellement le monde avec son documentaire "Une vérité qui dérange" dans lequel il met en garde sur les risques de catastrophe écologique si l'humanité ne réagit pas vite.

    Domaine plus traditionnel

    Mais après plusieurs surprises ces dernières années, avec l'attribution du prix de la paix à l'écologiste kényane Wangari Maathai (2004) et au fondateur bangladais de la banque de micro-crédit Grameen Bank, Muhammad Yunus (2006), le comité pourrait choisir cette année un lauréat œuvrant dans un domaine plus traditionnel comme la dissidente russe Lidia Ioussoupova, la Chinoise Rebiya Kadeer ou le Vietnamien Thich Quang Do.
    Des milliers de personnes sont habilitées à proposer une candidature, notamment les parlementaires et les ministres du monde entier, les membres de certaines instances internationales, des professeurs d'université et les précédents lauréats. Les cinq membres du comité Nobel qui attribue le prix peuvent aussi avancer leurs propres candidatures.
    Le prix sera attribué en octobre et remis, comme chaque année, le 10 décembre.
    L'année dernière, Muhammad Yunus et la Grameen Bank avaient été distingués parmi 191 candidats.

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/europe/20070202.OBS0131/la_liste_des_laureats_possibles_est_close.html

  • Catégories : Livre

    Vient de paraître:Antonio Tabucchi,"RÊVES DE RÊVES"

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    FOLIO 128 pages - 5,60 €
     
    « Le désir m'a souvent gagné de connaître les rêves des artistes que j'ai aimés. »
    En utilisant l'écriture comme messagère de l'impossible, Antonio Tabucchi se met à la place des écrivains ou peintres ou musiciens qu'il admire et nous livre successivement les rêves d'Ovide, Apulée, Cecco Angiolieri, Villon, Rabelais, Caravage, Goya, Coleridge, Leopardi, Collodi, Stevenson, Rimbaud, Tchekhov, Debussy, Toulouse-Lautrec, Pessoa, Maïakovski, García Lorca et finalement Freud.
    Chaque rêve est ainsi un hommage aux artistes évoqués, mais aussi une clé d'interprétation et une métaphore pour comprendre le signe du destin qu'il y a dans leur vie.
     
    RÊVES DE RÊVES, trad. de l'italien par Bernard Comment, 128 pages sous couv. ill., 108 x 178 mm. Collection Folio (No 4479) (2007), Gallimard -nouv. ISBN 9782070338412.
    Parution : 25-01-2007.

     

    http://www.gallimard.fr/Vient_de_paraitre/accueil.go?cgi=/gallimard-cgi/appliv1/ind_ouvrage?ouvrage=0010058889005818904290000

  • Catégories : Lamartine Alphonse de

    Alphonse de Lamartine:biographie

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    1790

    Naissance, le 21 octobre, d'Alphonse de Lamartine. Son père, et sa mère sont des aristocrates et de fervents catholiques.

    1797

    La famille de Lamartine s'établit à Milly. Le poète conservera cette propriété jusqu'en 1860 et l'évoquera dans plusieurs de ses œuvres, notamment Milly et la Vigne et la Maison.

    1811-1812

    Lamartine voyage en Italie, entre autres à Naples où il entretient une liaison avec une Antoniella qui lui servira de modèle pour Graziella.

    1812

    Lamartine devient maire de Mâcon.

    1814

    Lamartine s'engage dans la garde de Louis XVIII.

    1816

    En octobre, le poète fréquente Julie Charles qui sera l'Elvire des Méditations et l'héroïne du Lac.

    1817

    En août, Lamartine attend en vain Julie Charles à Aix, là où les deux amants s'étaient donné rendez-vous. Ce n'est qu'en décembre, à Paris, que le poète apprend la mort de Mme Charles.

    1820

    En mars, Lamartine publie Les Méditations poétiques. Le 6 juin, il épouse une anglaise, Marianne-Élisa Birch. Le couple voyage en Italie où Lamartine a été nommé attaché d'ambassade.

    1822

    Naissance de Julia de Lamartine. La même année meurt Alphonse, le fils du poète, né l'année précédente.

