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  • Catégories : Des évènements, L'art, Le Maroc:vie et travail

    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 3.

    J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.

    Lucien Joseph Fontanarosa(1912-1975).

    En 1932, il intègre l'atelier Lucien Simon à l'Ecole des Beaux-Arts.La ville de Paris lui décerne en 1935, le Grand Prix d'Afrique du Nord, ce qui lui permet de travailler un an au Maroc (séjour à Fès et voyage à Tafilet). Il obtient le Grand Prix de Rome en 1936.

    De retour au Maroc, il voyage dans le Sud et expose à Rabat.

    Son "Portrait de femme" (aquarelle gouachée sur calque, pièce 21 du catalogue) était estimé entre 11 000 et 12 000 Dirhams, a été mis à prix à 10 000 mais n'a pas été vendu.

    Le tableau ci-dessous n'a rien à voir avec l'oeuvre mise en vente, juste pour que vous ayez une idée de sa façon de peindre.Il se trouve sur un site qui lui est consacré:http://www.fontanarosa.com//

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(Dhs,LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.   POUR VOIR LE CATALOGUE DE CETTE VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

    medium_fontanorosa.jpg

  • Catégories : Balades, Des librairies, Des lieux

    Montolieu, village du livre (Aude)

    medium_montoilieu.jpgMontolieu vu du pont de l'Alzeau(Source:http://www.manufactureroyale.com/photos_montolieu.htm)

    Montolieu est situé dans l'Aude à 15 km de Carcassonne et à 3/4 environ en voiture de Lavelanet où j'ai vécu entre 1998 et 2001.C'est un village de style médiéval perché sur un éperon rocheux entre les gorges de la Dure et de l'Alzeau.

    Comme c'est un coin de campagne magnifique et un lieu parfait pour une amoureuse des livres, nous y allions assez souvent.Un samedi de novembre 1999, en sortant du village (je venais d'avoir mon permis et adorais les routes tortueuses de cette région), nous fûmes assaillis par des trombes d'eau et les flaques immenses masquaient presque la route mais je continuais presque joyeusement et impertubablement.

    J'étais moins joyeuse en voyant les jours suivants les dégâts et les morts occasionnés par les inondations dans tout le département de l'Aude. Quelques mois après, en plein été, lors d'une autre balade dans ce magnifique département, on voyait encore à hauteur du deuxième étage des maisons, les traces d'humidité.

    Pour en revenir à Montolieu, village du livre, vous trouverez toutes les informations sur:http://www.montolieu.net

  • Catégories : Des évènements, L'art, Le Maroc:vie et travail

    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 4.

     

    J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.

    Paul Cirou(1869-1951)

    Elève de l'Ecole des Beaux-Arts de Dijon, Cirou débute au Salon de la Société des Artistes Français en 1898. Il découvre l'Algérie en 1907, puis s'y installe vers 1912. A partir de 1920 et jusqu'en 1932, il vit à Tlemcen, puis, de 1933 à 1935, à Mascara, avant de revenir en France. L'Etat lui achète des oeuvres, dont une toile 200 x100cm, Porteuses d'eau Kabyles, conservée au Musée des Années 30 à Boulogne-Billancourt.

    Source:http://orientaliste.free.fr/expovirt/t19.html

    Sa "Nature morte" (aquarelle sur papier, lot 44 dans le catalogue)proposée était estimée entre 8000 et 10 000 Dhs, a été mise à prix à 5000 et vendu 7500.

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(Dhs,LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.

    Un autre tableau de lui:La mariée sur la route (source:http://www.artnet.com/picture.asp?date=20031208&catalog=17874&gallery=111589&lot=00244&filetype=2)

    medium_cirou.jpg

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    POUR VOIR LE CATALOGUE DE LA VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

     

     

  • Catégories : Hugo Victor

    En ce moment à la Maison de Victor Hugo

    medium_juliette_drouet.jpg

    Juliette Drouet 1806-2006


    Mon âme à ton cœur s'est donnée...


    Victor Hugo.


    La Maison de Victor Hugo rend un hommage poétique à Juliette Drouet pour célébrer le bicentenaire de sa naissance.


    Du 1er décembre 2006 au 4 mars 2007, prolongation jusqu'au 18 mars 2007!



     

     

     

    Si l’exposition déroule le fil de sa vie, de sa jeunesse à ses premières amours, de James Pradier à Victor Hugo, retraçant les moments forts de leur exceptionnelle histoire d’amour, elle ne s’arrête pas à une seule illustration biographique : un réseau de correspondances se tisse entre lettres ou récits de Juliette Drouet et de Victor Hugo, poèmes, tableaux, dessins ou objets d’art, donnant corps aux incarnations de celle qui fut la muse, la «prisonnière», la «proscrite du dévouement» et le dernier ange du foyer.

    Ce subtil mariage de l’écriture et des arts invoque ainsi les aléas d’une passion, inséparable des enjeux du romantisme et des contradictions du siècle.

    Commissariat scientifique : Gérard Pouchain
    Commissariat artistique : Danielle Molinari et Jérôme Godeau
    Commissariat adjoint et coordination : Alexandrine Achille

     Droits d'entrée :

    tarif plein 7 €
    tarif réduit 5,50€
    tarif jeune 3,50€

     

     Hôtel de Rohan-Guéménée
    6, place des Vosges
    75004 Paris
    Tél. : 01 42 72 10 16
    Fax. : 01 42 72 06 64

     

    Source:http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852

     

     
  • Il y a un an en France, à Paris 3.

    medium_passage_brady.jpgmedium_brady_2.jpg


    Nous logions comme depuis presque treize ans (sauf rares exceptions) dans un hôtel du dixième arrondissement, pas loin de la gare de l’Est. Un hôtel très bien et pas trop cher (pour Paris), un hôtel où l’on est accueilli comme les habitués que nous sommes( ce qui est très agréable à Paris où l’accueil n’est pas toujours…) même si ces derniers temps, la fréquence de nos visites s’est beaucoup ralentie…
    Un hôtel chargé de (bons et mauvais) souvenirs puisque nous y allons depuis notre rencontre.
    Le quartier (calme et vivant en même temps) est aussi plein de souvenirs puisque je suis arrivée pendant des années à la gare de l’Est qui était souvent donc un lieu de rendez-vous pratique.
    En arrivant le soir, nous n’avons pas réfléchi longtemps à ce que nous voulions manger.
    Direction le passage Brady et ses restaurants indiens.

    Et les deux midis où j’étais seule, j’ai encore mangé indien dans ce passage ou dans les rues en montant vers la Gare de l’Est.

    Les inévitables nan et leurs multiples déclinaisons : nature, au fromage, à l’ail, à la viande….
    Les curry et tandoori de bœuf, d’agneau…
    Les oignons frits (en entrée).
    Les accompagnements de riz, épinards etc. gargantuesques.
    La sauce au concombre.
    Etc.
    Tout ça accompagné d’un laasi, d’une bière ou d’un vin indien selon les circonstances.

    Et le dernier jour de mon séjour à Paris, j’ai fait provision d’ingrédients pour cuisiner indien au Maroc à l’épicerie du passage Brady où se mêlent l’alimentaire, les encens, parfums etc.

    http://www.parissi.com/ultrag/view.php?art_uid=313

    A deux pas du métro Château d’eau, entre les rues du Faubourg St Martin et du Faubourg St Denis, le passage Brady nous offre une belle bouffée de nostalgie voyageuse au cœur du sub-continent indien.

    Ouvert en 1828, son promoteur, le commerçant Brady, voulait en faire une des plus longue rue couverte de Paris. Malheureusement son projet n'aboutira pas et le passage deviendra un vulgaire bazar à friperies jusqu'en 1973 date à laquelle M. Ponnoussamy, originaire de Pondichéry, installera le tout premier restaurant indien. Il sera rejoint très vite par de nombreux compatriotes. Sous 200m de verrière rafistolée, le passage abrite aujourd'hui une kyrielle de restaurants indo-pakistanais, des épiceries, des coiffeurs… tout ce petit monde cohabitant harmonieusement dans cet envoûtant microcosme au dépaysement garanti.

    Plus haut que la gare de l'Est, en remontant la rue du Faubourg St Denis jusqu'aux abords du métro la Chapelle, on découvre une autre indiatown.
    Il s'agit ici des Pakistanais fuyant le thatchérisme du début des années 80 auxquels viendront s'ajouter d'abord des indiens et des Tamouls du nord du Sri Lanka puis des Bangladeshi.
    Dans les commerces de saris, des femmes en tunique de couleurs vives déballent de somptueux coupons rehaussés de fils d'or. Les coiffeurs barbiers exécutent, pour la modique somme de 7.5€ une coupe à l'ancienne plus ou moins réussie. Les loueurs de vidéos proposent non moins de 500 comédies musicales à l'eau de rose et autres mélos-sirop kitsch...
    La rue du Faubourg St Denis vaut à elle seule un aller-retour pour Bombay !

    http://www.passagesetgaleries.org/texts/passages/2fiches_passages/fiches/brady.html

    L'ensemble des verrières, des sols et des façades intérieures de la partie couverte, les deux pavillons encadrant le passage au 33 et 33 bis boulevard de Strasbourg et le porche d'entrée avec sa grille au 46 rue du Faubourg Saint-Denis. Ce passage a été construit en 1828 par le commerçant Brady. Il a été amputé en 1854 de sa partie centrale par le percement du boulevard de Strasbourg.La partie qui relie la rue du Faubourg Saint-Denis au boulevard de Strasbourg est couverte, celle qui va de ce boulevard vers la rue du Faubourg Saint-Martin ne l'est pas. À l'origine, le passage formait un ensemble homogène avec une élégante rotonde qui compensait le léger travers de son tracé.

    Dès 1831, c'est un bazar à friperies, les revendeurs y abondent ainsi que les cabinets de lecture. Les plans de l'époque montrent la présence de bains. Au début du XXe siècle il fut délaissé.Depuis les années 1970-1980, il s'est orienté vers les commerces indiens et pakistanais.Le passage menacé par manque d'hygiène et d'entretien est en cours de restauration (verrière).

  • Il y a un an en France. Paris 1

    medium_20060204PlaceVosgesMVHugo.jpg Exposition :Cet immense rêve de l'océan... Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo
    2 décembre 2005- 5 mars 2006 - prolongation jusqu'au 19 mars 2006.

     

    A la Maison de Victor Hugo (que j’avais déjà visitée auparavant).

     

     

     

    Hôtel de Rohan-Guéménée
    6, place des Vosges
    75004 Paris
    Tél. : 01 42 72 10 16
    Fax. : 01 42 72 06 64

     

     

    Photo :Place des Vosges et l’hôtel de de Rohan-Guéménée au fond

     

    « Rendez-vous compte de l’état de mon esprit dans la solitude splendide où je vis, comme perché à la pointe d’une roche, ayant toutes les grandes écumes des vagues et toutes les grandes nuées du ciel sous ma fenêtre. J’habite dans cet immense rêve de l’océan, je deviens peu à peu un somnambule de la mer, et, devant tous ces prodigieux spectacles et toute cette énorme pensée vivante où je m’abîme, je finis par ne plus être qu’une espèce de témoin de Dieu.

    C’est de cette éternelle contemplation que je m’éveille pour vous écrire. Prenez donc ma lettre comme elle est, prenez ma pensée comme elle vient, un peu décousue, un peu dénouée par toute cette gigantesque oscillation de l’infini. »

    C’est de cette lettre adressée en 1856 au jeune poète belge, Franz Stevens, par l’exilé de Guernesey, que la maison de Victor Hugo à Paris a emprunté le titre de son exposition : « Cet immense rêve de l’océan…, Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo »

    Cette exposition sur le thème de la mer se tient jusqu’au 5 mars 2006 à la Maison de Victor Hugo (6, place des Vosges, 75004 Paris). Elle fait suite à l'acquisition de l’exceptionnelle édition des Travailleurs de la mer, exemplaire de l’auteur enrichi de dessins inédits, lettres et "copeaux" (notes et premiers essais de texte). Outre ces documents inédits, le musée présente des photographies de l’exil à Jersey puis à Guernesey, une centaine de dessins de Hugo (dont les magnifiques phares des Casquets et d'Eddystone), provenant de collections privées et de différents musées, et 45 gravures de Fortuné Méaulle réalisés à partir de dessins de l’auteur des Travailleurs de la mer.

    Dans une des lettres écrites de Hauteville (Guernesey) à ses fils Charles et François-Victor, nous découvrons que les Travailleurs de la mer n’était pas le titre initialement prévu : « Le collectionnement est terminé, j’ai gardé jusqu’à présent le secret du titre, je vous le confie à vous, mes bien-aimés. Ne le dites encore à personne, le livre sera intitulé L’abîme. »

    Après l’exposition de la Bibliothèque nationale de France sur Victor Hugo - l’homme océan, en 2002, voici une nouvelle occasion de pénétrer l'univers imaginaire et grandiose de celui qui fut tout à la fois poète, romancier et dessinateur de l’océan.