    1823

    Publication des Nouvelles Méditations poétiques.

    1825

    Composition du Dernier Chant du pèlerinage d'Harold, inspiré par Byron.

    1829

    Le 5 novembre, Lamartine est élu à l'Académie française. Le 16 du même mois, sa mère meurt.

    1830

    Mise en vente des Harmonies poétiques et religieuses. En décembre, il publie un poème Contre la peine de Mort.

    1831

    Lamartine présente sa candidature comme député à Mâcon, à Bergues et à Toulon. C'est partout un échec.

    http://www.poetes.com/lamartine/biograph.htm

    1832

    Publication des Révolutions. La même année, Lamartine va en Orient où il visite notamment le Saint-Sépulcre. C'est pendant ce voyage, à Beyrouth, que meurt Julia de Lamartine.

    1836

    Publication de Jocelyn. La même année, Jocelyn et Le Voyage en Orient sont mis à l'Index.

    1837

    Lamartine est élu député de Mâcon et de Bergues. Dans les années qui suivront, Lamartine luttera contre la peine de mort, pour la suppression de l'esclavage, pour la paix et, de façon plus générale, pour les démunis. A la Chambre des députés, ses discours auront de plus en plus d'influence.

    1839

    Mise en vente des Recueillements poétiques.

    1840

    Le 30 août meurt Pierre de Lamartine, le père du poète. Lamartine refuse un portefeuille ministériel dans le gouvernement de Guizot et, la même année, il s'oppose au retour des cendres de Napoléon.

    1844

    Lamartine entreprend un nouveau voyage en Italie.

    1843-1847

    Composition d'une Histoire des Girondins dans laquelle Lamartine chante la grandeur de la Révolution, allant jusqu'à, malgré son dégoût poour les excès de la Terreur, réhabiliter Robespierre.

    1848

    Le 24 février, Lamartine devient ministre des Affaires étrangères. En décembre, il pose sa candidature à la présidence de la République. Il ne recueille que 17 910 voix.

    1850

    Première de Toussaint Louverture. En juin et juillet, Lamartine voyage en Turquie.

    1856

    Première édition du Cours familier de Littérature. C'est dans cette publication mensuelle que Lamartine fera paraître la Vigne et la Maison.

    1860

    Vente de Milly, la maison où Lamartine passa son enfance.

    1869

    Mort d'Alphonse de Lamartine, à Paris.

  • Catégories : Lamartine Alphonse de

    Alphonse de Lamartine:"Méditations poétiques"

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    Les Méditations poétiques ont été publiées en 1820. Ces vingt-quatre pièces furent créées entre 1815 et 1820 et constituaient une sorte de journal intime des expériences vécues ces années-là par le poète, expériences dont la plus célèbre fut inspirée par Julie Charles, la femme évoquée par Lamartine dans Le Lac. À l'origine, les Méditations eurent un tel succès, en particulier au sein des milieux catholiques, qu'en moins d'un an sept éditions en furent faites. Même le roi de France et quelques-uns de ses ministres, Talleyrand notamment, en récitaient les vers. Au plan historique, l'importance de ce petit livre est également considérable, et il n'est pas inutile de rappeler que plusieurs lecteurs et critiques ont reconnu, dans les Méditations, la première oeuvre, avec celles de Chateaubriand, pleinement romantique de la littérature française.

    Mais à quoi, justement, tient ce caractère romantique?

    Rappelons d'abord que le poète, chez Lamartine, est un être seul, isolé, plus près de Dieu et de la Nature que de ses frères humains. Ajoutons que ce poète souffre d'une mélancolie, d'une maladie de l'âme qui annonce le Mal du siècle de Musset ou le spleen baudelairien. Il n'est pas non plus indifférent de noter que les épanchements de Lamartine - ceux qu'on entend dans Le Lac, L'Automne ou Le Vallon - ont cette qualité proprement romantique d'êtres nés de son expérience la plus intime, la plus personnelle, mais d'avoir en même temps pu rejoindre des générations entières de lecteurs où chacun prend cette expérience comme la sienne.