    Source :http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/20060204.htm

    Pour voir le catalogue de l’exposition : http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/pdf/20060204_PRESSE_Cet_immense_reve.pdf

     

     

     

    Pour voir l’exposition de la BNF , "Victor Hugo, l’homme océan " : http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm

  • Catégories : Hugo Victor

    Le printemps des poètes à la Maison Victor-Hugo

     du 5 au 18 mars 2007
    Lettera amorosa... le poème d'amour

    La 9e édition du Printemps des Poètes a pour thème le poème d'amour...
    L’exposition Juliette Drouet, prolongée jusqu’au 18 mars permet de découvrir les mots d’amour et de poésie de Victor Hugo et de Juliette Drouet.

    Bibliothèque
    Visite exceptionnelle et découverte d’ouvrages précieux dans la bibliothèque de la Maison de Victor Hugo
    (réservation souhaitée, 01 42 72 82 89)
    Dimanche 4 mars à 14h30, entrée libre

    Victor Hugo, l’homme de ma vie…
    La comédienne Véronique Daniel incarne Juliette Drouet dans une pièce écrite par elle et mise en scène par Alain Bonneval.
    Sa compagnie, le Théâtre du Tropic, l'a présentée, entre autres, du 7 au 19 juillet 2006 à Avignon.
    "Qui mieux que Juliette peut nous raconter l'histoire du grand poète? Que faisait-elle pendant les longues heures d'attente qu'il lui infligeait? Elle lisait ses pièces à haute voix, elle écrivait sa vie, leur vie, elle essayait de comprendre le monde, elle rêvait dans un décor qu'il avait créé pour elle."
    Dimanche 11 mars à 11h et 15h, entrée libre

    Atelier correspondance amoureuse
    Conférence à deux voix et atelier de mots… Les mots doux s’envolent-ils avec légèreté, les mots sensuels avec empressement et les mots coquins avec vigueur ?...
    Samedi 17 mars, entrée libre.
    Visite de l’exposition à 14h30, atelier à 15h45.
    Réservation indispensable !!! (01 42 72 87 14)

    Vidéo-visite - Lettre amoureuse…
    En partenariat avec la Maison du Geste et de l'image.
    Lecture de lettres échangées entre Juliette et Victor, au cours de la visite de l’exposition « Juliette Drouet» ; les participants font des prises de vue et  montent un film court, sous forme de lettre d’amour… La séance de montage a lieu à la Maison du Geste et de l’image.
    Entrée libre, sur réservation (01 42 72 87 14).


    www.printempsdespoetes.com

     

     

    http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=5852

  • Catégories : Des évènements, L'art, Le Maroc:vie et travail

    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 6.

     J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.medium_el_glaoui.jpg

    Hassan El Glaoui

      Hassan El Glaoui est né en 1924 à Marrakech. Dans les années 50, il se rend à Paris étudier à l’école nationale des Beaux-arts, puis fréquente assidûment l’atelier d’Emilie Charmy, durant une dizaine d’années.

      En début de carrière ; il peint majoritairement des portraits à l’huile par transposition.
    Par la suite, il s’adonne à un thème qui deviendra récurrent tout au long de sa carrière : celui du cheval et des fantasias, ou il utilise alors la gouache pour sa légèreté et sa maniabilité.
    Artiste de renommée internationale, Hassan El Glaoui doit l’apogée de sa célébrité à l’orientalisme de se peintures.

    SOURCE:http://www.matisse-art-gallery.com/artistes.htm

    2 tableaux de cet artiste étaient en vente:

    1. "Les chevaux bleus"(lot 87 du catalogue, aquarelle sur papier), estimé entre 28000 et 30000Dhs, mise aux enchères à 25 000, vendu 32000.

    2. "Mokhazni et cavaliers" (lot 88 du catalogue, huile sur panneau), estimé entre 140 000 et 160 000 Dhs, mis aux enchères à 120000, vendu 180 000!!!!!

    La pièce la plus chère vendue avant mon départ (lorsque tous les tableaux ont été proposés à la vente).

    J'ai beaucoup aimés 2 huiles ("Le hammam" et "Le bain maure") de Jean Pierre Favre qui n'ont pas été vendues et sur lequel je n'ai rien trouvé sur le net.

    Quelqu'un peut-être le connaît?....

    Et d'autres peintres, sur lesquels, soit, je n'ai pas trouvé de reproductions, soit pas de biographies.

    Il y avait aussi de la vaisselle, du mobilier, des tapis, des sculptures, des caftans, des bijoux, des poignards etc.

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(Dhs,LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.

     

     POUR VOIR LE CATALOGUE DE CETTE VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

  • Catégories : Hugo Victor, Paris(75,Ile de France):vécu,études

    Mon texte en prose inédit sur ce blog:Il y a un an en France. Paris 2.

      Souvenirs de l’exposition, Cet immense rêve de l'océan... Paysages de mer et autres sujets marins par Victor Hugo.  

    En arrivant à Paris, j’ai acheté (comme je le faisais quand j’y habitais ou que j’y allais régulièrement) Pariscope pour vérifier les lieux et horaires des expositions que j’avais repérées sur internet du Maroc. Là a continué le casse-tête. Peu de temps et tellement d’envies. Que choisir finalement ?

    J’ai finalement opté pour cette exposition pour plusieurs raisons :

    -Victor Hugo que j’ai fréquenté avec Nerval pendant mon mémoire de maîtrise. Cet homme  engagé n’était pas seulement écrivain et poète mais aussi dessinateur et j’admire ces artistes qui savent dire en mots et en images  le monde et leur univers propre.

    -Le sujet-titre de l’exposition : d’abord, les paysages qui sont pour moi plus qu’un sujet d’étude ; ensuite, la mer que j’aimais avant de la côtoyer de si près ici(je suis à 1km à vol d’oiseau de l’océan) ; enfin, le rêve.

    -la maison Victor Hugo, la place des Vosges, la place de la Bastille et tout ce quartier où j’ai vécu quelques temps.  

    Il faisait très froid, de la neige fondue tombait et je me plongeais avec bonheur dans la chaleur  bienfaisante du musée (presque oppressante au bout d’un moment) et dans l’univers d’Hugo. L’atmosphère confinée et la lumière tamisée ajoutait à  la fantasmagorie des rêves d’Hugo mis en images de l’artiste. Je pensais aux dessins de Dürer (auquel Hugo a dédié un de ses poèmes), à sa « Melancholia » (Hugo a écrit un poème qui porte ce titre, cf. catégorie « Hugo » et « Dürer) mais aussi à Méryon (cf. ma catégorie à ce nom). Avec de dernier, je trouve qu’il y a vraiment des similitudes de style aussi bien dans les dessins en noir et blanc que dans le traitement des thèmes en couleur. Avec ces dessins, on est très loin de l’image poussiéreuse du poète Hugo, romantique, lyrique,  de ces longs poèmes qui ennuient beaucoup certains.