    Parfois le style de Lamartine est emphatique, parfois aussi ses plaintes sont trop appuyées pour qu'on les sente parfaitement authentiques, mais n'est-ce pas justement ce sens de l'excès qui, au-delà de tout le reste, fait des Méditations l'un des recueils les plus typiquement romantiques qui soient ?

    http://www.poetes.com/lamartine/meditations.htm

  • Catégories : Baudelaire Charles

    Charles Baudelaire:"Le Spleen de Paris"

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    Le Spleen de Paris, aussi intitulé Les Petits Poèmes en prose, a été publié en 1869 par Asselineau et Banville dans le cadre d'une édition «définitive» des oeuvres poétiques et critiques de Baudelaire. Quelques-unes de ces pièces avaient été rédigées dans les années 1850, mais la plupart l'ont été entre 1860 et 1865, c'est-à-dire à une époque où Baudelaire n'écrivait presque plus de vers. En 1865, Baudelaire rédigea un projet de recueil dans lequel l'ordre et le choix des cinquante poèmes du recueil ont été fixés. C'est d'ailleurs en vue de ce projet que le poète a écrit sa Dédicace à Arsène Houssaye, là où il rend compte de l'esprit dans lequel il a rédigé et dans lequel il faut lire son livre. Le travail d'édition s'est donc appuyé sur ces données. L'Épilogue, lui, était destiné à clore une nouvelle publication des Fleurs du Mal et sa présence dans Le Spleen de Paris n'est donc due qu'à l'initiative d'Asselineau et Banville.

    Quoi qu'il en soit, et comme il le rapporte dans sa Dédicace, l'intérêt de Baudelaire pour les poèmes en prose lui est venu de la lecture du Gaspard de la nuit d'Aloysius Bertrand. Dans ce petit livre, Bertrand avait mis en oeuvre une poésie sans métrique et sans rythme au sens de la prosodie traditionnelle, mais aussi délicate et ouvragée que le plus précieux des sonnets. Pourtant, c'est bien avec Baudelaire, puis après lui grâce à Rimbaud et aux poètes surréalistes, que le genre s'est imposé tout à fait.

    Au contraire de Bertrand dont l'imagination s'excitait surtout de légendes anciennes, Baudelaire a voulu que son oeuvre s'attache au monde moderne. Plus encore que dans Les Tableaux parisiens, il s'est intéressé à la Modernité telle qu'elle se vit dans une grande ville, c'est-à-dire qu'il a voulu à capter ce qu'il y a d'éternel et d'essentiel dans les scènes multiples, variées mais en apparence aussi brèves qu'une étincelle que nous propose l'univers urbain.

    http://www.poetes.com/baud/SpleenParis0.htm

  • Catégories : L'actualité

    Reporters sans frontières publie son rapport annuel 2007

    medium_rsf60x60b.gifL’organisation a rendu public, le 1er février, son rapport annuel 2007 qui dresse un état des lieux de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays.  Ce document revient sur les principales violations des droits des journalistes survenues en 2006 et offre des perspectives thématiques et régionales sur l’état des libertés des médias et de l’Internet à travers le monde.

    Il est consultable en ligne sur www.rsf.org et téléchargeable en intégralité ou par zone géographique. Le rapport est disponible en quatre langues (anglais, français, espagnol et arabe).

    "Ce rapport recense les pires violations de la liberté de la presse commises dans les Etats répressifs, de la Corée du Nord à l’Erythrée, en passant par Cuba et le Turkménistan. Mais il s’intéresse également aux démocraties dans lesquelles des progrès restent à accomplir et des acquis sont menacés", a écrit Reporters sans frontières.

    "Nous sommes, d’ores et déjà inquiets pour l’évolution de la situation en 2007, a ajouté l’organisation. Six journalistes et quatre collaborateurs des médias ont été tués au mois de janvier".

    "Mais, au-delà de ces chiffres concernant notamment les journalistes tués ou emprisonnés, Reporters sans frontières veut tirer la sonnette d’alarme au terme d’une année 2006 marquée par le peu d’ambition, et parfois même le renoncement, des pays démocratiques à défendre les valeurs qu’ils sont censés incarner. Si tout le monde ou presque se réclame des droits de l’homme, on peut se demander, au vu des silences et des pratiques des uns et des autres, qui, aujourd’hui, a l’autorité morale requise pour incarner une défense sans complaisance de ces libertés", indique Reporters sans frontières en préambule de son rapport.