    C’est un Hugo moderne (moderne, il l’était déjà dans ses luttes et ses idées)que j’oserais parfois presque qualifier de surréaliste à cause de l’importance du rêve pour André Breton et les autres.

    medium_le_phare_d_hugo.jpg

    Le Phare d'Eddystone
    Plume, encre brune et lavis sur papier beige, 1866.

     

    Paris, Maison de Victor Hugo, Inv. 181. © PMVP

     

     Complétant sans doute sa documentation sur l'Angleterre du XVIIe siècle, toile de fond de L'Homme qui rit qu'il est en train de rédiger, Victor Hugo découvre dans un ouvrage intitulé Délices de l'Angleterre une planche qui inspirera ce lavis et un passage du roman : "Au dix-septième siècle un phare était une sorte de panache de la terre au bord de la mer. L'architecture d'une tour de phare était magnifique et extravagante. On y prodiguait les balcons, les balustres, les tourelles, les logettes, les gloriettes, les girouettes. Ce n'étaient que mascarons, statues, rinceaux, volutes, rondes-bosses, figures et figurines, cartouches avec inscriptions. Pax in bello, disait le phare d'Eddystone."(Extrait de "L'homme qui rit)

     

    http://expositions.bnf.fr/hugo/grands/288.htm

     

    medium_hogo_proscrits.jpg

     

    Hugo à Jersey sur le rocher dit "des proscrits"

     

    Photographie, vers 1852.

     

     

    BNF, Manuscrits, NAF 13353, fol. 23v.

     

     

    *

    http://expositions.bnf.fr/hugo/grands/422.htm

    C’est face à la mer, promesse d’évasion et de liberté, puissance de renouvellement, énigme fascinante propice à l’épanchement du rêve, que Victor Hugo campe sa posture d’exilé. Dans ce décor mélancolique que n’aurait pas renié Chateaubriand, son esprit, mélangé à l’immensité, finira par trouver "un apaisement sévère et profond".

     

     

    En voyant la photo d’Hugo en exil à Guernesey sur son rocher, je pense en toute modestie à mon poème « L’exil » :    

    Souvent je m’asseyais
    Au bord de l’escarpement
    Et je regardais s’effacer
    Les rayons de ton soleil couchant.

     

    Je pense aussi bien sûr à mon propre exil actuel au bord de l’océan comme lui.

     

     

    Indépendamment de l’exposition, il est toujours émouvant pour quelqu’un qui aime un écrivain d’évoluer dans ce qui fut son lieu de vie (un de ses lieux de vie en ce qui concerne Hugo).

     En sortant de l’exposition, je suis passée par la boutique du musée où j’avais envie de tout acheter mais je me suis contentée de 3 cartes postales dont les 2 reproductions de cette page.  

    Dehors, on était loin des paysages marins mais les éléments étaient aussi hostiles que dans certaines représentations de bateaux secoués par l’orage.   Malgré ce climat peu clément, j’ai pris plaisir à me perdre dans ce quartier où je sais pourtant si bien à me repérer….  

    Le 23 février 2007.    

     

    Pour voir le catalogue de l’exposition : http://www.ifremer.fr/envlit/actualite/pdf/20060204_PRESSE_Cet_immense_reve.pdf

     

     

     

    Pour voir l’exposition de la BNF, « Victor Hugo, l’homme océan » : http://expositions.bnf.fr/hugo/index.htm

     

     

     
  • Catégories : Mes textes en prose

    Le 15 février 2006

    Le 15 février 2006.   J’avais donc déposé ma petite chatte, Candy à sa pension et je revenais les mains vides à l’appartement en espérant que tout se passerait bien pour elle. Chez moi, je finissais de boucler mes bagages, vérifiant sur ma liste de préparatifs que je n’avais rien oublié. Un voyage pour la France, ce n’est pas que des vacances. Mon mari rentre aussi pour le travail : des clients, des salons, des rendez-vous, des dîners professionnels etc. De plus, la famille est dispersée un peu partout dans le pays. Ce qui signifie qu’on ne reste pas quinze jours au même endroit, ce serait trop reposant… Nous allons de maisons de famille en chambres d’hôtels et ça aussi ça s ‘organise. Enfin, aller en France, c’est ramener des choses qu’on n’a pas ici : des livres récents moins chers, des fromages, d’autres nourritures terrestres, certains médicaments etc. Donc on fait des listes. C’est aussi voir ou faire des choses qu’on ne fait pas ici : des expositions, des cinémas (etc.) à programmer car le temps passe vite en France… Une voiture vint nous chercher ; pour ne pas laisser pendant quinze jours notre voiture sur le parking de l’aéroport. Sur la route de l’aéroport, en ville, je me gavais de ces coups de klaxons qui me vrillent si souvent les tympans, de la pollution de Casablanca, la ville tentaculaire. Je regardais défiler la campagne reverdie par les derniers pluies, les palmiers s’élançant vers le ciel. Je prenais un grand bol de lumière, de chaleur. Dix heures du matin et il faisait déjà plus de vingt degrés. J’ouvrais la fenêtre car je m’étais un peu habillée pour l’hiver français. L’aéroport se profilait à l’horizon avec  ses moutons et volaille qui s ‘égayaient tranquillement à l’entrée.

     

    Parking. Sortir les bagages, les mettre sur un chariot etc. Un aéroport est un aéroport et les rituels sont les mêmes de Paris à Casablanca. Un seule différence, on fume encore ici et pas seulement dans les cafés. Comme je n’ai pas encore arrêté de fumer (malheureusement), je fais mes dernières provisions de cigarettes dans les limites autorisées car ici le tabac est deux fois moins cher qu’en France. Nous montons au restaurant panoramique. Derrière les avions, le ciel marocain infiniment bleu et lumineux qui brûle les yeux. En vol, ce ciel dégagé nous permet d’admirer les côtes marocaines. Quand l’avion descend vers Lille, avec le temps couvert et le décalage horaire (une heure en hiver), il fait nuit et mon cœur se réjouit à la vue des lumières d’une de mes villes préférées. La France, mon pays, j’arrive. Les pieds sur le sol français comme un autre monde, le mien malgré nos sept mois de séparation. Les formalités et les rituels se déroulent plus lentement à l’aéroport de Lille qu’à Casablanca. Enfin, la délivrance ; j’ai aperçu mes beaux-parents qui sont aussi des parents beaux de cœur et d’accueil. Les larmes me piquent les yeux de bonheur. Nous nous embrassons chaleureusement. Bien que vêtue  en conséquence, je suis saisie par la nuit autour de zéro degrés(il ne gèle jamais à Casablanca) et le vent cinglant comme pour me dire : voilà, tu es chez  toi.

     

    Nous nous hâtons donc vers la voiture et dans l’enceinte protectrice de la voiture, nous donnons libre cours à nos retrouvailles. Même si nous nous parlons régulièrement au téléphone, il y a beaucoup de choses à se dire. Les questions habituelles à ceux qui descendent de l’avion. Quel temps faisait-il à Casablanca ? La météo hivernale du Nord de la France. Des nouvelles du travail de mon mari. Des nouvelles de la famille française. Malgré la conversation à bâtons rompus, la route paraît longue jusqu’à la maison de mes beaux-parents. La fatigue et l’envie de se poser, la faim, la soif. A la maison, on nous a préparé des plats bien français, tout ce que nous aime pour qu’on se sente bien chez nous. Dans notre lit préparé avec amour, je me sens tout de même comme en décalage, un décalage bien plus important et plus profond que le fuseau d’une heure qui nous sépare du Maroc. J’ai du mal à m’endormir car je me sens toujours comme dans le hall d’embarquement, en partance, en escale…   Le 23 février 2007.
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    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 7.

    J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.

    Il y avait aussi un joli petit bronze (cire perdue à patine verte représentant une jeune femme assoupie, lot 60 du catalogue) de Jean-Baptiste Carpeaux qu'une dame a acheté pour 7 000 Dhs (700 Euros, moins que son estimation); ce qui m'a paru peu cher, compte tenu de la renommée de l'artiste...


    Pensionnaire de la Villa Médicis : Rome - Italie de 1856 à 1859

    Né en 1827 à Valenciennes, Jean-Baptiste Carpeaux entre à l"Ecole des Beaux-Arts en 1844, fréquente l'atelier de Rude et remporte le Grand-Prix de Rome en 1854. Il dessine autant qu'il sculpte, à la Villa Médicis(où il fut pensionnaire de 1856 à 1859), et acquiert une solide réputation de portraitiste mondain.Il meurt en 1875 à Courbevoie.
    Il deviendra célèbre avec son Ugolin (1860-1862) et obtiendra de nombreuses commandes de portraits, parmi lesquelles ceux de Napoléon III, son épouse Eugénie, Alexandre Dumas fils, Gérôme... On lui doit également les Quatre parties du monde (fontaine de l'Observatoire) et le Triomphe de Flore (Pavillon de Flore). Les Goncourt diront de lui que c'est une nature de nervosité, d'emportement, d'exaltation.
    "Ugolin et ses fils"
    medium_ugolin.jpg

    Matériaux : Marbre

    Date : entre 1857 et 1867


    En relation avec : Dante Alighieri (Dante)


     


    Site en relation : Carpeaux, Jardin des Tuileries

    Région en relation : Rome (Italie)


    Acquisition : Don de Charles Ulrick et de la Fondation Josephine Bay (1967)


    Le thème tragique d'Ugolin, l'un des héros damnés de La Divine Comédie de Dante, inspirera de nombreux artistes romantiques ou symbolistes, notamment Delacroix et Rodin. Ugolin della Gherardesca, tyran de Pise au XIIIème siècle, enfermé avec ses enfants et petits-enfants par son ennemi l'archevêque Ubaldini, sera condamné à mourir de faim après avoir consommé la chair de sa progéniture.

    Le groupe exposé dans cette salle sera exécuté par Jean-Baptiste Carpeaux alors qu'il était pensionnaire à la Villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome. Ugolin ne correspondait pas aux standards de cette Académie. L'intention initiale de Carpeaux, très influencé par Michel-Ange, était de réaliser un bas-relief. C'est en 1860, lors d'un voyage à Paris, que Carpeaux modèlera l'esquisse en terre cuite (Musée d'Orsay), sur laquelle apparaît un quatrième enfant. S'inspirant du Laocoon du musée du Vatican il représentera Ugolin assis, se mordant les mains, les pieds crispés l'un sur l'autre, tandis que ses enfants, mourants, se traînent auprès de lui.

    Le plâtre (Musée du Petit Palais à Paris) remportera un grand succès lors de son exposition à Rome en novembre 1861. A Paris, le groupe sera mal accueilli par l'Institut. Le bronze de cette salle sera commandé par l'Etat en 1862 et placé dans l'allée transversale des Jardins des Tuileries face au Laocoon. Il y restera jusqu'en 1904. Le marbre présenté à l'Exposition Universelle de 1867 est celui qui est aujourd'hui exposé au Metropolitan Museum de New York.

    Source:http://www.insecula.com/oeuvre/O0007311.html

    POUR VOIR LE CATALOGUE DE LA VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf


     

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    Vente aux enchères à Casablanca le 17 février 2007 2.

    medium_Herzig_femmes_dans_la_palmeraie.jpg

     

     J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.

     

     

     

     

     

    Femmes dans la palmeraie, gouache et pastels, 60x45

    (source:http://www.bou-saada.net/ArtXIII.htm)

     

    Edouard HERZIG (1860-1926) : Peintre de genre, il pratique l'huile, la gouache, l'aquarelle ou le dessin. Il fut aussi illustrateur et décorateur. Il s'installe très jeune en Kabylie où il peint des scènes orientalistes.

    CF. UN DE SES TABLEAUX CI-DESSUS.

    source:http://orientaliste.free.fr/biographies/artistes1e.html#H

     

    Son aquarelle mise en vente et représentant Tanger, estimée entre 12 000 et 15 000 Dhs,mise aux enchères à 10 000, n'a pas trouvé preneur.

     

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.

     

     

     

    POUR VOIR LE CATALOGUE DE CETTE VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

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    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 5.

    J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres. 

    Fatima El Farouj

    Fatima El Farouj, 61 ans, est l’un des rares noms incontournables du patrimoine pictural marocain. L’un des derniers aussi…
    Fatima El Farouj… de la première garde au dernier souffle d’une génération d’autodidactes, qui n’ont rien fait de moins que d’écrire l’histoire de la peinture marocaine contemporaine. Alors, forcément, lorsqu’on la rencontre, on touche du doigt un monde de rêve et de légendes… On entre également de plain pied dans la réalité d’une vie simple et discrète où la création revient lorsque le quotidien le permet, que l’Art laisse peu à peu place à l’âge et à la maladie.
    Lorsque son père, artisan, décède, Fatima est âgée de 8 ans. La petite famille quitte alors Tétouan pour Salé. C’est sa mère qui subvient aux besoins, aidé, par les siens et son aînée. Fatima brode «comme toutes les jeunes filles de l’époque devaient savoir le faire» et vend le fruit de ses mains. L’orpheline est promise au fils d’une famille d’amis et se marie quelques années plus tard, “très jeune… “. C’est un homme de culture, professeur d’Arts
    plastiques et peintre lui-même, Hassan El Farouj, compagnon et initiateur… La dame n’est pas très loquace. «Tout a été raconté», dit-elle, avant de s’asseoir sur le tissu suranné du salon d’un modeste appartement du centre-ville de Rabat. Elle revient d’un voyage d’un an en France où elle se faisait soigner chez sa fille.