    L’affaire des caricatures de Mahomet publiées au Danemark a cristallisé l’attention du monde entier sur les questions de la liberté d’expression et du respect des croyances religieuses. Là encore, les Etats démocratiques n’ont même pas assuré le service minimum à l’égard du Danemark - dont les représentations diplomatiques étaient visées - et des journalistes menacés ou arrêtés. Comme si, craignant de se brouiller avec les régimes arabes et musulmans, l’Europe notamment avait abdiqué toute volonté de se faire entendre.

    Au Moyen-Orient, les journalistes ont encore payé le prix de l’instabilité chronique de la région. Au moins 65 professionnels de l’information ont été tués en Irak et les enlèvements se sont multipliés dans le pays, ainsi que dans les Territoires palestiniens. Et, malgré les promesses répétées de leurs dirigeants, les Etats du monde arabe n’ont pas connu d’avancée démocratique significative.

    En Amérique latine, l’assassinat de près d’une dizaine de journalistes au Mexique dans une quasi-impunité, le maintien en détention de plus d’une vingtaine de journalistes à Cuba, la dégradation de la situation en Bolivie, le pays du Sud pourtant le mieux placé jusqu’ici dans le classement établi chaque année par Reporters sans frontières, sont autant d’inquiétudes qui doivent inciter la communauté internationale à la plus grande vigilance.

    Les violations de la liberté de la presse en Asie atteignent des seuils alarmants : 16 professionnels des médias ont été tués, au moins 328 interpellés, 517 agressés ou menacés et pas moins de 478 médias ont été censurés en 2006. La censure y reste un phénomène très largement répandu. Peu nombreux sont les pays d’Asie où tout peut être dit ou écrit.

    Mépriser les journalistes a été la constante de nombreux Etats africains. Les gouvernements de la Corne de l’Afrique ont été les plus autoritaires envers la presse en 2006. Par ailleurs, l’impunité demeure sur le continent et les assassins de journalistes en Gambie et au Burkina Faso, notamment, bénéficient toujours de la protection de gouvernements complices ou de responsables politiques tout-puissants.

    Enfin, les dictatures du Web semblent être passées à la vitesse supérieure. Au moins 60 personnes sont emprisonnées pour avoir publié sur le Net des textes critiques envers les autorités. La Chine, pionnière en la matière, fait des émules : Viêt-nam, Syrie, Tunisie, Libye, Iran... les prisons pour blogueurs et autres cyberdissidents se multiplient.

    http://www.categorynet.com/v2/content/view/38936/315/

  • Catégories : Livre

    2450 DOLLARS par mot écrit dans chacun des Harry Potter !

    Bloomsbury, l'éditeur britannique de la série Harry Potter, a dévoilé, jeudi 1er février, dans un communiqué de presse la date de parution du septième et dernier tome de la série de l'écrivaine britannique J. K. Rowling, rapporte le quotidien panarabe édité à Londres Al-Hayat.

    Ce roman très attendu portera le titre de Harry Potter and the Deathly Hallows (Harry Potter et les saints mortuaires) et sera disponible dans les librairies – dans sa version originale en anglais – le 21 juillet à minuit.

    L'écrivaine a au final gagné 2 450 dollars par mot écrit dans cette fameuse saga, signale Al-Hayat, qui s'appuie sur "des estimations livrées par les maisons d'édition au Royaume-Uni". Grâce à Harry Potter, Rowling est devenue plus riche que la reine d'Angleterre.

    http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=70506

  • Le Musée Fabre de Montpellier agrandi et musclé(clin d'oeil à Elisabeth)

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    Le Musée Fabre agrandi et musclé
    LE MONDE | 02.02.07

    © Le Monde.fr
    La nouvelle aile du Musée Fabre à Montpellier regroupe les vingt tableaux de la donation du peintre Pierre Soulages (ici, le 7 décembre 2006).

    AFP/PASCAL GUYOT