    LA FACE CACHEE D’UNE VIE

    C’est une histoire dont le début remonte à plus de 40 ans. Son mari manie déjà le pinceau et elle s’y frotte un beau matin. «J’ai simplement mis mes broderies en dessin, ensuite j’ai construit autour», raconte-t-elle. «A l’époque, je peignais sur du simple papier et à l’huile». Elle y travaille chaque jour et lorsqu’approche l’heure du retour de son mari, l’oeuvre est soigneusement cachée. Non par crainte, mais par modestie. Le petit jeu perdure jusqu’à ce que la hardiesse l’emporte et le tout premier tableau de Fatima El Farouj est alors présenté à Mohamed Sefrioui par son mari, son tout premier admirateur. C’est le début d’une carrière prolifique de créations et riche d’expositions nationales et internationales. L’une des légendes de la peinture marocaine contemporaine est née. Au même titre que Miloudi, Kacimi ou Châibia… amis et complices, pour beaucoup disparus et «que je ne vais pas tarder à rejoindre», Fatima El Farouj dépose sa marque, marque son temps… et tente d’ouvrir les portes d’un monde onirique dont elle seule possède les clés et n’en divulgue que difficilement le chemin.
    Ses toiles sont une célébration, des noces pétulantes de couleurs et de méticulosités. Mesure, harmonie et profusion des chromies, consonance du chant et arrangement des tatouages… Ses toiles sont des partitions de vie au pays des merveilles… Elles tapissent les murs des collectionneurs comme elles égayent les couloirs des hôpitaux. Elles sont aussi accrochées sur les murs jaunis de sa demeure, sous le regard fatigué d’une artiste qui ne peint plus qu’une toile toutes les deux semaines alors qu’il ne lui fallait pas plus de "3 jours", dit-elle. Son regard s’illumine brièvement. Elle ne veut pas se changer pour prendre une photo, mais installe ses quelques dernières toiles autour d’elle. Elle veut surtout que l’entretien s’arrête. Comme sur ses toiles, elle n’a montré que la moitié d’un visage.

    1945
    Naissance de Fatima El Farouj
    1960
    Elle se marie avec le peintre Hassan El Farouj
    1966
    Après quelques années d’expérience personnelle, Fatima expose pour la première fois.
    1994
    Elle fait partie de l’exposition itinérante des femmes arabes en Amérique
    2006
    Fatima El Farouj peint et expose toujours.

    http://www.lamarocaine.com/affichage-news.asp?v=1013

    Sa "Cérémonie au henné"(acrylique sur toile, lot 83 du catalogue) était estimé entre 30 et 35 000Dhs, mise aux enchères et vendue 28000.

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(Dhs,LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.

     

     

     

    POUR VOIR LE CATALOGUE DE CETTE VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

    Voilà un de ses tableaux:

    medium_fatima_el-farouj.jpg

    Source:http://wwol.is.asu.edu/el-farouj.html

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    Vente aux enchères le samedi 17 février 2007 à Casablanca 1.

    medium_pontoy.jpgJeunes berbères au bord de la rivière (source:http://www.artnet.de/Artists/LotDetailPage.aspx?lot_id=6B21EBF123853B7BFDA5D699AEB3265A)

    J'avais déjà assisté à des ventes aux enchères mais ce qui m'intéressait (pas pour acheter:: même le moins cher n'était pas à ma portée) dans celle-ci, c'étaient surtout les tableaux.J'ai pu découvrir des artistes que je ne connaissais pas et en redécouvrir d'autres.

    Henri Jean PONTOY (1888-1968) : Il étudie aux Beaux-Arts de Paris sous la direction de Luc-Oliver Merson. Il est dans un premier temps graveur et même musicien, puis peintre. En 1926 il obtient une bourse de voyage pour la Tunisie. La même année, il devient sociétaire du Salon Tunisien. En 1947-48 il voyage avec Majorelle en Guinée. Il s'établit au Maroc, à Fès, et expose en Afrique du Nord et au Salon de l'Afrique Française à Paris en 1947. Il devient professeur des arts et lettres au Lycée Moulay Idriss de Fès(Maroc).

    (source:http://orientaliste.free.fr/biographies/artistes1n.html#P)

    CF. un de ses tableaux ci-dessus.

    La gravure (originale inscrite épreuve d'artiste dans la marge à gauche et signée à droite au crayon)  mise en vente et intitulée "La palmeraie" était évaluée entre 6000 et 8000 Dhs, a été mise aux enchères à 5000 et a été vendue 6500 Dhs.

    POUR LE PRIX APPROXIMATIF EN EUROS,DIVISER LE PRIX EN DIRHAMS(LA MONNAIE MAROCAINE) PAR 10.

    POUR VOIR LE CATALOGUE DE CETTE VENTE : http://www.eldonetchoukri.com/ffff11111.pdf

     

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    Mon après-midi au salon du livre de Casablanca (Maroc) 7

    medium_PCKLIMT.jpg Jean-Jacques LEVEQUE

    Poche Couleur n° 38 : Klimt,Kokoschka,Schiele.

    125 190 mm
    216 pages environ
    150 environ illustrations en couleurs
    Brochage cousue sous couverture souple imprimé en couleur et pellecullée mat
    ISBN : 2-86770-175-9
    18 €

     

    Dans l’effervescence culturelle « fin de siècle », Vienne se distingue par le caractère crépusculaire qu’elle donne à la production artistique. Avant la déflagration qu’illustre la guerre de 1914, c’est toute une société qui, le sachant, le prévoyant, voulant l’ignorer, court à sa perte. On a parlé d’une joyeuse apocalypse. Une lucidité désespérée, source d’une formidable inspiration qui gagne aussi bien la création musicale, littéraire, qu’artistique. Dans cette Vienne crépusculaire, la musique est révolutionnée par Alban Berg, Arnold Schönberg, Gustav Mahler ; la littérature par Stefan Zweig, Arthur Schnitzler, Hofmannsthal, Rainer Maria Rilke, Georg Trakl ; la peinture enfin par le trio magistral Klimt-Schiele-Kokoschka qui prend en charge un tout nouveau regard sur le monde et le corps, le chargeant de toute l’angoisse qui étreint la conscience collective. C’est ce regard global sur l’avancée vers le gouffre social de la Première Guerre mondiale qu’analyse cet ouvrage mettant l’accent sur l’évolution de la peinture à travers les œuvres de trois de ses plus significatifs représentants. Chacun prenant le relais de son prédécesseur, amorçant une avancée toujours plus hardie vers la modernité. Partie de la tradition avec Klimt, la peinture s’engage résolument dans l’aventure de la modernité avec Kokoschka, ce contemporain magnifique de Picasso, Matisse, Derain, Vlaminck, tous peintres avec lesquels il peut rivaliser. En ligne constante, enfin, de cette analyse d’un art qui fait le lien entre un siècle finissant et une aube ensanglantée s’inscrit l’influence persistante de Sigmund Freud.
    A partir de la découverte de la psychanalyse, on ne regarde plus la peinture comme avant.

     

    http://www.acr-edition.com/old/PAGES/PCKLIMT.htm

     

     

     

  • La représentation des bohémiens dans la peinture:"La diseuse de bonne aventure" de Georges de la Tour

    medium_la_diseuse_de_bonne_aventure.jpg 

    Peinture française
    Peinture (Scène intérieure)


    Dimensions : 1,23 m x 1,02 m
    Matériaux : Peinture à l'huile sur toile

    Date : approx. entre 1630 et 1639



    Région en relation : France

    Acquisition : Rogers Fund (1960)

    http://www.insecula.com/oeuvre/O0026929.html

    CE THEME DE LA DIVINATION BOHEMIENNE SERA ENCORE UTILISE DANS LES SIECLES SUIVANTS/MON TRAVAIL DE DEA P.21:

    VAUX DE FOLETIER (François de), La divination bohémienne et les grands de ce monde in Etudes tsiganes, 1980, n°4, p. 17-24.

     

     

     

    Légendaires ou historiques, les rapports entre la divination bohémienne et les grands de ce monde ont inspiré les peintres du XIX e siècle.

     

    Une devineresse aurait annoncé au jeune Félix Peretti qu’il deviendrait pape ; il le deviendra en 1585 sous le nom de Sixte – Quint. Cela ne l’empêcha pas de condamner la géomancie, la nécromancie et la chiromancie dans la bulle Coeli et terre en 1585.

     

    Victor Schnetz a peint Devineresse annonçant à un jeune berger qu’il sera pape, présenté au Salon de 1824.

     

    Une bohémienne aurait prédit à Vivant Denon, enfant : « Tu seras aimé des femmes, une belle étoile luira sur toi. »

     

    Devéria sous-titre son tableau : « Il serait dans les bonnes grâces de tous  les souverains d’Europe. Cette prophétie lui fut toujours présente et influa sur sa destinée. »

     

    Vivant Denon fut en effet comblé de succès féminins et officiels. Il sera directeur du Musée du Louvre.

     

     

  • Catégories : Des évènements, Le Maroc:vie et travail

    Mon après-midi du 14 février au Salon du Livre de Casablanca(Maroc) 9

    medium_poetes-bourkis.jpg Sur le stand des Editions marocaines  « Aïni Bennaï »:   Les poètes de la plus haute tour de Ridha Bourkhis : De la pure magie verbale !
     
    Après son Manuel de stylistique, préfacé par son professeur de la Sorbonne, Georges Molinié, en décembre 2005 aux éditions Académia Bruylant à Louvain-la-Neuve, en Belgique, Ridha Bourkhis, dont nous avons déjà lu plusieurs autres livres, revient au début de cette année 2005 au devant de la scène éditoriale avec un nouvel ouvrage, co-édité cette fois en Tunisie et au Maroc par Gaou Mohamed Ali (Sfax) et Aïni Benna (Casablanca) intitulé “Les poètes de la plus haute tour”.

    L’auteur y réalise un véritable travail académique de nature rhétorico-stylistique sur le langage poétique de cinq poètes français du XIXème siècle, a savoir Arthur Rimbaud, Paul Verlaine, Charles Baudelaire, Alphonse de Lamartine et Victor Hugo.

    Dans ce livre, en stylisticien, l’auteur examine la part commune à ces cinq poètes qui est surtout leur attitude par rapport au langage dans lequel ils ont coulé leur pensée et leurs sentiments et qui n’a point été pour eux un banal moyen d’expression, mais l’objet même de l’expression, son lieu de prédilection et son but suprême.C ‘est un langage musical et incantatoire construit avec des moyens rhétoriques et poétiques riches et fortement travaillés qui lui apportent de la force, de la lumière et de l’éclat.

    Ridha Bourkhis s’intéresse ici précisément à ce que les stylisticiens et poétiques appellent “la poéticité”, qui est la faculté même du poème ou du texte littéraire en général d’être reçu comme tel. Il fouille dans les plis et replis des “illuminations” rimbaldiennes des “Poèmes saturniens” verlainiens, des “Fleurs du mal” baudélairiennes, des “Méditations poétiques” lamartiniennes et des “Rayons et les ombres ” hugoliens.


     

    Nadia Ayadi

     
    Source:http://www.realites.com.tn/index1.php?mag=1&cat=/7CULTURE&art=12156&a=detail1

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  • Catégories : Des évènements, Le Maroc:vie et travail

    Mon après-midi du 14 février au Salon du Livre de Casablanca(Maroc)13

    Mon compte-rendu de la table ronde « La poésie au Maroc » animée  par Ghita El Khayat  avec Mohamed Hmoudane, Amina Benmansour (cf. note 9) , Brahim Allabi et Zaghloul Morsy (cf. aussi note du 15/02/2007, « Des nouvelles du Salon du livre).

     

     

     

    Mohamed Hmoudane

     

     

     

    Mohamed Hmoudane est né en 1968 à El Maâzize, village du Maroc. En 1989, il immigre en France. Commence alors « un parcours de combattant » doublé d'une « quête poétique » sans complaisance ni concessions qui l'a amené à publier plusieurs ouvrages où s'impose d'emblée une voix singulière et puissante.
    Parmi ses livres les plus récents, on peut citer Attentat (La Différence 2003), Incandescence (Al Manar, 2004) ou encore Blanche mécanique (La Différence, 2005).

    Source :http://www.ladifference.fr/fiches/auteurs/Hmoudane.html

     

     

     

    Extrait d’Attentat :

     

     

     

    Et je me tourne par un ciel lourd tonnant
    Criblé d’astres hiéroglyphes vers
    Mes morts tant songées toutes mes morts
    Enduites de feu ailées que rien n’arrime

     

    Quelle eût été déjà ma demeure ?

     

    De quelle lignée de traître
    D’égorgeurs d’hommes descendais-je ?
    Ah le « poignard damascène » incrusté de rubis
    La goutte de sang qui luit à la pointe
    Par les nuits de pleine lune

    Source :http://www.ladifference.fr/fiches/livres/attentat.html

     

     

     

    Extrait de Blanche mécanique :

     

     

     

    Comme des rafales
    et d’une fulgurance – étincelles
    chevauchant les pierres,
    pages incisées – j’opère
    à coup orbe à lames de verre
    aiguisées
    à vous les planter dans le gosier
    à vous couper le souffle
    Résonnent résonnent

    les gongs pharyngiens rien
    qu’à frôler les cordes fébriles
    je déclenche des musiques
    aux commandes de violons torrentiels
    je dissémine les notes
    jusque dans des contrées célestes
    j’égoutte le néant
    Je conjugue
    absence et survenance...

    Source :http://www.ladifference.fr/fiches/livres/blanchemecanique.htmlmedium_hmoudane.jpg

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  • Catégories : Des expositions, L'art

    Odilon Redon, rêveur ultime

    medium_Redon.jpg

     

     

     

     

    Odilon Redon
    Lithograph from Temptation of Saint Anthony portfolio, 1933

     

     

     

     

     Hommage à Francfort au peintre français, fantaisiste fantomatique.

    Par Gérard DUPUY
    QUOTIDIEN : vendredi 9 février 2007
    Envoyé spécial à Francfort-sur-le-Main
    Odilon Redon «Wie im Traum» («Comme en rêve»), à la Schirn Kunsthalle de Francfort, jusqu'au 27 avril.
    S'il est un peintre français qu'on n'irait pas chercher à l'ombre de la Banque centrale européenne, c'est bien Odilon Redon (1840-1916). Pourtant, c'est à Francfort qu'il faut se rendre pour découvrir l'exposition complète que cet artiste n'a pas eue en France depuis très longtemps. La Schirn Kunsthalle, connue pour la qualité et l'originalité de ses manifestations, justifie ainsi à nouveau sa réputation. Mais n'est-ce pas une façon de rappeler que Redon, artiste discret, a connu de son vivant un réel succès international... et qu'il était déjà montré en Allemagne à la veille de la déclaration de guerre d'août 1914 ? Et que, comme tant d'autres de ses compagnons, à commencer par Mallarmé dont il a fréquenté le cercle, il était wagnérien ? Quitter à rester fidèle, quant à lui, à son frêle solo singulier.
    Ténébrisme lunaire. Au commencement, pour Redon, était le dessin ­ en noir et blanc, avec une propension au ténébrisme lunaire, selon la posture romantique en usage. La Schirnhalle montre quelques exemples de ce point de départ, du côté de Goya, Delacroix ou du Hugo des lavis. Mais, très vite, il trouve sa voix, à la fois flûtée donc, et monstrueuse. Ses anges déchus se font bêtes étranges ou têtes humaines au corps perdu, qui flottent dans l'espace impassible comme un aérostat qui ne serait qu'un oeil immense. L'atmosphère est bien celle d'un rêve ­ ce mot s'est imposé pour Redon, et d'abord à Redon lui-même, qui a intitulé Comme en rêve un des recueils de dessins qu'il a publiés. Mais ce sont des rêves sans anecdote ni scénario qui nous sont donnés à voir. Des corps ­ parfois des sortes d'organismes ­ sont formés ou déformés par une aventure dont on ne sait rien. Etrangement, le bestiaire qui en résulte, et qui pourrait être menaçant, baigne dans une sorte d'étrangeté sereine ou ironique. L'art de Redon apprivoise les monstres qu'il engendre.
    On prononce presque inévitablement, à son propos, le mot de surréalisme, mais André Masson était plus précis quand il écrivait que Redon «est grand par son fantastique biologique. Il s'intéresse aux phénomènes d'éclosion, de germination, ce qu'aucun peintre n'avait fait avant lui». Il faudrait décliner : fantasque fantaisiste et fantasmatique fantomatique. Cet univers n'est pas noir seulement de couleur, et diverses représentations carcérales reprennent le vieux thème de l'âme prisonnière. Ainsi ce personnage, le Prisonnier, devant une sorte de mappemonde trois fois plus grosse que lui : son «boulet», autre titre du dessin. Ces oeuvres, surnommées «les Noirs» de Redon, sont réalisées à la mine de plomb ou au fusain (malgré son admiration pour Goya, Redon n'a pas pratiqué la gravure), dans un format parfois assez grand. Achevées, elles sont destinées à être montrées telles quelles, dûment encadrées, comme celles que collectionne Des Esseintes dans le roman de Huysmans.
    Accords de tons. 
    Mais autour de la cinquantaine, Redon allume les couleurs. Il ne lâche pas tout à fait le crayon pour cela : le pastel devient son outil de prédilection et il y excelle. Les accords de tons auxquels il parvient d'emblée resteront sa marque jusqu'à la fin de sa vie. A la fois acides et précieux, doux et violents, ils dynamitent le ronron contemporain : après avoir ignoré l'impressionnisme, Redon l'enjambe. Les peintres nabis qu'il côtoie alors (ils sont d'une bonne génération plus jeunes que lui) ne feront pas plus péremptoire en matière de dissonances neuves que ce «symboliste» lunaire. Mais, proche de l'improbable spiritualisme fin de siècle à la Péladan, Redon continue à ne guère s'intéresser au monde réel, notamment au paysage que pratiquent beaucoup ses jeunes amis. Rêveur définitif, il s'en tient à sa «barque mystique» et n'imagine de paysage que mental.
    Il approche alors d'une sorte de tachisme organique et apprend à plier la peinture à l'huile à sa singulière palette. D'énormes papillons planent dans des jardins inouïs, de vagues silhouettes se dessinent sur un brouillard chatoyant. Cette manière conduira à l'oeuvre la plus ambitieuse qu'il ait entreprise, deux fresques, le Jour et la Nuit, faites à l'abbaye de Fontfroide (Aude) à la demande d'un esthète qui y logeait. Celles-ci concluent l'exposition de Francfort... en fac-similé.
    Alors, à près de 70 ans, Redon devient un peintre de fleurs, jetant sur la toile d'imaginaires bouquets multicolores sidérants de liberté. Il s'est avancé très loin de l'imagier qu'il avait été et qu'on dira proto-surréaliste. Néanmoins, il demeure très lui-même. «J'ai fait un art selon moi», avait-il écrit. Il n'a jamais dévié de ce programme élémentaire.
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     - Der Buddha